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Sharko

" Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier. À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux. "

Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir.

05/2017

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efficacité de l'organisation

Efficaces ensemble ; un défi français

Pourquoi les Français doutent-ils à ce point de leur efficacité collective? Culte de l’indépendance à l’égard de la hiérarchie et défense jalouse des acquis font souvent obstacle à de modes de coordination plus efficaces au sein des entreprises. Mettre en synergie les efforts de tous y est un défi difficile à relever. Cependant, ces difficultés ne sont pas insurmontables. Cet ouvrage s’interroge sur la portée et les limites du management local pour y remédier. Il s’appuie pour ce faire sur une solide étude empirique, conformément à une démarche classique en sciences sociales. Le récit détaillé d’un cas réel, suivi dans la durée, permet en effet à l’auteur de montrer comment une organisation et un management adéquats peuvent faciliter la confiance et la solidarité entre des acteurs qui jusque-là s’évitaient soigneusement, pour leur permettre d’être davantage « efficaces, ensemble ». En s'appuyant sur une comparaison internationale, l’ouvrage met en lumière la « singularité française » dans la difficulté à coopérer. Mais il éclaire aussi les conditions qui permettent de la surmonter. Refusant d’emboiter le pas aux prophètes du déclin français, il pose les bases d’un management culturellement averti des pièges et des ressources qu'offrent les particularités de notre fonctionnement social. Jean-Pierre Segal est professeur à l’École nationale des ponts et chaussées de Paris et chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique du CNRS. Ses travaux portent sur les formes efficaces de coopération au sein des entreprises, dans une perspective comparative internationale. Il est notamment l’auteur (en collaboration) de Cultures et Mondialisation.

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histoire faits de societe, temoignages contemporains, actualite

Du diable en politique ; réflexions sur l'anti-lepenisme ordinaire

« L’antilepénisme ordinaire a pris l’allure d’une machine fonctionnant dans un seul sens: empêcher de connaître et de comprendre l’ennemi désigné, interdire toute discussion libre et informée sur le mouvement lepéniste, substituer l’indignation morale et la condamnation diabolisante à la critique argumentée et à la lutte politique. La diabolisation de l’adversaire empoisonne le débat démocratique et profite en définitive au parti lepéniste, qui tire habilement parti de la dénonciation vertueuse et consensuelle dont il est l’objet pour se poser en victime du “Système”. Toute dénonciation extrémiste fait le jeu de l’extrémisme dénoncé. Le seul moyen de dire clairement en quoi les orientations du FN sont inacceptables consiste à analyser le programme de ce parti sans lunettes idéologiques, donc sans le lire à travers les stéréotypes accumulés au terme d’une longue tradition “antifasciste”. Face au FN, il faut d’abord vouloir le connaître, puis le juger sur ses résultats locaux, dans la gestion municipale, et non plus seulement sur ses intentions déclarées ou ses projets. » Ce livre, qui analyse la diabolisation dans tous ses aspects, s’efforce de penser l’extrémisme politique, sur la base de multiples exemples historiques. Il s’impose pour faire face aux extrémismes contemporains.

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essais de sociologie

Le flâneur postmoderne ; entre solitude et être-ensemble

Voyageur, voyeur, voyant, le flâneur privilégie le songe, les jeux de masques. Il transforme la ville, faite de matériaux solides et gris, en un espace fluide, mouvant, coloré. Adepte du rythme lent, il voue un culte à l’inutile et gaspille le temps avec art. Il recherche la solitude dans la foule, proclame l’absolue nécessité de l’oisiveté et, par sa démarche vagabonde, réinvente sans cesse les formes du quotidien. Imprévisible caméléon, ce résistant silencieux lance un défi permanent à la norme et à la médiocrité. Splendide élitisme que celui d’être anonyme… et donc libre. Dans le sillage de Walter Benjamin, Georg Simmel, Jean Baudrillard, Guy Debord, Michel Maffesoli, Jieun Shin signe un essai sociologique de haute facture sur cette figure postmoderne par excellence qu’est le flâneur contemporain. Elle montre que, dans le labyrinthe urbain, ériger l’art de la dérive en mode d’être au monde permet de dépasser le narcissisme et le simple souci de soi. Quand marcher sans intention véritable est une forme de bonheur…

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essais de sociologie

La loi et les prophètes ; les socialistes français et les institutions politiques

Les socialistes français n’ont jamais élaboré une vision claire du régime représentatif. Leur critique persistante de la Ve République a fait oublier leur relation ambiguë et contradictoire avec le parlementarisme « bourgeois » sous les deux républiques précédentes. Jean Jaurès, Léon Blum et Guy Mollet ont tour à tour incarné cette contradiction. La manière dont le socialisme français a pensé et géré tout au long de son histoire son rapport au régime représentatif forme la trame de cette vaste fresque. Par quel processus historique un parti de classe marxiste a-t-il fini par se muer en France en un parti parlementariste? Quelles ont été pour lui les conséquences de son intégration au régime parlementaire? Pourquoi les socialistes n’ont-ils pu détruire le « régime gaulliste » et comment François Mitterrand a-t-il réussi à les amener au compromis avec la Ve République? Des « enragés » de la Révolution française et des premiers disciples de Marx à l’acceptation du libéralisme politique par François Mitterrand et François Hollande, de Jean Jaurès et Léon Blum à Lionel Jospin en passant par Paul Faure, Daniel Mayer et Guy Mollet, voici retracés deux siècles d’histoire politique et intellectuelle qui éclairent d’un jour neuf, ô combien d’actualité, le difficile rapport des socialistes aux institutions politiques, et, par voie de conséquence, à l’exercice du pouvoir.

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essais de sociologie

Enfances ; pratiques, croyances et inventions

Des enfances sont au foyer de ce livre: toutes faites d’expériences inaugurales et de rapports humains fondateurs, vécus et intégrés par chacun, entre dépendance nécessaire et autonomie croissante au fil des jours et des ans. Ce « petit monde dans le grand » (Walter Benjamin) a retenu l’attention des écrivains, des poètes, des artistes. Mais les cultures et les sociabilités juvéniles sont encore, étrangement, des terres largement inconnues. Les huit anthropologues réunis ici explorent ces friches de la connaissance, à partir de recherches effectuées en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord et en Asie. Quelles cultures des enfants produisent-ils, tandis qu’ils s’humanisent au sein des leurs et entre eux, avant d’intégrer l’âge adulte? Leurs activités peuvent-elles féconder en retour leurs milieux d’appartenance: familles, quartiers, ethnies, cités, nations…? Fondé sur des ethnographies directes ou des récits de première main, Enfances révèle que des groupes humains très divers, articulent efficacement au bien commun le caractère transitoire de l’âge d’enfance, son anomie relative, la gratuité, l’intensité et l’inventivité des actions juvéniles, comparées aux régulations plus rigides, aux vastes enjeux, aux marches mieux assurées et aux routines indispensables qui pérennisent l’existence collective en entier.

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