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Gérard Noiriel

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Actualité et médias

Les gilets jaunes à la lumière de l'histoire

Que signifie le mouvement des "Gilets jaunes" ? Que représente-t-il ? Que pouvons-nous, que devons-nous faire de ce mouvement, de ses revendications ? Quel rôle ont joué les médias, les réseaux sociaux, dans son essor ? Quel avenir peut-il avoir, compte tenu notamment de la disparité de ses membres ? "Les querelles sur la pertinence de la notion de"France périphérique" ou sur le sens à donner au mot "peuple" témoignent d'abord d'un retour de la question sociale, comme l'illustre cet entretien avec Gérard Noiriel. Or une grande partie de l'intelligentsia l'avait mise de côté, voire discréditée au profit d'une focalisation sur la question de l'identité. A force de n'être "pas la cause de tout", les conditions sociales n'étaient plus la cause de rien. Les voilà qui reviennent, pour le meilleur et pour le pire, entre émancipation et réaction." Nicolas Truong

04/2019

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Théâtre

Histoire, théâtre & politique

On sait d'expérience que les démonstrations produites par les sciences de l'homme et de la société ont très peu d'impact sur les gens. On peut mobiliser toutes les études pour démontrer la " stupidité " du racisme, on ne parviendra pas pour autant à convaincre quiconque d'abandonner ses préjugés. Pour être efficace, il faut que la raison rencontre l'émotion. Ce qui est prouvé dans la recherche doit être éprouvé par le public. Ce sont des auteurs de théâtre, principalement Diderot et Brecht, qui ont poussé le plus loin la réflexion sur cette dialectique de l'intellect et du sentiment. Ils ont plaidé pour un théâtre politique dont la fonction n'est pas de parler à la place des citoyens mais de leur fournir des armes pour mieux résister aux médias et au pouvoir d'Etat. Depuis l'affaire Dreyfus, les intellectuels ont joué pleinement leur rôle dans la vie publique lorsque les artistes et les savants sont parvenus à travailler et à agir ensemble. Ceux qui s'interrogent aujourd'hui sur la crise du théâtre public gagneraient à réfléchir sur ce constat.

03/2009

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Histoire internationale

Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours, 2e édition

"En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la "populace" pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot "misérable", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, Eugène Sue découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale". La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé son histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale. Nouvelle conclusion

11/2019

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Sciences politiques

Le venin dans la plume. Edouard Drumont, Eric Zemmour et la part sombre de la République

La place qu'occupe Eric Zemmour dans le champ médiatique et dans l'espace public français suscite l'inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ? Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd'hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d'Eric Zemmour et celui d'Edouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du XIXe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l'égard du système parlementaire. Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s'intéressant aux cibles qu'ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd'hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L'historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd'hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.

09/2019

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Sociologie

Immigrés et prolétaires. Longwy, 1880-1980

Ce classique de l'histoire ouvrière est aussi l'oeuvre fondatrice de l'histoire de l'immigration en France. "Au début des années cinquante, il y a décidément quelque chose de changé à Longwy. L'unité du mouvement s'illustre par la mobilisation de toutes les catégories ouvrières. Pour la première fois les divisions ethniques n'ont pas joué. Français et Italiens ont lutté côte à côte. Par ces grèves, la deuxième génération italienne signe son entrée dans la "vie active". Ils n'ont pas oublié l'exploitation particulièrement féroce qu'ont subie leurs parents. Dès lors, il faut voir dans les luttes de l'après-guerre comme une manière pour ces enfants devenus grands de réaliser ce qu'on avait toujours interdit à leurs parents : exprimer enfin publiquement et collectivement leur haine pour un système qui les avait toujours complètement niés en tant qu'individus, en tant que citoyens, en tant que producteurs". Le bassin de Longwy, en Lorraine, est doublement singulier : c'est là qu'on trouvait la plus forte concentration d'usines sidérurgiques au monde, et c'est là aussi qu'à partir du début du XXe siècle se trouvait la plus forte concentration de population étrangère en France. En 1984, en retraçant un siècle d'histoire industrielle et ouvrière à Longwy, de la première coulée jusqu'à la fermeture des aciéries, Gérard Noiriel a ouvert la voie à l'histoire de l'immigration. Le fil conducteur de ce livre pionnier est la question de la formation d'une identité collective ouvrière. Au tournant du XXe siècle, l'immigration massive - surtout italienne - et la rationalisation forcée du travail dans les usines débouchent sur un clivage entre les travailleurs du cru et les étrangers. Puis, tandis que le paternalisme qui jouait sur ces divisions décline, l'expérience des luttes du Front populaire et de la Résistance donne naissance, après 1944, à un groupe ouvrier puissant et soudé autour de l'engagement communiste. Gérard Noiriel montre qu'à Longwy, c'est à travers l'identification à la classe ouvrière que s'est faite l'inclusion dans la nation. Cette réédition éclaire de manière décisive la question des rapports entre classes sociales et immigration.

04/2019

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Histoire de France

Le massacre des Italiens. Aigues-Mortes, 17 août 1893

Le 17 août 1893, dans les marais salants d'Algues-Mortes où la récolte du sel rassemblait des centaines de travailleurs français et italiens, s'est déroulé le plus sanglant " pogrom " (au sens d'une population majoritaire s'acharnant sur une minorité) de l'histoire française contemporaine : des émeutes entre ouvriers ont provoqué la mort d'au moins 8 Italiens et fait plus de 50 blessés. En dépit des preuves accablantes réunies contre eux, les assassins français furent tous acquittés. L'Italie et la France, au bord de la guerre, ont finalement préféré enterrer l'affaire afin de préserver la paix. Spécialiste reconnu de l'immigration et de la question nationale, Gérard Noiriel rouvre ce douloureux dossier et explique pourquoi les mutations politiques et économiques de la fin du XIXe siècle ont rendu un tel massacre possible. En accomplissant avec brio son " devoir d'histoire ", il donne enfin à cet événement sa juste place dans notre mémoire collective.

09/2018

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