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Burhan Sönmez

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Littérature étrangère

Maudit soit l'espoir

Les couleurs d'Istanbul se démultiplient à mesure que la brume se dissipe - ses murailles, ses tours et ses coupoles. Un châle rouge, une paire de boucles d'oreilles, la montre de Serafet Bey, la boutique de Kamo le Barbier deviennent source de mille récits. Recroquevillés dans une cellule étroite, trois niveaux sous terre, quatre hommes se racontent des histoires. Pendant qu'ils attendent que la porte de fer s'ouvre et que les gardes viennent les chercher, ils narrent leurs destins, confient leurs amours et rient aux éclats. En rêvant la liberté, ils conjurent l'avenir. En imaginant l'allégresse, ils dessinent le présent et le passé, le sous-sol et le ciel d'une Istanbul éternelle. Burhan Sönmez évoque ici l'universel face à une réalité accablante. Il conte une ville qui évolue dans l'orbite de la douleur mais malgré tout espère.

01/2018

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Littérature étrangère

Labyrinthe

Un jour, Boratine, un jeune chanteur de blues vivant à Istanbul, se réveille à l'hôpital partiellement amnésique : il ne sait plus qui il est ni d'où il vient. On lui dit qu'il a miraculeusement survécu à sa tentative de suicide. Mais pourquoi aurait-il tenté d'en finir en sautant d'un pont sur le Bosphore ? Boratine est beau, talentueux, populaire. Ses amis l'aiment, les femmes aussi. Revenu dans son appartement, il tente de reprendre le cours de sa vie, de raviver sa mémoire au contact d'objets du quotidien, de visages connus, de miroirs. S'il a oublié tout ce qui concerne son identité, il n'a pas perdu l'usage des mots, la maîtrise de plusieurs langues. Il reconnaît même en cette figurine, dans son salon, la vierge Marie et son enfant Jésus. Incapable toutefois de les replacer dans le temps, il ne saurait dire s'ils ont vécu il y a quelques années ou bien des millénaires. Flâneur des labyrinthes de la mémoire, il erre aussi au hasard des chemins de la ville, cette Istanbul qu'il redécouvre sous un jour nouveau. Dans une prose fluide et poétique, Burhan Sönmez raconte les pérégrinations de son héros, sa quête identitaire, et leur confère une profondeur existentielle. Qu'est-ce qui nous détermine ? Perdre la mémoire, est-ce perdre son identité ? Est-ce plus libérateur pour l'homme - et pour une société - de connaître son passé ou bien de s'en défaire ?

03/2020

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Musique, danse

La Passion selon Urhan

Destin étrange et tourmenté que celui de Christian devenu Chrétien Urhan. Né à Aix-la-Chapelle d’une ballerine qui mourra alors qu’il est encore enfant, il est à tout jamais marqué par le mystère de la mort de sa mère et celui de l’identité de son véritable père. Partagé entre sa foi exaltée qui le pousse vers le mysticisme le plus absolu et son amour pour la musique à laquelle il ne peut renoncer malgré ses multiples tentatives, Chrétien Urhan, violoniste et altiste, est une personnalité en marge, mystérieuse et insaisissable, figure ascétique qui entre en musique comme on entre en religion, dans le Paris de la Restauration qui applaudit à la virtuosité d’un Paganini et aux fastes des opéras de Meyerbeer.

12/2005

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Religion

Islam et politique. La modernité trahie

Fascisme d'Etat rampant, populisme décadent, violences islamistes récurrentes, voire guerres civiles : nombre de sociétés musulmanes connaissent aujourd'hui de graves désordres. Pour certains analystes, ceux-ci s'expliqueraient fondamentalement par les particularismes de l'islam, lequel serait par essence incapable de dissocier le religieux du politique, et donc interdirait l'accès à la modernité. Burhan Ghalioun, dans ce livre, réfute radicalement cette analyse. Il montre que, en dépit des apparences, la religion n'est plus la principale source de repères politiques dans ces sociétés : ce sont bien les valeurs modernes de liberté, d'égalité et "d'individualité" qui inspirent aujourd'hui le modèle de citoyenneté, en terre d'islam comme ailleurs. Le désordre actuel n'est donc pas l'héritier inévitable de l'islam, mais bien plutôt le fruit de cette "lumpen modernité" qui a perverti les indispensables fondements éthiques et politiques de ces sociétés. Ni le modernisme, contrairement à ce que pensent les islamistes, ni le traditionalisme, à l'inverse de ce que croient les laïques, ne sont à l'origine du désordre actuel. La cause en est au contraire l'absence d'une pensée critique cohérente. Cette analyse sans complaisance conduit l'auteur à souligner qu'aucune issue n'est possible en dehors d'un débat de fond - que ce livre contribue à susciter - ouvrant la voie vers une véritable mutation de l'éthique démocratique, celle de la liberté et de la dignité.

