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9782842053567

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Littérature française

Le Joueur

Qui mieux qu'un joueur pouvait décrire la descente dans l'enfer du jeu ? Courant les grands casinos européens, Dostoïevski est criblé de dettes quand il écrit ce court roman. Dans une ville d'eau imaginaire, Alexis est employé dans la maison d'un général russe endetté auprès de son entourage. Paulina, pupille du général, demande à Alexis de jouer à la roulette pour elle, son rang lui interdisant les jeux d'Hasard. Elle a besoin d'argent mais ne dit pas pourquoi à Alexis, amoureux d'elle. Le général a également besoin d'argent, il attend la mort d'une tante et l'héritage, condition pour pouvoir épouser Blanche de Comminges, une femme beaucoup plus jeune que lui. Mais, voilà, la tante découvre le jeu de la roulette... Le Joueur est un roman court de l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski paru en 1866. Rédigé1 dans l'urgence, le roman a été dicté en vingt-sept jours2 à Anna Grigorievna Snitkina3. Pressé par son éditeur Stellovski, à qui il avait promis ce roman, contemporain de Crime et Châtiment, Dostoïevski en a néanmoins fait une oeuvre marquante. Contexte d'écriture Ce court roman composé de 17 chapitres est écrit entre les parties V et VI de Crime et Châtiment, en automne 1866. C'est par ailleurs le premier roman qu'il dicta. C'est dans un état de grande anxiété qu'il rédige Le Joueur du fait de sa collaboration avec l'éditeur crapuleux Stellovski. En effet celui-ci lui ayant acheté les droits du futur roman pour peu, a fait signer à Dostoïevski un contrat léonin, comportant une clause qui engage le romancier à rendre le roman pour le 1er novembre 18664. Il ne lui reste donc plus que 27 jours pour écrire le roman, sinon "libre à lui, Stellovski, d'éditer pendant 9 ans comme il le voudrait tout ce que j'écrirai sans avoir à me verser de gratification" . Le 31 octobre de la même année, Dostoïevski se présenta chez l'éditeur, respectant donc les engagements. L'éditeur, avide du gain que lui procurerait le non-respect du contrat, indiqua à un de ses employés de l'annoncer absent pour quelques jours. Dostoïevski ne pouvant se résoudre à accepter les conditions qui l'engageaient, alla déposer son manuscrit dans un commissariat afin de dater le roman au 31 octobre 1866 aux yeux de l'Etat.

01/2023

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Littérature russe

Le Joueur. Extrait Des Carnets D'Un Jeune Homme

Pour retrouver le " ton " de Dostoïevski, il ne suffit pas de restituer la narration, il faut aussi, comme l'explique André Markowicz, auteur de la présente traduction, rendre ce que l'écriture a de particulier : l'oralité, la maladresse recherchée et la structure poétique. L'effet obtenu est particulièrement visible avec le Joueur, qui met en scène un possédé à la voix haletante, vivante, familière, parfois vulgaire, à l'image de ces passions qui " se ressemblent toutes et peut-être n'en font qu'une " (comme la note dans sa lecture André Comte-Sponville). Voici donc, dans cette nouvelle traduction qui lui donne une inoubliable résonance, l'exceptionnel roman d'un écrivain qui faisait de la haine de l'élégance une doctrine de renaissance du peuple russe.

10/1991

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Littérature russe

Le joueur

"Je l'avoue, cela m'était désagréable; j'avais, certes, décidé que je jouerais, mais je ne me proposais nullement de commencer en le faisant pour d'autres. Cela me déroutait même quelque peu, et c'est avec un grand sentiment de contrariété que je pénétrai dans les salles de jeu. Tout m'y déplut dès le premier coup d'œil. Je ne peux souffir le ton obséquieux des feuilletons du monde entier, et plus spécialement de nos journaux russes, où presque chaque printemps nos chroniqueurs se plaisent à décrire deux choses : premièrement, la magnificence inouïe et le faste des salles de jeu dans les villes d'eaux sur le Rhin, deuxièmement, les tas de pièces d'or qui, à les entendre, s'amoncellent sur les tables.[...] II n'y a rien de magnifique dans ces salles médiocres, et quant à l'or, non seulement il ne s'entasse pas sur les tables, mais c'est à peine s'il s'en trouve un petit peu, de temps en temps. Bien sûr, de loin en loin au cours d'une saison, il arrive qu'apparaisse tout à coup quelque original, un Anglais, ou encore un Asiatique, un Turc, comme cet été, qui soudain perdra ou gagnera énormément ; les autres misent tous, eux, de maigres goulden, et il n'y a jamais, en moyenne, que fort peu d'argent sur la table..."

05/2006

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Littérature française

Le joueur

Le jeu brûle tout. Il est la passion. Il est le rêve. L'enfer et la démesure. Le révélateur des abîmes de l'âme et l'ignoble concentré de la comédie bourgeoise. Il est l'argent ! Autour de ses tapis, le général déchu se fait l'esclave du marquis et attend le décès de la richissime Baboulinka, sa tante. Hypothèques...Héritages...Intrigues...Corruption morale sur fond de bonnes manières. Qui donc résistera à ce tourbillon de folie ? Dans ce désordre furieux, Alexis succombe à son tour au cancer de jeu. Le jeune précepteur veut séduire l'intraitable Pauline, belle-fille de son employeur. Il est pauvre et doit devenir riche. Il veut surprendre et se tuerait pour ça... Sur Roulettenbourg, ville d'eau paisible, souffle le vent du gâchis...Une tempête frénétique emportant les derniers fétus d'une vieille Europe en lambeaux...

01/1997

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Littérature russe

Le joueur

Dans une ville d'eaux allemande se croisent aristocrates et aventuriers venus de toute l'Europe, dont une famille de Russes désargentés, prise dans des querelles d'héritage, qui espère se refaire grâce à la roulette. Le héros, lui, commence à jouer par amour, pour sauver une jeune fille d'une dette qui l'écrase. Bientôt, il cède au vertige du casino et se perd dans le jeu... Ce roman exprime toute l'obsession morbide du joueur qui, comme le montrera Freud, se punit lui-même d'une irrationnelle culpabilité en jouant et rejouant toujours. Rédigé en même temps que Crime et Châtiment, Le Joueur est une superbe variation sur le vice et la punition.

02/2019

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Littérature russe

Le Joueur

Paulina éclata de rire : - Vous m'avez dit l'autre jour, sur le Schlangenberg, que vous étiez prêt, sur un mot de moi, à vous jeter en bas, la tête la première et nous étions bien à mille pieds de haut. Je dirai ce mot un jour, uniquement pour voir si vous vous exécutez et soyez certain que je montrerai du caractère. Je vous hais justement parce que je vous ai permis tellement de choses, et je vous hais encore plus parce que vous m'êtes si nécessaire.

06/2007