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François Hartog

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lettres et linguistique critiques et essais

La chambre de veille

Un pupitre, un poste de radio, un livre de bord, des cartes et quelques ouvrages: le décor est planté. Dans la chambre de veille, petite pièce située au centre des phares, le gardien prend son quart. C’est ici, dans cet espace aveugle mais ouvert, que s’élabore son savoir sur le monde. Historien et amoureux de la mer, François Hartog est un veilleur à sa façon: un guetteur du temps. Pour la première fois, il revient ici sur son parcours et ses choix intellectuels. Il évoque ses parents, ses années de lycée en pleine guerre d’Algérie, Normale Sup’ et sa troupe de théâtre, puis la rencontre avec ses maîtres: Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Michel de Certeau… Il se souvient de sa traversée de l’océan Indien sur un vieux cargo, de Mai 68 et des désillusions qui ont suivi, des amis qui se sont engagés. Que signifiait alors le choix de l’étude de la Grèce ancienne? Pourquoi n’a-t-il cessé de franchir des frontières, entre l’histoire et l’anthropologie, entre l’Antiquité et le contemporain, entre des espaces et des temps différents? Comment l’Histoire, enfin, est-elle devenue la question d’une vie? Réflexion au long cours sur le temps et regard distancié sur le monde actuel, ces entretiens révèlent le parcours singulier d’un historien majeur de notre époque.

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histoire essais

Croire en l'histoire ; essai sur le concept moderne d'histoire

L’Histoire fut la grande puissance et la grande croyance des temps modernes. Véritable théologie, elle organisait le monde et lui donnait sens. On se mit à son service, au point de s’aveugler, voire de commettre le pire en son nom. Juge suprême des conduites et des évènements, elle enthousiasma et terrifia. Affaire des historiens, elle ambitionna d’être une science, tandis que les romanciers s’attachèrent à dire ce monde saisi par l’Histoire. Depuis les années 1980, cette toute-puissance est mise en cause. Notre rapport au passé est désormais affaire de mémoire plus que d’histoire ; trop imprévisible ou trop prévisible, l’avenir semble avoir disparu de notre horizon, et l’historien est pris dans l’urgence du présent. Devenue justiciable plutôt que juge, l’histoire peine à remplir son rôle de trait d’union entre le passé, le présent et le futur. Quel sens donner aujourd’hui au mot « histoire »? Dans le sillage de ses travaux sur le temps, François Hartog fait intervenir, au cours de cette vaste enquête sur notre monde contemporain, historiens, philosophes et romanciers – de Thucydide à Braudel, d’Aristote à Ricœur, de Balzac à McCarthy – afin de saisir sur le vif les enjeux d’une époque nouvelle. Couverture: Stéphane Cipre, « Locomotive » (2009), fonte d’aluminium

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Croire en l'histoire ; essai sur le concept moderne d'histoire

L’Histoire fut la grande puissance et la grande croyance des temps modernes. Véritable théologie, elle organisait le monde et lui donnait sens. On se mit à son service, au point de s’aveugler, voire de commettre le pire en son nom. Juge suprême des conduites et des évènements, elle enthousiasma et terrifia. Affaire des historiens, elle ambitionna d’être une science, tandis que les romanciers s’attachèrent à dire ce monde saisi par l’Histoire. Depuis les années 1980, cette toute-puissance est mise en cause. Notre rapport au passé est désormais affaire de mémoire plus que d’histoire ; trop imprévisible ou trop prévisible, l’avenir semble avoir disparu de notre horizon, et l’historien est pris dans l’urgence du présent. Devenue justiciable plutôt que juge, l’histoire peine à remplir son rôle de trait d’union entre le passé, le présent et le futur. Quel sens donner aujourd’hui au mot « histoire »? Dans le sillage de ses travaux sur le temps, François Hartog fait intervenir, au cours de cette vaste enquête sur notre monde contemporain, historiens, philosophes et romanciers – de Thucydide à Braudel, d’Aristote à Ricœur, de Balzac à McCarthy – afin de saisir sur le vif les enjeux d’une époque nouvelle. Couverture: Stéphane Cipre, « Locomotive » (2009), fonte d’aluminium

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