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L'écrivain public

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Policiers

L'écrivain public

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des Etats-Unis, est accueilli par les flammes qui s'échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l'Hudson. C'est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d'un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d'un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d'une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l'avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l'ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent... Au fil d'une intrigue passionnante, Dan Fesperman évoque avec un réalisme rare quelques pages aussi méconnues que fascinantes de l'histoire de New York : l'influence nazie, le sort des immigrés juifs et l'implication de la mafia dans le conflit mondial. " Je suis un fan de Fesperman. C'est le Albert Londres du polar. " François Forestier

04/2018

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Littérature étrangère

Le livre de la mer. Ou l'art de pêcher un requin géant à bord d'un canot pneumatique sur une vaste mer au fil de quatre saisons

Né en Norvège en 1965, Morten A Stroksnes est écrivain, journaliste et photographe. Il a publié des récits de voyage, des reportages littéraires, des essais, et collabore à plusieurs journaux et magazines. Le livre de la mer a reçu un accueil enthousiaste de la part du public et a obtenu en Norvège le prix des Critiques 2015 pour le meilleur ouvrage de non-fiction.

02/2017

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Critique littéraire

Henry Bauchau. Sous l'éclat de la Sibylle

L’idée directrice de cet essai est d’évoquer l’élaboration imaginaire d’Henry Bauchau, de raconter son accession à l’écriture et de mettre en évidence les grands axes de l’oeuvre. Il s’agit donc d’un livre introductif et accompagnateur. Il vise à faire découvrir Bauchau au plus grand nombre autant qu’à éclairer les familiers de ses livres. Cet essai ouvre des pistes de réflexion. Il ne se veut pas une biographie, mais il convoque celle-ci chaque fois que nécessaire, de sorte que le lecteur peut suivre tout à la fois l’accomplissement d’une vie et d’une oeuvre. Le dispositif “rhétorique” place au centre de l’essai le personnage de la Sibylle, figure si essentielle de l’imaginaire de Bauchau, qui certes représente l’analyste Blanche Reverchon qui a été le déclencheur de son parcours d’écrivain, mais, plus largement, symbolise l’héritage mythologique et l’exigence psychanalytique. En intercalaire de chaque chapitre, la Sibylle prend ici la parole ; elle est le personnage à l’horizon duquel les informations données résonnent, un peu comme la “Déesse Suzy” dans Professeurs de désespoir de Nancy Huston. Ses interventions plus intimes, pertinentes et “interpellantes”, apportent une dynamique dialogique et donnent un éclairage plus subjectif sur la matière des chapitres et sur ce que Bauchau met en jeu en intégrant la cure analytique comme une sorte de moteur du travail artistique, d’où ce dialogue constant avec la Sibylle. Différents aspects saillants de l’oeuvre sont ici abordés, comme en témoigne le sommaire de l’ouvrage. Directrice scientifique du Fonds Henry Bauchau qui est dépositaire de ses archives, Myriam Watthee-Delmotte s’appuie sur sa connaissance de sources inédites, écrits de jeunesse, poèmes des commencements, correspondances. Elle met particulièrement en relief le hiatus profond, les contradictions et les circonstances qu’Henry Bauchau a dû dépasser pour faire advenir sa vocation profonde. Cet essai propose sous maints aspects thématiques et stylistiques une lecture particulièrement intelligente et pénétrante de l’oeuvre ; il est instructif et s’appuie sur une solide expérience universitaire, mais n’en demeure pas moins destiné à un très large public, car il s’appuie autant sur la documentation que sur les ressources de l’imaginaire.

01/2013

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Critique littéraire

Sur les traces de la vérité. Discours, lettres, entretiens, articles

La relation du grand écrivain autrichien Thomas Bernhard avec les médias et le grand public était souvent placée sous le signe de la méfiance, voire du scandale. Les témoignages écrits de ce rapport complexe constituent par conséquent une mine inépuisable pour l'amateur de l'oeuvre bernhardienne, en éclairant non seulement l'homme et son parcours mais aussi son travail d'écrivain. Le présent recueil rassemble un grand nombre de textes - plus d'une cinquantaine d'articles, une quinzaine d'entretiens, des lettres et des discours - qui permettent au lecteur d'affiner sa connaissance de l'univers de Bernhard, ses préoccupations et ses ambitions. Sous sa plume, le monde devient une pièce de théâtre absurde ou un roman d'aventures, un univers peuplé de dilettantes malfaisants et bornés. Quel que soit le thème abordé - la mort, l'Autriche, le théâtre, la poésie - son analyse et son ironie mordante font mouche.

