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prix grand témoin

Extraits

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Littérature française

24 fois la vérité

Il y a Gabriel, un opérateur de cinéma qui a parcouru le vingtième siècle l'oeil rivé derrière sa caméra : de l'enterrement de Sarah Bernhardt au tournage du Mépris, du défilé de la paix de 1919 au 11 septembre 2001, il aura été le témoin muet d'un monde chaotique, et de certains de ses vertiges. Il y a Adrien, son petit-fils, qui est journaliste spécialisé dans les choses numériques qui envahissent désormais nos vies. Et il y a le roman qu'Adrien a décidé d'écrire sur son grand-père. En vingt-quatre chapitres, raconter une vie. Vingt-quatre chapitres comme les vingt-quatre images qui font chaque seconde d'un film. Vingt-quatre chapitres pour tenter de saisir la vérité : que reste-t-il de ce qui n'est plus là ? Que connaît-on de ce qu'on a vu sans le vivre ? Que faire, aujourd'hui, de tant d'images ?

08/2021

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Sf & fantasy

Un long voyage

Dans un monde de magie et de héros, quel courage faut-il aux gens comme vous et moi pour vivre, aimer, mourir ?Issu d'une famille de pêcheurs, Liesse doit quitter son village natal à la mort de son père. Fruste mais malin, il parvient à faire son chemin dans le comptoir commercial où il a été placé. Au point d'être pris comme secrétaire par Malvine Zélina de Félarasie, ambassadrice impériale dans l'Archipel, aristocrate promise aux plus grandes destinées politiques. Dans le sillage de la jeune femme, Liesse va s'embarquer pour un grand voyage loin de ses îles et devenir, au fil des ans, le témoin privilégié de la fin d'un Empire. Dans ce conte merveilleux, relatant une vie entière avec un art consommé du suspense, et un talent inouï pour mêler humour et lyrisme, naît une nouvelle voix majeure de la fantasy.Claire Duvivier est née en 1981. Un long voyage est son premier roman.

05/2020

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Poésie

Jets de poèmes. Dans le vif de Fukushima

Le poète japonais Ryôichi Wagô, ayant pris le parti de rester dans sa ville après la catastrophe de Fukushima, publie les tweets qu'il a écrits " à vif " pendant ces jours terribles, et nous fait les témoins de sa remontée des enfers grâce à l'écriture poétique. Après le 11 mars 2011, Wagô est l'un des premiers écrivains à transmettre l'ampleur de la catastrophe de manière palpable et concrète, dans des poèmes hantés par une tragédie vécue au quotidien, dont il décide de rendre compte sous forme de tweets réguliers. Ces poèmes, à la fois très simples et très inventifs, par leur moyen de transmission mais aussi par leur style elliptique et incantatoire, d'une grande force, auront un retentissement important à travers le Japon et même au-delà des frontières du pays. La mise en page et la typographie de ce recueil sont en totale adéquation avec ce work in progress où le lecteur assiste avec sidération à la création quasi e-nihilo (l'annihilation catastrophique) du langage poétique et d'une réflexion forte sur le rapport du langage à la terre natale.

04/2016

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lettres et linguistique critiques et essais

Octavio Paz dans son siècle

Né au Mexique en 1914 et décédé dans sa capitale en 1998, Octavio Paz est l’une des figures majeures de la littérature latino-américaine du XXe siècle. Poète, essayiste et dramaturge, il fit très tôt de son pays l’un des sujets privilégiés de sa réflexion, mais n’en était pas moins un homme profondément cosmopolite, un écrivain engagé et ancré dans son temps. Il fut ainsi le protagoniste et témoin de plusieurs événements marquants, tels que la guerre civile espagnole (1936-1939), la fin de la Seconde Guerre mondiale et la création des Nations unies (1945), la révolte des étudiants en 1968 ou la chute du mur de Berlin en 1989. Devant l’histoire d’un siècle trouble, aussi fascinant que révoltant, il fit face avec courage et lucidité aux nombreux choix s’offrant à ceux qui voulaient changer la littérature et le monde. Cette biographie nous permet de mesurer l’ampleur et la singularité de son destin, tout comme son amour de la poésie. Car, à la fois riche et précis sur la vie de l’écrivain engagé, Octavio Paz dans son siècle apporte une réflexion sur son oeuvre littéraire, en particulier sur la poésie de sa maturité, celle de ses séjours en Inde au cours des années cinquante et soixante, et celle de son retour au Mexique dans les années soixante-dix. S’y ajoute le récit de la grande aventure politique et intellectuelle de la revue Vuelta, de l’énorme reconnaissance internationale dont le poète jouit dans les années quatre-vingt et, enfin, de la remise du prix Nobel de littérature en 1990, couronnement de sa trajectoire éthique et esthétique.

