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Elytis

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Poésie

Axion Esti suivi de L'arbre lucide et la quatorzième beauté et de Journal d'un invisible avril

Prix Nobel de littérature en 1979, Elytis dépeint ici une Grèce à la fois incarnée dans le présent et tout entière portée par les sédiments de l'ancienne. Mais tout ce limon antique est repris par une écriture nettement marquée par le surréalisme qui se signale par la profusion d'images et de rapprochements inattendus : "J'ai respiré dans l'air le corps du figuier comme l'odeur m'en parvenait fraîche encore des peintures de la mer".

10/1996

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Beaux arts

Equivalences chez Picasso

Quand nous sommes arrivés à Golfe-Juan, j'ai aperçu de loin dans la mer non seulement Picasso mais aussi son neveu Xavier Vilato, que j'avais connu à Paris. C'était l'ami de Matsi Hatzilazarou, la poétesse et première femme d'Embirikos. Dès qu'il nous aperçut, il se mit à nous faire des signaux. Je me déshabillai en vitesse et plongeai. Tériade, lui, ne se baignait pas. Je m'approchai, et Xavier Vilato me présenta à son oncle qui cria à Tériade : "Tu vois, les Méditerranéens, le destin veut qu'ils se rencontrent dans l'eau, dans la mer".

10/2013

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Poésie

A l'ouest de la tristesse. Précédé de Les élégies d'Oxopétra. Edition bilingue français grec

Cette édition donne à lire les deux derniers recueils d'Odysseas Elytis, prix Nobel de littérature, dans une version bilingue, Les Elegies d'Oxopétra, publié en 1991, et A l'ouest de la tristesse, paru en 1995 un an avant la mort du poète grec. Elytis y déploie toute la force tellurique du poème, dans une langue incantatoire qui submerge le monde, le révèle dans sa dimension solaire, dans une profusion d'éléments coutumiers chez le poète : les vagues de cette "mer affamée" , la lumière de l'été, la terre dure et tout l'entrelacs, toute la confusion des golfes, des archipels et des horizons. S'il est "minuit passé dans toute ma vie" dit Elytis, il ne reste pas moins les dieux, les éblouissements, les êtres aimés roulés dans les vagues, une nuance tragique de l'existence, une légende dans ces élégies qui transfigurent la mort et la souffrance. La lumière recouvre tout en un jeu de réverbération entre les images, et rebondit à la surface des choses - parfums d'herbes brûlées, oliveraies, flèches de clochers, montagnes antiques - pour en révéler la puissance, la clarté, l'odeur et la vitalité. Lumière qui révèle des souches plus sombres aussi, à la fois invoquées et révoquées dans une lutte sauvage, abîmes dissous dans les reflets du soleil sur les vagues, monstres changés en oiseaux. "L'extérieur est un miroir" et la langue ici chargée d'histoire, de citrons et de lauriers va chercher au-dehors le plus vaste et le plus éblouissant ce qui s'agite en soi dedans. Nous voilà plongés dans la trame du destin, plongés en nous-mêmes dans le monde, car "c'est dans le corps que la nature habite" et quelle autre révélation possible que celle de notre mortalité, même solaire, nous qui sommes de passage sur une terre en proie à une tout autre éternité que la nôtre ? Jamais crépuscule n'aura été aussi lumineux que dans ces derniers textes, où Elytis cherche à saisir une jeunesse immortelle, dotée de la durée des siècles, mais aussi fragile et gracile - une enfance, dans un mouvement qui voudrait donner le vertige à la mer elle-même, "tout passe moins le poids de l'âme" , oui, et "la Poésie seule est ce qui demeure".

