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Alain Badiou

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Critiques et essais

Tombeau d'Olivier

La vie de mon fils a été interrompue de façon imprévisible et violente. D’une façon en quelque sorte inacceptable. Mais je veux soutenir ici qu’en dépit de ces apparences, sa vie, singulière comme toute vie réellement subjectivée, a existé, pleinement, porteuse d’un sens dont la signification et l’usage avaient valeur universelle. 

01/2020

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Dictionnaires et ouvrages généraux

Homme, femme, philosophie

Barbara Cassin et Alain Badiou s'interrogent, en échangeant et en argumentant, sur leur démarche intellectuelle : elle, femme et sophiste, lui, homme et platonicien. Alain Badiou est platonicien (plutôt platonicien), Barbara Cassin est sophiste (plutôt sophiste). Cela a-t-il quelque chose à voir avec le fait qu'il soit un homme et qu'elle soit une femme ? Telle est la question que nous nous posons depuis longtemps. Depuis que nous nous connaissons en somme, et que nous avons commencé à travailler ensemble comme directeurs de collection. A un moment donné, nous avons pris cette question à bras-le-corps. C'est venu, peut-être, d'une remarque à notre propos disant que, un platonicien avec un(e) sophiste, cet attelage qui ne laissait rien échapper devenait pour de bon dangereux. Nous avons ri, et réfléchi. D'abord, nous avons échangé des lettres, jouant avec le plaisir d'une correspondance sporadique, parfois rauque, pendant trois ans. Au beau milieu de quoi nous avons décidé de faire un séminaire commun ailleurs, loin de nos bases : à Johns Hopkins. On nous a obligés à répondre sans arrière-monde, Alain Badiou en mathématicien-platonicien, Barbara Cassin en philologue-sophiste. A bras-le-corps donc, mais encore latéralement comme on voit. Nous avons alors ressenti la nécessité d'exhiber les éléments clefs à quoi tiennent nos positions, ce qui philosophiquement nous tient. Puis nous avons déroulé les conséquences strictes de ces solidités quant à l'idée que nous nous faisons du rapport homme femme. Au moment de conclure, nous nous sommes demandé ensemble pourquoi nous choisissions la Grèce.

10/2019

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Portulans

Almagestes se rapportait essentiellement au Langage. Portulans concerne la Subjectivité - mieux vaudrait dire les figurations romanesques de cette construction idéologique particulière que depuis deux ou trois siècles on appelle: sujet, personne, individu, conscience, et au dépérissement de laquelle nous avons le bonheur ambigu d'assister. Ce qu'Almagestes tentait au niveau des structures élémentaires de l'expression romanesque (styles, codes, syntaxes... ), Portulans l'entreprend donc, d'une manière infiniment plus classique, au niveau des "grandes formes": description, narration, chronologie, personnages, scènes, etc. C'est dire qu'à la différence d'Almagestes, Portulans est un roman. Cependant ce roman demeure critique, puisque aussi bien le point de vue de la subjectivité n'est pas, pour l'auteur, celui de la vérité. De là que Portulans enveloppe la possibilité d'une double lecture. On peut y voir un roman traditionnel, où sept personnages, peut-être huit, et peut-être neuf, tissent et défont, dans des aventures ordonnés, le réseau mobile de leurs rapports. Mais on peut considérer que ces personnages composent les diverses figures structurées d'une seule subjectivité, progressivement inscrite dans le mécanisme fatal qui les gouverne tous sans qu'ils le sachent, si même ils le pressentent: ainsi se trouve montré que le Sujet trouve son être inévitable dans un Jeu où ce qui s'atteste n'est que son manque. La lecture de Portulans se trouve être, de ce fait, inverse de celle d'Almagestes. Le premier livre dispersait des thèmes simples dans une prolifération culturelle délibérement hétérogène et retorse. L'idée de Portulans, c'est-à-dire la structure souterraine qui en est le sujet véritable, n'est guère simple. Mais son évidence extérieure est celle d'un roman "d'autrefois", qu'il n'est pas interdit de lire pour le calme intérêt des histoires qu'il raconte, des personnages qu'il invente et des lieux qu'il décrit.

10/1967

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philosophie textes / critiques / essais / commentaires

D'un desastre obscur ; droit, état, politique

« (... ) Il se peut que le mot « chu » soit latent dans le présent livre, dont je remercie ses éditeurs d'avoir eu l'idée de le ressusciter plus de vingt ans après son apparition/disparition. Car ce qui lui sert de point de départ est bel et bien la « chute » de l'Union Soviétique, amorcée sans doute en 1989, tout à fait consommée en 1991. C'est cet effondrement qui est qualifié de « Désastre obscur ». (. ) J'ai continué depuis à méditer cette aventure, la seule qui ait donné sens à l'ensemble du XXe siècle. J'ai approfondi et varié les analyses et les interventions publiques que je jugeais nécessaires. Mais je n'ai pas à renier l'ébauche que vous allez lire. » Alain Badiou, juillet 2012

01/2013

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D'un desastre obscur ; droit, état, politique

« (... ) Il se peut que le mot « chu » soit latent dans le présent livre, dont je remercie ses éditeurs d'avoir eu l'idée de le ressusciter plus de vingt ans après son apparition/disparition. Car ce qui lui sert de point de départ est bel et bien la « chute » de l'Union Soviétique, amorcée sans doute en 1989, tout à fait consommée en 1991. C'est cet effondrement qui est qualifié de « Désastre obscur ». (. ) J'ai continué depuis à méditer cette aventure, la seule qui ait donné sens à l'ensemble du XXe siècle. J'ai approfondi et varié les analyses et les interventions publiques que je jugeais nécessaires. Mais je n'ai pas à renier l'ébauche que vous allez lire. » Alain Badiou, juillet 2012

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philosophie textes / critiques / essais / commentaires

Theorie Du Sujet

Le propos fondamental du livre d’Alain Badiou est d’établir que le noyau de toute philosophie compatible avec le marxisme est une théorie du sujet. Mais laquelle? Ni le sujet comme conscience (thèse de Sartre), ni l’hypothèse du sujet « naturel », désirant ou substantiel, ne peuvent convenir. C’est du côté du sujet clivé tel que Lacan – notre Hegel– en fait théorie, qu’il faut chercher une issue. Alain Badiou trouve là de quoi refondre, non pas le thème, forclos, d’un sujet de l’Histoire, mais celui des sujets politiques. L’opération ne se peut faire sans étendre le concept lacanien su jet, lié dès l’abord à deux types d’effets: l’occupation d’une place vide d’un côté, l’excès sur cette place vide de l’autre. Instrument de cette distinction: le couple algèbre/topologie. Il en résulte que le réel, pensable – comme le fait Lacan – sous le concept algébrique de l’objet cause, doit également être reçu sous celui, topologique, de consistance: ontologie en partie double. Le cœur de la question est atteint quand entre en dialectique avec la notion lacanienne du manque, la catégorie nouvelle de destruction. Qu’on ne s’attende pas à ne trouver ici qu’une discussion de théories. Mallarmé y voisine abondamment avec Mao Tsé-toung, Hölderlin avec Hegel, et le théorème de Gödel avec la situation des ouvriers immigrés. Alain Badiou, philosophe, dramaturge et romancier, préside, à l'Écolenormale supérieure, le Centre international d'étude de la philosophiefrançaise contemporaine (CIEPFC).

10/2008

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