Recherche

Editions Campus ouvert

Extraits

ActuaLitté

Histoire des mentalités

Au bagne

En 1923, Albert Londres (1884-1932) effectue un reportage sur le bagne de Guyane pour le journal Le Petit Parisien. 7000 condamnés, surveillés par 600 fonctionnaires de l'Administration pénitentiaire, vivent à Saint-Laurent-du-Maroni, sur les îles du Salut et dans différents camps. Albert Londres brosse un tableau effrayant des conditions de vie des bagnards et présente le bagne comme une machine à broyer les hommes. Il dénonce la misère et l'injustice dont ils sont les victimes. En peignant des êtres humains se débattant pour leur survie, Londres introduit la littérature dans le reportage. Son enquête s'achève par une lettre ouverte au ministre des Colonies, dont le retentissement contribuera à une prise de conscience dans l'opinion publique. Aujourd'hui, Albert Londres serait considéré comme un "lanceur d'alerte". Les articles publiés dans Le Petit Parisien, du 8 août 1923 au 6 septembre 1923, seront ensuite rassemblés en un livre intitulé "Au bagne", qui vaudra à Albert Londres une notoriété nationale. La présente édition restitue certaines des photos et des caricatures qui accompagnaient les articles originaux publiés en 1923.

02/2025

ActuaLitté

Résistance

France Bloch-Sérazin

L'historien Alain Quella-Villéger a reçu, en 2019, le Prix littéraire de la Résistance pour cette biographie poignante et très documentée d'une héroïne méconnue de la Résistance française. Salué par la critique et très bien accueilli, ce livre est désormais disponible en édition de poche. Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie historique vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archive rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la résistante française. " Morte pour la France ", elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Celles et ceux qui l'ont connue gardent le souvenir d'une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et ouvert sur le monde ; une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la résistance communiste parisienne, organisée autour du XIVe arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélée.

09/2020

ActuaLitté

Allemagne

Les éminences grises du nazisme

Goering, Himmler, Goebbels... On n'ignore guère le rôle qu'ont joué tous ces sinistres personnages dans l'avènement du nazisme et quel poids ils ont pesé dans l'histoire du IIIe Reich. Cependant, dans leur sillage ou précédant leurs pas, ils sont nombreux à avoir contribué, dans diverses fonctions, à l'ascension du parti hitlérien et à l'exercice d'un pouvoir qui devait conduire au déclenchement d'une Seconde Guerre mondiale. Eminences grises ils sont restés, tout en étant néanmoins des artisans puissants et néfastes de ce régime et des horreurs qu'il a engendrées. L'intelligence au service du mal en 10 portraits fouillés et éclairants Les premiers ont été ceux qui ont permis au jeune agitateur de brasserie de s'affirmer dans son rôle de leader de parti qui n'est encore, sur la période 1919-1920, qu'un groupuscule apparemment sans grand avenir. Par leur expérience, leur participation à la constitution d'un programme politique, à la concrétisation d'une "idéologie", même fumeuse, et grâce à leurs relations, ils ont grandement facilité la formation du parti national-socialiste , ils ont offert à Hitler la possibilité de s'affirmer en tant que chef. Dietrich Eckart est de ceux-là. Le système nazi doit beaucoup au déploiement de la propagande et au contrôle implacable exercé sur la presse. A ce titre, il convient d'évoquer l'action d'Otto Dietrich, chef du service de presse d'Hitler et secrétaire d'Etat à la propagande de 1937 à 1945. Hitler bénéficiera aussi du concours de personnages qui lui permettront de subsister, voire de prospérer, en lui offrant des soutiens, des apports financiers importants. La gestion des affaires du parti, des revenus de sa presse et de ses éditions notamment, tient toute sa place et un certain Max Amann occupe en ce domaine des fonctions prépondérantes. Plus orienté vers les milieux de la finance et de l'industrie, Kurt von Schröder a été une sorte de "banquier de l'ombre" du parti nazi et de la S.S. et il sera présent aux heures cruciales de l'accession au pouvoir. On sait que sans la complicité, le soutien tacite puis ouvert de l'armée allemande, Adolf Hitler n'aurait pas pu asseoir son pouvoir comme il l'a fait. Plusieurs officiers ont eu leur part au sein de la Reichswehr puis ensuite au sein de la Wehrmacht : Walter von Reichenau, dans le sillage du ministre de la Guerre von Blomberg, avant d'être surnommé "le général nazi" est de ceux-là. Parmi les autres sombres personnages de l'univers nazi, nombre de médecins. Le médecin personnel de Hitler, Karl Brandt, mais qui fut aussi, en tant que préconisateur de l'euthanasie et de diverses expérimentations humaines dans les camps de concentration, une autorité médicale suprême du IIIe Reich. Ernst Grawitz, dignitaire de la S.S. , devenu un incroyable... Directeur de la Croix-Rouge allemande et l'inspirateur de Heinrich Himmler en matière d'extermination de masse. Ou encore Inge Viermetz, responsable de Lebensborn sous le Troisième Reich. Dans ce dernier domaine, sur le plan froidement administratif de l'organisation des camps de la mort et de l'exploitation "économique" de la "Solution finale" contre les Juifs, l'obergruppenführer Oswald Pohl, "gestionnaire" de la S.S. , déploiera tous ses "talents" ! La "justice" du IIIe Reich, quant à elle, a eu son exécuteur des basses oeuvres avec Roland Freisler, magistrat nazi fanatique, à la tête du "Tribunal du peuple", oublié car mort prématurément lors d'un bombardement allié aux derniers jours de la guerre... Ce livre fort documenté replace en pleine lumière ces personnages de l'ombre tout puissants.

11/2014

Tous les articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté