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Les immémoriaux

Empreint de poésie et de sensualité, le chef-d’œuvre de Victor Segalen est d’une modernité sans âge. Avec ce premier livre, devenu un classique, il forgera l’imaginaire anthropologique, À vingt-cinq ans, Victor Segalen, médecin de la Marine française, débarque à Tahiti. Le diagnostic s’impose à lui : confrontée à la venue des « hommes à la peau blême », aux maux et à la puissance de destruction dont l’Europe est porteuse, la culture maori se meurt. Dès lors, le poète s’emploie à recréer la belle « société antique et forte », ses fêtes, son culte du jouir, son alliance heureuse avec la nature. Quant à la langue sacrée des Maori, il la réinvente par une prose sans exemple, qui en devient le simulacre. Victor Segalen (1878-1919) est un médecin, archéologue et romancier français. Son activité de médecin de la marine l’a amené à séjourner en Polynésie, où il fit la connaissance de Gauguin et où il rédigea Les Immémoriaux. Préface de l'édition par Jean-Luc Coatalem. Retrouvez ce livre dans les nouveautés poche de la collection Aventure chez Points.

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Littérature hispano-portugaise

L'installation de la peur

PRIX UTOPIALES 2017 "Madame n'est pas sans savoir que l'installation de la peur est un objectif patriotique. Directive n°359/13. ' Un huis clos délétère et magistral, un texte jubilatoire, grinçant et drôle.La sonnette retentit dans l'appartement d'une femme vivant seule avec un enfant. Ignorant qui se trouve derrière la porte, la femme, méfiante, décide de cacher son enfant dans la salle de bains avant d'aller ouvrir. Sur le perron se trouvent deux agents du gouvernement qui l'informent de leur mission : la mise en application de la directive n° 359/13 exigeant l'installation de la peur dans chaque foyer. Faisant irruption violemment dans le salon, les deux visiteurs se lancent dans une inquiétante performance : tour à tour, ils haranguent la pauvre femme, dressant un tableau horrifique des maux de notre temps. Dans leur discours halluciné, tout y passe : crise, épidémies, catastrophes naturelles, misère sociale, guerre et torture, terrorisme... Ils agrémentent leur diatribe d'histoires effrayantes jouant sur les peurs primales de l'homme (peur de l'autre, de la maladie, de la folie...), qu'ils mettent en scène pour un effet d'épouvante maximum. Petit à petit, ils installent ainsi une violence sourde dans la pièce, entraînant la femme – et le lecteur – dans leur délire paranoïaque. Mission accomplie? Pas sûr. La peur a une vie propre, et ses ravages peuvent parfois se montrer inattendus... Né à Lisbonne en 1961, professeur de littérature et de théorie de l'édition à l'Universidade Nova de Lisbonne, RUI BARREIRA ZINK est l'auteur de récits pour la jeunesse, de scénarios de bandes dessinées et de plusieurs romans dont Dádiva divina, prix du pen Club portugais 2005, et Le Destin du touriste, traduit en français aux éditions Métailié en 2011.

09/2016

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Essais

Mémoires Vives

Les Éditions du Seuil publieront en septembre prochain, simultanément avec 20 autres éditeurs dans le monde, Mémoires vives, l'édition française du livre d'Edward J Snowden, Permanent record. L'ouvrage original sera publié par Metropolitan books (Macmillan) aux Etats-Unis le 17 septembre 2019. En 2013, un jeune homme de 29 ans surprend le monde entier en quittant la communauté du renseignement et en révélant que le gouvernement des États-Unis poursuit le projet secret de collecter toutes nos conversations téléphoniques, nos textos et nos emails. Ils veulent établir un système de surveillance de masse sans précédent, capable de s'infiltrer dans la vie privée de chaque personne sur la planète. Il révèle pour la première fois dans ce livre son histoire, comment il a participé à la mise en place de ce système et la crise de conscience qui l'a conduit à la révéler au public. "Edward J Snowden a décidé à l'âge de 29 ans de sacrifier son avenir personnel pour le bien de son pays, déclare John Sargent, président de Macmillan USA. Il a témoigné ainsi d'un courage immense, et, qu'on le veuille ou non c'est une fabuleuse histoire américaine. Il n'y a aucun doute que le monde est plus sûr et respectueux grâce à ce qu'il a fait. C'est une immense fierté pour Macmillan de publier Permanent record." Porté par une passion sans faille pour la vérité et une inébranlable sincérité, Mémoires vives est un témoignage exceptionnel, appelé à devenir un classique de notre temps. traduit par Étienne Menanteau et Aurélien Blanchard.

09/2019

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philosophie textes / critiques / essais / commentaires

De la raison d'Etat (1589-1598)

