Recherche

Ulysse James Joyce

Extraits

ActuaLitté

Critique littéraire

James Joyce et la création d'Ulysse

A Zurich, en 1918 et 1919, le peintre anglais Frank Budgen et l'écrivain irlandais James Joyce se rencontraient presque quotidiennement pour de longues conversations, soit au cours de promenades à travers les rues, soit devant un verre de vin dans quelques brasseries de la ville. L'objet le plus fréquent de leurs entretiens était cet Ulysse que Joyce écrivait alors et dont il communiquait au fur et à mesure des épisodes à son ami. Cette chronique d'une amitié fut élaborée du vivant de Joyce qui, maintes fois, suggéra à Budgen des précisions et des mises au point. Elle nous donne une image extrêmement vivante de l'auteur d'Ulysse, de la lente gestation de son oeuvre, de sa conception de l'art et de l'écriture. Budgen s'est aussi voulu le guide attentif et méthodique des lecteurs d'Ulysse. Il nous mène d'un épisode à l'autre à travers ce vaste continent. S'aidant de sa connaissance concrète de Joyce, il analyse de la façon la plus claire, la plus directe, une oeuvre qui est devenue un mythe mais dont peu de lecteurs ont vraiment exploré tous les aspects.

05/2004

ActuaLitté

Littérature étrangère

James & Nora. Portrait de Joyce en couple

Edna O'Brien n'a jamais caché que James Joyce lui avait ouvert les portes de la littérature. Vibrant hommage à un "mec funnominal" - mot emprunté à Joyce - et à son stupéfiant corps-à-corps avec le langue, James & Nora retrace la vie de l'artiste en couple, depuis sa rencontre à Dublin en juin 1904 avec une belle fille de la campagne originaire de Galway, Nora Barnacle, jusqu'à sa mort, en 1941. Leur fuite on Italie, la naissance de leurs enfants, leur misère matérielle, leur flamboyante vie sexuelle, et aussi leurs deux solitudes, Edna O'Brien les concentre en autant de fulgurants instantanés.

03/2021

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Giacomo Joyce

Depuis 1905, Joyce est à Trieste. Durant les premiers mois de l'année 1913, il fait de nouvelles tentatives afin de faire publier Dubliners tout en avançant dans l'écriture du Portrait et commençant Ulysse. Est-ce par lassitude de voir son premier livre refusé ou par peur de se voir vieillir — il a passé la trentaine —, toujours est-il que, malgré son lien avec Nora définitivement noué, il va s'amouracher d'une de ses élèves, Amalia Popper. Comme, jeune homme, il avait aimé en secret Mary Sheehy, il se prend d'adoration pour Amalia lui faisant une cour discrète, digne d'un collégien. Cela durera plusieurs mois et, surtout, cette expérience provoque l'écriture de Giacomo Joyce. Son manuscrit, conservé par Stanislaus, ne sera publié que de façon posthume par Richard Ellmann. Cet étrange poème en prose est des plus précieux ; il représente une étape majeure entre l'écriture du Portrait et celle d'Ulysse.

09/2018

ActuaLitté

Anglais apprentissage

Lectures de A portrait of the Artist as a Young Man James Joyce

Roman de formation, autofiction, le Portrait de l'artiste jeune homme est une oeuvre clé du XXe siècle, et de la modernité en son ensemble. Deuxième par ordre chronologique des quatre monuments qu'a laissés Joyce, il a constitué une véritable révolution littéraire en mettant l'écriture elle-même au centre du processus de formation de l'artiste; l'écriture du Portrait en effet reproduit de façon mimétique l'évolution de son jeune héros, Stephen Dedalus. Portrait retouché, très ironique, de Joyce jeune par lui-même, le roman est à la fois un credo artistique et un manifeste politique. Etat des lieux d'une Irlande encore colonie britannique, ce portrait sans illusions est aussi celui d'une ville, Dublin, que Joyce qualifiait depuis Dubliners de " centre de la paralysie " et, au-delà, celui de la nation irlandaise tout entière à laquelle Joyce l'exilé volontaire voua toute sa vie un amour aussi ambivalent et douloureux qu'indéfectible. Comme le dit Stephen dans une de ses célèbres formules lapidaires: " Ireland is the old sow that eats her farrow ". Ces lectures, qui font le point sur les principaux enjeux littéraires, esthétiques et historiques du Portrait, ont pour ambition de faire découvrir - ou redécouvrir - aux étudiants anglicistes ce texte fondamental de notre culture contemporaine.

