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Avenue de France

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Littérature française

Avenue de France

" C'est le roman d'un jour. Le roman d'un siècle, mesuré à un jour. Qui veut s'approcher des mariages, des fêtes, des naissances, des ruptures, des glissements politiques, des guerres, des langues oubliées, de la musique dans les maisons, des malentendus, des illusions, des taches de soleil, du battement des secondes, des scènes sans importance, d'un baiser dans l'après-midi, d'un corps qui tombe. Il veut caresser les échos et les répétitions d'un geste ou d'un prénom dans des familles qui ne se connaissent pas. C'est un roman qui nomme les carrefours, les angles, les croisements, les couloirs, les grilles d'immeubles, les escaliers, les portes cochères, les minuscules canaux, tout ce qui trace le cœur d'une ville. C'est un roman qui a six ans au début de la phrase et quatre-vingt-deux au bout de la ligne. Le ciel est rose, il fera chaud demain, les étourneaux se faufilent dans les ficus de l'Avenue, les hommes sont assis au fond des cafés, ils n'ont pas bougé depuis cent ans. C'est l'Avenue de France, à Tunis, en 1885, mais c'est aussi Paris, Place de la Nation, en 2001. "

08/2001

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Littérature française

Avenue de France

"C'est le roman d'un jour. Le roman d'un siècle, mesuré à un jour. Qui veut s'approcher des mariages, des fêtes, des naissances, des ruptures, des glissements politiques, des guerres, des langues oubliées, de la musique dans les maisons, des malentendus, des illusions, des taches de soleil, du battement des secondes, des scènes sans importance, d'un baiser dans l'après-midi, d'un corps qui tombe. Il veut caresser les échos et les répétitions d'un geste ou d'un prénom dans des familles qui ne se connaissent pas. C'est un roman qui nomme les carrefours, les angles, les croisements, les couloirs, les grilles d'immeubles, les escaliers, les portes cochères, les minuscules canaux, tout ce qui trace le coeur d'une ville. C'est un roman qui a six ans au début de la phrase et quatre-vingt-deux au bout de la ligne. Le ciel est rose, il fera chaud demain, les étourneaux se faufilent dans les ficus de l'Avenue, les hommes sont assis au fond des cafés, ils n'ont pas bougé depuis cent ans. C'est l'Avenue de France, à Tunis, en 1885, mais c'est aussi Paris, Place de la Nation, en 2001".

01/2005

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témoignages personnels

30, Fifth Avenue

Reconnu en 1939 comme le plus influent des penseurs catholiques, trouvant dans chaque pays, et jusqu'au Vatican, des relais fervents, Jacques Maritain est également le plus controversé, depuis qu'il a combattu les totalitarismes, le "national-catholicisme" de Franco dans la Guerre d'Espagne et toutes les modalités de l'antisémitisme. Tout le préparait donc à devenir l'une des principales "consciences des Français de l'extérieur" (Raymond Aron), puisque la défaite française de juin 1940 l'exile pendant cinq ans avec Raïssa et Véra à New York, où le Quai d'Orsay l'avait envoyé pour une mission d'influence. Leur foyer, au 30 Fifth Avenue, sera l'un des principaux carrefours de l'Europe en exil, tandis que la publication d'"A travers le désastre" en janvier 1941, acte de deuil et d'espérance aussitôt réédité clandestinement dans l'Europe occupée, assure au philosophe toute une audience interalliée. Il en use dans ses relations avec la "France Libre" comme avec l'administration américaine, sans enfermer son action dans un cadre institutionnel malgré l'Université française en exil (ELHE) qu'il préside, mais en concevant ses messages radiodiffusés et ses nombreux ouvrages comme autant de "munitions idéologiques", en quête d'une refonte de la démocratie et d'un renouveau de chrétienté ; comme il le suggérera dès 1941 au général de Gaulle, il s'agit de "réconcilier la France de saint Louis et celle de la Déclaration des Droits". Ces carnets, tenus au jour le jour par Jacques et Raïssa à travers toutes les détresses et les obscurités de la Guerre, et nourris par d'innombrables rencontres, illustrent mieux qu'aucun autre document la fécondité de consciences fermement décidées à "racheter leur temps" : "Il faut que ceux qui ne veulent pas céder à la Bête descendent dans les catacombes de l'histoire, et y inventent des moyens inédits de résister au mal."

