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Françoise Ega

Extraits

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Littérature française

Le temps des madras

"Entre la bienheureuse inconscience des premiers âges et le moment où chacun raisonne, il y a un temps où le jeune être se tourne vers la vie comme une plante avide de printemps. Un temps plus ou moins ensoleillé ou peuplé de merveilleux. Le tort est d'imaginer les enfants incapables de sentiments tumultueux et de dire, à propos de tout et de rien, qu'ils ne comprennent pas." Ainsi s'ouvre Le temps des madras, un roman d'apprentissage à hauteur d'enfant qui brosse le portrait d'une vie paysanne et modeste à Morne-Rouge, aux pieds du mont Pelé, dans la Martinique des années 1920. Pour la narratrice, sa mère Délie, tante Clotilde, tante Acé ou madame Casimir, les travaux des champs, les enfants qui naissent et grandissent, les grandes misères et les petites joies rythment un quotidien où pèse encore le poids de l'oppression esclavagiste ancestrale. Avec une chaleur dont Françoise Ega avait montré toute l'ampleur critique dans Lettres à une Noire, Le temps des madras esquisse, derrière "des souvenirs d'enfance revus et corrigés, dépouillés de toute ombre" (Maryse Condé), une charge contre les stéréotypes coloniaux et le patriarcat. Chez Ega, l'écriture est l'arme adéquate pour atteindre l'émancipation et, surtout, un universalisme effectif, dans la lignée des revendications des féminismes noirs.

02/2025

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Littérature française

Lettres à une Noire

"Je suis un cobaye volontaire, je rengaine mon envie de mettre mon tablier au mur et je recommence à brosser. Là, je me demande comment cela doit se passer pour mes soeurs qui n'ont nulle part où se réfugier en cas de révolte, qui sont obligées de rester nuit et jour en compagnie de telles bonnes femmes parce qu'elles ont un voyage à rembourser ! ". En 1962, Françoise Ega se fait embaucher comme femme de ménage au sein d'une famille de la bourgeoisie marseillaise. Cette dactylographe farouchement indépendante aurait pu choisir une autre voie. Mais elle veut vérifier de ses propres yeux les conditions de travail que lui décrivent des centaines de jeunes femmes débarquées des Antilles et placées comme domestiques dans les riches demeures de la cité phocéenne. Ce qu'elle découvre dépasse l'imagination. Françoise Ega organise alors la résistance... Ce journal, authentique, est la trace de ce combat.

02/2025

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Sociologie

Lettres à une Noire

Dans la France des années 1960, des jeunes filles et des femmes débarquent par centaines des Antilles pour être placées comme domestiques dans les demeures de familles bourgeoises et blanches. Françoise Ega, arrivée à Marseille au milieu des années 1950 depuis la Martinique, s'emploie comme femme de ménage pour témoigner de cette exploitation crasse. Elle consigne cette expérience dans un journal de résistance quotidienne, émouvant et saisissant de réalisme, qui remonte à l'histoire impériale française et aux origines de la division sexuelle et raciale du travail. Tout à la fois chronique du refus de l'aliénation, enquête sociale, histoire intime et manifeste politique, ce texte est une contribution essentielle aux réflexions actuelles sur les rapports de classe, de genre et de race.

10/2021

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Littérature française

Lettres à une Noire

Françoise Ega nous est déjà connue pour le Temps des Madras, récit autobiographique chaleureux et réaliste où est racontée la vie quotidienne au pied de la Montagne Pelée en Martinique. Les pages de Lettres à une noire nous parlent au contraire de l'univers des émigrés antillais en France, au début des années soixante. Françoise Ega a plongé, elle-même, dans le monde difficile des émigrés de Marseille. Ecrit sous forme de lettres, son livre est une chronique vivante, pleine d'humour et d'énergie. Il restera comme un document populaire capitale pour connaître la vie en France des émigrés de Guadeloupe et de Martinique.

05/2000