01/2010

ActuaLitté

Photographie

Trois jours avec Joyce

"A cette époque, j'avais une vingtaine d'années et j'étudiais la sociologie et l'histoire de l'art. Pour payer mes études, j'avais commencé à faire des reportages photographiques et des portraits, grâce à un petit Leica que mon père m'avait offert quelques années plus tôt. Je ne me doutais pas, à ce moment-là, que la photographie deviendrait mon métier. Joyce arriva accompagné de sa femme Nora qui était fort belle. Il était grand et mince et déjà un peu voûté. Pourtant il n'avait que cinquante-trois ans. Il marchait en tâtonnant, sans doute parce qu'il voyait très mal. Je savais qu'il avait subi un grand nombre d'opérations pour sa vue. Il était élégamment vêtu d'un costume clair et portait un noeud papillon. Son front était haut et ses cheveux bruns très lisses, déjà grisonnants et clairsemés. Sa bouche aux lèvres extrêmement minces ressemblait à une fente dans son visage osseux. Le dîner se passa dans une atmosphère gaie et détendue. Le vin blanc suisse du Valais, le préféré de Joyce, y était peut-être pour quelque chose. En observant l'écrivain, je pensais à la possibilité de le photographier. ". . Gisèle Freund.

11/2006

ActuaLitté

Littérature étrangère

La fille de Joyce

Paris, 1928. Lucia Joyce vient de se produire sur la scène avant-gardiste du théâtre des Champs-Elysées et les journaux ne parlent plus que d'elle. Ils voient dans cette danseuse de génie, autodidacte et pionnière de la danse contemporaine, un avenir brillant... prédisant même qu'elle fera oublier qu'elle est la fille de James Joyce. C'est sans compter sur la puissance dévastatrice de cette famille, dont chaque membre va laisser doucement Lucia s'enfoncer dans la folie. Zurich, 1934. Alors que sa vie est en lambeaux, Lucia est envoyée par son père chez le psychanalyste Carl Jung. Restée muette pendant des années, elle a décidé de parler. Avec une grande finesse, Annabel Abbs livre l'histoire terrifiante d'une femme et d'une artiste dont le talent a été annihilé par une société corsetée et conservatrice. Elle est ainsi devenue l'une de ces "artistes sans oeuvre ", comme Camille Claudel et tant d'autres femmes au début du xxe siècle.

05/2021

ActuaLitté

Poches Littérature internation

L'élève de Joyce

Qu'ils arpentent une rue de Trieste ou un campus américain, qu'ils méditent dans une chapelle castillane ou dans le métro new-yorkais, les personnages de Drago Jancar voient soudain le sol s'ouvrir sous leurs pieds et restent penchés au-dessus de ce gouffre comme sur une énigme indéchiffrable. Dans le récit qui ouvre ce recueil, l'élève de Joyce débat ainsi avec son maître de Schopenhauer ou de Thomas d'Aquin, mais sa propre existence lui demeurera un mystère jusqu'à son dernier souffle... Ces dix nouvelles de l'écrivain slovène Drago Jancar, brillantes, cruelles, mettent en lumière le tragique, voire l'absurde, de notre existence, qu'il s'agisse de simples faits divers ou de la grande histoire.

08/2017

ActuaLitté

Lecture 9-12 ans

Ulysse

Après avoir combattu les Troyens, Ulysse et ses guerriers s'embarquent pour Ithaque, leur île natale. Ils devront surmonter bien des périls : les flots déchaînés des tempêtes, la cruauté des terribles cyclopes, les sortilèges de Circé la magicienne. Mais l'épreuve la plus redoutable est d'affronter les colères de Poséidon, le dieu des mers, qui a juré leur perte.

