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Anna Grue

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littérature érotique

Emmanuelle t.2 ; l'antivierge

La réédition attendue des romans érotiques culte des années 60 et 70. Emmanuelle: immortalisée par des livres et des films, c'est l'héroïne dont le nom fait toujours vibrer des millions de personnes dans le monde entier. Emmanuelle incarne la liberté sexuelle, la découverte d'un érotisme solaire, d'un épanouissement des sens et des corps. Après elle, plus rien n'est jamais pareil. Bien que l'ensemble ait été conçu à l'origine comme un seul ouvrage, Emmanuelle 1 et Emmanuelle 2 ont été séparés au gré des publications, et le deuxième volume a souvent été occulté. Un large public peut enfin redécouvrir cet ouvrage qu'Emmanuelle Arsan entame par une déclaration claire et nette: " J'appelle vierge la femme qui n'a fait l'amour qu'avec un seul homme. " Dans ce deuxième volet d'initiation érotique, il est plus que jamais question de se donner, et de se donner à plusieurs, car " l'amour d'aimer est ce qui fait de vous la fiancée du monde ". Mario, l'initiateur d'Emmanuelle, invite cette dernière à mener plus loin sa mission érotique, à vivre de nouvelles expériences et à démultiplier le nombre de ses partenaires. Il lui propose des situations de plus en plus insolites, de l'exhibitionnisme masturbatoire au " festival de la volupté " (une orgie) en passant par la prostitution volontaire au sein d'une " maison de verre " futuriste. Emmanuelle et Mario rencontrent la jeune et sage Anna Maria Serguine, et à travers cette nouvelle figure que les deux amants vont progressivement faire entrer dans leur jeu, c'est d'une véritable conversion érotique qu'il s'agit. Anna Maria est croyante, vierge et récalcitrante, et Emmanuelle est amoureuse d'elle. L'ardeur érotique gagne Anna Maria, et le roman conclut au triomphe du " trio heureux " contre l'exclusivité du couple.

03/2013

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Le chiffre des soeurs

Le chiffre, ce sont les initiales emmêlées qu'on brodaient autrefois sur les trousseaux de famille. Les soeurs, elles sont au nombre de quatre. Nées dans le premier quart du XXe siècle au sein de la petite bourgeoisie provinciale, elles forment le quatuor de tantes redoutable et fascinant de ce nouveau livre d'Antoine Piazza, qu'on aimerait dire roman, bien qu'il soit nourri exclusivement de ses souvenirs familiaux. Au travers de ces personnages hauts en couleurs, souvent truculents, il balaie un siècle, celui des siens sur plusieurs générations et nous dresse le portrait d'une certaine France.
Secrets et scandales familiaux, bons mots d'enfants répétés sur des décennies, anecdotes ressassées et amplifiés. Chaque famille a sa propre mythologie et l'art d'Antoine Piazza est d'en creuser avec minutie chaque épisode et chaque personnage. Les femmes, donc, sont au coeur de cette chronique. Annabelle, la soeur aînée, en est la maîtresse femme : elle tient salon à Maillac, petite ville industrieuse du Sud-Ouest enrichie dans les peaux (Mazamet en réalité), dont nous est racontée la prospérité, puis la chute à l'orée des années 80. La cadette est professeur de piano dans une très sélecte institution catholique parisienne, les dernières, infirmière et religieuse. à elles quatre, elles forment l'axe et le moteur de ces histoires fondatrices où l'héroïsme côtoie souvent la mesquinerie et la trivialité. La force d'Antoine Piazza est dans cet équilibre, décrire un groupe humain au plus juste mais sans jugement, au travers de ses mille contradictions.
Ainsi se tissent magistralement petite et grande Histoire, au gré de la geste familiale de ces Français si représentatifs de ce XXe siècle, dont les greniers dissimulent des revues à la gloire de Pétain. Et la chance de l'auteur est sûrement d'avoir eu à disposition un matériau humain d'une richesse incomparable, qu'il transfigure avec maestria en matière romanesque. Tout est vrai, dans Le chiffre des soeurs : la tante infirmière barrant la route avec inconscience à vingt miliciens armés. La religieuse défroquée découvrant l'amour à 70 ans.
L'écriture, classique et précise, sert ce regard attentif et acéré, bienveillant mais jamais sentimental. En douze chapitres à la chronologie bousculée comme les spirales de la mémoire, Antoine Piazza nous aspire dans ces scènes à l'ironie mordante, temps retrouvé d'une France disparue. C'est enfin la genèse d'un écrivain qu'il nous fait entendre, dans ce rôle de témoin muet et avide, enfant cherchant à déchiffrer le monde incompréhensible des adultes. Après ses trois précédents livres, Les ronces, La route de Tassiga et Voyage au Japon, il poursuit son oeuvre singulière, nourrie exclusivement de son histoire personnelle.

01/2012

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Policiers

Le baiser de Judas

Ex-designer au physique charmeur, Dan Sommerdahl enfile la casquette de Détective chauve avec une classe et un naturel effrayants. Effrayants pour sa femme, Marianne, qui ne se rappelle pas avoir épousé un justicier défendant la veuve et l'orphelin. Effrayants aussi pour son meilleur ami, Flemming Torp, le commissaire de Christianssund. Son copain d'enfance aurait une fâcheuse tendance à empiéter sur ses plates-bandes. Cette fois, c'est une professeur d'arts plastiques qui est dans l'impasse. Après l'avoir séduite, un bellâtre de 25 ans son cadet s'enfuit avec une coquette somme qu'elle avait gagnée au loto. Le Détective chauve se lance à ses trousses, quitte à s'égarer dans les rues de Goa en Inde. De son côté, le commissaire est aux prises avec une affaire de meurtre au sein d'une secte religieuse. Les deux affaires révèlent des liens troublants qui invitent le détective et le commissaire à un pas de deux acrobatique et jubilatoire.

01/2012

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