De la raison d'État, dont l'édition princeps date de 1589, compte parmi les livres qui ont le plus profondément marqué la modernité politique à ses commencements. Non seulement il a consacré la notion de raison d'État, mais il a également apporté une contribution décisive à la première affirmation européenne de l'idée d''État'. Giovanni Botero ( 1544-1617), ancien jésuite, secrétaire de grands princes d'Église et consulteur de la congrégation de l'Index, y poursuit comme objectif de codifier la rationalité gouvernementale de cette nouvelle entité politique. L''État' dit désormais la puissance publique entendue comme seigneurerie sur les hommes et domination sur les territoires, dans une direction qui intègre la leçon machiavélique – bien que l'auteur s'en défende – et rompt avec la tradition éthico-juridique qui avait procuré à la politique son langage. À l'heure des guerres de Religion mais à l'écart des théorisations juridico-politiques de l'époque, la ratio de Botero définit avant tout les savoirs permettant de conserver cette seigneurerie et domination, sous trois aspects essentiels: le gouvernement des hommes, la gestion des richesses, l'administration des territoires. Identification du politique à l'étatique et institution des savoirs du monde social nécessaires à l'État territorial: tels sont les deux traits dont la conjonction fait la modernité de l'ouvrage. Cette traduction (la première en français depuis 1599) a aussi été l'occasion d'un travail d'édition scientifique sans précédent (y compris en Italie) à partir des quatre versions revues et corrigées par l'auteur. Elle remet dans la circulation intellectuelle un 'classique inconnu', toujours cité, mais rarement lu.

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essais de sociologie

Tous winners !

Quels points communs entre Mozart, les Beatles et Bill Gates? En quoi les vedettes de hockey doivent-elles leur succès à leur date de naissance? Pourquoi les Asiatiques sont-ils doués pour les mathématiques? Pourquoi les avocats les plus riches et les plus puissants de New York ont-ils tous le même CV? Comment expliquer qu’en quelques années seulement, aux États-Unis, soient nées 20 % des plus grandes fortunes mondiales de tous les temps? Présentant une foule de personnages hors norme, Gladwell brise ici le mythe selon lequel le succès proviendrait seulement d’un talent naturel. Dans le style palpitant qu’on lui connaît, il montre au contraire que les prodiges doivent leur succès à nombre de facteurs extérieurs: circonstances, timing, culture, famille, classe sociale, lieu ou date de naissance… et travail! Car – et c’est l’une des lois immuables du succès – il faut s’être consacré dix mille heures au moins à sa discipline pour y exceller! Avec Le Point de bascule (Flammarion, 2012), Gladwell nous avait fait voir comment générer une mode ou un best-seller ; avec La Force de l’intuition (R. Laffont, 2006), il a modifié notre conception de la pensée ; avec Tous winners!, il nous aide à comprendre les mécanismes inattendus du succès. On veut miser sur la jeunesse? En mettant en place des « conditions favorables », nous pouvons faire de nos écoles et de nos institutions des pépinières de talents durables. Vo: Outliers: the story of success En couverture: Photomontage original d’après des photos: © Bridgeman Images ; © Lynn Goldsmith / Corbis ; © Bettmann / Corbis © Malcolm Gladwell, 2008 Tous droits réservés L’ouvrage original est paru aux éditions Little, Brown and Company, États-Unis, 2008, sous le titre: Outliers: the story of success Traduction française © Les éditions Transcontinental, Québec, 2009, sous le titre: Les Prodiges: pourquoi les qualités personnelles et le talent ne suffisent pas à expliquer le succès © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

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psychanalyse

Pour concevoir les aphasies ; une étude critique

En 1891, Freud publie son premier ouvrage sur la nature des troubles liés à la parole qu’on nommait du terme général d’« aphasies ». Il intervient ainsi au cœur d’un débat alors fort vif (près de 2300 publications sur la question en vingt ans). Ses qualités de lecteur critique – qu’on retrouve dans le premier chapitre de L’interprétation du rêve écrit neuf ans plus tard – y sont déjà patentes puisqu’il étudie dans leurs détails les contradictions des conceptions dominantes, non pour en imposer une nouvelle, mais pour dégager la problématique présente dans cette complexité théorico-clinique. Ce texte est rangé depuis longtemps dans les œuvres dites « pré-psychanalytiques » de Freud. Cette vérité chronologique (on date classiquement la naissance de la psychanalyse d’une lettre à Fliess fameuse de 1897) est d’une certaine façon trompeuse dans la mesure où Freud y façonne une théorie de l’« appareil à langage » qu’on retrouvera, dans ses grandes lignes, à tous les moments clefs de ses élaborations ultérieures. Lire cet ouvrage, c’est donc s’ouvrir à certains éléments décisifs du savoir freudien pris ici in statu nascendi, tout en se donnant la possibilité d’apprécier la rigueur de raisonnement que Freud sait appliquer aux indispensables données cliniques, qu’il parcourt inlassablement sans s’en contenter. Jamais réédité pendant un siècle, ce texte a fait l’objet d’une édition critique pour son centenaire en 1992. À cette occasion, Paul Vogel (puis, à son décès, Ingeborg Meyer-Palmedo) a entrepris de passer au peigne fin les nombreuses citations données par Freud aussi bien en allemand qu’en anglais ou en français, les trois langues où s’exprimaient la plupart des auteurs, tout en se souciant de donner ça et là quelques éclaircissements sur des passages devenus par trop allusifs avec le temps. Ceci nous vaut des « notes de l’éditeur » (NDE) qui viennent s’ajouter aux notes de Freud (NF). Une première traduction du texte de 1891 avait été donnée en 1983 par les PUF, due à Claude Van Reeth, avec une préface de Roland Khun. La nouvelle traduction proposée par les éditions Épel est due à Fernand Cambon. Elle prend appui sur l’édition critique de 1992, ce qui permet d’y intégrer, non seulement l’appareil critique de cette édition complétée de nouvelles « notes du traducteur » (NDT), mais aussi la remarquable étude de Wolfgang Leuschner, ici en postface, qui jette une vive lumière sur les aspects les plus techniques de l’ouvrage.

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