02/2020

ActuaLitté

Documentaires jeunesse

Ulysse

Une histoire fascinante pour découvrir la fabuleuse épopée du plus célèbre des héros grecs. De la petite ile d'Ithaque à la grotte du cyclope en passant par la guerre de Troie, l'Odyssée d'Ulysse ouvre un univers magique idéal pour aller a la rencontre des Dieux, des monstres et des héros mythologiques.

03/2019

ActuaLitté

BD tout public

Ulysse

L'Odyssée d'Homère, vue par Jacques Lob et Georges Pichard Il s'agit probablement de l'histoire la plus connue du monde : l'odyssée du rusé et intrépide Ulysse, roi d'Ithaque, et son retour à sa terre natale pour retrouver Pénélope, sa femme bien aimée. Une aventure fabuleuse qui fait encore l'objet de nombreuses adaptations, dont celle que Jacques Lob et Georges Pichard signèrent à la fin des années 1960 dans les pages de Charlie Mensuel. Un hommage aussi fidèle au texte d'Homère que riche dans son interprétation, convoquant autant l'imagerie mythologique que le décorum de la science-fiction de l'époque. Redécouvrez cette adaptation délicieusement vintage d'Ulysse dans une somptueuse intégrale noir et blanc, révélant toute la force du trait de Georges Pichard.

04/2018

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Ulysse

L'action d'Ulysse se passe en un jour, à Dublin, en 1904. Le personnage d'Ulysse est un petit employé juif, Leopold Bloom ; Stephen Dedalus, jeune Irlandais poète, est Télémaque ; Marion, femme de Bloom et qui le trompe, est Pénélope. Rien n'arrive d'extraordinaire au cours de cette journée. Bloom et Dedalus errent dans la ville, vaquant à leurs affaires, et se retrouvent le soir dans un bordel. Chaque épisode correspond à un épisode de L'Odyssée. Mais la parodie débouche sur une mise en cause du monde moderne à une époque de muflisme. Joyce exprime l'universel par le particulier. Bloom, Dedalus, Marion sont des archétypes. Toute la vie, la naissance et la mort, la recherche du père (Dedalus est aussi Hamlet), celle du fils (Bloom a perdu un fils jeune), toute l'histoire sont contenues en un seul jour. C'est à Rabelais, à Swift que l'on peut comparer l'art de Joyce qui a écrit, dans Ulysse, la grande ouvre épique et satirique de notre temps.

10/2013

ActuaLitté

Littérature étrangère

Brouillons d'un baiser. Premiers pas vers Finnegans Wake

"Avec la découverte récente de quelques pages de brouillons égarées, c'est le chaînon manquant entre Ulysse et Finnegans Wake qui a été mis au jour. Pour se relancer alors qu'il traversait une période d'incertitude, Joyce s'est mis à écrire de curieuses vignettes sur des thèmes irlandais. Ces petits textes, apparemment simplistes, sont les germes de ce qui deviendra le plus complexe des chefs-d'oeuvre du vingtième siècle. Nous publions ici pour la première fois, dans la langue originale et en traduction française, le coeur de cet ensemble qui s'organise autour de la légende de Tristan et Iseult et notamment du premier baiser des deux amants. Joyce s'efforce de décrire, dans une veine tantôt grotesque, tantôt lyrique, ce baiser, présenté aussi bien comme un événement cosmique que comme un flirt sordide. L'étreinte se déroule sous le regard libidineux de quatre voyeurs séniles, dont les divagations donneront le ton et fixeront le style de Finnegans Wake. Ces textes nous révèlent un aspect inattendu de la démarche créative de Joyce et offrent une voie d'accès à qui voudrait commencer à s'aventurer dans l'univers si intimidant de sa dernière oeuvre", Daniel Ferrer.