10/2013

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Critique littéraire

Les plus belles citations de Jean d'Ormesson

"Jean d'Ormesson est un écrivain que l'on aime et il serait aventureux de réduire son public à une classe ou à une sociologie. Comme les grands auteurs, comme Le Figaro ou l'Académie, il fait partie d'un certain patrimoine français, celui de la tradition, de l'exigence, d'une élégance, pas seulement extérieure mais érigée au rang d'une esthétique ; il attire bien au-delà d'une communauté habituée à la belle langue, aux histoires heureuses, au respect d'une éthique qui interdit le déferlement des abysses de la psyché et des noirceurs de l'âme, il retient l'attention de bien des lecteurs, de bien des auditeurs pressés parce qu'il nous raconte toujours une histoire, il tient chronique à la manière des mémorialistes les plus avisés, et cette histoire, même si elle est filtrée par le prisme des lieux qui jalonnent son existence, c'est toujours aussi un peu la nôtre". Philippe Le Guillou.

03/2019

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Développement durable-Ecologie

Pierre Rabhi, semeur d'espoirs. Entretiens

La pensée de Pierre Rabhi, paysan, philosophe et écrivain, gagne un public toujours plus nombreux et fervent, sans doute parce que son discours n'a jamais semblé si actuel dans un monde rongé par le doute et les désastres écologiques. Au fil de ce long entretien accordé à Olivier Le Naire, il aborde des thèmes aussi divers que la religion, l'amour, la vieillesse, le désarroi des jeunes, le sens de l'histoire, la non-violence, le travail, l'éducation, le statut de la femme, le nucléaire, la politique... et bien sûr l'écologie. Il confie ses doutes et ses questionnements ; il évoque son parcours franco-algérien, sa famille, ses amis chers, et ces paysans ardéchois qu'il fréquente chaque semaine au marché de Joyeuse depuis un demi-siècle. Portées par sa langue poétique et terrienne, profondément humaine, ses paroles inspirent un nouvel espoir à tous ceux qui cherchent d'autres valeurs que celles qui dominent et corrompent le monde contemporain.

03/2016

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Littérature étrangère

La république du bonheur [EDITION EN GROS CARACTERES

"La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins s'y croisent. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes. Mais si Hatoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son coeur. Edition adaptée facile à lire : malvoyance ; fatigue visuelle ; troubles de l'apprentissage ; troubles cognitifs ; troubles DYS ; dyslexie ; dysgraphie ; TDA/H ; alphabétisation, FLE. "

09/2021

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Poches Littérature internation

Vie et mort en quatre rimes

Quand un grand écrivain ne parvient pas à rester concentré alors qu'il se trouve sur la scène d'un centre culturel lors d'une soirée organisée en son honneur, les choses risquent de déraper. Il anticipe les questions du public, si prévisibles, si ennuyeuses. Alors pourquoi ne pas laisser son esprit divaguer, son regard se promener dans la salle ? S'emparer des silhouettes et des visages aperçus afin de leur inventer un destin, une biographie ou simplement une histoire d'amour ? L'intrigue de Vie et mort en quatre rimes est riche en rebondissements. Si l'ironie mordante du texte semble nous mettre en garde contre une interprétation trop sérieuse de toute lecture, Amos Oz n'aura peut-être jamais affirmé avec autant de brio la nécessité de l'imaginaire et la puissance de la littérature.

09/2009

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Pléiades

Oeuvres. Tome 2 : Le vagabond qui passe sous une ombrelle trouée ; La douane de mer ; Voyez comme on danse ; C'est une chose étrange à la fin que ce monde ; Comme un chant d'espérance ; Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

Aux lecteurs abordant le continent d'Ormesson s'offrent deux entrées. D'un côté l'oeuvre du bâtisseur de cosmogonies, adressées au plus large public, mais suscitant l'intérêt d'astrophysiciens ; de l'autre celle de l'écrivain travaillant une matière intime. En réalité, les livres de Jean d'Ormesson entrelacent si bien ces deux aspects que l'interrogation sur le monde et la quête autobiographique n'y font qu'un. "Je ne crois qu'à l'anecdote et à la métaphysique", dit l'un de ses personnages. Ce second tome, dont Jean d'Ormesson a composé lui-même le sommaire, s'ouvre sur une renaissance. Le récit intitulé Le Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée (1978) marque un retour à la littérature après un passage à la direction du Figaro. Le volume se referme sur un autre texte autobiographique, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle (2016), dans lequel l'auteur met sa vie en procès. Entre ces deux pôles, quatre livres décisifs. Roman des romans, La Douane de mer (1994) est animé par une gigantesque ambition littéraire, tandis que Voyez comme on danse (2001) s'épanouit au milieu des ruines de l'Histoire. Pour d'Ormesson "le monde est un puzzle", et il revient au romancier d'en assembler les pièces, quitte à faire vacilIer le genre du roman, comme dans C'est une chose étrange à la fin que le monde (2010), que vient compléter Comme un chant d'espérance (2014), son testament spirituel. L'immense popularité de Jean d'Ormesson a pu contribuer à masquer ses audaces. Or l'art de la conversation, dont il était un maître, trouve des échos surprenants dans des formes dialoguées qui bousculent les règles de la narration. L'oeuvre de l'un des plus égotistes de nos écrivains est ici éclairée par un stendhalien éminent : Philippe Berthier.

