On pense souvent que l’histoire antique du peuple juif s’achève en l’an 70, dans les flammes du Temple de Jérusalem détruit par les légions de Titus.
Mais la tragédie ne s’arrête pas là : entre le Ier et le IIᵉ siècle de notre ère, trois guerres successives opposèrent les Juifs à l’Empire romain, trois insurrections écrasées dans le sang, qui redessinèrent durablement le destin du judaïsme. C’est cette histoire, à la fois politique, religieuse et humaine, que retrace Mireille Hadas-Lebel, historienne émérite de la Sorbonne, helléniste et hébraïsante, dans Les trois guerres des Juifs contre Rome.
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De la grande révolte de 66-70, rapportée par Flavius Josèphe, au soulèvement de la diaspora en Égypte, à Chypre et en Cyrénaïque, jusqu’à la révolte de Bar Kokhba, « le fils de l’étoile », la spécialiste redonne chair à un peuple pris dans la tourmente de l’histoire impériale. D’une guerre à l’autre, la Judée se vide, Jérusalem devient Aelia Capitolina, et le judaïsme se réinvente dans la dispersion.
L’Empire, qui voyait d’abord en ces alliés d’Orient un partenaire utile, en vient à effacer leur nom même de ses cartes.
Mais malgré les ruines, la foi ne s’éteint pas. Les sages de la tradition rabbinique réorientent la vie spirituelle vers l’étude, la prière et la loi. La perte du Temple, désormais irréversible, devient le point de départ d’une reconstruction intérieure.
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Issu d’un travail revu et enrichi, accompagné de cartes et de documents, l’ouvrage éclaire ces siècles décisifs où s’est joué l’avenir du judaïsme. En retraçant ces trois guerres, Mireille Hadas-Lebel restitue avec rigueur et clarté la rencontre tragique de deux mondes : celui de Rome et celui d’Israël.