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Fernando Aramburu

Extraits

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Littérature étrangère

Patria

Lâchée à l'entrée du cimetière par le bus de la ligne 9, Bittori remonte la travée centrale, haletant sous un épais manteau noir, bien trop chaud pour la saison. Afficher des couleurs serait manquer de respect envers les morts. Parvenue devant la pierre tombale, la voilà prête à annoncer au Txato, son mari défunt, les deux grandes nouvelles du jour : les nationalistes de l'ETA ont décidé de ne plus tuer, et elle de rentrer au village, près de San Sebastián, où a vécu sa famille et où son époux a été assassiné pour avoir tardé à acquitter l'impôt révolutionnaire. Ce même village où habite toujours Miren, l'âme soeur d'autrefois, de l'époque où le fils aîné de celle-ci, activiste incarcéré, n'avait pas encore de sang sur les mains - y compris, peut-être, le sang du Txato. Or le retour de la vieille femme va ébranler l'équilibre de la bourgade, mise en coupe réglée par l'organisation terroriste. Des années de plomb du post-franquisme jusqu'à la fin de la lutte armée, Patria s'attache au quotidien de deux familles séparées par le conflit fratricide, pour examiner une criminalité à hauteur d'homme, tendre un implacable miroir à ceux qui la pratiquent et à ceux qui la subissent. L'ETA vient de déposer les armes mais pour tous une nouvelle guerre commence : celle du pardon et de l'oubli.

03/2018

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Littérature étrangère

Années lentes

A la fin des années soixante, un garçon de huit ans part vivre â Saint-Sébastien, chez sa tante et son oncle. Témoin privilégié de la façon dont coulent les jours, il observe son oncle Vicente, faible de caractère, qui partage sa vie entre l'usine et la taverne, alors que sa tante Maripuy, une femme à forte personnalité mais soumise aux conventions sociales et religieuses, régente la famille. Sa cousine Mari Nieves est obsédée par les garçons, tandis que son cousin Julen se fait endoctriner par le curé de la paroisse et finit enrôlé dans l'ETA. En alternant les souvenirs du narrateur avec les notes de l'écrivain, Années lentes offre une brillante réflexion sur la façon dont la vie se distille au coeur du roman, le souvenir sentimental devenant mémoire collective.

04/2014

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Littérature étrangère

Le salon des incurables

Qu'y a-t-il de commun entre Avelino Armisén dont la confession de ses pratiques onanistes à sa mère aura un effet inattendu, Boni qui se sert d'un accidenté de la route pour nourrir sa création littéraire, Silas abandonné dans un hôpital désert et Sonia Pereda, une respectable universitaire dont une obsession malsaine confine au grotesque ? Rien, sinon cette secrète alchimie qui tisse le crin de la corde sur laquelle dansent les funambules d'une comédie humaine en équilibre au-dessus de notre mauvaise conscience... Bienvenue dans cette énergique galerie de portraits - tous plus effrayants et drôles les uns que les autres - portée par douze nouvelles magistralement orchestrées autour d'un humour noir teinté parfois de cynisme ! Entrez dans la délicieuse amoralité du Salon des incurables qui saura vous tenir en haleine, vous faire savourer les transgressions du politiquement correct et qui finira par vous faire éclater de rire sous les chatouillements d'une humanité cruelle et foldingue...

02/2009

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Littérature française

Fernand

Dans la famille Salgon, cherchez l'aventurier... Cet oncle devenu mythique à force d'être insaisissable, jamais au même endroit, jamais avec la même femme, jamais occupé aux mêmes affaires, avait de quoi retenir l'attention du jeune Jean-Jacques... Plusieurs décennies plus tard, ce jeune homme devenu écrivain entreprend de reconstituer le puzzle. Le parcours de ville en ville, ponctué de rencontres, d'activités plus ou moins licites... Il trouvera d'improbables adresses, tirera des sonnettes, guidé par le hasard et la chance, jouant au Sherlock Holmes. Modeste héritier de Proust et lointain cousin de Tintin, Jean-Jacques Salgon garde sa démarche d'écrivain explorateur : depuis son premier livre en 1993 (07 et autres récits) il parcourt les chemins de la géographie et de la mémoire.

02/2013

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Littérature française

Lettre à Fernando

"Ce livre n'est pas un hommage à Fernando Pessoa, mais une reconnaissance éperdue envers un écrivain qui m'a aidé à braver l'opulence de la misère et à supporter cette vie où il n'y avait plus que le marasme et l'adiaphorie. J'étais misérable comme la plupart de mes labadens d'origine étrangère que je côtoyais à l'université. J'avais une bourse plate, et j'enchaînais des missions précaires dans des restaurants ou dans la manutention. Cependant, contrairement à certains camarades de la faculté qui galéraient pour trouver un logement, j'avais réussi à dénicher une piaule dans un sous-sol d'une sorte de manoir d'un riche homme d'affaires. En échange, je lui tondais le gazon de son jardin une fois par semaine, et je nourrissais ses deux molosses de chiens. Ma chambre souterraine ne possédait aucune fenêtre, et les rares rayons de soleil qui m'éblouissaient le matin venaient d'une fissure d'un des murs de ma cambuse."

11/2016

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Littérature française

Le journal de Fernando

Cette nouvelle aborde l'expérience de l'acculturation au travers du regard d'un jeune amérindien du Haut Oyapock (Guyane). Ce dernier, parfois naïf, parfois coquin, nous fait partager sa vie sur le fleuve, son quotidien, ses aventures. Collégien dans son village puis lycéen à Cayenne, il est tiraillé entre la culture occidentale de la ville et celle de son peuple. A un âge réputé difficile, il doit se construire alors que l'école l'éloigne inexorablement de son clan.

04/2018

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