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Cadres noirs

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans complètement usé par quatre années de chômage. Ancien DRH, il accepte des petits jobs qui le démoralisent. Au sentiment d’échec s'ajoute bientôt l'humiliation de se faire botter les fesses pour cinq cents euros par mois... Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d'étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l'argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme et de ses filles, et même à participer à l'ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d'une prise d'otages. Il s'engage corps et âme dans cette lutte pour retrouver sa dignité. S'il se rendait compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite. Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre…

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Critiques et essais

Natchave

Jusqu’à il y a peu, en philosophie, antique patrie du concept poli à la main et de la dialectique fin moulue, Alain était synonyme de commerce pondéré, de sagesse en trois points et de radicalisme sur coussin d’air. Enfin Guyard vint. Guyard le goliard, le poissard, le soudard, nous rappelant que les Alains, long time ago, furent une tribu des plus barbares. Avec lui philo se fit folie, défroqua la toge, mit les doigts dans le nez et dans la prise, se risqua aux mauvais lieux et substitua au portique de Zénon ceux que Dame Sécurité impose à l’entrée des centrales. En témoignent à la barre les trois titres qu’icelui publia au Dilettante, on l’y voit philosopher au coeur de la taule, frôler le ravin avec des Gitans et s’encanailler la sagesse avec tout ce que le monde compte de marginaux. À lire Natchave, son quatrième titre, le dossier de l’auteur s’épaissit : natchave, en bel argot, signifiant « s’en aller, partir, se faire la belle ». S’y démontre en effet ce que le futur pensant retiendra comme « le théorème de Guyard ». Énonçons : « La profondeur de la pensée est fonction de l’usure des semelles. » À savoir que si, quelqu’un se dit penseur, matez-lui les tatanes : pures d’éraflures, vous avez affaire à un rentier du logos, un de ces fonctionnaires du cogito qui touillent la soupe conceptuelle dans un sens puis dans un autre ; mais, si elles sont usées jusqu’à la corde ou si le crèpe est fourbu, sans doute avez-vous touché un vrai, un tatoué du jus de crâne. Car le philosophe va et sa pensée va de concert, marche, rôde, randonne, dort dehors et rentre tard, passe en fraude. Au fil de ce flamboyant et turgescent traité de philosophie à grandes foulées, Guyard nous modèle un Socrate SDF, lointain disciple des chamans thraces, nous cisèle un portait d’Antisthène l’anti-système, maître de Diogène, déroule l’histoire des goliards, escholiers en rupture de colliers académiques et de bancs de galère scolastique, entrelardant le tout de tranches de vie juteuses, guyanaises, camarguaises et surtout gitanes. Tous les chemins mènent aux Roms.

10/2018

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Le cahier des mots perdus

Thomas, c'est l'ami allemand auquel Blanche, puis sa fille Jeanne, s'attachent au fil de ses visites dans la villa familiale du Midi. Mais, en 1939, la guerre qui éclate sonne la fin de l'enfance de Jeanne et du bonheur de Blanche. Toutes deux cherchent désespérément à préserver le passé perdu et à croire en l'amour... mais Thomas s'éloigne, Thomas doit fuir, Thomas est un étranger. Marseille, septembre 1940: Blanche est prise dans une rafle, et sa fille Jeanne se retrouve seule dans une chambre d'hôtel. Alors qu'elle guette le retour de sa mère, l'enfant cherche à comprendre, assaillie par les images et les souvenirs. Ainsi se dessinent l'histoire de Thomas, l'ami allemand qui a fui l'Allemagne nazie et s'est réfugié en France, et celle de Blanche, amoureuse de lui depuis l'enfance. Jeanne tente de reconstituer un puzzle plein d'ombres et de silences, le lien mystérieux entre une femme passionnée et un homme usé par l'exil. Le regard poignant d'une enfant sur le monde des adultes, la rencontre impossible, la violence de l'Histoire.

01/2013

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