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9782335061291

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Littérature russe

Le Joueur. Extrait Des Carnets D'Un Jeune Homme

Pour retrouver le " ton " de Dostoïevski, il ne suffit pas de restituer la narration, il faut aussi, comme l'explique André Markowicz, auteur de la présente traduction, rendre ce que l'écriture a de particulier : l'oralité, la maladresse recherchée et la structure poétique. L'effet obtenu est particulièrement visible avec le Joueur, qui met en scène un possédé à la voix haletante, vivante, familière, parfois vulgaire, à l'image de ces passions qui " se ressemblent toutes et peut-être n'en font qu'une " (comme la note dans sa lecture André Comte-Sponville). Voici donc, dans cette nouvelle traduction qui lui donne une inoubliable résonance, l'exceptionnel roman d'un écrivain qui faisait de la haine de l'élégance une doctrine de renaissance du peuple russe.

10/1991

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Littérature russe

Le joueur

"Je suis revenu de mon absence de deux semaines. Les nôtres étaient depuis trois jours à Roulettenbourg. Je pensais qu'ils m'attendaient avec Dieu sait quelle impatience, mais je me trompais. Le général me regarda d'un air très indépendant, me parla avec hauteur et me renvoya à sa soeur. Il était clair qu'ils avaient gagné quelque part de l'argent. Il me semblait même que le général avait un peu honte de me regarder."

01/2016

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Littérature russe

Le joueur

Alexis Ivanovitch joue d'abord pour gagner, puis pour étonner, enfin pour espérer. Il n'a pas misé seulement de l'argent mais sa vie elle-même. Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et à Baden-Baden où il se ruina au jeu. Jouer, c'est tenter le diable, c'est aussi tenter Dieu. Alexis a voulu tout risquer, toucher le fond pour connaître la compassion et la grâce divine. Il y a une autre malédiction dans la vie du joueur, une femme-bourreau, Pauline, la belle-sœur du général qu'il sert comme précepteur. C'est, dans la vie de l'auteur, Apollinaria, que Dostoïevski aima d'un amour douloureux. Autour d'eux, des êtres malfaisants ou étonnants, dévorés par la passion du gain. Ce court roman, plein de brio, annonce toute l'œuvre de Dostoïevski. " Demain, demain tout cela finira ", dit le joueur qui recommence à jouer éternellement.

05/2008

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Littérature russe

Le Joueur

"Je comprenais tout ce que je risquais à perdre : tout, ma vie..." Autour de ses tapis de jeu, le général déchu se fait l'esclave d'un marquis et attend le décès de la richissime Baboulinka, sa tante. Alexis, le jeune précepteur, veut séduire l'intraitable Pauline, belle-fille de son employeur. Mais il est pauvre et doit impérativement gagner de l'argent. A son tour, il succombe à l'enfer du jeu... Hypothèques, héritages, intrigues, corruption morale sur fond de bonnes manières : qui donc résistera à ce tourbillon de folie ? Dans ce roman du jeu, Dostoïevski explore les plus obscurs recoins de l'âme humaine.

06/2022

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CD K7 Littérature

Le joueur

Entendre Le Joueur, c'est entendre une confession, c'est entendre une désespérance, mais c'est aussi entendre un chant d'amour. C'est entendre ce qu'Anna Grigorievna Snitkine a entendu pour la première fois, des mots qui lentement devinrent pour elle... Mais c'est encore entendre le mensonge, la duperie du moins. C'est croire avec Dostoïevski que l'aveu peut être une voie de rédemption. Mais c'est aussi une voie de leurre. Trop tôt peut-être a-t-il clamé son désir de changement, son repentir, sa volonté de sortir du cœur de la chute, dans cet enfer du jeu, dans ce Roullettenbourg, qui pour lui n'avait rien d'un lieu romanesque mais avait des couleurs infernales. Trop tôt peut-être encore a-t-il désespéré de lui. Trop tôt ? Ou trop peu sincèrement. Car ces mots mêmes qui sont les mots qui humilient, ne sont-ils pas aussi les mots qui procurent l'ivresse vertigineuse "d'une délectation morose"?... Détachement, haine sous-jacente, volonté, insolence, rancœur, tout est là. Tout, avec une fureur barbare : celle de Dostoïevski. Ce sont ses mots, son regard, sa hargne presque à contempler ce qui fait sa ruine, le conduit un peu plus chaque pas à se défaire, à se perdre. Jacques Bonnaffé se meut avec aisance dans tout cela. Avec la joie d'un disciple, il endosse la personnalité d'Alexis, à la fois vaste assez et trop étroite pour contenir Dostoïevski. Il parle, s'enivre presque des mots, sans jamais donner prise à la griserie trompeuse. C'est une ébriété lucide, voulue, recherchée même au travers d'Alexis. C'est Mme ébriété qui serait un point de contact avec Dostoïevski.

03/1999

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Littérature russe

Le joueur

Le Joueur, écrit par le célèbre écrivain russe Fiodor Dostoïevski, est un roman captivant qui plonge le lecteur dans l'univers sombre et passionnant du jeu. Publié en 1867, ce livre met en scène Alexeï Ivanovitch, un jeune homme qui se retrouve pris au piège de sa passion dévorante pour le jeu. L'histoire se déroule dans une petite ville allemande où Alexeï est employé comme précepteur chez une famille russe fortunée. Alors qu'il est témoin des jeux de hasard auxquels se livrent les membres de cette famille, il se laisse peu à peu entraîner dans cet engrenage dangereux. Pris dans une spirale infernale, il se retrouve rapidement accro au jeu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de victoire. Le roman explore les thèmes de l'addiction, de la cupidité et de la folie qui accompagnent souvent le monde du jeu. Dostoïevski, lui-même joueur compulsif, offre une analyse profonde de la psychologie humaine et de ses faiblesses face à la tentation. A travers les personnages complexes et tourmentés, l'auteur dépeint avec réalisme les conséquences désastreuses que peut avoir cette obsession. Le Joueur est un roman puissant qui captive le lecteur dès les premières pages. Avec sa plume incisive et son talent pour décrire les émotions les plus intenses, Dostoïevski nous offre une réflexion profonde sur les vices de l'homme et les limites de sa volonté. Ce livre, dans sa version grands caractères, permet à tous les lecteurs de profiter pleinement de cette oeuvre incontournable de la littérature russe. Impression en "gros caractères" . Extrait : "Je suis revenu de mon absence de deux semaines. Les nôtres étaient depuis trois jours à Roulettenbourg. Je pensais qu'ils m'attendaient avec Dieu sait quelle impatience, mais je me trompais. Le général me regarda d'un air très indépendant, me parla avec hauteur et me renvoya à sa soeur. Il était clair qu'ils avaient gagné quelque part de l'argent. Il me semblait même que le général avait un peu honte de me regarder".

01/2016