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Cadres noirs

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Critique littéraire

Le polar français. Crime et histoire

Comment le roman noir français actuel poursuit les traces des combats perdus et des occasions révolutionnaires manquées du XXe siècle, les rapports de cette quête avec la démarche de l'école de Francfort, tel est le propos de cet essai original. La démonstration s'appuie sur les livres des auteurs de polars les plus célèbres - Jean-François Vilar, Didier Daeninckx, Frédéric H Fajardie, Thierry Jonquet, Jean-Claude Izzo... - mais aussi sur les ouvrages des grands anciens et des jeunes les plus prometteurs. La guerre civile espagnole, Vichy, Auschwitz, la guerre d'Algérie, mai 68 sont le cadre ou l'arrière-plan des récits analysés. L'histoire qu'ils racontent est celle des vaincus, mais avec un horizon ouvert, où se mêlent espérance et mélancolie.

10/2002

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Critique littéraire

L'homme qui voulait être aimé

Georges Kiejman est un homme de combat et un survivant, dont l'ascension singulière épouse l'histoire d'un siècle tumultueux. Né à Paris le 12 août 1932 de parents juifs polonais illettrés qui ont fui la misère, il échappe miraculeusement aux rafles et à la déportation. Réfugié avec sa mère dans le Berry, il ne reverra jamais son père, assassiné à Auschwitz en 1943. S'ensuit un incroyable parcours, de la pièce unique dénuée de tout confort qu'il partage avec sa mère dans le quartier de Belleville de l'après-guerre aux ors de la République. Rapide, intelligent, cultivé, séducteur, mais aussi implacable et déterminé, il devient un avocat réputé dans les années 1960. Il est à la fois le défenseur du monde de l'édition et de celui du cinéma, l'ami de Simone Signoret et François Truffaut, le conseil de Carlo Ponti et de Claude Gallimard. A cette époque, il fait également une rencontre fondamentale en la personne de Pierre Mendès France que lui présente Françoise Giroud dont il est proche. Il se met au service de PMF dans ses campagnes victorieuses comme dans ses échecs et restera son ami jusqu'à sa mort. Epoux de l'actrice Marie-France Pisier, puis de la journaliste Laure de Broglie, il accède à la notoriété en sauvant de la réclusion criminelle à perpétuité le révolutionnaire et braqueur Pierre Goldman. Il sera ensuite de tous les grands procès -avocat de Malik Oussekine, le jeune étudiant frappé à mort par des policiers en 1986, du gouvernement américain contre le terroriste Georges Ibrahim Abdallah, de Mohamed El Fayed dans le cadre de la mort de Lady Diana, puis de Jacques Chirac et de Liliane Bettencourt. A la fin des années 1980, il lie une relation de confiance avec François Mitterrand sous la présidence duquel il sera trois fois ministre et avec lequel il partagera vacances, week-end et conversations sur la littérature. Pour la première fois, Georges Kiejman accepte de raconter. Portraits, choses vues, secrets, dialogues... Au carrefour des arts, de la justice et de la politique, grand amoureux des femmes à qui il rend un hommage pudique, il lève le voile sur ce que cachent sa robe noire et son intelligence ironique : un homme qui voulait être aimé. Ce texte, étincelant, joyeux, traversé d'ombres et de mélancolie, a été écrit par Vanessa Schneider, romancière, grand reporter au Monde, en complicité intellectuelle et littéraire avec Georges Kiejman.

11/2021

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Policiers

Le couperet

" Il fut une époque où c'était considéré comme malhonnête, l'idée que la fin justifie les moyens. Mais cette époque est révolue. Non seulement nous y croyons, mais nous le disons. " Tel est le constat que fait Burke Devore. Cadre supérieur dans une usine de papier pendant vingt-cinq ans, il vient d'être licencié. Pas pour faute professionnelle. Il a toujours été compétent dans son travail, il a toujours joué le jeu. Non, il est tout simplement victime des compressions, dégraissages, fusions, restructurations. Avec la perte de son emploi, c'est toute l'existence de Burke qui s'écroule : son couple, l'avenir de ses enfants, sa place dans la société. Pour retrouver ce bonheur qu'il croit avoir mérité par son labeur, il est prêt à tout. Même franchir les barrières de la morale. Quelle morale au fait ? Que la société ne s'avise pas de lui demander des comptes. C'est elle qui a dicté ces nouvelles règles du jeu, cyniques et inhumaines. Il n'y a plus qu'à pousser jusqu'au bout la terrifiante logique d'un système absurde. Bien connu pour son humour, Donald Westlake a choisi de faire le procès d'un monde uniquement tourné vers le profit. Dans ce roman très noir et parfaitement d'actualité, il s'attaque au problème du chômage sous un angle pour le moins inattendu. Le Couperet a été salué par la critique américaine comme un chef-d'œuvre. " Si notre sinistre société avait une autre échelle de valeurs, Westlake aurait reçu le prix Pulitzer... et il y aurait sa statue dans les jardins publics. " Washington Post Book World.