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litterature italienne

Que justice soit rendue

À soixante-cinq ans, Roberto Doni est substitut du procureur général à Milan et il aimerait finir sa carrière en beauté: issu de la bonne bourgeoisie, passionné de musique classique et grand amateur des tableaux de Georges de La Tour, sa vision de la justice n’admet aucun compromis. Jusqu’au jour où Elena Vicenzi débarque dans son bureau, lui apportant les preuves qui innocentent un jeune Maghrébin, accusé d'un procès en appel où Doni est procureur. Convaincu par l’enthousiasme et la fraîcheur de cette journaliste free-lance qui réveillent en lui d’anciennes passions, le magistrat accepte de sortir des sentiers battus. Son enquête le conduira dans un monde qui lui était inconnu, celui de la banlieue milanaise multiethnique, débordant d’une vitalité parfois désespérée. Après bien des détours et de multiples conversations avec la journaliste et avec les témoins qu’elle lui a présentés, le jour du procès arrive enfin. Efficace et élégant, ce roman nous offre aussi une réflexion très originale sur les rapports entre Justice, Loi et Vérité. Giorgio Fontana, né en 1981, vit et travaille à Milan. Que justice soit rendue est son troisième roman, le premier traduit en France et dans d’autres pays. Il a obtenu le prix Racalmare-Leonardo Sciascia 2012. François Bouchard enseigne la littérature italienne des XIXe et XXe siècles à l'université de Tours. Il a traduit entre autres Pietro Verri, Vittorio Imbriani, Alberto Savinio, Massimo Bontempelli, Franco Cordelli et Giuseppe Pontiggia. Traduit de l'italien par François Bouchard

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litterature hispano-portugaise

Le témoin invisible

A Montevideo, Leonid Sednev, âgé de 91 ans, décide avant de mourir de révéler le secret de sa vie. Embauché en 1912 comme ramoneur au palais impérial de Russie grâce à sa tante Nina, ancienne femme de chambre de la tsarine, le petit Leonid sera jusqu'en 1918 le « témoin invisible » de l'intimité des Romanov et le seul survivant de l'épouvantable massacre d'Ekaterinbourg. Rien n'échappe à son regard tantôt ironique et curieux, tantôt amoureux et tendre, et plus d'une fois épouvanté. Avec son ami Youri, il découvre le quotidien de l'impératrice et de ses filles, apprend quels sont les véritables commanditaires de l'assassinat de Raspoutine, console le jeune et fragile tsarévitch Alexis, assiste aux conspirations de palais, côtoie des agents secrets, avant d'être emporté par le tourbillon de l'Histoire, le soulèvement de Petrograd puis la révolution d'Octobre. Mais c'est en rejoignant la famille impériale dans son exil que Leonid, serviteur loyal, secrètement amoureux de la grande-duchesse Tatiana, livrera à l'Histoire le plus déchirant des témoignages. Carmen Posadas est née en Uruguay, où elle a vécu jusqu’à l’âge de douze ans. Elle réside depuis à Madrid. Auteur d’une douzaine de livres pour enfants, de recueils de nouvelles et d’essais, elle a écrit pour le cinéma et la télévision. Ses romans, Cinq Mouches bleues et Petites Infamies, sont aujourd’hui des best-sellers internationaux. Elle a reçu le prix Planeta en 1998. Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon

05/2014

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histoire essais

Et la mer n'est pas remplie. memoires (2)