09/2018

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Critique littéraire

Le Procès d'Oscar Wilde

Londres, 1895. Oscar Wilde, accusé en public de sodomie par le marquis de Queensberry, décide de le poursuivre en diffamation. Un premier procès commence. Mais l'affaire s'envenime : le marquis prétend que l'auteur du Portrait de Dorian Gray pervertit son fils de vingt ans et le propulse, par un étrange retournement de situation, sur le banc des accusés. Un second procès a lieu et condamne l'écrivain, pour homosexualité, à deux ans de travaux forcés dans la geôle de Reading. Cet ouvrage présente pour la première fois l'intégralité d'un des plus grands procès pour moeurs de l'histoire. Au-delà du drame qui s'y joue, Oscar Wilde, par son esprit vif et ses réponses impertinentes, transforme les plaidoiries en une pièce de théâtre à la fois drôle et profonde sur l'amour, l'amitié, l'art, la morale et la littérature.

10/2018

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Littérature française

Lettres non-écrites

Ce livre est né d'une multitude de rencontres. David Geselson est auteur, acteur et metteur en scène. Depuis quelques années, inspiré par la Lettre à D. d'André Gorz, il s'est fait aussi écrivain public à partir d'une envie simple : questionner des personnes qu'il rencontrait et rédiger pour elles, si elle existait, la lettre qu'elles n'ont jamais réussi à écrire. Au fil du temps, les lettres se sont multipliées, elles ont régulièrement été reprises sur scène. Ce livre en rassemble une anthologie et donne ainsi une autre dimension encore à ces textes qui disent " l'amour, la haine, la solitude ou la réconciliation, parfois au-delà de la mort".

03/2021

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Littérature étrangère

La papeterie Tsubaki

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l'art difficile d'écrire pour les autres. Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l'encre, l'enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de voeux, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu aussi bien que d'amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin. Et c'est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

08/2018

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Littérature étrangère

Certain Lucas

N'osant s'autoriser encore de l'autobiographie, l'écrivain latino-américain, assurait Cortazar, doit user de subterfuges. C'est ce qui nous a déjà valu de sa part le très complet Tour du jour en quatre-vingts mondes, plein de captivantes virevoltes autour de Cortázar, c'est ce qui nous vaut aujourd'hui un plus modeste tour de Lucas en cinquante saynètes. Tous textes brefs, allant de la farce à la Jarry que Cortazar affectionnait («Lucas, ses achats») à une éblouissante démonstration du conte surpris dans son creuset («Façons d'être prisonnier»). Le public toujours jeune du grand cronope se réjouira de le retrouver, sur le chemin de écoliers cette fois, en train de faire un magistral pied de nez au sérieux.

05/1989

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Littérature étrangère

Impressions de Kassel

Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art.

05/2014

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Littérature française

Les victorieuses

A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d'avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s'effondre. C'est la dépression, le burn-out. Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité : " cherche volontaire pour mission d'écrivain public " . Elle décide d'y répondre. Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l'écriture. Près d'un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou : leur construire un Palais. Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

05/2019

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Littérature française

Rappeler les enfants

Dans un collège public de la grande banlieue parisienne, aujourd'hui, un jeune prof de lettres raconte son métier, au jour le jour et au plus près des classes et de leurs élèves. Des silhouettes émergent, celles d'enfants sur le point d'entrer dans l'adolescence : de la sixième à la troisième, ils viennent en cours mais n'ont pas que ça à faire. A leur âge, il y a plus important. Les cours qui s'égrainent au fil de l'année forment autant d'heures bavardes, épuisantes parfois, mais ce sont aussi des heures passionnantes où, au détour d'une question, les personnalités affleurent. Qu'il s'agisse de réagir, à chaud, aux attentats qui ensanglantent le pays ou à la disparition d'un grand écrivain, les échanges auxquels le lecteur assiste, comme s'il se trouvait lui-même en classe, sont souvent très surprenants, vivants, jamais décevants. On ne sait jamais ce qu'on va trouver dans une salle de cours, se dit le prof qui, trimestre après trimestre, interroge, écoute, observe.

