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Guerre 14-18

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histoire faits de societe, temoignages contemporains, actualite

Les croix de feu à l'age des fascismes

Qui a inventé la devise « Travail Famille Patrie »? Ce ne sont pas les fondateurs du régime de Vichy en 1940. C’est, entre 1932 et 1934, le colonel de La Rocque, chef des Croix-de-Feu, une association d’anciens combattants décorés pour héroïsme pendant la guerre de 14-18. Cette ligue nationaliste est au cœur des polémiques sur l’existence d’un fascisme authentiquement français. Au nom de leurs sacrifices dans les tranchées, les Croix-de-Feu exigent un gouvernement assez fort pour garantir la sécurité de la France contre l’ennemi allemand, mais aussi contre les « ennemis de l’intérieur », communistes et pacifistes. Pour réveiller le patriotisme et intimider l’extrême gauche, les Croix-de-Feu multiplient défilés et rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces attroupements sont organisés dans le plus grand secret et impressionnent par leur mise en scène (milliers de voitures en convois, manœuvres d’avions privés). Les animateurs du Front populaire veulent y voir la préparation d’un coup d’État pour instaurer une dictature fasciste. En fait, La Rocque veut faire revivre l’Union sacrée de 14-18 pour réconcilier tous les Français au-delà des divisions sociales et partisanes. Les Croix-de-Feu se sentiraient liés par leur code de l’honneur: leurs exploits guerriers pour la victoire les obligeraient désormais à des exploits civiques pour empêcher toute révolution de type bolchevique. Après l’émeute antiparlementaire du 6 février 1934, La Rocque lance ses hommes dans une croisade caritative contre la misère, dans l’espoir de reconquérir la classe ouvrière. Les soupes populaires remplacent peu à peu les démonstrations de force. En 1936, La Rocque refuse toute riposte lors de la dissolution de son « mouvement » par le gouvernement Blum, puis s’intègre au système institutionnel en créant le Parti social français. Finalement, les Croix-de-Feu refusent le totalitarisme fasciste, parce qu’ils ont encore confiance dans la volonté des Français de se sacrifier pour la Patrie.

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france

Le Drame De L'Armee Francaise ; Du Front Populaire A Vichy

Le 14 juillet 1939, le spectacle offert par les troupes françaises sur les Champs-Élysées galvanise les ardeurs. Pourtant, dix mois seulement après cette glorieuse revue, le 16 mai 1940, soit six jours après le déclenchement de l'offensive allemande sur le front de l'Ouest, le général Gamelin ne comprend pas pourquoi l'armée s'effondre et s'apprête à subir l'un de ses plus grands désastres. Où et comment les militaires ont-ils failli, eux dont la us plupart, confinés dans des certitudes héritées de 14-18, la étaient persuadés, à l'image du maréchal Pétain ou du es général Weygand, que le salut de la France passait par un changement de régime? Quels rôles ont joué les forces politiques - des communistes à l'extrême-droite - dans l'évolution humaine et matérielle des forces armées? Peut-on parler de complot (s)? De trahison (s)? C'est à toutes ces questions que répond avec précision ce livre qui analyse, archives à l'appui, l'attitude des chefs militaires et des responsables de la IIIe République, ainsi que le fonctionnement de nos armées. Il reconstitue le long et tragique chemin, amorcé dès le lendemain de la guerre de 1914, qui a conduit à ce drame...

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poesie grand format

Le soleil d'Alexandre ; le cercle de Pouchkine 1802-1841

En Russie, depuis deux cents ans, chaque écrivain, chaque courant, chaque époque peut se retrouver dans Pouchkine, car celui-ci est un miroir, le lieu de la reconnaissance de toute personne de langue maternelle russe.
André Markowicz propose dans cet ouvrage de découvrir en quoi la conversation que Pouchkine a établie par textes interposés avec les poètes de sa génération a durablement marqué la littérature et la pensée russes jusqu'à nos jours. Cet ouvrage remarquable par son ambition vient rendre hommage à la génération brisée par le 14 décembre 1825, jour du coup d'Etat manqué contre le tsar Nicolas ier, coup d'Etat qui avait été organisé par de jeunes aristocrates, pour la plupart officiers des guerres napoléoniennes, indignés par le servage et l'absolutisme.
La répression qui s'ensuivit fut d'une ampleur inégalée, et le règne de Nicolas ier devint celui de la censure, de la délation et des arrestations. Des poètes et écrivains qui faisaient partie de ce que l'on appellera les décembristes, la plupart mourront avant d'avoir passé la cinquantaine, victimes de la violence du régime. Mais ils n'ont cessé, tout au long de leur vie, de se fréquenter, d'échanger, de s'écrire et d'écrire en réponse les uns aux autres, entretenant une conversation destinée à devenir le fondement de la culture russe.
C'est de cette conversation - qui n'a pas d'équivalent dans la littérature occidentale puisqu'elle s'est poursuivie, au-delà de la mort, à travers les textes et la mémoire, avec tous les écrivains russes qui ont suivi - que Le Soleil d'Alexandre voudrait donner un aperçu, en plaçant au centre celui qui n'a jamais quitté cette place depuis son apparition, à quinze-seize ans, dans les cercles littéraires : Alexandre Pouchkine.
Depuis deux cents ans en effet, Pouchkine a toujours été au centre de tous les débats intellectuels, de toutes les interrogations et affirmations identitaires en Russie - de son vivant et, bien plus encore, après sa mort. Pas un seul écrivain (à part Tolstoï et Tchekhov) qui ne lui ait consacré un texte - de Gogol à Dostoïevski, de Blok à Maïakovski, des futuristes les plus radicaux à Anna Akhmatova, de Mikhaïl Boulgakov à Marina Tsvetaïéva, de Soljenitsyne à Siniavski. Quant à Tolstoï et Tchekhov : qui peut lire Anna Karénine sans penser aux lettres de Tolstoï affirmant qu'il s'est lancé dans la composition de ce roman après avoir relu toute la prose de Pouchkine ? Et qui peut lire Les Trois Soeurs sans voir le rôle qu'y joue le prologue de Rouslan et Lioudmila ? En décembre 1917, Mandelstam écrivait dans les strophes de "Cassandre", avec d'autres poèmes de révolte et de combat, devant l'avènement de la dictature bolchévique et l'écroulement de l'ancien monde qu'elle portait en germe : Malade, silencieuse Cassandre, je n'en peux plus, pourquoi, Luisait le soleil d'Alexandre, Voici cent ans, luisait pour tous ? Le soleil d'Alexandre, c'est celui d'Alexandre Pouchkine.

09/2011

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