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"Aurélia", Gérard de Nerval

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"Aurélia", Gérard de Nerval

Pour lire les œuvres intégrales. Lire, c'est tracer dans un texte des Parcours de lecture. Chaque volume de la série Collèges propose un parcours de lecture possible dans une œuvre intégrale plus spécialement destinée à des lecteurs des classes de Collège. Pour aider chacun à tracer ses propres chemins, des repères font le point sur les notions, les méthodes, les outils utilisés. Des activités invitent à étudier des points précis, à formuler les découvertes, à s'exprimer par écrit. Des prolongements ou des dossiers complémentaires suggèrent des approfondissements et des ouvertures vers d'autres œuvres.

02/1997

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Littérature française

Aurélia

"Aurélia" est une oeuvre autobiographique écrite par Gérard de Nerval et publiée de manière posthume en 1855. Ce récit, à mi-chemin entre la prose poétique et l'autobiographie, relate les expériences personnelles et les troubles mentaux de l'auteur, notamment sa lutte contre la dépression et sa quête d'un amour idéal représenté par le personnage d'Aurélia. A travers ce texte, Nerval explore les thèmes de la folie, de la passion amoureuse, de la spiritualité et de la recherche de sens dans la vie. "Aurélia" est considéré comme l'une des oeuvres les plus complexes et les plus énigmatiques de la littérature française du XIXe siècle, et elle a exercé une influence significative sur les mouvements littéraires ultérieurs tels que le surréalisme.

03/2024

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Littérature française

AURÉLIA

Le Rêve est une seconde vie. Je n'ai pu percer sans frémir ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l'image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l'instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l'oeuvre de l'existence. C'est un souterrain vague qui s'éclaire peu à peu, et où se dégagent de l'ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres : - le monde des Esprits s'ouvre pour nous. Swedenborg appelait ces visions Memorabilia ; il les devait à la rêverie plus souvent qu'au sommeil ; L'Ane d'or d'Apulée, La Divine Comédie de Dante, sont les modèles poétiques de ces études de l'âme humaine. Je vais essayer, à leur exemple, de transcrire les impressions d'une longue maladie qui s'est passée tout entière dans les mystères de mon esprit ; - et je ne sais pourquoi je me sers de ce terme maladie, car jamais, quant à ce qui est de moi-même, je ne me suis senti mieux portant. Parfois, je croyais ma force et mon activité doublées ; il me semblait tout savoir, tout comprendre ; l'imagination m'apportait des délices infinies. En recouvrant ce que les hommes appellent la raison, faudra-t-il regretter de les avoir perdues ? ...

07/2023

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Littérature française

Aurélia

"Condamné par celle que j'aimais, coupable d'une faute dont je n'espérais plus le pardon, il ne me restait qu'à me jeter dans les enivrements vulgaires ; j'affectai la joie et l'insouciance, je courus le monde, follement épris de la variété et du caprice : j'aimais surtout les costumes et les moeurs bizarres des populations lointaines, il me semblait que je déplaçais ainsi les conditions du bien et du mal ; les termes, pour ainsi dire, de ce qui est sentiment pour nous autres Français. - Quelle folie, me disais-je, d'aimer ainsi d'un amour platonique une femme qui ne vous aime plus ! "

01/1985

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Littérature française

Aurélia

" Je vais essayer de transcrire les impressions d'une longue maladie qui s'est passée tout entière dans les mystères de mon esprit... " Dernière œuvre de Nerval qu'il n'aura pas le temps de corriger -il se pend à un lampadaire dans la nuit du 25 janvier 1855-, Aurélia représente cette dangereuse invasion des signes, cet abandon de l'illusion, cet " épanchement du songe dans la vie réelle ", célébré soixante-dix ans plus tard par le surréalisme.

09/1997

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Littérature française

Aurélia

Une dame que j'avais aimée longtemps et que j'appellerai du nom d'Aurélia, était perdue pour moi. Peu importent les circonstances de cet événement qui devait avoir une si grande influence sur ma vie. Chacun peut chercher dans ses souvenirs l'émotion la plus navrante, le coup le plus terrible frappé sur l'âme par le destin ; il faut alors se résoudre à mourir ou à vivre : - je dirai plus tard pourquoi je n'ai pas choisi la mort. " A la différence du narrateur, Nerval choisit la mort un jour de janvier 1855, laissant Aurélia inachevé. Le récit, qui ne dissocie pas le rêve et la vie mais au contraire les réunit - c'est son sous-titre -, affirme la quête de l'unité perdue par un Je qui raconte et commente tour à tour l'expérience qu'il entend dépasser dans une harmonie retrouvée. Présentation et notes par Michel Brix. Texte intégral. "

04/1999

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