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Azouz Begag

Extraits

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Littérature française (poches)

Le Gone du chaâba

- Azouz ! Vous savez comme on dit le Maroc, en arabe ? me demande tout à coup M. Loubon. La question ne me surprend pas. Depuis maintenant de longs mois, le prof a pris l'habitude de me faire parler en classe, de moi, de ma famille, de cette Algérie... A la maison, l'arabe que nous parlons ferait certainement rougir de colère un habitant de La Mecque. Savez-vous comment on dit des allumettes chez nous, par exemple ? Li zalimite. C'est simple et tout le monde comprend. Et une automobile ? La taumobile. Et un chiffon ? Le chiffoun. Vous voyez, c'est un dialecte particulier qu'on peut assimiler aisément lorsque l'oreille est suffisamment entraînée... A.B. Le Gone du Chaâba a reçu le prix du Meilleur Roman 1986 décerné par les journalistes et couronné par le prix Sorcières 1987 - prix de l'Association des libraires spécialisés dans la jeunesse. Un très beau film de Christophe Ruggia, sorti en janvier 1998, est tiré de ce premier roman.

01/1998

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Littérature française

Mémoires au soleil

Le vieux s'est échappé, une fois de plus. Il marche au bord de l'autoroute, hagard et obstiné, prétendant arriver à Marseille et de là prendre le bateau pour rentrer dans son pays. Mais si ses fugues à répétition mettent la famille en émoi - son fils surtout, Azouz, qui se sent vaguement coupable de les avoir provoquées -, elles se terminent en général dans un café miteux de Lyon, entre les parties de dominos, le thé à la menthe et les disputes qui entretiennent l'amitié. Bouzid Begag, ancien travailleur du bâtiment, n'a plus toute sa tête. Il a contracté la maladie d'Ali Zaimeur, disent ses copains du Café du Soleil. Une maladie qui mange les souvenirs des gens - "déjà qu'on n'en avait pas beaucoup". En hommage à un père déclinant, Azouz Begag a composé le plus vibrant et le plus mélancolique des chants d'amour, dévoilant avec émotion un nouveau pan de cette vérité intime qu'il avait commencé à nous révéler dans Le Gone du Chaâba.

03/2018

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12 ans et +

Quand on est mort, c'est pour toute la vie

Mourad est mort, abattu par un chauffeur de taxi. Pourquoi ? Parce qu'il n'avait pas réglé le prix de la course... Pour Amar, son frère, au-delà de la douleur et de l'incompréhension, il y a la colère, immense. Et les questions sans réponse. A cause de tout cela, il lui faut partir. Retourner là où dort son frère, là où vit peut-être sa mémoire, son histoire, son " arabe généalogique ". Mais Amar n'est pas rentré au pays depuis treize ans et tout un monde le sépare de ce qu'il retrouve...

11/2002

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Littérature française

Zenzela

Zenzela, en arabe, c'est l'ogresse sismique. Elle emporte tout sur son passage, les maisons, les humains et leurs rêves d'exilés... " ... Le marabout aurait dû intervenir dans cette faille, peut-être pour dire que la vie c'était ça, une ligne blanche qu'on n'osait pas franchir, des mots de merde qu'on ne savait pas déchiffrer, une maison qu'on bâtit et qui s'écroule, un temps passé qui se noie, un autre à venir qui ne vient pas, avec nous, présents, au milieu du gué. Hélas, il ne s'est pas prononcé. Ce n'était pas un clairvoyant. Mon père a appelé ma sœur à la rescousse, pensant dresser un pont-levis contre la nouvelle qui tentait une pénétration en force. Peine perdue, elle était déjà bel et bien enregistrée dans le disque dur. Ma sœur a éclaté en sanglots. Mon père s'est contenu. Il a regardé en direction de Yemma, toujours au balcon à pétrir son pain de la maison, et il a conclu : " - Ne dites rien à votre mère. Je vous en prie, mes enfants. " Nous dirons que ce télégramme ne nous est jamais parvenu... [...] Va, Farid, va ! Cours vite. J'allais juste effacer le disque dur, oublier, si je trouvais le courage, et ouvrir un nouveau fichier de vie. " Farid Belgacem, fils de fellah immigré, nous entraîne dans un éclat de rire au-delà des cataclysmes, des peurs, des déceptions amoureuses. Le sixième roman d'Azouz Begag, l'écrivain-conteur, enregistre avec humour et gravité les mouvements inquiétants des tréfonds de la terre, de la société et de l'âme.

07/1998

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Littérature française

Le marteau pique-coeur

Il n'y a pas si longtemps, des bidonvilles se dressaient sur les berges du Rhône. Il n'en reste aucune trace. Ceux qui ont vécu là, les pionniers de l'immigration algérienne, vieillissent et s'effacent en silence. L'enfant du quartier, le gone du Chaâba, lui, est devenu romancier et sociologue. Sa planète est désormais celle des idées et des mots, des aéroports et des salles de congrès qu'il traverse au pas de course. C'est un homme du Nord, un Occidental pressé, en même temps qu'un Arabe aux émotions à fleur de peau. Certains jours, il ne sait plus d'où il est. Quelque part à Lyon, dans un hôpital anonyme, son père, vieil immigré aux mains cimentées, s'éteint comme il a vécu : sans déranger. La smala se retrouve autour de ce vide. Des mots, des gestes, des odeurs, des prières ressurgissent. Une mémoire venue de loin, de cette autre rive, devenue légende, où l'écrivain et sa fille conduiront ensemble le corps du père au cours d'un étonnant voyage à rebours de leur histoire. Un grand roman de rire, de larmes et d'amour...

03/2004

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Littérature française

Le passeport

Que vaut la vie d'un flic dans une ville en guerre ? Chaque matin, c'est la question que se pose Zoubir El Mouss, alias Zouzou, ancien agent de la circulation qui rêvait d'une existence heureuse à regarder passer les " gazelles " aux carrefours d'Alger la blanche. Ses collègues, grands consommateurs de tranquillisants, Simon, Géloule et Karamel, ne sont pas mieux lotis. Tous les quatre sont maintenant serrés dans une Toyota, un huis clos ambulant à l'image de leur vie. La peur au ventre, ils roulent en écoutant des instructions radio qui les dépassent. Leur fréquence est interceptée par les " fous de Dieu ", les " coupeurs de têtes ", qui possèdent des renseignements complets sur chacun d'eux. Mais ce qu'Azouz Begag fait défiler à cent à l'heure comme dans un rétroviseur, c'est le chaos d'un monde, le nôtre, la chronique de toutes les dictatures, d'où qu'elles soient, incarnées par ces policiers perdus qui se trompent de cible avant de mourir à leur tour. Seul, peut-être, Zouzou s'en tirera...

01/2000

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