11/2014

ActuaLitté

Littérature étrangère

Finnegans wake

Traduit pour la première fois dans sa version intégrale, Finnegans Wake, ouvre rebelle, s'exprime par épiphanies, telles que définies dans Ulysse - c'est-à-dire ces instants où les mots comme des photons reconstituent la figure d'interférence, visible seulement dans sa frange brillante. Pour certains, la révolution est à peine suffisante. Ils partent, hantent les asiles dont ils font une bibliothèque, habitent les prisons où flotte le feu de leurs rêves, créent un pseudo-langage qui n'est plus entendu mais reconnu de leurs seuls semblables. Errants jusqu'à l'inconsistance, telle la révolutionnaire russe Alexandra Kollontaï : «... Comme j'aimais Kuusa en septembre... l'odeur des pins et, comme des toiles d'araignées tendues entre eux, les nuages chargés de rosée, au matin.»Philippe Lavergne.

11/1982

ActuaLitté

Littérature étrangère

Lettres

Ce troisième volume de la correspondance de Joyce, préparé par Richard Ellman, concerne la période de 1920 à 1939, où Joyce vécut à Paris. Grâce à Ezra Pound et à ses amis, Joyce fut aussitôt très entouré. On parla de traduire son oeuvre, de monter Exiles au théâtre : ainsi encouragé, Joyce s'acharna à terminer Ulysses et à le publier. Toutes les tentatives de publication en Angleterre ou aux Etats-Unis ayant échoué, c'est Sylvia Beach, propriétaire de la librairie Shakespeare and Company, rue de l'Odéon, qui offrit de le faire imprimer. C'est aussi à Paris, le 10 mars 1923, que Joyce commença la rédaction de Finnegans Wake. Ce livre devait allier l'affirmation de la vie, ce qui, pour Joyce, est le rôle prépondérant de la littérature, et le scepticisme envers les êtres humains, qu'il ressentait particulièrement. L'accueil réservé qui fut fait à ce livre affecta beaucoup l'écrivain. Pendant ce temps, Joyce souffrait de la formation de cataractes oculaires successives. Il subit dix opérations de 1923 à 1930. Ce volume réunit environ trois cents lettres adressées à Miss Shaw Weaver, Ezra Pound, Sylvia Beach, Samuel Beckett, Louis Gillet, Valery Larbaud, Jenny Serruys (Mrs. Bradley), Philippe Soupault, W.B. Yeats, Scott Fitzgerald...

10/1981

ActuaLitté

Théâtre

Les exilés. Trois actes

Les Exilés ont paru en 1918. Cette pièce en trois actes, intensément dramatique, dont l'action se situe à Dublin en 1912, marque le passage entre les oeuvres de jeunesse de Joyce et celles de sa maturité. Le conflit intérieur qui déchire Berthe, son mari Richard et leur ami Robert, et cette sorte d'expérience de liberté totale que veulent se donner ces personnages, peuvent s'interpréter de diverses façons. A coup sûr, leur réalité vigoureuse, derrière leur dialogue en paroles de tous les jours, ces trois personnages et ceux qui les entourent cachent des symboles. Joyce a d'ailleurs donné la clé de sa pièce sur son manuscrit : "L'âme comme le corps peut bien avoir une virginité. Pour la femme de la céder, et pour l'homme de la prendre est l'acte d'amour. Amour (compris comme le désir du bien d'un autre) est en fait un phénomène si peu naturel qu'il ne peut guère se répéter, l'âme ne pouvant redevenir vierge et n'ayant pas suffisamment d'énergie pour se jeter de nouveau dans l'océan de l'âme d'un autre. C'est la conscience refoulée de cette incapacité et le manque d'énergie spirituelle qui expliquent la paralysie mentale de Berthe".

