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György Dragoman

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Littérature étrangère

Le bûcher

La Roumanie vient tout juste de se libérer de son dictateur. Les portraits du camarade général ont été brûlés dans la cour de l'internat où Emma, treize ans, arrivée après la mort tragique de ses parents, cherche encore à s'orienter. Quand une inconnue se présente comme étant sa grand-mère, elle n'a d'autre choix que de la suivre dans sa ville natale. Cette femme étrange partage sa maison avec l'esprit de son mari défunt et pratique la sorcellerie. Mais Emma comprend vite qu'il y a d'autres raisons à l'accueil malveillant que lui réservent les habitants de la ville. Peu à peu, elle découvre les secrets de sa famille. Profondément traumatisée et compromise par l'histoire qu'a traversée son pays, sa grand-mère a utilisé les pouvoirs de la magie pour surmonter des décennies dominées par la peur, la manipulation et la terreur. Et c'est cette force-là qu'Emma tente à son tour de libérer en elle pour trouver sa place dans un monde de nouveau bouleversé. Avec Le bûcher, György Dragomán, grand talent de la littérature hongroise, emporte ses lecteurs dans l'univers poignant d'une jeune fille au courage extraordinaire, tout en nous confrontant à un héritage contemporain dont les plaies sont à peine refermées.

08/2018

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Littérature étrangère

Le roi blanc

Un garçon de onze ans voit son père partir, encadré par des étrangers. Nous sommes en Roumanie, au milieu des années quatre-vingt, et très vite il devient évident que le père du narrateur a été déporté en tant qu'opposant au régime. Les jours passent, sans la moindre nouvelle de lui. En attendant, le garçon s'occupe tendrement de sa mère qui ne lui dit rien, et il essaie de remplacer son père. Mais, il subit aussi les vexations de ceux qui savent et doit faire face à un jeu pervers d'humiliation et d'intimidation. Les jours passent, et l'espoir de revoir le père s'amenuise. La mère demande alors au narrateur de l'accompagner chez un ancien dirigeant du Parti, mais, tout comme la partie d'échecs que le jeune garçon entame contre un automate appartenant au "camarade", les tentatives désespérées de la mère pour faire libérer son mari semblent condamnées d'avance... Le roi blanc nous plonge dans une société amorale diminuée par la terreur et la peur, mais le point de vue adopté ici donne au livre une couleur très particulière, tragi-comique et universelle. La justesse de ton, la légèreté de la langue et la puissance d'évocation du récit sont tout simplement exceptionnelles.

03/2009

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Musique, danse

György Ligeti

Au-delà des chapelles, des clans, des écoles et du cercle toujours étroit des musiciens contemporains, la musique de György Ligeti (1923-2006) a su trouver une large audience. Les textures inouïes, sidérales, des grandes oeuvres pour orchestre : Apparitions (1958-1959), Atmosphères (1961), Lontano (1967), Melodien (1971), le sens dramatique profond révélé dans une multitude de prismes, allant de la dérision ostentatoire (Aventures, 1962) jusqu'à la plus pure suggestion intérieure (Etudes pour piano, 1985-2001) en passant par la geste opératique tragique (Requiem, 1963-1965) ou bouffonne (Le Grand Macabre, 1974-1977), prisme fondé sur une poétique des rythmes qui en avive la perception en profondeur (Continuum, 1968 ; Clocks and Clouds, 1972-1973 ; Concerto pour piano, 1980-1988), ainsi qu'un rapport unique aux timbres, à leur plasticité, à leur sensualité (Concerto de chambre, 1969-1970 ; Concerto pour violon, 1989-1993 ; Síppal, Dobbal, Nádiheged vel, 2000) lui ont permis de capter un vaste public, grâce d'autant plus puissante que rare. Avec une empathie de compositeur, Karol Beffa met ici en perspective les périodes créatrices de György Ligeti, de ses débuts, dominés par l'admiration de Bartók, confrontés aux tragédies du XXe siècle, à l'accomplissement atteint en Europe de l'Ouest. Les différents foyers dans lesquels il put s'épanouir (Cologne et son Studio de musique électronique, l'avant-gardiste Darmstadt, la dadaïste Düsseldorf, Hambourg où il enseigna la composition) sont évoqués ici comme les jalons façonnant une personnalité radicalement indépendante, dont les modèles pour la création étaient aussi bien littéraires et picturaux que musicaux.

