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Les Secrets de la Rue Paradis

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Les Secrets de la Rue Paradis

Devenue agoraphobe après une agression, Suzie n'est plus sortie de son appartement depuis des mois. Son immeuble de la rue Paradis est le seul lieu où elle se sente en sécurité. Inquiète de la voir se couper du monde, sa mère, propriétaire de l'appartement, lui donne trois mois pour déménager. Mais des bruits de couloir annoncent que Mathilde Loiseau, l'acariâtre vieille dame du dessous, est sur le point de partir en maison de retraite. Prenant son courage à deux mains, Suzie lui rend visite pour lui proposer de louer son appartement. Mais la vieille dame décède le soir de leur rencontre. Intriguée par cette femme qu'elle n'a pas eu le temps de connaître, Suzie propose à la famille de l'aider à trier les affaires. Elle tombe alors sur un mystérieux tableau et des carnets intimes qui relatent des disparitions inexpliquées dans l'immeuble au début des années 1960. Suzie va alors découvrir des destins de femmes extraordinaires et pourrait bien y trouver la clé de sa propre liberté... Une femme hantée par d'anciens secrets. Une découverte qui va tout changer.

10/2021

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Photographes

William Gedney

William Gedney (1932-1989) est sans doute le photographe le plus mystérieux de la génération américaine parvenue à maturité entre les années 1960 et 1980. Nul doute que son absence volontaire d'autopromotion et sa discrétion expliquent cette situation, mais également l'incompréhension tenace dont a fait preuve à son égard le directeur du département de la Photographie du MoMA, à cette époque le très influent John Szarkowski. Gedney n'eut droit, de son vivant, qu'à quelques rares expositions dans ce musée prestigieux, et jamais seul... Autodidacte, persuadé que la photographie constituait un moyen d'expression aussi efficace que la littérature (il accompagne d'ailleurs son oeuvre de multiples écrits, journaux, critiques, aphorismes, etc.), Gedney est un magnifique photographe de rue, aussi bien porté vers les sujets ruraux - son travail sur le Kentucky, à la fin des années 1950 est exemplaire - qu'urbains : New York, où il vit le plus souvent, lui offre un champ d'action unique, comme à beaucoup de photographes de sa génération. Tenté par la photographie de nuit (bien avant Robert Adams), attaché à la sensualité diffuse qu'il trouve dans ses sujets adolescents, Gedney se construit un style à mille lieux de tout effet spectaculaire - souvent marqué par son rapport intime au monde -, et que dirige de plus en plus son homosexualité cachée, qui ne se révèlera qu'à sa mort : il fut l'une des premières victimes du sida. Ses reportages sur les parades gays dans les années 1980 constituent, avec sa documentation sur les mouvements hippies de San Francisco à la fin des années 1960, la partie la plus riche de son oeuvre. Ses archives complètes ont été déposées à l'université de Duke (Caroline du Nord) par Lee et Maria Friedlander, ses plus proches amis. Ce catalogue, qui accompagne la toute première rétrospective jamais consacrée à William Gedney, révèle la beauté indéniable d'une oeuvre jusqu'ici très secrète.

06/2017