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Chandler Raymond, Tadie Benoît, Raymond Chandler, Benoît Tadié

Extraits

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Romans policiers

Le grand sommeil

Le richissime général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour enquêter sur une histoire de chantage dont est victime sa fille cadette, Carmen. Rapidement, Marlowe découvre que les deux soeurs sont liées par une affaire de jeu et de meurtre à un groupe de gangsters de Los Angeles. Mû par son sens de l'honneur et son dégoût de l'hypocrisie, armé d'un Luger noir et d'un humour caustique, Marlowe est bien décidé à découvrir la vérité. La première enquête du détective le plus connu du roman noir a été adaptée au cinéma par Howard Hawks en 1946 avec, entre autres, Faulkner et Chandler au scénario, Humphrey Bogart en Philip Marlowe et Lauren Bacall en fille aînée des Sternwood.

11/2023

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Critique Roman

Le polar américain, la modernité et le mal

Quel rapport entre les discours d'Abraham Lincoln et les enquêtes des privés américains ? Entre les champs de bataille 1917 et les combats de Scarface ? Entre la doctrine de Calvin les violences de Mike Hammer ? Entre le langage expérimental de Gertrude Stein et l'argot de Sam Spade ? Entre les magazines de: pulp fiction et les revues d'avant-garde des années 1920 ? Au rebours des visions séparatistes ou cloisonnées du polar; l'auteur montre que le roman policier américain constitue un genre ouvert sur l'histoire sociale et politique des Etats-Unis, traversé par les mêmes préoccupation3 linguistiques et stylistiques que la grande littérature de, son temps, marqué par les courants de pensée et les idéologies pessimistes nés de la révolution industrielle et de la Première Guerre mondiale : il faut y voir le double noir du roman américain d'avant-garde, avec lequel il est, de Faulkner à Burroughs, resté en dialogue souterrain mais permanent, inventant comme lui un nouveau langage, en rupture avec les normés du XIXe siècle. Cet ouvrage constitue à la fois une étude des formes et de l'évolution du polar pendant son âge d'or (1920-1960) et une réflexion sur sa portée esthétique et idéologique : ses grands , auteurs, de Dashiell Hammett et Raymond Chandler à Jim Thompson ou Peter Rabe, ont su renouveler le langage de la fiction populaire pour mettre en équation le mal et la modernité. Le polar est le lieu d'un échange entre des schémas romanesques souvent stéréotypés et des expériences d'écriture parfois radicales. Comme le blues, le jazz ou le cinéma, il reflète la vitalité de la culture américaine et sa capacité à s'incarner dans des formes d'expression " d'en bas " pour les élever jusqu'au niveau de l'art.

08/2006

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Revues

Frontières du noir

Le quatre-vingtième anniversaire de la "Série noire" , fameuse collection criminelle publiée par les éditions Gallimard, offre l'occasion rêvée de revenir sur l'emprise d'un genre littéraire populaire qui a essaimé bien au-delà de ses frontières états-uniennes d'origine, très vite conquis le cinéma - avant les séries télévisées et la bande dessinée - et gagné des lettres de noblesse institutionnelles : personne ou presque n'oserait contester son statut de "grantécrivain" à un Raymond Chandler. Frontières du noir, titre choisi en hommage à Eric Ambler, se propose d'explorer en priorité les domaines français, américain et britannique (avec tout de même une excursion japonaise) en privilégiant tout d'abord le pas de côté : Charles Dickens ou Francis Carco, Michael Curtiz ou François Truffaut, ces noms donnent quelque idée d'une approche volontiers périphérique. Le noir s'étend dès lors sans se diluer et permet de penser à nouveaux frais les enjeux d'une permanence d'un genre pensé comme un recours, plus inquiétant qu'apaisant, aux angoisses du temps.

06/2025

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Romans noirs

Romans noirs

Horace McCoy (1897-1955) est de ceux qui ont choisi de dépeindre une Amérique fragilisée par la Grande Dépression, violente, sombre et impitoyable, ôtant à l'homme toute dignité. Aux côtés des "durs" (gangsters, politiciens corrompus, détectives), une galerie de personnages tragiques - des réalistes - suicidaires pour qui la vie est un enfer sans échappatoire et des rêveurs-ambitieux qui tentent de s'y soustraire pour se réinventer ailleurs - révèlent une mélancolie et une profondeur rares chez un auteur de roman noir, nourries de ses expériences personnelles. Vétéran de la Première Guerre mondiale, se rêvant acteur de théâtre puis reporter à Dallas, McCoy publie au tournant des années 1930 ses premières nouvelles, à la fois tranchantes et lyriques, dans Black Mask qui accueille les grandes plumes du roman noir comme Dashiell Hammett et Raymond Chandler. Désormais installé à Hollywood, McCoy enchaîne les petits rôles avant de se consacrer aux scénarios pour le compte des grands studios de cinéma, activité qu'il abhorre. Son premier roman, On achève bien les chevaux, ode tragique aux marathons de danse, paru en 1935, est un véritable succès. Jugés trop sombres, trop réalistes, les suivants ne rencontrent pas le même accueil. Dix ans s'écouleront avant que McCoy ne renoue avec la littérature et le succès, porté par l'intérêt et l'admiration du public français pour ses premières histoires traduites chez Gallimard dans la collection "Blanche" et dans la toute nouvelle "Série Noire". Adaptés au cinéma par Sydney Pollack (On achève bien les chevaux, 1969) ou Jean-Pierre Mocky (Un linceul n'a pas de poches, 1974), ses romans offrent une plongée dans le coeur noir de son pays : tirant à boulet rouge sur l'usine à rêves qu'est Hollywood et cette société où triomphent l'argent et la loi du plus fort, McCoy était bien trop sulfureux pour une Amérique qui se voulait alors conquérante.

03/2023

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