05/2016

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BD tout public

Dragman

"Il n'y a pas de super-héros plus super que Dragman, le héros travesti de Steven Appleby. Appelé aussi Dolly Marie, il mène contre les voleurs d'âmes de Black Mist un combat apocalyptique, névrotique, tendre, drôle - et brillamment dessiné". Posy SimmondsDepuis qu'il a trouvé, adolescent, un bas de sa mère dans le sofa, August Crimp a découvert deux choses. La première est qu'il adore porter des vêtements de femme. La seconde est que lorsqu'il le fait, il devient capable de voler. Oui, comme un super-héros ! Hélas, cette passion un peu obsessionnelle est contrariée par la peur du ridicule et de la réprobation générale. Si sa mère, puis sa femme venaient à l'apprendre, c'en serait fait de lui. Du coup, il range sagement dans des cartons les tenues et souvenirs de Dragman, le nom de guerre qu'il s'était donné. De toute façon, la ville regorge de justiciers masqués. Mais voici que Cherry Mingle, la petite fille qu'il a sauvée d'une terrible chute du toit du Musée d'Art moderne un jour qu'il s'y était rendu en Dragman, réapparait dans sa vie. Elle a encore besoin de lui, cette fois pour aider ses parents qui ont vendu leurs âmes à la mystérieuse compagnie Black Mist pour lui payer ses études. Dragman reprend donc du service et l'aventure (même si elle finit bien) ne sera pas de tout repos... Comment partager sa vie entre le rôle de bon père de famille et celui de super-héros quand tous vos pouvoirs tiennent au fait de vous travestir en femme ? Telle est la question. Le coming-out et la confession de cette passion très singulière produisent le roman graphique le plus étonnant, détonnant et délirant de l'année...

09/2020

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Musique, danse

György Kurtág : les oeuvres et leurs interprétations

György Kurtág a célébré son quatre-vingt-dixième anniversaire en 2016. A cette occasion, deux centres de recherche ont organisé un colloque international à l'Institut hongrois de Paris. Les organisateurs souhaitaient rendre hommage à l'oeuvre exceptionnelle du compositeur hongrois, mais aussi souligner et analyser ce qui forme le coeur vivant de l'expression musicale dans ses créations : la relation intimement nouée entre la composition et l'interprétation. Kurtág, plus qu'aucun autre compositeur peut-être, demande en effet une appréhension sensible et corporelle des signes, un mode de connaissance singulier, irréductible, qui conduit au coeur de l'expérience musicale. Trois aspects essentiels traversent les textes ici réunis : la dimension performative, renforcée par l'exigence du compositeur quant à la qualité de la sonorité, des gestes et de l'expression demandée aux interprètes ; le rapport à l'Histoire, à travers les références, hommages, évocations, citations, objets volés ou empruntés, déformés ; enfin, le rapport à la réécriture (gestes interprétés, écritures retravaillées).

01/2021

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Critique littéraire

La Nouvelle Revue Française N° 644, octobre 2020

Editorial : Michel Crépu, Symboliser un effondrementLa littérature aujourd'hui : au centre des humanités : Cynthia Fleury, La sublimation contre le ressentimentPhilippe Forest, Entre le roman et l'essai... Thomas Snégaroff, Le pied de Robinson et la main du potierJean-Yves Tadié, Malraux et moi. Préface à André Malraux. Histoire d'un regardFrançois Noudelmann, Les oreilles de la littératureEntretien : Anne Serre, Anne Serre - Nina Leger, Incessante promenade (Entretien)Quarto, vingt-cinq ans d'audace : Aude Cirier-Gouraud, Les mille et un Quarto (Entretien)Une nouvelle inédite de Paul Morand : Paul Morand, Ange des Mesnuls ou le cercle vicieuxVie et mort de l'Europe : Paul Greveillac, Voyage en art nouveauDominique Pagnier, L'entretien des ruinesGyörgy Dragomán, Ma mère l'Europe suivi de György Dragomán, minutieusement romanesque (Entretien)Françoise Rétif, Ingeborg Bachmann, l'EuropéenneAnton Beraber, Raccompagner SchaefferMichel Crépu, Europe-USA, quelle adresse ? David Djaïz, David Djaïz-Solenn de Royer : "Nous vivons une nouvelle crise de la conscience européenne" (Entretien)Chronique : Philippe Labro - Michel Crépu, Des classiques et des "kids"Notes de lecture : Gaëlle Flament, Gaël Octavia, La bonne histoire de Madeleine Démétrius (Ed. Gallimard)Stéphanie Cochet, Patti Smith, L'année du singe (Ed. Gallimard)Renaud Pasquier, Jessie Burton, Les secrets de ma mère (Ed. Gallimard)Marc Porée, Ian McEwan, Le cafard (Ed. Gallimard)Gaëlle Flament, Emmanuel Venet, Manifeste pour une psychiatrie artisanale (Ed. Verdier)

10/2020

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