Recherche

Catherine Kerbrat-Orecchioni

Dossiers

Extraits

ActuaLitté

Critique littéraire

L'IMPLICITE. 2ème édition

Pourquoi ne parle-t-on pas toujours directement, ce serait tellement plus simple ? Et corrélativement : pourquoi cherche-t-on à décrypter dans les énoncés d'autrui, au prix d'un surplus de " travail interprétatif ", ce qui s'y dit entre les lignes, ces sous-entendus et ces arrière-pensées qui en constituent en quelque sorte la partie immergée ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions, en même temps que d'apporter quelque lumière dans le maquis terminologique fait de " présupposés ", de " sous-entendus ", d' " implications ", d' " insinuations ", d' " allusions ", de " valeurs illocutoires dérivées " et autres " tropes " - notions dont il propose une synthèse théorique nécessairement provisoire. L'implicite, sa vie, son œuvre : sa genèse et ses effets pragmatiques ; comment les sujets parlants opèrent pour extraire de l'énoncé les contenus implicites, et comment ceux-ci opèrent sur les sujets parlants. A ce titre, cet ouvrage s'adresse non seulement aux spécialistes de linguistique, mais aussi à tous ceux qu'intéresse le fait que les discours agissent (discours littéraire ou " ordinaire ", politique ou publicitaire), et qu'ils agissent en grande part, subrepticement mais efficacement, grâce à ces " passagers clandestins " que sont, dans les messages, les contenus implicites.

10/1998

ActuaLitté

Sciences politiques

Le débat Le Pen/Macron du 3 mai 2017. Un débat "disruptif" ?

Tout en relevant incontestablement du même genre interactionnel que les précédents débats de l'entre-deux-tours des présidentielles françaises, le débat Le Pen/Macron du 3 mai 2017 apparaît comme inédit par la nature des deux parties en présence, ainsi que par le contexte politique bien particulier dans lequel il se déroule. Dans quelle mesure ce débat peut-il donc être qualifié, comme l'ont fait certains commentateurs, de "disruptif" ? C'est à cette question que cherche à répondre la présente étude, qui s'inscrit dans le droit fil de l'ouvrage précédent de Catherine Kerbrat-Orecchioni sur les six premiers débats de l'entre-deux-tours (de 1974 à 2012). Ce sont les mêmes aspects que celle-ci envisage successivement à propos de ce nouveau duel présidentiel : le déroulement du débat ; les caractéristiques stylistiques et rhétoriques ; la nature de l'affrontement ; et les trois registres de la persuasion : logos, éthos, pathos. Mais l'étude est complétée par deux contributions consacrées, d'une part, aux exploitations argumentatives du discours rapporté (Domitille Caillat), et d'autre part, au matériel non verbal (Hugues Constantin de Chanay), le comportement vocal et posturo-mimo-gestuel du candidat et surtout de la candidate venant renforcer l'effet de singularité que produit ce débat particulièrement "animé". Les trois auteurs de cet ouvrage appartiennent ou ont appartenu à l'Université Lumière Lyon 2.

01/2019

ActuaLitté

Critique littéraire

Les interactions verbales. Tome 1, Approche interactionnelle et structure des conversations, 3e édition

Le langage verbal est par essence fait pour permettre l'échange (le dia-logue). Or, tout se passe comme si la linguistique moderne, traitant du langage comme d'un objet formel, avait pendant de longues années oublié sa vocation communicative. Les choses sont actuellement en train de changer. Dès les années 70, on voit se développer aux États-Unis l'analyse conversationnelle, et plus généralement l'étude des différents types d'interactions telles qu'elles fonctionnent effectivement dans la vie sociale. La littérature en la matière est aujourd'hui très abondante, mais il n'existe en langue française aucun ouvrage de synthèse qui en permette l'accès, alors que les linguistes sont chaque jour plus nombreux à orienter leur recherche dans cette direction. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune, et à présenter les différentes perspectives théoriques sur le fonctionnement des interactions, les outils méthodologiques dont on dispose à ce jour pour les décrire, et les problèmes que l'on rencontre en chemin. Il s'adresse surtout aux linguistes, mais ouvre sur des considérations d'ordre psychologique, sociologique, voire anthropologique, dans la mesure où il met l'accent sur les variations culturelles des systèmes conversationnels - l'un des intérêts majeurs de cette linguistique interactionniste étant de faire dialoguer des disciplines encore trop indifférentes les unes aux autres, et des cultures encore trop prisonnières de l'illusion universaliste.

