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Gueorgui Efron

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Littérature étrangère

Journal (1939-1943)

Fils de la poétesse Marina Tsvetaeva, Gueorgui Efron, que l'on appelait Murr, est né en Tchécoslovaquie, le 1er février 1925 et a grandi en France jusqu'à l'âge de quatorze ans. En 1937, son père et sa soeur retournent en URSS, suivis en 1939, par Marina et Murr. Après l'arrestation d'Ariadna et de Sergueï Efron, Gueorgui et sa mère restent seuls, contraints de déménager et de vivre des maigres revenus de Tsvetaeva. Au début de la guerre, Marina Tsvetaeva et son fils sont évacués à Elabouga. Submergée par la misère, la solitude et l'incompréhension, elle se suicide le 31 août 1941. Envoyé au front, son fils fut tué au combat le 7 juillet 1944. Murr commence à tenir son Journal dès son arrivée en URSS. Les dernières notes datent d'août 1943, quelques mois avant sa mort. La première partie de ce document plonge dans la réalité soviétique la plus ordinaire et la plus brutale qui soit. Sa force vient de la disproportion entre sa banalité et les grands bouleversements dont il se fait l'écho. Gueorgui Efron ouvre une Fenêtre sur le monde pour se livrer à une observation continue de l'ordinaire soviétique. Il note une foule de pensées et d'émotions, de faits et de détails quotidiens qui évoquent l'atmosphère de Moscou sous la Terreur, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie s'ouvre sur la terrible année 1941. C'est l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, l'évacuation précipitée en Tatarie, puis le suicide de Tsvetaeva. Murr, devenu orphelin, désormais livré à lui-même, commence une vie errante et incertaine. Le Journal prend alors une autre dimension et devient un témoignage sur la survie. L'obsession de la faim devient le leitmotiv des années 1942-1943, elle ne le quitte jamais. Quelque chose se brise dans la personnalité du jeune homme. Mais le Journal continue de s'écrire. La vie devient plus oppressante, et se trouve suspendue aux ordres arbitraires. La descente aux enfers se fait en temps réel ; le document est saisissant, non par la puissance de l'émotion, mais par l'adhérence matérielle à la situation, face aux horreurs impassibles du quotidien. L'écriture devient un état second. Le cahier s'arrête lorsque son auteur est happé par la guerre, lorsqu'il n'y a plus de papier ni de crayon.

08/2014

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Critique littéraire

La mort de Marina Tsvétaïéva

En juin 1939, Marina Tsvétaïéva, exilée à Paris depuis 1925, retourne avec son fils Guéorgui en Union soviétique, où elle rejoint son mari, Sergueï Efron, et leur fille, Ariadna. Deux ans plus tard, elle se suicide à Elabouga, en Tatarie. Ces deux dernières années de la vie de la grande poétesse russe sont racontées et montées scène par scène, comme un drame antique. Une grande maison abandonnée, à trente kilomètres de Moscou, où un petit groupe d'exilés rentrés de France vit en huis clos, surveillés par le NKVD. Le vide qui se fait avec les arrestations. Sergueï Efron fusillé, Ariadna déportée dans un camp où elle passera huit ans. Ne restent plus que Marina et son fils. La guerre éclate, tous deux sont évacués à Elabouga. Le livre dresse un tableau terrifiant du destin qui attendait, en Union soviétique, à la fin des années 1930, les émigrés de "l'Union pour le retour", intellectuels sincères piégés par leurs propres espoirs et manipulés par la police politique du régime stalinien. La lourde responsabilité des services secrets dans le destin tragique de Marina Tsvétaïéva se conjugue à sa poignante inaptitude à survivre.

04/2015

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Critique littéraire

Marques de registre dans les dictionnaires bilingues

Ce livre examine plusieurs questions liées à la théorie et la pratique du marquage lexicographique dans les dictionnaires monolingues et plurilingues, comme la nature des marques d'usage et de registre, les principes de marquage, l'évolution des marques et leur variation, les pistes pour améliorer les pratiques lexicographiques, l'utilisation et la correspondance des marques pour l'étiquetage des termes non-standard et substandard, l'établissement d'un système de marques exhaustif et non-contradictoire de ce type de lexique spécifique. Les langues étudiées et les analysées dans l'ouvrage sont le français, l'anglais, l'italien, le russe, le bulgare, le polonais et l'ukrainien.

01/2021

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Histoire de France

Pilote de combat "au service de la France". Mémoires et souvenirs de Gérard Germain

Breveté pilote en 1938, Gérard Germain consacra toute sa vie à l'aviation. Mitrailleur, résistant et il fût pilote de chasse durant la guerre de 1939-1945. Après guerre, il continua au sein de l'UAT puis de l'UTA avant de s'investir comme pilote de chasse de réserve de 1952 à 1964. Il fut rappelé, à ce titre, en Algérie en 1956, pour une période de trois mois. En retraite, il se consacra ensuite aux enfants handicapés et mourut en 2002.

07/2018

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Sciences historiques

Un capitaine oublié... Jacques Germain, Légion étrangère

Fils de militaire, jeune et héroïque chef de char à 18 ans en juin 1940, puis capitaine FFI et remarquable chef du réseau de résistance OCM de Montreuil-sur-Mer dans le Pas-de-Calais en 1943-1944, Jacques Germain s'engageait ensuite dans une carrière d'officier de cavalerie. Un premier séjour en Indochine au 4e régiment de Dragons portés, au début des opérations militaires contre le vietminh en 1948, fut suivi de deux autres périodes de combat en Indochine. En janvier 1951, il s'engagea dans la Légion étrangère au 1er REC, puis au ler BEP. Il commanda ce bataillon du 24 juillet à fin octobre 1954 en le reconstituant. Le 1er BEP devint ensuite le prestigieux 1er REP. Cet officier droit, particulièrement courageux, déterminé, excellent stratège, aimé de ses hommes et estimé des chefs, aux brillants états de service, titulaire de nombreuses décorations et citations, promis à une carrière d'officier supérieur, devait décéder tragiquement en Algérie en octobre 1955 à 34 ans.

12/2019

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Littérature étrangère

Aurora et autres nouvelles

Berlin, Paris. Un émigré, jadis poète renommé, ami de Goumiliov, fait revivre pour nous son Pétersbourg à jamais perdu. Certes, on le suit volontiers chez les opulents barines du XIXe, avec leurs odalisques serves (c'est bien avant Alexandre II), leurs duels pour rire et leurs lettres parfumées. Cela, il ne l'a pas vu, c'est tout simplement son rêve, son Age d'Or. Plus sérieux, et plus véridique : Pétersbourg de 1910 à 1922. L'avant-guerre, avec ses fêtes farfelues dans des salons très " mélangés ", ses individus inquiétants comme Chileiko (deuxième mari d'Akhmatova), ou certain talentueux demi-fou, ami de Raspoutine... Installation du bolchevisme. Là, n'attendez pas d'Ivanov le moindre effort d'impartialité. Les petits-bourgeois ruinés côtoient les agents provocateurs, à chaque coin de la rue Lénine ou de la Place d'Octobre. Et, dans les provinces les plus lointaines, la Tcheka " s'exprime " à travers des bourreaux qui n'ont rien à envier à ceux de la Loubianka moscovite. Et puis, pour échapper à ce cauchemar, une porte ouverte, ou entrouverte, au bout du labyrinthe administratif bolchevik, mais qui débouche sur une autre souffrance, celle de l'exil, présente désormais

10/2010

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