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lettres et linguistique critiques et essais

Correspondance

Marcel Proust fut un correspondant maniaque. Dès l’enfance, puis dans le monde, à l’époque du Santeuil et de Ruskin, pendant la genèse du Contre Sainte-Beuve et de la Recherche, au cœur même de la Grande Guerre, jusqu’à sa mort en 1922, sans trêve, il a écrit: à ses proches, à sa famille, à ses amis, aux défenseurs de ses livres, à ses ennemis et aux indifférents, à toute une foule d’experts de choses d’art et d’amour, de coquetterie et de finance… Les milliers de lettres qu’il a laissées traitent des sujets les plus variés – souvenirs et confidences intimes, impressions de lectures, négociations avec les éditeurs, commentaires de l’actualité politique ; elles contiennent aussi, à l’état d’esquisses, nombre d’épisodes et de motifs qui alimentent la Recherche. Cette édition rassemble une centaine de lettres écrites par Proust de l’âge de quinze ans à ses derniers jours ; par la diversité du ton, des formes et des postures qu’il y adopte, elles offrent un éclairage irremplaçable sur celui qui, à l’en croire, était moins écrivain qu’ « écriveur ».

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lettres et linguistique critiques et essais

Naissance littéraire du fascisme

Fin 1897, l’innocence du capitaine Dreyfus éclate au grand jour. S’opère alors un étonnant chassé-croisé. Bernard Lazare, le premier à avoir réfuté publiquement la thèse d’un Dreyfus coupable, se retire de la scène médiatique. Alors que Maurice Barrès, jusqu’ici silencieux, s’engage dans le déni de l’évidence: l’injustice commise à l’égard du capitaine juif. Le livre d’Uri Eisenzweig se penche sur ce moment paradoxal. Il en propose une interprétation touchant aux positions de fond de ces deux penseurs majeurs du dreyfusisme et de l’antidreyfusisme. Marqués par une même sensibilité littéraire fin de siècle, tous deux rejettent le récit comme forme privilégiée du vrai. C’est ce rejet qui, après avoir guidé son effort pionnier de démystification, écarte l’anarchiste Lazare du combat centré sur l’effort de raconter la vérité – dont le « J’accuse! » de Zola est le modèle. En même temps, la fascination pour une vérité échappant au récit génère chez Barrès une imagination romanesque qui, transposée au domaine politique, annonce le fascisme: la conception de la Nation comme entité organique enracinée, fatalement menacée par toute altérité, tout récit. À cette vision du monde correspond un refus de l’universel, pour les valeurs communes, et un déterminisme racial pour l’identité des individus. Le livre se termine sur une lecture du superbe Journal d’une femme de chambre (1900) d’Octave Mirbeau. Inversant le rapport barrésien entre récit et vérité, ce roman est le premier à souligner que l’imaginaire fasciste naissant est indissociable d’un nouveau statut littéraire pour l’Autre – ici, le Juif, tel que le représente l’antisémitisme.

10/2013

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sciences politiques essais

De la génèse des classes et de leur avenir politique

Dans ce livre, Andrea Cavalletti, un des philosophes italiens les plus doués de sa génération, se propose de répondre à la question suivante: quel est le sujet de la politique? Autrement dit, qu’est-ce qui fait une classe (et c’est moins affaire de nombre que de constitution et d’intention) et que peut faire une classe (à la politique et à la ville)? À partir de l’analyse lumineuse d’un texte de Walter Benjamin dont Theodor Adorno a souligné l’importance, Cavalletti montre ce qui distingue la classe de la foule et de la masse entendues comme déterminations compactes et biologiques et qui lui permet de se constituer comme sujet politique: la solidarité. Ce principe de solidarité n’a rien à voir avec une apologie des bons sentiments, mais désigne le processus par lequel la masse monolithique se défait, se différencie et se structure. De cette manière, l’individu n’est plus seul dans la foule ou écrasé par l’entreprise. Il invente un nouveau lien qui lui permet d’exister en société. C’est en ce sens que le philosophe Giorgio Agamben a pu écrire de ce livre: « Tout bouge et s’éclaire sous le regard d’Andrea Cavalletti: la ville, la foule, les masses, la nature, le mythe. Ce qui enfin apparaît, à travers une lecture saisissante de Walter Benjamin, n’est rien de moins qu’une nouvelle figure du politique. »

10/2013

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suisse

L'Histoire suisse en un clin d'oeil

L'auteur : Joëlle Kuntz est journaliste et éditorialiste au quotidien suisse romand édité à Genève, Le Temps. Franco-suisse, elle a écrit L'Histoire suisse en un clin d'oeil pour les Français, pour sa famille, dans l'idée de rapprocher les deux pays. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont notamment : Terminus. Réflexions sur les frontières d'un monde globalisé.



Le livre : "Journaliste de talent", comme le dit Jean-François Bergier, le plus célèbre historien suisse, formé par Braudel et proche de Leroy-Ladurie, dans sa préface élogieuse, Joëlle Kuntz présente l'histoire de la Suisse dans ses grands traits, traversant deux mille ans, tout en insistant notamment sur les mercenaires et le mythe de Guillaume Tell. Une deuxième partie raconte les villes suisses, leur spécificité et leur identité. Un petit livre élégant et richement illustré pour les Français soucieux d'en savoir plus sur leur voisin, pour tous les Helvètes qui ont séché leur cours d'histoire nationale, et pour les experts, qui comme Jean-François Bergier, pourraient bien être séduits par la lecture "ingénieuse, libre et volontiers provocante" que nous propose l'auteur.

05/2007

Articles

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