07/1998

ActuaLitté

Critique littéraire

Les actes de langage dans le discours. Théorie et fonctionnement

Quand dire, c'est faire. La parole est une forme d'action : telle est l'hypothèse centrale de la pragmatique linguistique. Sont ici présentés les aspects classiques de cette théorie ainsi que ses enrichissements interactionnistes : dire, c'est faire, mais c'est aussi faire faire ; parler, c'est échanger, et c'est changer en échangeant. Cet ouvrage envisage le fonctionnement de la langue dans la communication et applique la notion d'acte de langage à divers types de discours : dialogue littéraire, conversations naturelles, échanges médiatiques.

08/2016

ActuaLitté

Critique littéraire

Nous et les autres animaux

Chaque jour, en France, plus de trois millions d'animaux "sentients" (c'est-à-dire dotés tout à la fois de sensibilité et de conscience) sont abattus pour nos besoins et plaisirs alimentaires, au terme d'une vie généralement courte et misérable ; et ce ne sont pas les seuls sévices que nous infligeons à nos "frères inférieurs" , sur lesquels notre espèce règne sans partage. Cette attitude violemment discriminatoire a aujourd'hui un nom : le "spécisme" , que résume parfaitement la formule "ce ne sont que des animaux" . La présente étude explore les différentes facettes de ce spécisme, ainsi que les différentes critiques dont il est aujourd'hui l'objet. Depuis quelques années en effet, la "question animale" est admise, dans toutes sortes de champs disciplinaires, au rang d'objet scientifique à part entière, tout en prêtant à de vives controverses étant donné l'importance des enjeux théoriques, éthiques et pratiques qui s'y attachent. Controverses et enjeux dont cet ouvrage s'emploie à faire l'inventaire, débouchant sur une sorte d'état des lieux en matière de question animale. En 1989, paraissait l'essai de Tzvetan Todorov intitulé "Nous et les autres" -- "nous" , c'est-à-dire le groupe culturel et social auquel on appartient, et "les autres" , c'est-à-dire ceux qui n'en font pas partie. Au coeur de la réflexion, cette question : "comment peut-on, comment doit-on se comporter à l'égard de ceux qui n'appartiennent pas à la même communauté que nous ? " , ou en d'autres termes : comment en finir avec l'ethnocentrisme ? Trente ans plus tard, il est tentant de chercher à transposer sur un plan plus large ce "nous" et ce "les autres" . L'heure est venue de se demander sérieusement comment nous les humains, nous devons nous comporter à l'égard de ceux qui n'appartiennent pas à la même espèce que nous, et comment on peut en finir avec les formes les plus indéfendables de l'anthropocentrisme.

09/2021

ActuaLitté

Critique littéraire

L'énonciation. De la subjectivité dans le langage, 4e édition

Le concept d'énonciation fait figure de symbole et de catalyseur de la " mutation " qui caractérise la recherche linguistique aujourd'hui. L'auteur tente de définir et de circonscrire ce concept de manière extensive d'abord puis restrictive : l'essentiel de son étude consiste à décrire systématiquement, à partir d'exemples concrets, les traces de l'inscription du sujet parlant dans l'énoncé, c'est-à-dire " la subjectivité dans le langage " (Benveniste), subjectivité en un sens strictement linguistique, mais qui ne cesse de côtoyer et d'interpeller les usages communs de ce terme aussi problématique qu'indispensable. Revenant ensuite à une conception plus large et plus diversifiée des phénomènes énonciatifs, l'ouvrage s'achève sur une introduction à la " pragmatique du langage ". Faire de la linguistique, c'est toujours faire " l'anatomie d'un rapport ", c'est rendre compte de la façon dont les " sens sont appariés aux sons ". Or, ils le sont par des sujets fort diversement " compétents " : il est temps de réintroduire le sujet parlant dans la formulation de ces règles de correspondance. Telle est en tout cas l'idée centrale que cet ouvrage défend et illustre.

03/2009

Tous les articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté