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Cypora Petitjean-Cerf

Extraits

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Pédagogie

L'école de la dernière chance. Un an en classe-relais

Quand un élève est en grande difficulté scolaire, quand il échappe à toute autorité, quand il est au seuil de la violence, que fait-on ? On tente l'école de la dernière chance : les " classes-relais ". Créées à titre expérimental puis officialisées par le ministère de l'Éducation nationale, elles ont pour vocation d'accueillir des adolescents en rupture avec l'école. Laboratoires d'innovation pédagogique, ces classes-relais sont aussi parfois - comment le nier ? - des dépotoirs pour collégiens devenus " ingérables ". Cypora Petitjean-Cerf nous livre ici un document exceptionnel sur le quotidien d'une jeune prof de lettres, engagée volontaire dans ces territoires perdus. Conçu comme un journal de bord organisé en petites saynètes dialoguées, ce livre permet de suivre la poignée d'élèves qui ont été confiés à l'enseignante pendant un an. Certains jeunes sont attachants, d'autres sont violents, tous sont perdus. Sans verser dans la litanie convenue des plaintes, Cypora Petitjean-Cerf parvient à nous faire partager la difficulté de son travail, ses espoirs, ses échecs, et à nous faire sentir ce qu'est le lien particulier qui unit un enseignant à ses élèves, même et surtout dans ce cas limite.

03/2005

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Littérature française

La belle année

Je m'appelle Tracy Charles et j'ai onze ans. Je viens d'entrer en sixième au collège Jean- Lurçat qui se trouve tout près de mon ancienne école. L'école des Cosmonautes est la plus pourrie de la ville, tout le monde le dit. J'habite Saint-Denis depuis toujours. Je suis née en 1997 à l'hôpital Delalontaine qui est à deux cents mètres de l'école des Cosmonautes et à quatre cents mètres de mon collège. Sans vouloir me vanter, je suis intelligente. En CM2, j'avais des vingt sur vingt dans toutes les matières et j'étais tellement rapide qu'au bout de deux minutes j'avais fini tous les exercices prévus pour une heure. Du coup, la maîtresse me donnait d'autres trucs plus difficiles. Mais ses trucs plus difficiles, je les finissais en dix minutes et après je restais les bras croisés jusqu'à la récréation. Le problème était d'autant plus embêtant que je bavarde quand je n'ai rien à faire. Ou plutôt je bavardais, car on parle de l'année dernière, une époque où je n'étais pas encore mûre. Pour prévenir les débordements, la maîtresse m'avait placée loin de mon copain Cosimo. A l'autre bout de la classe. Cosimo est mon meilleur ami depuis le CP. Je précise qu'il est homosexuel et moi aussi. Forcément, ça crée des liens. Et puis il déteste son beau-père, tout comme moi."

02/2012

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Littérature française

Le film

Fraîchement débarquée à Marcq-en-Baroeul, dans le Nord de la France, Ruth s'ennuie. Ses élèves de primaire, qu'elle tente d'éveiller par toutes sortes d'activités, la dépriment. Elle les prend en grippe et commence même à les détester. Un beau jour, elle sympathise avec sa voisine Gisèle, elles décident ensemble de participer au Festival international du film documentaire de Marseille. Les deux femmes se filment à tour de rôle. Chacune se raconte alors devant la caméra. Ruth interroge son identité juive et Gisèle, adoptée à la naissance, explore ses souvenirs et tente d'élucider le mystère de ses origines. Ce projet devient le moteur de leur vie et celui de tout leur entourage. Cet entourage, c'est Juan, le mari de Gisèle, Chrissie la boulangère, ou encore l'étrange madame Havetz, personnage ambigu et troublant. Chacun ressent le besoin de parler, d'être saisi par la caméra et de faire partie du film.

01/2009

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Littérature française

Le musée de la Sirène

" Dans le restaurant chinois en face de chez moi, il y a un grand aquarium. Truites roses, truites grises, trois crabes aux pinces ficelées, et une petite sirène. Avant-hier, j'ai plongé le bras dans l'eau. Personne ne m'a vue. J'ai capturé la sirène. Chez moi, j'ai rempli le lavabo et je l'ai mise dedans. Elle a nagé, tout gentiment, sans angoisse. Ensuite, pendant la nuit, je n'ai pas dormi. Toute tordue dans mon lit, j'ai écouté la sirène en train de faire sa nage. Sur le drap housse, j'essayais de me tordre comme elle dans son eau. Torsion du buste à gauche, torsion du buste à droite, et ma queue verte qui ondule en dessous. Le lendemain, j'étais très fatiguée. Je lui ai caressé les écailles du bout des doigts. Elle a souri. "

08/2005

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Littérature française

Le corps de Liane

" Le samedi 31 août 1985, la deuxième chaîne suspendit la diffusion de Dallas. Liane et Roselyne arpentaient les allées de Sephora comme deux âmes en peine.- Tu te rends compte qu'on verra plus Pamela ? répétait Liane à n'en plus finir. Elle attrapa un rouge à lèvres Chanel, dévissa le tube, se passa le bâton sur le dos de la main. Le bâton forma un trait coloré et gras. Liane éloigna sa main pour observer le résultat. La dernière fois que Pamela était apparue à l'écran, elle venait de se faire faire une permanente et elle s'était mise à travailler. Liane et Roselyne n'avaient pas bien saisi en quoi consistait l'activité professionnelle de Pamela. Elle travaillait dans un bureau, mais il était sans cesse question d'une boutique. C'était confus. Une certitude, cependant : Bobby ne prenait pas au sérieux le nouveau métier de sa femme et Pamela souffrait de ce manque de reconnaissance. Pamela Ewing était victime de l'incompréhension masculine et ni Liane ni Roselyne ne pouvaient lui venir en aide. La série s'arrêtait pour le moment. La série s'arrêtait et il n'y avait rien à faire. "

01/2007

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Actualité et médias

"Ce jour-là, j'ai commencé à détester les terroristes". Paroles de collégiens

J'enseigne les lettres depuis douze ans dans un collège du Val-de-Marne. C'est dans cette même banlieue, à cent mètres du collège, qu'Amedy Coulibaly abandonna sa voiture le 8 janvier 2015, entraînant le bouclage de tout le quartier et de notre établissement. Ce livre contient des paroles d'élèves au lendemain des attentats survenus à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher, explore leurs réactions et tente de comprendre qui est cette jeunesse. La semaine du 26 janvier, je propose en effet à mes élèves de 4e et de 3e de revenir par écrit sur les événements des 7, 8 et 9 janvier. Je leur distribue des feuilles blanches sur lesquelles ils sont dispensés d'écrire leur nom afin de se sentir libres. Mon souhait : recueillir des opinions spontanées, une pensée qui ne soit ni encadrée, ni dirigée, ni teintée par celle de l'adulte. Au lendemain des événements, c'est là que réside à mon sens la vraie mixité : dans la disparité des réactions. Engagement versus nonchalance. Conscience collective versus individualisme. C.P.-C.

04/2015

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