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Charles-Ferdinand Ramuz, Daniel Maggetti, Stéphane Pétermann

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L'Homme perdu dans le brouillard et autres nouvelles

"Cependant, il gardait sa langue ; et plus le reste de son corps allait s'engourdissant, plus il semblait qu'elle devint alerte pour ces longues histoires qu'on venait écouter : des étrangers, l'été, et même des gens du village, car elles n'ennuyaient jamais, et il en savait de toutes les sortes ; et il fumait sa grosse pipe, n'ayant plus que ces deux plaisirs." Pour Ramuz, la nouvelle est un laboratoire. Dans sa quête de formules narratives originales et ses expérimentations stylistiques, le récit court lui offre un espace concentré dont il tire le meilleur parti dès son entrée en écriture, puis tout au long de sa carrière. Qu'il s'inspire du légendaire alpestre ou mette en scène des animaux martyrisés, qu'il campe des personnages typés ou explore la scène de genre, voire le morceau bref, l'écrivain dévoile aussi bien la cruauté des hommes que l'intensité de leur rapport aux éléments, tantôt hostiles, tantôt sublimes. D'une efficacité exceptionnelle, ces textes sont autant d'hommages au pouvoir de la fiction.

06/2021

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Littérature française

Le Besoin des choses et autres chroniques

"Pourtant j'ai tenu bon, et il y a plus d'un mois que je tiens bon, accumulant ces articles, copiant même certains d'entre eux, essayant de trouver la "bonne formule" et d'être journaliste tout en ne l'étant pas". Ramuz n'est pas que romancier et essayiste. Dès ses débuts, il s'est fait connaître comme un chroniqueur de grand talent, livrant à la presse suisse et française de nombreux textes où il aborde aussi bien l'actualité que l'histoire littéraire, le quotidien que les choses de toujours. Ce volume propose une sélection de cette production, qui va de 1903 à 1947.

06/2023

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Littérature française

Les femmes dans les vignes

Le petit enfant, assis sur un carré de toile à matelas dans le pré, tend la main vers un cerisier qui est bien à quarante pas de lui. Ayant refermé sa main, il s'étonne qu'elle soit vide. Il nous faut apprendre le monde depuis son commencement. En 1914, marié et devenu père de famille, Ramuz quitte définitivement Paris. Sa nouvelle situation le pousse à interroger les fondements mêmes de son choix de l'écriture. Le récit court lui offre un terrain de réflexion privilégié, entre fiction et introspection. Quelques années plus tard, au sortir de la Grande Guerre, c'est toute son esthétique qu'il entend réinventer, à la mesure des bouleversements suscités par les événements mondiaux. Une fois de plus, il recourt à la nouvelle pour mettre en oeuvre sa vision des hommes "posés les uns à côté des autres". Au fil de ses méditations, c'est toujours la même aspiration formelle qui l'anime : la quête d'une langue, d'une narration, d'un style à lui.

06/2021