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Chateaubriand

Extraits

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france

La duchesse de Berry ; l'oiseau rebelle des Bourbons

Tempêtes, révolutions, assassinat, enfant posthume, exil, conspirations, chevauchées nocturnes, trahison, geôle, amours interdites, mariage secret, fêtes vénitiennes… L’existence de Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry (1798-1870) réunit tous les ingrédients d’un drame romantique digne d’Alexandre Dumas – dont elle fut à deux reprises l’inspiratrice. Cette Bourbon pas comme les autres fut l’une des figures les plus célèbres du XIXe siècle, par son audace et l’espoir dynastique qu’elle incarnait: son fils, le comte de Chambord, aurait régné sous le nom de Henri V, si Louis-Philippe n’avait pris le pouvoir en 1830 et contraint les Bourbons à l’exil. En s’appuyant sur un rigoureux travail de recherche et sur des sources jamais explorées à ce jour, Laure Hillerin (dont la trisaïeule fut l’amie d’enfance de la duchesse de Berry) brosse un portrait grandeur nature de cette femme qui fi t rêver Balzac et Chateaubriand. Du château de Rosny au palais Vendramin à Venise, en passant par le Bocage vendéen ; de la sauvageonne élevée sans contraintes dans le cadre pittoresque de la cour des Deux-Siciles jusqu’à l’aïeule qui s’éteint en Autriche au milieu de sa nombreuse progéniture ; de la rebelle traquée par la police de Louis-Philippe jusqu’à la mère de Henri V, éloignée de son fils par sa propre famille, l’auteur nous fait pénétrer dans l’intimité d’une femme hors du commun, en avance sur son époque à bien des égards. Une femme généreuse, mécène, bâtisseuse et amie des arts. Une femme libre, naturelle et sans préjugés dans une époque corsetée. Un tempérament passionné et subversif qui, toute sa vie, n’a cessé de provoquer le destin, braver les interdits et bousculer les convenances.

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Écrivains français

Vagabondages Litteraires Dans Paris

Voyages dans le temps et dans l'espace, ces vagabondages suivent les pérégrinations parisiennes de quelques écrivains illustres. Abandonnant aux érudits le commentaire de leurs chefs-d'oeuvre pour se consacrer à la baguenaude en compagnie de ses auteurs favoris, l'auteur sillonne les lieux de leurs promenades, accompagne leurs visites, leurs déménagements, tente de discerner les motifs sentimentaux, familiaux ou financiers de leurs déplacements dans le Paris de leur époque. Certains auteurs sont éliminés de ce florilège: ce sont des Parisiens sédentaires. en revanche, Chateaubriand, Hugo, Stendhal, Daudet, Simenon et quelques autres ont manifesté une bougeotte citadine. Proust lui-même, pantouflard claquemuré dans sa chambre de liège du boulevard Haussmann, a déambulé comme un s. d. f., victime des aléas du négoce immobilier. Léon-Paul Fargue, piéton de Paris légendaire, exprimait, après tant d'indolentes flâneries, un voeu qui anticipait cet ouvrage: "il y a des années que je rêve d'écrire un "plan de Paris" pour personne de tout repos, c'est-à-dire pour des promeneurs qui ont du temps à perdre et qui aiment Paris. "

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lettres et linguistique critiques et essais

Modernes catacombes

"Une génération s'en va dans les lettres modernes. Parmi les maîtres qui m'ont interpellé par-dessus les années, comme on se hèle d'une rive à l'autre quand la brume qui monte va rendre le passage difficile, bien peu ont mis formellement le feu au lac. Ce sont les plus classiques d'entre les modernes, et non les plus avant-gardistes. Ils viennent d'un temps d'outre-tombe, d'avant les linguisteries et les sociologismes, où la musique importait, où écrire n'était pas rédiger. Ils peuvent s'opposer en tout, mais ils ont en commun de savoir que Chateaubriand existe, au point, pour l'un d'entre eux, Sartre, d'aller compisser sa tombe au Grand-Bé. Où le jet, aujourd'hui, ne frôlera plus la dalle que par inadvertance, faute de toilettes à proximité. Là, côté miction, est la vraie ligne de partage des eaux, entre les derniers des Abencerage et nos nouveaux Américains. " Régis Debray.