05/1997

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Musique, danse

La Chute de Lucifer (partie de trombone solo). poème symphonique pour trombone et orchestre

Le Paradis perdu de John Milton s'ouvre sur la vision de Satan et de ses anges évanouis dans le lac brûlant de l'Enfer après leur chute vertigineuse dans le grand abîme. Ce n'est que quelques chapitres plus tard que l'on apprendra de la bouche de Raphaël venu mettre Adam en garde, le détail de la révolte de celui qui, après avoir été l'ange porteur de lumière (Luci-fer), va devenir la personnification des ténèbres. Ce concerto pour trombone, véritable poème symphonique, reconstitue la chronologie de cet événement biblique décrit avec une force d'évocation hallucinante par le poète anglais du xviie siècle. Un doux cluster de cordes - le royaume céleste baigné de lumière - ouvre le décor et laisse parler une voix soliste... le violoncelle. Quand le doute s'installe sur un accord où se déploie l'orchestre complet, le prota­goniste laisse percer un autre pan de son visage et sa voix se transforme pour laisser la place au trombone - frère jumeau du violoncelle - qui continue son chant dans un environnement orchestral de plus en plus tourmenté. Puis la "Lumière ? " du premier mouvement, aux couleurs plutôt diatoniques, bascule progressivement vers la "? Révolte ? " par le biais d'une section aux différents tempos superposés. Ce deuxième mouvement très vif est une fugue dodécaphonique dont les développements successifs figurent les combats de l'armée des anges rebelles contre les séraphins, avec mouvements de masse, chocs violents, repos haletants et reprise effrénée des combats ; jusqu'à l'intervention du Fils (blocs harmoniques des cuivres) qui pousse les insurgés aux limites du ciel et les précipite dans une chute qui durera neuf jours. C'est dans un magma grave et vrombissant que survient la cadence du soliste ? : elle est la voix de l'ange vaincu qui reprend ses esprits. Le troisième mouvement, "? Abîmes ? ", est une marche pesante et douloureuse dans laquelle Satan réveille son armée et inaugure son Pandémonium. Le mal a désormais son monarque. Quoi de plus actuel et de plus proche de l'homme moderne que le destin de cet ange déchu ?? Refusant de se considérer comme la créature d'une puissance supérieure, mû par un orgueil insensé qui le convainc d'être au moins l'égal du Créateur et aveuglé par la prise de conscience de son libre-arbitre, il se voit maître du monde et se révolte pour détruire l'ordre établi. D'une certaine façon, la mort de Dieu proclamée par Nietzsche à la fin du xixe siècle n'a-t-elle pas laissée l'humanité orpheline de certitude spirituelle et ne l'a-t-elle pas précipitée dans ce nouveau grand abîme ? : la révélation de l'absurdité de l'existence ? Cette oeuvre a été écrite pour le tromboniste et violoncelliste Fabrice Millischer à qui elle est naturellement dédiée, en toute amitié. Patrick Burgan

10/2014

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Musique, danse

La Chute de Lucifer (conducteur). poème symphonique pour trombone et orchestre

Le Paradis perdu de John Milton s'ouvre sur la vision de Satan et de ses anges évanouis dans le lac brûlant de l'Enfer après leur chute vertigineuse dans le grand abîme. Ce n'est que quelques chapitres plus tard que l'on apprendra de la bouche de Raphaël venu mettre Adam en garde, le détail de la révolte de celui qui, après avoir été l'ange porteur de lumière (Luci-fer), va devenir la personnification des ténèbres. Ce concerto pour trombone, véritable poème symphonique, reconstitue la chronologie de cet événement biblique décrit avec une force d'évocation hallucinante par le poète anglais du xviie siècle. Un doux cluster de cordes - le royaume céleste baigné de lumière - ouvre le décor et laisse parler une voix soliste... le violoncelle. Quand le doute s'installe sur un accord où se déploie l'orchestre complet, le prota­goniste laisse percer un autre pan de son visage et sa voix se transforme pour laisser la place au trombone - frère jumeau du violoncelle - qui continue son chant dans un environnement orchestral de plus en plus tourmenté. Puis la "Lumière ? " du premier mouvement, aux couleurs plutôt diatoniques, bascule progressivement vers la "? Révolte ? " par le biais d'une section aux différents tempos superposés. Ce deuxième mouvement très vif est une fugue dodécaphonique dont les développements successifs figurent les combats de l'armée des anges rebelles contre les séraphins, avec mouvements de masse, chocs violents, repos haletants et reprise effrénée des combats ; jusqu'à l'intervention du Fils (blocs harmoniques des cuivres) qui pousse les insurgés aux limites du ciel et les précipite dans une chute qui durera neuf jours. C'est dans un magma grave et vrombissant que survient la cadence du soliste ? : elle est la voix de l'ange vaincu qui reprend ses esprits. Le troisième mouvement, "? Abîmes ? ", est une marche pesante et douloureuse dans laquelle Satan réveille son armée et inaugure son Pandémonium. Le mal a désormais son monarque. Quoi de plus actuel et de plus proche de l'homme moderne que le destin de cet ange déchu ?? Refusant de se considérer comme la créature d'une puissance supérieure, mû par un orgueil insensé qui le convainc d'être au moins l'égal du Créateur et aveuglé par la prise de conscience de son libre-arbitre, il se voit maître du monde et se révolte pour détruire l'ordre établi. D'une certaine façon, la mort de Dieu proclamée par Nietzsche à la fin du xixe siècle n'a-t-elle pas laissée l'humanité orpheline de certitude spirituelle et ne l'a-t-elle pas précipitée dans ce nouveau grand abîme ? : la révélation de l'absurdité de l'existence ? Cette oeuvre a été écrite pour le tromboniste et violoncelliste Fabrice Millischer à qui elle est naturellement dédiée, en toute amitié. Patrick Burgan

12/2013

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