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Denys Riout

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Beaux arts

Portes closes et oeuvres invisibles

L'invisibilité des "oeuvres invisibles" n'est nullement due à des circonstances malheureuses, perte ou destruction. Elles ont été pensées comme telles par des artistes qui ont sciemment décidé de les offrir aux amateurs sans les leur donner à voir, ou fort peu. La plupart ont une existence matérielle avérée. Certaines négligent la vue et mobilisent l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher. Quant aux oeuvres qui pourraient être visibles si l'artiste n'en avait pas décidé autrement, elles sont cachées ou occultées afin que nous ne puissions les regarder. L'effacement du primat de la vue opère un bouleversement profond dans notre rapport aux "arts visuels" . Pour la première fois, ces oeuvres sont étudiées dans une perspective globale.

04/2019

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Beaux arts

La peinture monochrome. Histoire et archéologie d'un genre, Edition revue et augmentée

Le monochrome - le carré blanc sur fond blanc - est un objet ambigu. Représentation d'une absence de représentation, il est l'invisible rendu visible. Il semble donner accès à la quintessence de la vérité picturale : une icône. Mélancolique, il fait apparaître la dérision d'une peinture malade et à bout de souffle : les humoristes rient de ces tableaux qui représentent des jeunes filles chlorotiques sur fond de neige... Entre l'absolu et le nihilisme, le genre déploie ses possibilités immenses et paradoxales : couleurs, tailles, matières font la richesse du monochrome. Denys Riout cartographie ce territoire en procédant non pas chronologiquement mais logiquement : en remontant d'Yves Klein jusqu'aux précurseurs ironiques du XIXe siècle, il montre que l'image n'est pas l'autre du discours, mais un mode d'existence du savoir.

05/2006

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Beaux arts

Qu'est-ce que l'art moderne ?

L'art contemporain est l'objet d'une querelle : face à ce qui apparaît comme une " balkanisation " du champ artistique où il n'est jusqu'à la notion d'œuvre d'art qui ne se dissolve, les uns chantent la liberté retrouvée, les autres dénoncent le règne du n'importe quoi. L'ouvrage de Denys Riout se propose d'aider ses lecteurs non pas à juger a priori, mais à comprendre comment on en est arrivé là. Pour ce faire, il retrace, sur le mode thématique et chronologique, ce que fut le XXe siècle artistique, insistant notamment sur les grands mouvements - avant-gardes, manifestes, écoles - qui ont jeté, sous le nom d'art moderne, les soubassements de la situation actuelle de l'art. Par là, il éclaire les grandes spécificités de l'art contemporain : comment s'est imposée la notion d'" arts plastiques " et l'œuvre d'art a cessé d'être peinture ou sculpture pour se faire uniquement vidéo, photographie, performance ou exhibition du corps de l'artiste ; pourquoi les critères d'évaluation sont bouleversés, le rôle du commentaire critique devient constitutif de l'œuvre, et l'artiste ne s'autorise plus que de lui-même pour décider ce qui est art et ce qui ne l'est pas. Si chacun demeure libre de porter un jugement, il dispose désormais, avec cet ouvrage, des éléments nécessaires pour le faire.

11/2000

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Beaux arts

Yves Klein : manifester l'immatériel

En avril 1958, Yves Klein, connu pour ses monochromes et son attachement au bleu, présentait une exposition dans laquelle nul tableau, nulle sculpture, nul objet n'étaient visibles. Cette manifestation, bientôt nommée " exposition du vide ", a fait date. Or ce titre qui n'était pas dû à l'artiste, rend son projet à peu près incompréhensible. Klein expliqua pourtant à de nombreuses reprises ses intentions. Grâce à cette " immatérialisation du tableau ", il espérait " créer une ambiance, un climat pictural invisible mais présent " capable de manifester, par son rayonnement, l'essence même de la peinture : la " sensibilité picturale immatérielle ". Peu après, Yves le Monochrome organisait des cessions de " zones de sensibilité picturale immatérielle ", payables contre un certain poids d'or fin, échanges pour lesquels il conçut un " rituel ". Depuis sa première tentative d'une présentation de la " sensibilité picturale invisible ", en 1957, jusqu'à sa mort, survenue en 1962, à l'âge de trente-quatre ans, Yves Klein n'a jamais cessé d'approfondir et d'affiner son propos. Parallèlement, il imagina d'utiliser le corps de jeunes femmes comme " pinceaux vivants ". Apposant l'empreinte de leur chair sur des supports disposés à cet effet, elles réalisèrent des peintures parfaitement visibles : des " Anthropométries ". Loin de relever d'une aspiration contradictoire, ces deux modalités d'existence de son œuvre s'appuient sur une articulation qui est au cœur du Mystère chrétien fondamental, l'Incarnation. Telle est du moins l'intuition développée dans cet essai qui tente de retrouver, au-delà de la disparate des réalisations, l'unité profonde des préoccupations de l'artiste, catholique dont la dévotion à sainte Rita, patronne des causes désespérées, est attestée. Manifester l'immatériel, première étude exclusivement consacrée aux œuvres immatérielles de Klein, entend décrypter la saga de cette fiction poétique et l'inscrire dans l'horizon culturel qui l'a rendue possible. C'est pourquoi l'enquête minutieuse menée à partir de nombreux documents connus ou récemment mis au jour, s'accompagne d'une plongée dans les racines philosophiques et religieuses de l'art occidental, préoccupé autant par la vérité qui gît dans l'invisible que par les splendeurs, les charmes du visible.

04/2004

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Beaux arts

Un texte, une oeuvre. Quatorze oeuvres du Musée national d’Art moderne, commentées

Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.

03/2020

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Encyclopédies de poche

Yves Klein. L'aventure monochrome

Yves Klein avait l'intention de publier un recueil de ses textes qui aurait eu pour titre l'Aventure monochrome. Ce choix résume à merveille son parcours, foisonnant comme un roman picaresque. Il souhaite d'abord devenir judoka, séjourne en Angleterre et en Espagne, puis réalise son rêve : étudier le judo au Japon. Lorsqu'il rentre à Paris en 1954, ceinture noire 4e dan, la Fédération française de judo refuse d'homologuer ses grades japonais. Yves Klein se tourne alors vers l'art. Devenu Yves le Monochrome, il adopte le bleu auquel il donne son nom - l'IKB, International Klein Blue-, projette l'art dans l'invisible, transforme ses modèles en " pinceaux vivants ". De l'immatérialisation du bleu aux Anthropométries, des Reliefs éponge aux Peintures de feu, des Zones de sensibilité picturale au Saut dans le vide, Denys Riout nous invite à découvrir l'un des artistes les plus novateurs de son temps, dont les audaces, constamment renouvelées au cours de huit années de création seulement, ne cessent de stupéfier. Et d'enchanter.

09/2006

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