03/1950

ActuaLitté

Littérature étrangère

Essais critiques

Ces textes très divers, écrits entre 1896 et 1937, sont présentés dans leur ordre chronologique. Ils complètent l'autobiographie romancée que Joyce passa sa vie à édifier. Faisant appel à des connaissances historiques, politiques, littéraires, philosophiques et religieuses, chaque exposé, essai, conférence, compte rendu de lecture, article de journal, lettre, poème, rassemblés ici pour la première fois, donne au lecteur une image non falsifiée de la pensée de Joyce. On découvre la source des idées de Stephen Dedalus ou de Léopold Bloom. Ce recueil d'essais facilite l'accès de ce labyrinthe savamment conçu qu'est toute l'ouvre de Joyce. A partir d'un devoir de collégien, «Il ne faut pas se fier aux apparences», écrit par Joyce à l'âge de quatorze ans, on assiste à la formation du sens critique de l'auteur, à la naissance de ses enthousiasmes. On découvre la passion qu'il met à analyser le théâtre d'Ibsen (on retrouve la fameuse conférence de Stephen Dedalus, «Le Théâtre et la Vie», dans son texte original, différent de la version romancée qu'en donne Stephen) ; son ennui et son intransigeance devant certains comptes rendus de lecture fastidieux ; son romantisme lorsqu'il parle de l'Irlande aux Italiens ; sa verve et son humour, enfin, dans ses poèmes satiriques.

04/1966

ActuaLitté

Littérature étrangère

Gens de Dublin

Ceux qui venaient de recevoir, en lisant Ulysse, le choc de la révélation d'une ouvre géniale demeurèrent stupéfaits à la lecture de ces quinze nouvelles, si sages, si classiques, si claires. Ce n'était point encore " le flux de la conscience " mais l'exploration intérieure de thèmes et de personnages chers à Joyce, en un livre qui résume les stades de la vie individuelle et collective de la cité de Dublin : l'enfance, l'adolescence, la maturité et la vie publique. Joyce mit plus de sept ans (de 1907 à 1914) pour convaincre les censeurs anglais que les précisions sexuelles d'" Une rencontre " et des " Deux galants ", ou que l'hommage à Parnell dans " On se réunira le 6 octobre ", étaient des audaces légitimes, que contrebalancent d'ailleurs dans " Les Morts ", ou même dans un récit tout simple comme " Eveline ", la puissance transmutatrice du regard et le don vertigineux de soi, qui sont la marque du poète. Nul ne lira sans gratitude la préface de Valery Larbaud, chef-d'oeuvre de finesse et de lucidité prophétique.

02/1974

ActuaLitté

Littérature étrangère

Lettres IV

Quatre volumes de lettres de James Joyce, le premier réuni par Stuart Gilbert, les autres par Richard Ellmann, révèlent le personnage de Joyce à diverses étapes de sa vie. Distant, froid, mais aussi bon fils, père aimant, époux exigeant mais fidèle (si l'on excepte deux tentatives d'aventures qui furent des échecs), on voit Joyce lutter âprement pour faire imprimer, publier, puis reconnaître son oeuvre ; il suit avec acharnement la ligne qu'il s'est tracée en dépit des critiques de ses proches, de l'incompréhension de ses contemporains, de la censure et de la quasi-cécité qui l'amena à subir de nombreuses et douloureuses interventions chirurgicales. Là se dévoile un admirable trait du caractère de Joyce : son courage, soutenu par un espoir indomptable et un humour qui lui fait accepter la pauvreté, les misères physiques, la maladie mentale de sa fille Lucia en minimisant, en dédramatisant tout avec un acharnement qui force le respect. Richard Ellman a introduit dans ce volume, avec une extrême compétence, un grand nombre de lettres adressées à Joyce par Yeats, George Moore, T.S. Eliot, etc. , ainsi que celles adressées par lui à Valery Larbaud, à Italo Svevo, à Ezra Pound, etc. Ce volume est précieux pour tous ceux qui reconnaissent, en James Joyce, un écrivain génial qui usa sa vie à percer les mystères de l'homme et du langage.

04/1986

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Un petit nuage. Et autres nouvelles

"Little Chandler accéléra l'allure. Pour la première fois de sa vie, il se sentait supérieur aux gens qu'il croisait. Pour la première fois son âme se révoltait contre l'inélégance de Capel Street, si morne. Aucun doute, si on voulait réussir, il fallait s'en aller. À Dublin, on ne pouvait rien faire". Dans le Dublin des années 1900, Joyce dévoile avec un sens aigu de l'observation, à travers ces cinq nouvelles au style limpide, les profonds remous qui agitent les existences en apparence les plus lisses.