« Je vais devenir militant. Et enseigner. Partager. Témoigner. Révéler et diminuer la solitude des victimes. » Tels sont les défis que se lance, à 40 ans, Elie Wiesel. Les lieux où règnent la guerre, la dictature, le racisme et l’exclusion déterminent la géographie de son engagement et son histoire au jour le jour: URSS, Moyen-Orient, Cambodge, Afrique du Sud, Bosnie…Conférences, manifestes, interventions: pour le romancier de l’angoisse et du doute, la parole devient une arme. Il dénonce la libération du terroriste Abou Daoud par la France, la visite de Reagan au cimetière militaire allemand de Bitburg, les contrevérités de Mitterrand, Walesa ou Simon Wiesenthal, les excès de l’armée ou de la justice en Israël. Et combat ces intellectuels inquisiteurs qui comptent les « dividendes d’Auschwitz », ces producteurs pour qui l’Holocauste est prétexte à grand spectacle, cette intelligentsia qui jette le trouble entre Israël et la Diaspora. Avec le prix Nobel de la paix viennent la célébrité, les honneurs, les désillusions. Et parfois la solitude, malgré la présence, au cœur des rêves, de la famille disparue, malgré la chaleur des étudiants de New York, Boston ou Yale, malgré le cercle des amis et l’Ahavat-Israël, l’amour pour Israël. « Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie. » Et pourtant, comment l’adolescent miraculé de Buchenwald renoncerait-il à son rôle de témoin et de défenseur des droits de tous les hommes?

01/1998

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

Allons Enfants De La Patrie ; Generation Grande Guerre

Les enfants de 1914 sont aussi les enfants du siècle: adultes en 1940, aïeux en l’an 2000, leur histoire est celle d’une génération, la « génération Grande Guerre ». Retrouver la trace d’une parole enfantine sur la Première Guerre mondiale, telle est l’ambition de ce livre. L’enjeu est avant tout de méthode: contribuer à une histoire de l’enfance qui ne soit plus celle des discours et des représentations élaborés par des adultes, mais bien une histoire de l’expérience enfantine, où les enfants sont désormais envisagés comme une génération d’acteurs, d’observateurs et de témoins à part entière. Autrement dit, se placer à hauteur d’enfant. En s’appuyant sur un corpus d’archives largement renouvelé, à partir de dessins d’enfants, de journaux intimes, de lettres et de témoignages oraux, cette étude met au jour pour la première fois ce qu’est la vie pendant la guerre au XXe siècle: invasion et occupation, privations matérielles et stratégies d’endurance, privations affectives et réinvention de la figure du père. Prix Louis Cros 2008, décerné par l’Académie des sciences morales et politiques.

01/2012

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essais et écrits divers

Ce regard en arrière ; et autres écrits journalistiques

Nuala O'Faolain, avant de devenir l'écrivain qu'on connaît, a d'abord été une grande journaliste. Et c'est grâce à son métier de journaliste qu'elle a été amenée à écrire son premier livre, On s'est déjà vu quelque part ?, paru en France en 2002 : un éditeur irlandais avait eu l'idée de lui demander de rassembler ses chroniques, parues dans le Irish Times. Nuala avait accepté, à la condition de pouvoir écrire en préface un récit autobiographique. Les chroniques ont bien paru, à Dublin en 1996, avec ladite préface, en fait un essai de plus de trois cents pages. Très vite réédité sans les chroniques, le récit, sous-titré Les Mémoires accidentels d'une femme de Dublin, a remporté en Irlande puis aux Etats-Unis un succès phénoménal.rnAlors que le public irlandais garde vive la mémoire des chroniques, des articles et des émissions de Nuala O'Faolain, féministe de la première heure, spectatrice attentive et fine analyste du monde qui l'entourait, les lecteurs français ne connaissent " que " ses romans et ses mémoires. Ses écrits journalistiques n'avaient pas encore été traduits. Dans la sélection publiée aujourd'hui, englobant plus de vingt années de carrière - de 1986 à 2008 -, se retrouvent tout entiers la sensibilité, la faculté d'empathie et le talent d'observation de la grande dame irlandaise disparue.rnTraitant des sujets les plus divers - des plus politiques comme le processus de paix en Irlande aux plus futiles, comme les travaux ménagers, en passant par U2, Sinatra, le matérialisme ou la condition féminine -, Nuala O'Faolain ne baisse jamais la garde : elle ne cesse de dénoncer, avec la précision teintée d'ironie qui lui était propre, les mécanismes intimes du pouvoir et de l'impuissance. Ceux qui ont lu ses romans auront l'émouvant sentiment de la retrouver telle qu'en elle-même dans sa lucidité et sa tendresse pour le monde. Ils découvriront l'étendue des centres d'intérêt et la richesse de la palette narrative de celle qui fut aussi un grand témoin et une grande conscience de son époque.

01/2011