02/2022

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Beaux arts

La matière première du ciel. Yannis Tsarouchis par Odysséas Elytis, Edition bilingue français-grec

Le texte du poète grec Odysséas Elytis, prix Nobel 1979, proposé dans ce livre en bilingue grec moderne - français, a été écrit en 1964 pour figurer dans l'album "Yannis Tsarouchis – Quinze oeuvres et une lithographie originale", publié à Athènes. Les illustrations du livre sont les reproductions d'oeuvres de Yannis Tsarouchis. Le peintre Yannis Tsarouchis – d'un an l'aîné d'Elytis – est un des peintres grecs du 20e siècle les plus remarquables et les plus appréciés en France, où il a longtemps travaillé. L'essai que lui consacre Elytis, très inspiré, est d'une qualité littéraire qui le place très au-dessus d'un simple article critique. C'est qu'Elytis a le don de transformer en poésie tout ce qu'il touche, mais c'est aussi que le texte a été écrit à un moment privilégié, pendant lequel les deux hommes, réunis à Mytilène, ont travaillé ensemble et mis beaucoup en commun. Le texte est bien connu en Grèce, où on le voit comme une approche inégalable du travail de Tsarouchis. Il figure d'ailleurs en préface dans le catalogue de la rétrospective que le Musée Bénaki a consacrée à Tsarouchis, à Athènes, en 2016. Commentaire hors pair d'une oeuvre picturale, le texte constitue en même temps, et surtout, un condensé des idées et des intuitions qui sous-tendent l'oeuvre d'Elytis, sur la peinture, la nature de l'art, ce qui définit l'artiste, les rapports entre tradition et modernité, ce que c'est que d'être Grec. Seize oeuvres du peintre ont été choisies en contrepoint du texte, pour s'associer étroitement avec le détail de ce qu'exprime Elytis. Elles illustreront avec précision le propos du poète ; et constitueront d'autre part un corpus d'images où on retrouvera la diversité de style qui caractérise la production de Tsarouchis. Ces dessins et tableaux sont reproduits avec l'aimable autorisation de la Fondation Tsarouchis à Athènes, qui détient les droits pour l'ensemble de son oeuvre. Les deux atouts de cette édition sont d'une part qu'elle montrera des oeuvres picturales peu exposées en France et inconnues de beaucoup de lecteurs, et d'autre part que la présence du texte grec en vis-à-vis du texte français permettra à tout lecteur un tant soit peu frotté de grec d'aller et venir à son gré entre le prestigieux texte original et sa traduction. Il devrait apporter beaucoup à la fois aux lecteurs épris de peinture, à ceux qui souhaitent se faire une idée d'Elytis ou le connaître mieux, et aux amoureux de la Grèce en général.

02/2021

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Science-fiction

Le mythe d'Eleriel Tome 1 : Incarnations

Le royaume nordique d'Artasie est à feu et à sang. Ses luttes intestines tournent à l'émeute, au chaos et pourraient bien enfanter le démon de l'humanité. Les hurlements des suppliciés résonnent des profondeurs des catacombes jusqu'aux impassibles bois de Belzinka. Sceptre à la main, le nouveau seigneur Zarnakh confie alors une mission au capitaine de la garde. Il devra l'accomplir à la suite du Tournoi quadriennal d'Elyris s'il veut revoir sa fille vivante. A l'autre bout de la Terre sous les deux Lunes, dans la majestueuse forêt sacrée d'Eltalièn, Eleriel cherche inlassablement des réponses sur ses origines. L'étrange sang violet qui coule de ses veines lui en apportent dans un premier temps, mais pour en savoir plus, il devra poursuivre sa quête jusqu'à la grandiose civilisation d'Elyris... Où tout semble converger.

10/2019

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Poésie

Le Peu de monde. Suivi de Je te salue Jamais

Kiki Dimoula est actuellement la grande voix, la voix majeure de la poésie grecque. Née en 1931, elle impose son univers si personnel, si détaché de toute espérance après les visions du monde lumineux ou combattant de Ritsos, Elytis ou Séféris. Le temps, l'absence, la mort, le néant sont les constantes d'une thématique très noire, mais incarnées dans des scènes quotidiennes inattendues, éclairées par un art de la métaphore et une invention verbale inouïs. Cette poésie, en fait, ne ressemble à rien de connu - sinon peut-être aux Metaphysical Poets du XVII ? siècle anglais. Comme eux, et comme tous les explorateurs lucides de l'être, Kiki Dimoula ne craint pas d'avouer : "Oui l'impossible me suffit".

03/2010

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