07/2025

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Ouvrages généraux

Histoire de France

Il y a probablement des centaines de siècles que l'Homme s'est répandu sur la terre. Au-delà de 2 500 ans, les origines de la France se perdent dans les conjectures et dans la nuit. Une vaste période ténébreuse précède notre histoire. Déjà, sur le sol de notre pays, des migrations et des conquêtes s'étaient succédé, jusqu'au moment où les Gaëls et Gaulois devinrent les maîtres, chassant les occupants qu'ils avaient trouvés ou se mêlant à eux. Ces occupants étaient les Ligures et les Ibères, bruns et de stature moyenne, qui constituent encore le fond de la population française. La tradition des druides enseignait qu'une partie des Gaulois était indigène, l'autre venue du Nord et d'outre-Rhin, car le Rhin a toujours paru la limite des Gaules. Ainsi, la fusion des races a commencé dès les âges préhistoriques. Le peuple français est un composé. C'est mieux qu'une race. C'est une nation.

06/2022

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Moyen Age - Critique littérair

Le Lai De Lanval

Composé par Marie de France à la fin du XIIe siècle, ce lai est un pur conte de fées. Son héros vit au temps mythique des chevaliers de la Table Ronde, à la cour du roi Arthur. Mais le roi l'a oublié dans ses largesses et il se trouve dans la misère. Il quitte les siens, en quête d'un autre monde plus favorable, et rencontre une femme mystérieuse, éblouissante de beauté, qui lui offre son amour et sa protection : " Lanval, mon ami, c'est pour vous que j'ai quitté ma terre, je suis venue de loin pour vous chercher. Si vous vous montrez valeureux et courtois, ni empereur, ni comte, ni roi ne pourront prétendre à votre bonheur car je vous aime plus que tout ! " Amoureux au premier regard, Lanval accepte toutes les propositions de la belle inconnue, qui ne sera jamais nommée. C'est une fée, qui offre au héros son amour et toutes les richesses du monde à une seule condition, qu'il accepte aussitôt : il devra toujours garder le secret sur leur union. Mais cet amour sera contrarié par la société humaine. Lanval et son amie ne trouveront le bonheur qu'au pays des fées, le monde rêvé où l'amour peut s'épanouir sans entraves.

09/2002

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Non classé

De l'avenue Kennedy au métro Château-Rouge

"Chroniques du monde d'en-bas". L'auteur doit ce sous-titre à un pastiche de l'expression de SOPRANO : "regarde-moi, je suis la France-d'en-bas ; je vis au quotidien ce que tu ne comprends pas, juste en bas de chez toi". La phrase de Soprano traduit notre regard sur les situations existentielles où les hommes et femmes affrontent la précarité. Le regard porté par les précaires sur leur quotidien renvoie ainsi à une trame où exister revient à lutter. Malgré cette place défavorisée, il revient d'exister dans la dignité ou quelquefois ruser avec les principes, parfois bafouer ceux-ci afin d'avoir une place au soleil ou alors refuser de se contenter de vivoter en situation de débrouillardise. Le présent recueil constitue donc une écriture en pointillés à partir des "vies précaires" (Guillaume Le Blanc) qui luttent et rusent contre les difficultés de leur vie quotidienne. Les personnages mis en scène dans ce récit pluriel sont souvent tirés de la vie réelle ; d'autres sont des créatures de fiction selon des expériences réelles constatées sur les marges des villes européennes ou africaines. Ces personnages nous sont inspirés par les nombreuses personnes des trottoirs parisiens qui s'assoient souvent à même le sol, munies de pancartes indicatrices de leur condition ou qui emploient des feuilles de cartons qu'ils étalent à même le sol afin de dormir. Ces chroniques sont aussi une suite de méditations sur la lutte pour la survie à partir du quotidien de quelques Africains. Ici, "le livreur de pains", là le boulanger, les vendeurs de friperie, le cordonnier ambulant, les nombreuses personnes de l'Avenue Kennedy de Yaoundé. Ces personnes vivent dans un environnement où pullulent les bars à haute nuisance sonore dans lesquels l'alcool coule à flots. Elles voient l'incivisme se développer sous la forme d'une gestion calamiteuse des ordures ménagères. Les présents textes suivent une dynamique hybride inspirée par l'art des chroniqueurs, libres de créer à partir de ce qui se passe.

04/2020

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