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Edward Bunker

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Policiers

Les hommes de proie

Troy Augustus Cameron se sentait parfaitement justifié à être voleur. Le fondement même de sa justification était la conviction qu'il n'avait nul besoin de se justifier. Dostoïevski, par la voix d'Ivan Karamazov, l'avait énoncé de manière succincte : s'il n'est pas de Dieu, alors toutes choses sont permises. Trois hommes, tous anciens taulards ayant fait leurs classes ensemble depuis la maison de correction jusqu'au pénitencier de San Quentin, décident de renouer avec le crime sous le commandement de Troy. Ce dernier a l'idée de s'attaquer aux gangsters et aux trafiquants de drogue pour leur voler argent et cocaïne, en partant d'un postulat simple : des hors-la-loi n'iront jamais mêler la police à leurs affaires. La description que fait Bunker des rapports entre Troy et ses deux compagnons, Diesel et Mad Dog, a la force d'un constat clinique auquel vient se greffer, en contrepoint, une analyse puissante des aberrations du système judiciaire américain. Tous les protagonistes de cette histoire sont en marge d'une société qu'ils refusent parce qu'elle ne permet pas le rachat de la faute. Ce pourrait être une vision simplement cynique et désabusée, ce n'est pas le cas. Parce qu'il a crée des personnages humains, soudés par une amitié aussi intense qu'incongrue, Bunker fait passer un souffle tragique dans ce roman.

10/1997

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Policiers

Evasion du couloir de la mort

« Vous trouverez ci-joint une première mouture de mes nouvelles », écrivait Bunker à son agent. « Je pourrais continuer à travailler et à les rassembler pour en faire un seul gros volume. » Ce gros volume ne verra pas le jour puisque l’auteur est mort avant, mais les récits rassemblés ici sont du pur Bunker. Ainsi du premier, presque un court roman, Justice à Los Angeles 1927 qui met en scène un protagoniste typique de son univers. Booker, un jeune Noir sérieux, employé dans un garage, emprunte la Packard d’un client pour aller rejoindre sa fiancée. Malheureusement, une voiture de police l’emboutit. C’est l’engrenage : arrestation, prison du comté, haute sécurité à San Quentin, rébellion, mitard – son destin est scellé.Les autres textes, qui font alterner narration à la première et à la troisième personne, s’ils peuvent être lus de manière indépendante, font écho au premier. On y retrouve le même cadre, la prison de San Quentin, surnommé « La Maison de Dracula » par les détenus.Routine de la détention, couloirs, ouverture et fermeture des grilles, rencontre avec les avocats, violence, mauvais traitements, c’est le quotidien des prisonniers - à la fois morne et chargé de tension - qui nous est donné à voir par un auteur qui a passé lui-même 18 ans derrière les barreaux. Des fictions courtes, aussi électriques que ses romans.Bunker a su comme personne décrire l’atmosphère et les moeurs de l’univers carcéral tout en dénonçant avec une implacable logique l’injustice et l’absurdité de cette « fabrique d’animaux » qu’est la prison. S’y ajoute une réflexion sur le contexte racial et la double injustice dont sont victimes les Noirs, tant au niveau policier que judiciaire. Une réflexion qui n’a rien perdu de son actualité.

02/2012

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Policiers

Stark

Petit arnaqueur qui rêve de grandeur, gros consommateur de drogue et trafiquant occasionnel, homme au sang froid, Stark est quelqu'un dont il faut se méfier. D'autant plus qu'il a eu la malchance de se faire serrer par le lieutenant Crowley, alors qu'il était en liberté conditionnelle. Il ne pourra plus s'en sortir qu'en sacrifiant son pote Momo, un dealer dont il rêverait de prendre la place. Mais même pour un spécialiste de l'embrouille comme Stark, les choses se passent rarement comme prévu...

02/2010

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Policiers

Bunker

A Vollaville, plage du débarquement, le vieil Alfred Fournier possède un bar-hôtel qui a vu défiler collabos et résistants. Son fils Raymond et sa belle-fille Madeleine ont pris l'affaire en main et l'ont " modernisée " dans le style pub irlandais. L'établissement, rebaptisé le Dog Red accueille les touristes désireux de se plonger dans le passé de la Seconde Guerre mondiale et en particulier la nouvelle clientèle d'allemands. L'un d'eux s'est précisément installé au Dog Red. Bel homme d'une quarantaine d'années, toujours poli, il est d'une discrétion exemplaire. Il se nomme Jürgen Schneider, mais on n'en sait pas beaucoup plus sur lui. Il passe ses journées à se promener dans la campagne et consulte des cartes. Qu'est-il venu faire à Vollaville ? C'est ce que se demande Alfred. Grangier aussi se le demande. Grangier, c'est un fondu du débarquement qui vit en ermite dans un ancien blockhaus. Que la présence de l'Allemand cache un secret de fait de doute pour personne, surtout quand la mort violente survient. Et que l'arme du crime est un Garrant M1, l'arme des G.I. pendant la guerre. Dans ce nouveau roman, Philippe Huet reste fidèle à son style et à ses thèmes favoris, avec une forte présence de la Normandie, théâtre douloureux de la Seconde Guerre mondiale et des drames qui s'y sont déroulés. Pour autant, Bunker n'est pas un livre passéiste. Captivant de bout en bout, porté par des personnages attachants, il pose un regard attentionné et pudique sur les blessures des hommes d'aujourd'hui.

07/2008

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Policiers

Bunker

Une angoissante course au trésor dans une maison hantée par des fantômes à croix gammée. Une ancienne cité balnéaire où la jungle crève les trottoirs, où les singes envahissent les cabines téléphoniques. Un vieillard mythomane, concierge d'un bunker abandonné, sentinelle d'apocalypse veillant sur les ruines d'un laboratoire digne des " médecins " maudits du IIIe Reich ! Au bout du compte, un cocktail au goût de sang. Quand la folie tire les ficelles du crime, tout est possible, même le pire... Surtout le pire !

09/2006

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Policiers

Bunker

Un homme espionne la femme qui habite en face de chez lui, s'introduit dans son appartement et l'enlève pour l'enfermer dans un bunker... où son père enfermait déjà sa mère quand il était petit. Après "La Ferme du crime" et "Un tueur à Munich", Andrea Maria Schenkel s'affirme avec ce troisième roman intense et profond comme l'une des voix les plus subtiles de la littérature noire d'outre-Rhin.

09/2010

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