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litterature francaise romans historique

De tempête et d'espoir t.1 ; Saint-Malo

Je m’appelle Anne de Montfort. En cet automne 1761, j’apprends que Jean, mon frère, ma seule famille, a disparu aux Indes. Est-il tombé dans la guerre sans merci opposant Louis XV au roi d’Angleterre, des Amériques à l’Asie? Croupit-il dans les geôles de Madras? A-t-il résolu de chercher fortune au service de quelque nabab? Je veux, je dois savoir. Comment? À dix-huit ans à peine, orpheline, sans le sou, sans relations, dois-je me résigner et accepter ce destin tout tracé, le couvent? Et s’il existait un autre choix, plus insensé, celui d’embarquer sur un navire, à n’importe quel prix? Mon cousin René-Auguste de Chateaubriand, armateur respecté parmi ces messieurs de Saint-Malo, mon ami d’enfance Corentin, matelot de la Compagnie des Indes, mère Saint-Yves, supérieure des Ursulines de Dinan, m’aideront-ils ou me feront-ils obstacle? Je n’ai pour moi que ma jeunesse, le prestige de mon nom, ma détermination, et cette devise d’Anne de Bretagne que j’ai faite mienne: non mudera, je ne changerai pas. Création Studio Flammarion Couverture: Photomontage d’après © Bob Henry / Alamy / Photo12 ; © John Lund / SuperStock / Corbis ; © Michael Prince / Corbis

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poésie

Visage des nuits

Dans la poésie, faut il choisir la voie obscure ou la voie lumineuse? Le livre du Visage des nuits pose cette question de la forme poétique et de sa capacité d'ouvrir dans la prose, comme le préconise Dantes à propos de l'éloquence dans la langue vulgaire. On trouvera dans cet ouvrage des proses et des poésie alternées capables de se fondre les unes dans les autres, avec des formes courtes: fuscelli, épigrammes, aphorismes, énigmogrammes. Mais aussi des comptines, des sonnets dissimulés, des chansons et des milongas. Les proses sont consacrées à Chateaubriand (Les Martyrs), à Edward Young (Les nuits), à la correspondance du marquis de Sade avec sa femme Renée Pélagie de Montreuil, à la navigation et la visite des îles volcaniques, au nord de la Sicile. Les poèmes du Visage des nuits, enfin, sont une reconnaissance du drame et de la douleur. Les causes ne sont pas nommées. Le dernier poème, La terre est dure, écrit autrefois pour la tragédie moderne du Chili, désigne à la fois notre angoisse et notre possible espérance. Couverture: Catherine Marchadour

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arts plastiques, sculpture

L'invention de la vénus de Milo

L'invention de La Vénus de Milo. Comment un marbre antique découvert par hasard dans le champ d'un paysan grec, brisé en deux morceaux de surcroît, est devenu l'un des symboles majeurs de l'art occidental, voilà l'enjeu de cette enquête menée tambour battant. Au printemps 1820, il y avait foule dans la petite île cycladique de Milo : Olivier Voutier, aspirant de la Marine française nostalgique de l'empereur, fut le premier à dessiner le fascinant visage de la statue, à qui il donna les traits de la femme de ses rêves, épouse du consul local. Dumont d'Urville, le futur explorateur de l'Océanie, n'eut aucun scrupule à s'attribuer la paternité du croquis et de la découverte du marbre, tant il rêvait d'en faire hommage à son roi Louis XVIII. C'était sans compter avec le comte de Marcellus, le futur secrétaire de Chateaubriand, alors en poste à l'ambassade de Constantinople. Les notables locaux ne restèrent pas inactifs, et moins encore les pilleurs d'antiques ottomans. Au cœur de ces rebondissements sentimentaux, politiques et diplomatiques, s'inscrit pourtant la question principale : celle de l'identité de la statue. Que Voutier se soit écrié " ma Vénus ", devant la pureté et le mystère de ses traits ne constitue en rien une preuve... et jamais on ne retrouva la main gauche censée tenir la pomme de discorde, attribut de la déesse de l'amour ! Takis Théodoropoulos, dont l'iconoclaste ironie n'épargne aucun des acteurs impliqués dans cette affaire, montre ici avec brio que la Vénus de Milo fut l'invention paradoxale que tout le monde attendait. Produit d'une sensibilité néoclassique alors en vogue, elle contribua à renforcer les valeurs dont nous sommes encore les héritiers, à l'heure où triomphe la culture des musées.

05/2008

Articles

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