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9782021012590

Extraits

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Romans historiques

Le testament d'Olympe

Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse guerre de Sept Ans, sous le règne de Louis XV. Apolline et Ursule sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s'adonne avec délices au bonheur de ne rien faire. La famille s'enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s'aperçoit à peine, tandis que son aînée, animée par l'ambition et l'esprit de liberté, n'a qu'une envie : s'enfuir. Les soeurs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa soeur mourante et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures. Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d'Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l'offre à Louis XV, qui l'installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin de favorite s'ouvre à elle... Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d'une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l'étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes et le sens du péché.

09/2010

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Littérature française

Une femme sans écriture

Un historien, né en Tunisie et parti vivre à Paris, rêve d'écrire la biographie de Mabrouka, sa mère, restée au pays avec les siens. Redoutant la trahison de sa mémoire, elle adresse une lettre à son fils. Cette missive au vitriol est le prélude au récit de l'épopée des femmes de la famille. Tout commence dans l'Algérie des années 1820 où Sihème, l'aïeule, une esclave affranchie, se distingue en fabriquant le chasse-mouches du dey d'Alger, avec lequel celui-ci gifle le consul de France. Ce coup de sang entraîne une fuite mouvementée de Sihème vers le nord-est algérien, l'exil et l'installation de ses descendantes en Tunisie, jusqu'à aujourd'hui. Lyrique et picaresque, voici le roman d'une lignée de quatre femmes libres traversant un immense pays et son histoire, chacune à sa manière, mais guidées par une même volonté : rompre le silence et s'emparer du verbe pour écrire leur destin.

03/2017

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Littérature française

Un truc sauvage

Six adolescents trompent l'ennui de leur petite ville de province avec ce qu'ils peuvent : bières, filles et, depuis peu, groupe de rock. Ils font les quatre cents coups, bien décidés à aller au bout, le grand final, avec impatience. Tout s'accélère lorsque l'un d'eux assure son bonheur auprès de Lapar, agence de réussite. Le contrat est efficace : les concerts, les groupies et les diplômes sont garantis. A quel prix? Peu importe, ils verront plus tard... Mais la vie n'attend pas et se paie sur la bête : elle ampute la belle main à six doigts qu'ils formaient. Lapar n'y peut rien. Les cinq restants non plus. Le bonheur est-il encore possible ?

01/2014

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Critique littéraire

Naissance littéraire du fascisme

Fin 1897 l'innocence du capitaine Dreyfus éclate au grand jour. S'opère alors un étonnant chassé-croisé. Bernard Lazare, le premier à avoir réfuté publiquement la thèse d'un Dreyfus coupable, se retire de la scène médiatique. Alors que Maurice Barrès, jusqu'ici silencieux, s'engage dans le déni de l'évidence : l'injustice commise à l'égard du capitaine juif. Le livre d'Uri Eisenzweig se penche sur ce moment paradoxal. Il en propose une interprétation touchant aux positions de fond de ces deux penseurs majeurs du dreyfusisme et de l'antidreyfusisme. Marqués par une même sensibilité littéraire fin de siècle, tous deux rejettent le récit comme forme privilégiée du vrai. C'est ce rejet qui, après avoir guidé son geste pionnier de démystification, écarte l'anarchiste Lazare du combat centré sur l'effort de raconter la vérité - dont le "J'accuse !" de Zola est le modèle. En même temps, la fascination pour une vérité échappant au récit génère chez Barrès une imagination romanesque qui, transposée au domaine politique, annonce le fascisme : une conception de la Nation comme entité organique enracinée, fatalement menacée par toute altérité, tout récit. A cette vision du monde correspondent un refus des valeurs universelles et un déterminisme racial. Le livre se termine sur une lecture du superbe journal d'une femme de chambre (1900) d'Octave Mirbeau. Inversant le rapport barrésien entre récit et vérité, ce roman est le premier à souligner que l'imaginaire fasciste naissant est indissociable d'un nouveau statut littéraire pour l'Autre - ici, le juif, tel que le représente l'antisémitisme.

10/2013

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Beaux arts

Indiscrétion. Femmes à la toilette

Le thème de la femme à la toilette est l’un des rares, très rares qui traversent l’histoire de l’art de l’antiquité à nos jours. Du bain à la mise en place d’une dernière boucle d’oreille, cette succession de soins et de rites met en évidence le corps de la femme et sa volonté, une fois parée, de provoquer le désir. Or ce désir est lui-même une métaphore de la peinture… L’ambition de ce livre est donc de révéler ce qu’a pu être, ce que continue d’être cette stratégie du désir. Que certaines des femmes qui « posèrent » pour les peintres aient été des déesses, comme Diane ou Vénus, des personnages de la Bible, comme Suzanne ou Esther, et que d’autres aient été parfaitement anonymes, ne change rien à l’affaire. C’est toujours de femmes qu’il s’agit.

10/2012

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Religion

Le culte du néant. Les philosophes et le Bouddha

L'émergence de ce continent inconnu effraie l'Occident, qui n'y reconnaît aucune de ses valeurs, aucun de ses systèmes de pensée. Pour les philosophes allemands et français, tels que Hegel ou Renan, qui les premiers
Donnent à connaître le bouddhisme, ce dernier est synonyme de négation de la vie, d'anéantissement de l'individu, de « culte du néant ». Cependant, n'est-ce pas son propre nihilisme que l'Occident met ainsi en scène ? N'est-ce pas l'Europe même, minée par l'effondrement de ses valeurs et la montée de l'athéisme, que les hommes décrivent lorsqu'ils disent faire le portrait de l'Asie bouddhiste ? L'Occident a ainsi imaginé et construit le bouddhisme afin de mieux penser ses propres maux et exorciser ses peurs.
Il s'agit d'une analyse de la découverte du bouddhisme par l'Occident : en condamnant une religion qui prône l'oubli de soi et le culte du néant, les Européens ont tenté d'éloigner le spectre de l'athéisme et du nihilisme
Qui minaient leurs propres sociétés.

09/1997