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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Victor Dojlida, une vie dans l'ombre

« Victor, le 26 septembre 1989, à sept heures du matin, les portes de la prison de Poissy s’ouvraient pour toi, et la rue te rendait une liberté tardive… Quelques semaines après, le mur de Berlin tombait… Ah, les beaux jours de cet automne-là ! Car il faut bien que les portes s’ouvrent, que les murs s’écroulent, quand ils empêchent les hommes de vivre… » Michèle Lesbre a rencontré Victor Dojlida à sa sortie de prison et l’a côtoyé jusqu’à sa mort en 1997. Bouleversée par le destin de cet éternel rebelle dont la vie a été brisée par la guerre et les désillusions, elle est partie sur ses traces, a exploré les archives et s’est surtout souvenue de leurs conversations, pour lui rendre cet hommage personnel. Victor Dojlida est né en Biélorussie en 1926. Il a trois ans quand sa famille émigre en Lorraine, où son père est d’abord employé à la mine, puis aux aciéries. Quand, le 10 mai 1940, la première bombe s’écrase sur Homécourt, l’école ferme. Victor a quatorze ans, il ne passera pas le certificat d’études, mais il entre aux FTP-MOI, les Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée. En février 1944, son réseau est dénoncé. C’est la déportation et les camps, où il voit mourir son copain Stanis. Il a presque vingt ans quand il revient. Le juge qui l’a livré à la Gestapo et le policier qui l’a dénoncé sont encore en place. Pour lui qui est rescapé de l’enfer, ce n’est pas supportable. C’est alors que commence l’enchaînement des faits qui le conduiront en prison pendant quarante ans. Victor Dojlida, une vie dans l’ombre a été publié pour la première fois en 2001, par les éditions Noésis. Sabine Wespieser éditeur le réédite aujourd’hui, en même temps que paraît le douzième roman de Michèle Lesbre, Écoute la pluie, hommage à un autre disparu, anonyme celui-ci. L’essentiel de l’œuvre de Michèle Lesbre, qui vit à Paris, est réuni dans le catalogue de Sabine Wespieser éditeur.

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bandes dessinees jeunesse

Le journal de Julie t.3 ; j'oserai jamais !

Julie et ses copines sont unies comme les doigts de la main ! Avec des personnalités à la fois drôles et attachantes, elles évoquent avec humour et fraî- cheur école, garçons, amitiés, parents, questions existentielles...
Et revoilà Julie, ses 11 ans, son chien Hercule, ses copines Théa et Kim, et son affreux grand frère... Dans ce troisième volume, on assiste à d’incroyables bouleversements dans la vie de Julie. Pas les cours, non, quelle horreur ! Il faut bien continuer à se traîner chaque jour sur les rivages de misère de la salle de classe (soupir).Mais Julie décide que, monter à cheval, eh bien ça peut être chouette ! Autre changement impitoyable : les garçons ne sont plus si nuls que ça. Enfin si, ils sont nuls. Mais... Est-ce qu’il faut vraiment s’embrasser sur la bouche ? On est vraiment obligées ? Plein d’autres questions se bousculent dans la caboche de Julie, Théa et Kim. Et ça veut dire quoi, être intelligente ? Et pourquoi on pourrait pas avoir aussi un look de garçon ? Et est-ce qu’à onze ans on est petite, grande ou juste moyenne ? Rhaaa, que c’est compliqué !

Autant de grandes questions abordées l’air de rien avec fraî- cheur, originalité, sensibilité et finesse... et humour !
PrincessH, toute petite, dessinait dans les livres. Puis sur les marges de ses cahiers. Puis elle s’égara sur les bancs d’une école d’infirmières, dont elle s’enfuit jusqu’aux les Beaux-Arts de Lyon. Pendant ses études artistiques, elle travaille un peu à la librairie Expérience, avec Adrienne Krikorian, «la Mamie de la BD», et beaucoup la nuit à l’hôpital, comme aide-soignante. Puis elle déménage à Paris. Elle devient rough-woman en studio graphique, mais croit mourir d’ennui. Finalement devenue indépendante, elle travaille comme illustratrice, et notamment, de façon régulière, pour Julie et Okapi.

04/2013

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Le chiffre des soeurs

Le chiffre, ce sont les initiales emmêlées qu'on brodaient autrefois sur les trousseaux de famille. Les soeurs, elles sont au nombre de quatre. Nées dans le premier quart du XXe siècle au sein de la petite bourgeoisie provinciale, elles forment le quatuor de tantes redoutable et fascinant de ce nouveau livre d'Antoine Piazza, qu'on aimerait dire roman, bien qu'il soit nourri exclusivement de ses souvenirs familiaux. Au travers de ces personnages hauts en couleurs, souvent truculents, il balaie un siècle, celui des siens sur plusieurs générations et nous dresse le portrait d'une certaine France.
Secrets et scandales familiaux, bons mots d'enfants répétés sur des décennies, anecdotes ressassées et amplifiés. Chaque famille a sa propre mythologie et l'art d'Antoine Piazza est d'en creuser avec minutie chaque épisode et chaque personnage. Les femmes, donc, sont au coeur de cette chronique. Annabelle, la soeur aînée, en est la maîtresse femme : elle tient salon à Maillac, petite ville industrieuse du Sud-Ouest enrichie dans les peaux (Mazamet en réalité), dont nous est racontée la prospérité, puis la chute à l'orée des années 80. La cadette est professeur de piano dans une très sélecte institution catholique parisienne, les dernières, infirmière et religieuse. à elles quatre, elles forment l'axe et le moteur de ces histoires fondatrices où l'héroïsme côtoie souvent la mesquinerie et la trivialité. La force d'Antoine Piazza est dans cet équilibre, décrire un groupe humain au plus juste mais sans jugement, au travers de ses mille contradictions.
Ainsi se tissent magistralement petite et grande Histoire, au gré de la geste familiale de ces Français si représentatifs de ce XXe siècle, dont les greniers dissimulent des revues à la gloire de Pétain. Et la chance de l'auteur est sûrement d'avoir eu à disposition un matériau humain d'une richesse incomparable, qu'il transfigure avec maestria en matière romanesque. Tout est vrai, dans Le chiffre des soeurs : la tante infirmière barrant la route avec inconscience à vingt miliciens armés. La religieuse défroquée découvrant l'amour à 70 ans.
L'écriture, classique et précise, sert ce regard attentif et acéré, bienveillant mais jamais sentimental. En douze chapitres à la chronologie bousculée comme les spirales de la mémoire, Antoine Piazza nous aspire dans ces scènes à l'ironie mordante, temps retrouvé d'une France disparue. C'est enfin la genèse d'un écrivain qu'il nous fait entendre, dans ce rôle de témoin muet et avide, enfant cherchant à déchiffrer le monde incompréhensible des adultes. Après ses trois précédents livres, Les ronces, La route de Tassiga et Voyage au Japon, il poursuit son oeuvre singulière, nourrie exclusivement de son histoire personnelle.

01/2012

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