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Cri furtif

Extraits

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Poésie

Cri furtif

L'audace de l'échange, l'amour en étincelles, accaparent l'exaltation de moments fusionnés. Certaines âmes demeurent aphones le moment où la luxure est appréciée de façon libertine. L'offense d'un secours peut alors devenir sourde. Dans l'entente, les chairs se veulent-elles être toujours communiées d'une façon rassasiée ? Né en 1972, Claude Fournier est victime d'un accident de la circulation en 1991. Alors qu'il est à moto, il est renversé par un camion. Le choc provoque un traumatisme crânio-cérébral sévère, le plongeant dans un coma profond durant un mois. Depuis ce jour, il aborde la vie avec une certaine philosophie.

07/2022

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Poésie

Poèmes philosophiques

Au bout du bout du compte, je préfère, pour moi et pour notre belle planète, la paix à la guerre, c'est-à-dire le temps calme à la tempête, La tolérance à la croyance La réflexion à l'ostentation Le jour à la nuit Le partage entre tous, à la richesse d'une déesse L'amitié qui console, à l'amour exclusif qui isole Le naturel toujours imprégné du sceau de l'éternel au toujours plus agressif artificiel La philosophie à la cosmologie L'harmonie de la danse à l'excitation de la transe Le chant venu de la joie et de la bonne humeur au cri craché par la douleur L'art ancien au furtif contemporain La musique archaïque à la techno-musique L'apparente torpeur de la sagesse à l'ivresse de la vitesse Les équilibres de temps dits archaïques à d'inopportunes avancées technologiques... En résumé, le rond au carré ! Ainsi, de ce pas, je m'en vais vers l'éternité, laissant ici-bas, peut-être, quelque bribe que d'aucuns qualifieront d'I. A.

03/2025

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Littérature française

La verrière

" Depuis que ma mère nous avait découvertes, enlacées, sous la verrière, depuis qu'un petit cri de rage, poussé par Mina, l'avait alertée comme un couinement, depuis qu'elle s'était précipitée pour se pencher, ses cheveux tristes pendant au-dessus de nous, Mina s'était détournée de moi. Comme pour isoler une vieille toiture basse, elle tapissa la verrière de journaux épais, qu'elle scotcha. Puis, dans les interstices, elle bourra son tablier de cuisinière. La verrière devint presque noire. Au vrai,, Mina s'était éclipsée. " La verrière, changeante comme un ciel, qui sépare la maison familiale du garage où vit Mina, n'est pas une frontière close. Les chuchotements, les gestes furtifs, l'éblouissement de l'amour partagé et bientôt les regards haineux de la mère s'y croisent. L'adolescente se perd dans ce miroitement jusqu'au drame. Il faudra bien que la verrière vole en éclats.

09/1998

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