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Claude Cahun

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Critique littéraire

Claude Cahun. L'Exotisme intérieur

François Leperlier retrace l'étonnant parcours de Lucy Schwob, nièce de l'écrivain Marcel Schwob, née à Nantes en 1894, et connue sous le pseudonyme de Claude Cahun qu'elle adopta en 1917. Après la Première Guerre mondiale, installée à Paris, dans le quartier de Montparnasse, avec son amie intime, Suzanne Malherbe, elle se lie avec Adrienne Monnier, Sylvia Beach et Chana Orloff. Poète, essayiste et photographe, elle collabore à plusieurs revues et journaux. Elle publie des proses poétiques et des nouvelles d'inspiration symboliste qui remettent en question l'image de la femme. En 1930, elle manifeste son androgynie, son ambivalence et sa " manie de l'exception " dans l'essai autobiographique illustré de photomontages, Aveux non avenus. Elle développe une méditation particulièrement audacieuse sur le narcissisme, la mise en scène de soi, le dépassement et la métamorphose des genres (féminin/masculin ; homosexualité/hétérosexualité). Au milieu des années vingt, elle se lie étroitement avec Henri Michaux, puis avec Robert Desnos et René Crevel. Elle participe à l'aventure du Théâtre ésotérique (Georgette Leblanc, Nadia), et à celle du théâtre du Plateau (Pierre Albert-Birot). En 1932, elle adhère à l'Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires et rencontre André Breton. Elle s'associe au mouvement surréaliste dont elle soutiendra les grandes orientations, notamment dans un essai polémique : Les Paris sont ouverts. En 1935, elle participe à la fondation de Contre-Attaque, aux côtés de Bataille, Klossowski, Breton et Péret. Elle s'éloigne de l'attitude " oppositionnelle " trotskiste, pour s'orienter vers des positions libertaires qui renouent avec l'individualisme rebelle de sa jeunesse. Durant la guerre, à Jersey - où elle s'est installée en 1938 -, elle va mener des actions de résistance contre l'occupation nazie. Arrêtée et condamnée à mort, elle échappe de peu à l'exécution. Elle laissera inachevée son autobiographie, Confidences au miroir, avant de s'éteindre en 1954. Révélée dans les années 1980, l'œuvre photographique de Claude Cahun, qui privilégie la mise en scène (travestissement, jeu de masques, théâtre d'objets), fut d'emblée reconnue comme l'une des plus singulières et des plus inventives de l'entre-deux-guerres. Elle anticipe largement sur les recherches contemporaines. La nouvelle édition de ce livre, remanié et abondamment enrichi, se présente à la fois comme une biographie d'une femme subversive et une monographie de son œuvre littéraire et photographique.

05/2006

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Beaux arts

Claude Cahun. Edition bilingue français-anglais

"Quand on renonce à créer, il ne reste plus qu'à détruire : car aucun vivant ne peut se tenir debout — immobile — sur la roue du destin."

06/2017

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12 ans et +

Cahin-caha

" Parfois, je me figure que je suis comme les dodos. Les dodos ont tous disparu : trop lourds pour voler, ils ont tous terminé en brochettes. Pourtant, ça ne m'empêche pas de me sentir comme eux : un handicap, c'est comme une limite de vitesse imposée qui vous condamne à vie à rouler au pas et à tousser dans le sillage des autres. Dans le grand derby de la vie, comme canasson, je ne vaux pas un bourrin : j'ai l'air d'avoir douze ans alors que j'en affiche cinq de plus au compteur et déplié, je culmine péniblement à un mètre cinquante-six. De là à dire que les perspectives d'avenir d'un handicapado ont de quoi flanquer la frousse à n'importe quel clampin... "

01/2006

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Policiers

Cahin-Chaos

Petar occupait un petit emploi à la coopérative agricole. Ilona, sa soeur aînée, veillait sur lui comme une mère. Et puis la guerre est arrivée. Petar a pris les armes, Ilona a préféré prendre la fuite. Elle échoue en France où elle trouve à s'employer chez les Versoix. A leurs yeux, elle est la femme de ménage idéale ! Quand la guerre prend fin, Petar se réfugie auprès de sa soeur. Recherché par le Tribunal Pénal International, il pense avoir trouvé un moyen d'échapper au châtiment. Ilona est terrifiée. Mais tant pis pour les Versoix ! La famille passe avant tout.

02/2005

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Littérature française

Aveux non avenus

Avancer vers la découverte de soi, énoncer les dispositions secrètes du moi, mettre à nu les mécanismes sentimentaux, expérimenter les ambiguïtés de la différence sexuelle, se débattre avec la tentation de l’absolu, voilà l’entreprise dans laquelle se lance Claude Cahun (1894-1954), dès 1919. Pour se mettre à l’épreuve et donner forme à son « aventure invisible », la nièce du romancier Marcel Schwob braque sur elle les deux instruments qui capteront les images et permettront leur savant montage : l’écriture et l’appareil photographique.D’emblée, elle sait que l’introspection sous le régime de la confession est une stérile illusion, que la prise directe est impuissante à restituer la singularité de l'expérience. C’est au jeu des incarnations et des métamorphoses que le moi se dévoile et s’invente sans fin : « Sous ce masque, un autre masque. Je n’en finirai pas de soulever tous ces visages », écrit-elle.Dans Aveux non avenus, livre achevé en 1928, l’artiste se met elle-même en scène, distribue ses propres rôles, provocants ou ironiques, idéalisés ou détestés, personnages mythiques, masculins et féminins, neutres ou inclassables. Cette œuvre totale mêle aux photomontages, réalisés en collaboration avec sa compagne Suzanne Malherbe (dite Moore), des fragments de journaux intimes et de lettres, des poèmes, de la prose polémique, des considérations spéculatives.Si Claude Cahun fascine tant depuis que son œuvre a été redécouverte par François Leperlier au milieu des années 1980, c’est que l’on voit en elle un précurseur. Individualiste et rebelle, elle explore avec une audace inouïe et sans concession l’insaisissable identité et subvertit tous les genres.Aveux non avenus, son livre majeur et méconnu, dit l’étrangeté radicale et l'irrépressible liberté d’être.

04/2011

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Littérature française (poches)

Héroïnes

Nièce de Marcel Schwob, Claude Cahun (1894-1954) aura été une artiste inclassable, adepte de la subversion poétique. Dans son œuvre tant littéraire que photographique, elle fait valoir avec audace son " androgynie " et sa volonté de cultiver sa singularité. Dans ces seize nouvelles écrites entre 1920 et 1924, toutes réunies pour la première fois en volume, elle s'empare des légendes de quelques grandes figures féminines pour en donner une version étonnante et décapante où s'inversent les genres : Dalila, Judith, Sapho, Cendrillon, Salomé, Eve, etc., sont ses héroïnes qui lui prêtent un peu de leur visage. Ainsi, Claude Cahun compose-t-elle son autoportrait en kaléidoscope, celui d'une femme insolite, à rebours des conventions.

05/2006

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