05/2014

ActuaLitté

Théâtre

Exils

Exils, seule pièce de Joyce qui ait survécu, recèle des trésors. Véritable laboratoire donnant accès au coeur de l'oeuvre, elle explore hardiment la cruauté et la jalousie des amants. jouant sur la structure du marivaudage classique - deux hommes et deux femmes se trouvent pris clans un quadrille où la tromperie le dispute à la franchise la plus crue -, elle interroge sans relâche la relation amoureuse. Annonçant le théâtre de Beckett et de Pinter, la pièce ne conclut jamais. Une vertigineuse spirale d'introspection et de questionnements de plus en plus angoissés amène à poser la question ultime : que veut dire se donner à quelqu'un ?

08/2012

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Lettres à Nora

On sait que Nora joua un rôle essentiel dans la création des grandes figures féminines de l’œuvre de Joyce : Gretta, Bertha, Molly, Anna Livia renvoient sans cesse en écho au mystère de la féminité, sur lequel il n’a cessé de s’interroger et dont Nora représentait pour lui le modèle vivant à travers ses infinis avatars.Les lettres de James Joyce à Nora se concentrent sur deux grandes périodes. 1904, d’abord ; l’année de leur rencontre : de juin à décembre 1904, une douzaine de lettres font une chronique passionnée et émouvante de la naissance d’une relation amoureuse, avec ses envolées romantiques, ses moments de doute et ses morsures de jalousie. L’autre moment fort de cette correspondance, ce sont les lettres qui vont d’août à décembre 1909. Joyce est à Dublin et Nora est restée à Trieste. Les conversations que Joyce va avoir avec ses anciens amis à Dublin vont rapidement semer en lui le doute sur la fidélité de Nora et donner naissance à une série de lettres qui, dans leur mélange de passion amoureuse, de jalousie, de franchise sexuelle et parfois d’obscénité, sont un extraordinaire document.

04/2012

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Portrait de l'artiste en jeune homme précédé de Portrait de l'artiste

C'est le premier succès achevé de Joyce, terminé vers 1914. Roman autobiographique, l'auteur y raconte son enfance et sa jeunesse à Dublin, son éducation chez les Jésuites, ses révoltes contre ces mondes clos, sa libération par la vocation artistique (d'où le titre). Le style va du réalisme brutal à la plus grande poésie, de l'ironie à l'émotion. Joyce y donne une clarté - ce sont deux ouvrages ultérieurs, Ulysse et Finnegans Wake, qui passent pour obscurs - sa vision du réel et de l'imaginaire. Ce roman de formation, document capital sur Joyce, est aussi un grand livre.

06/2009

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Dublinois

Après la publication en 1907 de poésies de jeunesse, James Joyce publie en 1914 un recueil de nouvelles commencé dès 1902. Il s'agit de Dublinois. Quelle surprise pour les lecteurs de découvrir ces quinze nouvelles, si sages, si classiques, si claires. Dans ce livre, Joyce décrit, avec un sens profond de l'observation, les moeurs de la bourgeoisie irlandaise, l'atmosphère trouble et le destin tragique de la société de l'époque. Les thèmes favoris de Joyce, l'enfance, l'adolescence, la maturité, la vie publique sont ici incarnés par divers types d'habitants de Dublin, " ce cher et malpropre Dublin " que Joyce aimait tant.

06/2010

ActuaLitté

Littérature étrangère

Lettres. Tome 2

Depuis la publication, en 1957, du premier tome de la correspondance de James Joyce, réunie par Stuart Gilbert, un grand nombre de lettres ont été retrouvées à Trieste et ailleurs. Richard Ellmann, dont la magistrale biographie sur James Joyce fait autorité, les a groupées en deux tomes. Les lettres de Joyce adressées à ses parents, à son frère, à sa femme, à T.S. Eliot, Ezra Pound, Valery Larbaud, ainsi que les réponses de Yeats, George Moore, William Archer, T.S. Eliot, les photos de Joyce et de leurs amis permettent de suivre le grand écrivain au cours des diverses époques de sa vie.

