Recherche

9782080444998

Extraits

ActuaLitté

Classiques

Le portrait de Dorian Gray

Dorian Gray a bien de la chance ! Il est jeune, il est riche, il est intelligent, il appartient à la meilleure société londonienne de son temps, et surtout il est beau : d'une beauté unique, angélique, sublime, fascinante, d'une beauté qui exerce des ravages sur tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Normalement, cette extraordinaire capacité physique de séduction devrait s'affaiblir avec l'âge. C'est-à-dire, avec l'apparition des rides, avec la calvitie, les rhumatismes, l'écroulement des traits, l'empâtement du menton, etc. Mais ces désagréments vont être épargnés à Dorian grâce au portrait qu'a fait de lui un ami peintre. En effet, le tableau possède l'étrange vertu de prendre à sa charge le vieillissement de son modèle. Par cette fable qui évolue vers les affres du cauchemar, Oscar Wilde, esprit brillantissime et auteur scandaleux de l'époque victorienne, nous assène un pronostic inquiétant : à savoir que chacun de nous, sous l'effet de ce qu'il est, finira par prendre la tête qu'il mérite...

05/2009

ActuaLitté

Littérature anglo-saxonne

Le Portrait de Dorian Gray

Ainsi tu crois qu'il y a seulement Dieu qui voit les âmes, Basil ? Ecarte le rideau et tu verras la mienne. Il avait prononcé ces mots d'une voix dure et cruelle. Tu es fou, Dorian, ou tu joues, murmura Hallward en fronçant les sourcils. Tu ne veux pas ? Alors, je vais le faire moi-même, dit le jeune homme qui arracha le rideau de sa tringle et le jeta par terre. Une exclamation d'horreur s'échappa des lèvres du peintre et lorsqu'il vit dans la faible lumière le visage hideux qui lui souriait sur la toile. Il y avait quelque chose dans son expression qui le remplit de dégoût et de répugnance. Grands dieux ! C'était le visage de Dorian Gray qu'il regardait ! L'horreur, quelle qu'elle fût, n'avait pas encore entièrement ravagé sa stupéfiante beauté. Il restait encore des reflets d'or dans la chevelure qui s'éclaircissait et un peu de rouge sur la bouche sensuelle. Les yeux bouffis avaient gardé quelque chose de la beauté de leur bleu. Le contour des narines et le modelé du cou n'avaient pas encore perdu complètement la noblesse de leurs courbes. C'était bien Dorian. Mais qui avait peint ce tableau ? Il lui semblait reconnaître son coup de pinceau. Quant au cadre, il était de lui. C'était une idée monstrueuse et pourtant il eut peur. Il prit la chandelle allumée et la tint devant le portrait. Son nom figurait dans le coin gauche, tracé en longues lettres d'un vermillon brillant.

11/1995

ActuaLitté

Littérature anglo-saxonne

Le portrait de Dorian Gray

Pendant des semaines, il ne montait pas, et il oubliait l'horrible chose peinte en se tournant, le coeur léger et rempli de joies insouciantes, vers les plaisirs de la simple existence. Puis soudain, une nuit, il se glissait hors de chez lui pour se rendre dans un endroit sordide près de Blue Gate Fields, ou il pouvait rester des jours et des jours, jusqu'à ce que les gens l'en chassent, emplis d'horreur, exigeant de lui de monstrueux pots-de-vin en compensation de leur silence. A son retour, il s'asseyait face au portrait, parfois le haïssant tout en se haïssant lui-même, ou d'autres fois avec la fierté révoltée qui participe à la fascination pour le péché, souriant secrètement de plaisir devant l'ombre difforme condamnée à porter le fardeau qui aurait dû être sien.

06/2007

ActuaLitté

Littérature anglo-saxonne

Le Portrait De Dorian Gray

Par la magie d'un vœu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s'adonne alors à toutes les expériences, s'enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés. " Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais ", " il faut guérir l'âme par les sens, guérir les sens par l'âme ". Oscar Wilde voulut libérer l'homme en lui donnant comme modèle l'artiste. Pour se réaliser, il doit rechercher le plaisir et la beauté, sous toutes ses formes, bien ou mal. L'art n'a rien à voir avec la morale. Dans une langue raffinée, l'auteur remet en question la société, le mariage, la morale et l'art. Ses propos sont incisifs et humoristiques. Ce livre scandalisa l'Angleterre victorienne, Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécu ce qu'il écrivait. Au siècle suivant, Proust, Gide, Montherlant, Malraux ont contribué à la célébrité du génial écrivain.

03/2001

ActuaLitté

Littérature anglo-saxonne

Le portrait de Dorian Gray

« Comme il tournait la poignée de la porte, ses yeux tombèrent sur son portrait peint par Basil Hallward ; il tressaillit d'étonnement. Dans le peu de lumière traversant les rideaux de soie crème, la face lui parut un peu changée. L'expression semblait différente. On eût dit qu'il y avait comme une touche de cruauté dans la bouche. L'étrange expression qu'il avait surprise dans la face y demeurait, plus perceptible encore. La palpitante lumière montrait des lignes de cruauté comme si lui-même, après avoir fait quelque horrible chose, les surprenait sur sa face dans un miroir. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Il frotta ses yeux, s'approcha plus encore du tableau et l'examina de nouveau. Personne n'y avait touché, certes, et cependant il était hors de doute que quelque chose y avait été changé. Il ne rêvait pas ! La chose était horriblement apparente. »

11/2011

ActuaLitté

Classiques

Le portrait de Dorian Gray

Dorian Gray a bien de la chance ! Il est jeune, il est riche, il est intelligent, il appartient à la meilleure société londonienne de son temps, et surtout il est beau : d'une beauté unique, angélique, sublime, fascinante, d'une beauté qui exerce des ravages sur tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Normalement, cette extraordinaire capacité physique de séduction devrait s'affaiblir avec l'âge. C'est-à-dire, avec l'apparition des rides, avec la calvitie, les rhumatismes, l'écroulement des traits, l'empâtement du menton, etc. Mais ces désagréments vont être épargnés à Dorian grâce au portrait qu'a fait de lui un ami peintre. En effet, le tableau possède l'étrange vertu de prendre à sa charge le vieillissement de son modèle. Par cette fable qui évolue vers les affres du cauchemar, Oscar Wilde, esprit brillantissime et auteur scandaleux de l'époque victorienne, nous assène un pronostic inquiétant : à savoir que chacun de nous, sous l'effet de ce qu'il est, finira par prendre la tête qu'il mérite...

10/2020

Tous les articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté