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Clara Dupont-Monod

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Romans historiques

Le roi disait que j'étais diable

Depuis le XIIe siècle, Aliénor d'Aquitaine a sa légende. On l'a décrite libre, sorcière, conquérante : "le roi disait que j'étais diable", selon la formule de l'évêque de Tournai... Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII. Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d'une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d'un amour impossible. Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue.

08/2014

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Romans historiques

La révolte

" Sa robe caresse le sol. A cet instant, nous sommes comme les pierres des voûtes, immobiles et sans souffle. Mais ce qui raidit mes frères, ce n'est pas l'indifférence, car ils sont habitués à ne pas être regardés ; ni non plus la solennité de l'entretien — tout ce qui touche à Aliénor est solennel. Non, ce qui nous fige, à cet instant-là, c'est sa voix. Car c'est d'une voix douce, pleine de menaces, que ma mère ordonne d'aller renverser notre père. " Aliénor d'Aquitaine racontée par son fils Richard Coeur de Lion.

08/2018

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Littérature française

Nestor rend les armes

Nestor est comme exilé dans son propre corps. Il est obèse. Le monde extérieur lui est hostile, les moindres gestes du quotidien sont pour lui une souffrance : depuis longtemps déjà, Nestor ne parvient plus à nouer ses lacets, descendre un escalier est une épreuve et parcourir les cent mètres qui le séparent du supermarché une expédition. Enfermé dans sa solitude, son existence apparaît comme une succession d'instants et de mouvements détachés les uns des autres : "Il se laissait glisser, conscient qu'à n'avoir aucune raison de vivre, on n'en a pas non plus pour mourir. Il flottait. Parfois il se disait que les émotions ne pouvaient plus atteindre son coeur à cause des barrages de graisse à franchir. Alors, pensait-il, il valait mieux ne pas maigrir. Il serait terrassé par une rafale d'émotions enfouies dans ses plis. Il était une boîte fermée". De cet être désigné au regard des autres comme un monstre, Clara Dupont-Monod tente de saisir le mystère. Celui dont le seul horizon est la photo d'un phare du bout du monde accrochée dans sa cuisine devient sous nos yeux un personnage, riche de l'histoire de son exil : argentin, arrivé en France pendant la dictature, il y retrouve une jeune femme qu'il épouse et avec qui la vie est douce. Jusqu'au drame qui inexorablement les éloigne l'un de l'autre au point qu'il finira enfermé dans la rassurante forteresse de sa propre chair. Au fil des pages, et comme à l'insu du lecteur, l'obèse réduit à sa particularité physique prend la dimension d'un être humain ordinaire. Contraint de trier les papiers de sa femme, il se retrouve confronté, à travers lettres et journaux intimes, à la vérité qu'il fuyait. Une brèche s'entrouvre alors dans le système de défense de celui à qui seule la nourriture apporte du réconfort - ses repas sont orchestrés comme des campagnes militaires et ingurgités dans sa cuisine, devenue son refuge. A force de patience et de tendresse, une jeune femme, médecin, parviendra peut-être à conjuguer sa propre solitude à celle de ce patient peu ordinaire. La langue poétique et précise de Clara Dupont-Monod agit comme un charme puissant pour suggérer l'indéfinissable attachement, tissé de leur besoin de chaleur et de leur détresse, qui naît entre ces deux-là... L'écrivain se garde bien de conclure : trois issues s'offrent au lecteur, comme s'il était impossible qu'une si belle histoire finisse mal.

08/2011

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Sociologie

Histoire d'une prostituée

Pendant presque un an, deux fois par semaine, j'ai rencontré une prostituée bulgare de vingt et un ans. Elle était silencieuse, je voulais tout savoir. Que se passe-t-il dans la tête d'une fille, mise sur le trottoir au sortir de l'adolescence, seule dans un pays dont elle ne parle pas la langue ? Qu'est-ce que faire l'amour à plus de dix hommes chaque nuit, menacée par un proxénète qui vous laisse à peine de quoi régler chambre d'hôtel et repas ? Pourquoi Iliana rêve-t-elle à d'improbables vacances quand elle se penche sur le sexe de ses clients ? Sait-on que certains hommes lui montrent aussi des photographies de leurs enfants ? Une prostituée peut-elle avoir une vie privée ? Peut-elle s'aimer elle-même ? Peut-elle jouir ? Espère-t-elle un jour reprendre une existence normale ? Pourquoi suis-je fascinée par Iliana ? Je n'ai pas voulu considérer la prostitution uniquement comme un phénomène de société. Je ne voulais pas non plus d'un point de vue moral, cette morale qui est au centre du débat d'aujourd'hui. " Cl. D.-M.

02/2005

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Littérature française

La passion selon Juette

Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l'actuelle Belgique. Cette enfant solitaire et rêveuse se marie à treize ans dans la demeure de ses riches parents. Elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Violente et lucide sur la société de son temps, elle défend la liberté de croire, mais aussi celle de vivre à sa guise. Elle n'a qu'un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre : à quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l'Eglise n'aime pas les âmes fortes... De ce Moyen Age traversé de courants mystiques et d'anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monod a gardé ici une figure singulière de sainte laïque. Elle fait entendre enfin la voix de Juette l'insoumise. Peut-être l'une des premières féministes.

08/2007

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Romans historiques (poches)

La folie du roi Marc

Premier grand roman d'amour de l'Occident, la légende de Tristan et Yseut laisse dans l'ombre une figure tragique : celle du roi Marc, l'époux légitime. C'est à lui que Clara Dupont-Monod a choisi de s'intéresser, dans les marges du récit originel dont revivent les scènes et les épisodes. Mari trompé, roi défié par son neveu et vassal, Marc ne peut qu'assister, impuissant, à la passion sublime qui détruit sa vie et son bonheur. Il dit ici sa souffrance, sa rage, son amour à lui, au gré d'un monologue fiévreux, lyrique tableau douloureux et juste d'une jalousie masculine. Les landes, les forêts, les falaises du pays de Tintagel donnent leur décor à une errance pathétique, recréée dans une prose baroque, sensuelle, envoûtante.

06/2002

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