02/1973

ActuaLitté

Pléiades

Oeuvres. Tome 1

Légendaire par ses héros éponymes, l'ouvre de Joyce l'est encore par la manière dont elle a affirmé sa présence dans la littérature. Ouvre canonique, référence obligée de la critique, elle s'impose maintenant au lecteur moderne avec toute la force que souhaitait son auteur. Elle est, pour tous les hommes du vingtième siècle, ce qui doit être lu et relu : tel est bien le sens de son accès à la Bibliothèque de la Pléiade, accès qui fut agité pour la première fois, en vain, au moment où l'Irlande, elle, de légende, redevenait histoire. Il est cependant moins important de s'interroger sur une incompréhension passée que sur une méconnaissance aussi actuelle que générale : car il est peu d'ouvres qui aient aussi bien réussi à décourager son lecteur. Que se passe-t-il donc dans cet agencement de textes, qui leur confère cette insistance, faite de présence fabuleuse et d'inaltérable faculté de s'éluder ? C'est sans doute qu'ils participent à cette « restitution des lettres » qui est le propre de toutes les Renaissances. Peut-être ce dernier vocable prête-t-il à malentendus. Disons alors ceci : l'ouvre de Joyce culmine sur un livre, Finnegans Wake, auquel fut consacré la moitié de son existence d'écrivain. Plus explicitement encore que son prédécesseur Ulysse, il est placé sous le signe du Phoenix. Mais il est révélateur que ce Phoenix soit un parc, un champ, un lieu en définitive identifiable au livre lui-même. Tel est bien ce que Joyce n'a cessé de viser : la restitution des lettres au livre, à ce champ symbolique de l'homme qui n'existe que pour être donné à lire, et donner à relire.

05/2005

ActuaLitté

Anglais apprentissage

Un cas douloureux ; Les morts. Edition bilingue français-anglais

Un cas douloureux : A Dublin, Mr Duffy mène une vie monotone, ennuyeuse jusqu’au jour où il rencontre Mrs Sinico. Entre eux, l’amitié s’installe, mais un jour Mrs Sinico lui prend audacieusement la main et la presse contre sa joue. Bouleversé, choqué, Duffy s’enfuit. Quatre ans plus tard, il apprend la mort accidentelle de la jeune femme alors qu’elle était ivre. Duffy se sent responsable. N’est-ce pas parce qu’il l’a repoussée qu’elle est devenue alcoolique ? Les morts : Chaque année, les soeurs Morkan donnent un bal. Un chanteur y interprète une ballade celtique très triste qui provoque une vive émotion chez Gretta, l'une des invités. Elle raconte alors à son mari Gabriel que, lorsqu’elle elle était jeune, un homme l’aima tant qu’il en mourut. Gabriel est profondément affecté par les révélations de sa femme...