10/1998

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Policiers

La Proie des rêves

Hap Thomson travaille pour REMintérim, une société qui débarrasse les cadres surmenés de leurs cauchemars récurrents en les transférant à son personnel. Un jour, son patron lui propose une activité illégale : assumer des souvenir gênants que les clients souhaitent momentanément oublier. L'argent coule à flots jusqu'à ce qu'une femme séduisante transfère à Hap le souvenir d'un meurtre et disparaisse sans le récupérer. Désormais, Hap est un homme traqué : par la police, qui recherche le meurtrier ; par six clones étranges à lunettes noires et gabardines; et par le meilleur tueur à gages de Los Angeles qui n'est autre que son ex-femme... On retrouve dans La Proie des rêves le style unique de Michael Marshall : un mélange détonant de science-fiction, de polar noir, de satire et de méditation philosophique.

04/2007

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Policiers

La piste du temps

Depuis la mort accidentelle de sa femme Nathalie, le juge Jonas Barth mène une vie sentimentale dénuée de vraie passion. Seule sa fille Chloé, qu’il élève seul, donne de l’élan à son existence routinière, rythmée par les audiences au tribunal de Nanterre.Le commandant Bizek, chef de groupe à la Criminelle, est las de son métier, mais il ne peut s’en passer. Une nuit, il est appelé sur une scène de crime à Neuilly. Un couple âgé a découvert par hasard le cadavre d’un homme dans l’enceinte d’un chantier. Il a été abattu de deux balles de gros calibre. Il est âgé d’une quarantaine d’années et, détail insolite, il n’a plus qu’une chaussure. L’assassin ne s’est même pas donné la peine de faire disparaître le portefeuille de la victime : l’homme s’appelle Marc Chaussoy. Ce nom ne dit plus rien à personne, mais l’équipe de Bizek identifie rapidement un ancien champion de course à pied. Dans sa jeunesse, on avait fondé de grands espoirs sur lui puis, d’un coup, inexplicablement, sa carrière avait stagné. Après cela, on se perd en conjectures. De quoi vivait – apparemment fort bien – l’ancien athlète ? Ni son ancienne épouse, ni son actuelle maîtresse ne sont capables d’apporter la moindre réponse sur cet homme désespérément opaque.La seule personne qui connaissait Marc Chaussoy, c’est le juge Barth. Quand Bizek lui téléphone dans le cadre de l’enquête, il a un choc. Marc Chaussoy, c’est une partie de son enfance qui lui revient en pleine figure. A un moment particulièrement douloureux, puisqu’il vient de perdre son père qu’il avait toutes les raisons de haïr. Quand Jonas était jeune, Marc était pour lui l’« adolescent miraculeux » qui incarnait son seul horizon et allait devenir son premier ami.Pour Bizek et surtout pour Barth, élucider le mystère de la mort brutale de Marc Chaussoy, c’est aussi régler des comptes avec leur propre vie…« Comment gérer sans dégâts l’écoulement du temps ? » se demande Véronique, l’une des adjointes de Bizek. Cette phrase peut résumer à elle seule la thématique et le sens du beau roman noir que signe Eric Halphen. On y retrouve les deux personnages principaux de Maquillages, le tandem juge-officier de police, mais avec un supplément d’âme. Halphen cerne au plus près ses personnages à travers des vignettes tirées du quotidien, portes ouvertes puis refermées sur la vie, à travers des dialogues ou des monologues intérieurs qui en disent plus qu’un long discours. Sans négliger la maîtrise d’une intrigue retorse qui conduira ses enquêteurs jusqu’en Suisse, l’auteur fait passer dans ce roman le souffle de l’émotion. On le referme avec le sentiment d’avoir gagné un peu de temps sur la mort.

05/2010

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Policiers

Evasion du couloir de la mort

« Vous trouverez ci-joint une première mouture de mes nouvelles », écrivait Bunker à son agent. « Je pourrais continuer à travailler et à les rassembler pour en faire un seul gros volume. » Ce gros volume ne verra pas le jour puisque l’auteur est mort avant, mais les récits rassemblés ici sont du pur Bunker. Ainsi du premier, presque un court roman, Justice à Los Angeles 1927 qui met en scène un protagoniste typique de son univers. Booker, un jeune Noir sérieux, employé dans un garage, emprunte la Packard d’un client pour aller rejoindre sa fiancée. Malheureusement, une voiture de police l’emboutit. C’est l’engrenage : arrestation, prison du comté, haute sécurité à San Quentin, rébellion, mitard – son destin est scellé.Les autres textes, qui font alterner narration à la première et à la troisième personne, s’ils peuvent être lus de manière indépendante, font écho au premier. On y retrouve le même cadre, la prison de San Quentin, surnommé « La Maison de Dracula » par les détenus.Routine de la détention, couloirs, ouverture et fermeture des grilles, rencontre avec les avocats, violence, mauvais traitements, c’est le quotidien des prisonniers - à la fois morne et chargé de tension - qui nous est donné à voir par un auteur qui a passé lui-même 18 ans derrière les barreaux. Des fictions courtes, aussi électriques que ses romans.Bunker a su comme personne décrire l’atmosphère et les moeurs de l’univers carcéral tout en dénonçant avec une implacable logique l’injustice et l’absurdité de cette « fabrique d’animaux » qu’est la prison. S’y ajoute une réflexion sur le contexte racial et la double injustice dont sont victimes les Noirs, tant au niveau policier que judiciaire. Une réflexion qui n’a rien perdu de son actualité.

02/2012

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