02/2013

ActuaLitté

Littérature française

Comme Ulysse

De 1953 à sa mort en 1978, le peintre Norman Rockwell vit à Stockbridge, une petite ville du Massachusetts. Il y fait notamment de nombreuses couvertures pour le Saturday Evening Post, parfois en prenant des habitants de la ville pour modèles. A en croire l'histoire racontée dans ce roman, vers la fin de sa vie il peint Rebecca, une fillette de Stockbridge. Une fois adulte, Rebecca épouse un autre peintre, Peter Milton, avec qui elle a deux enfants, Tom et Hannah. Tandis que Rebecca rêve de devenir écrivain mais n'arrive visiblement à rien, Peter devient progressivement un grand artiste. Il propose un jour à une jeune Française, rencontrée dans le Vermont, de venir vivre dans sa famille ; en échange, elle devra poser pour lui et enseigner le français à ses enfants. Comme Ulysse est l'histoire de cette Française, racontée par elle-même. De la narratrice, on ne connaît ni l'âge, ni le nom véritable ; elle se fait appeler Lou et se présente le plus souvent en adolescente écervelée, un peu ignare et mal dégrossie. Alors qu'elle ne devait rester aux Etats-Unis que le temps d'un séjour linguistique avec sa soeur, elle y passe plusieurs années, d'abord à New York puis en Nouvelle-Angleterre, et ses souvenirs de France (sa vie à Paris, ses vacances en Bretagne), de plus en plus douloureux, doublent le récit de ses aventures américaines, au point que la côte Est apparaît comme un mauvais reflet de la côte bretonne. La nostalgie est aussi celle de l'enfance. Lou raconte à la fois ses relations avec le peintre, sa femme et leurs amis, et ses longues conversations avec Tom et Hannah. Ces deux enfants un peu fantomatiques semblent évoluer dans un univers qu'elle comprend de moins en moins. Ainsi, de même qu'elle flotte entre deux langues et deux cultures, Lou n'a-t-elle sa place ni dans le monde des adultes, ni dans celui de l'enfance. Quelle que soit la nostalgie qui enveloppe ce roman, il est d'abord un récit d'aventures, conduit légèrement et avec désinvolture. Le langage est familier, parfois vulgaire, les phrases se brisent et partent dans des directions aussi imprévues que la pensée de Lou, qui enchaîne les digressions et préfère toujours se contredire plutôt que de se corriger. Même quand l'histoire tourne mal et que sont racontés des événements tragiques, le style reste vif et entraînant. Si la réalité est décrite de manière simplifiée et enfantine, c'est peut-être que la narratrice, incapable d'appréhender le nouveau, doit toujours ramener l'inconnu au connu (Rebecca devient ainsi un double obscur de sa mère, la plage de Newport se confond avec celle de Sainte-Anne-la-Palud...). Lou, qui se plaint de manquer de vocabulaire et d'avoir perdu son français aux Etats- Unis, aplanit le réel et peine à percevoir les nuances entre les êtres, qu'elle confond ou au contraire oppose violemment. Ses dessins en noir et blanc, qui ponctuent la narration, apparaissent eux-mêmes comme un vague écho, simple et naïf, des tableaux de Peter.

08/2015

ActuaLitté

Lecture 9-12 ans

Ulysse 15

Il a beau porter le nom d'un héros grec, Ulysse n'a aucun goût pour l'aventure. Rester à la maison en compagnie de son chat serait même l'une de ses activités préférées. Mais lorsque Farine disparaît, Ulysse n'hésite pas à braver tous les dangers pour le retrouver. Le voilà prêt à frapper à la porte du garçon d'en face, celui qui collectionne les squelettes, et même à demander de l'aide aux frères Mizzi, les chefs du Clan des Démolisseurs. Toute une aventure !

10/2018

ActuaLitté

Critique littéraire

Les errances d'Ulysse

Revenu à Ithaque après vingt ans d'absence, Ulysse écrit ses mémoires ; de sa participation à la guerre de Troie à son interminable retour lorsque les vents contraires le poussaient vers des rivages peuplés de monstres et de femmes accueillantes. Il conte ce qui a précédé l'Iliade et ce qui a suivi l'Odyssée. Il évoque ses origines, sa jeunesse, sa rencontre avec Pénélope, son île ou encore son dernier voyage au pays des Thesprotes. Télémaque complète le récit en nous faisant part de la mort de son père qu'un devin avait prédite en termes sibyllins. Dès l'Antiquité, divers poètes ont tenté de combler les silences d'Homère. Depuis lors, les aventures d'Ulysse ont maintes fois été revisitées au cours des siècles. De Dante à Giono en passant par Kazantzakis ou James Joyce, le mythe a été réécrit et le héros récupéré. Les errances d'Ulysse rendent hommage à un archétype de la littérature.

04/2021

ActuaLitté

Lecture 9-12 ans

Fort comme Ulysse

Au moment où j'entrais, j'ai entendu Solal dire discrètement à sa petite bande: - Tiens, voilà le bigleux... Il faudrait lui dire d'aller s'acheter des yeux, il aurait l'air moins con. Pas facile de garder le moral quand on perd la vue et que tout le monde vous regarde comme une bête curieuse. Heureusement pour Eliott, il a un modèle : Ulysse, le héros fort et rusé de l'Odyssée. Et puis surtout il y a la belle Espérance... Même si le monde lui semble flou, Eliott ne voit qu'elle.

08/2012