04/2019

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Cinéma

Les morts à leur place. Journal d'un tournage

L'histoire du film est simple : au début du XXe siècle en Amérique centrale, deux jeunes chanteuses d'une troupe de music-hall ambulante s'éprennent du même homme, un guerillero. Par amour, elles épousent sa cause et après la mort du jeune homme, poursuivent la mission qu'il avait entamée jusqu'au triomphe de la révolution. On se souvient de la rencontre explosive des deux chanteuses incarnées par Brigitte Bardot et Jeanne Moreau, alors au sommet de leur gloire. Ce que le public ignore en revanche, c'est l'envers du décor. Gregor von Rezzori, grand écrivain et ami de Louis Malle, a participé au film en tant qu'acteur. Il en a profité pour tenir un journal de bord, resté inédit en France. Avec malice et finesse, il dresse un portrait intime de Bardot et Jeanne Moreau. Il raconte les rivalités, les histoires d'amour, les petites mesquineries ou la solidarité de l'équipe, les prouesses des cascadeurs, ou encore le Mexique et ses habitants. Un document précieux, bourré d'anecdotes piquantes, pour les amoureux de Bardot, de Jeanne Moreau, et du cinéma en général.

10/2009

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Histoire de France

Stéphane Hessel. Portrait d'un rebelle heureux

Le premier essai biographique sur Stéphane Hessel qui propose un éclairage multiple et approfondi sur son incroyable parcours. Indignez-vous ! paraît en octobre 2010. Depuis le succès immense de ce manifeste, son nom est partout, en France et ailleurs. L'ancien résistant et diplomate, du haut de ses 95 ans, est devenu l'icône de toute une génération. L'écrivain Manfred Flügge accompagne Stéphane Hessel depuis près de 30 ans. Il l'a invité à Berlin, sa ville natale, quand il était encore inconnu du grand public. Il a écrit l'histoire de ses parents (qui ont inspiré l'histoire de Jules et Jim) et a coréalisé le premier film documentaire sur lui (Le Diplomate, 1995). Cette proximité lui permet d'étudier le phénomène Hessel avec le double regard de l'ami mais aussi du biographe expérimenté. Dans ce premier essai sur cet être d'exception, on découvre d'abord l'histoire de la famille Hessel, narrée avec talent et sens de la dramaturgie. Le parcours du diplomate est ensuite retracé avec ses méandres et ses difficultés. L'auteur raconte ses souvenirs personnels de ses rencontres avec Hessel. A partir de documents inconnus trouvés dans les archives de Buchenwald, Manfred Flügge raconte en détail les conditions de survie de Hessel dans les camps allemands. Un chapitre particulier est dédié au rôle de la poésie dans sa vie. La troisième partie est consacrée au surgissement médiatique de l'auteur d'Indignez-vous ! et aux controverses assez vives que ce texte très court a déclenchées. Un livre bien documenté, limpide et passionnant.

09/2012

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Histoire de France

Un piton séparé du reste du monde. ma guerre en Kabylie : journal d'un appelé en Algérie, 1961-1962

Claude Georges Picard apporte ici le témoignage d'un soldat "appelé" , chasseur alpin, envoyé, en 1961, lors des "événements d'Algérie" sur un piton de Kabylie, dans un poste militaire isolé au coeur de la zone rebelle, à 1200 m d'altitude dans la neige hivernale et sous le soleil accablant de l'été, remplissant à la fois son devoir de soldat et celui d'instituteur-infirmier-écrivain public improvisé dans un village kabyle entièrement acquis à la rebellion. "Encore un accrochage dans le village avec les fells. Leur pouvoir d'évanouissement est magique. Ne dit-on pas disparaître par enchantement. A la première rafale ils se fondent dans la nuit, se volatilisent et nous restons comme des cons, seuls et désemparés sur le terrain. Ils doivent bien rire, planqués dans la forêt, enterrés dans leurs caches invisibles... Les lendemains d'accrochage, toujours beaucoup d'appréhension en descendant dans le village. Entre le soldat de nuit, qui n'hésiterait pas à tirer et le gentil soldat qui soigne, apprend à lire et compter, je m'y perds. Lequel est le vrai ? " Un témoignage unique, sans la moindre concession sur les faits et une interrogation profonde sur le drame de conscience qui fut celui de la jeunesse de l'époque. Témoignage qui a fait l'objet en avril 1984 , de cinq émissions à France-inter : "Le Passé singulier" , de Michel Winock et en 1992 d'une lecture de certains passage par Richard Berry sur France 2 dans "Envoyé Spécial" . "Ce manuscrit édité par les EDITIONS DU NET est unique en son genre. J'ai déja publié trois de ses prédécésseurs au CNRS. A ma connaissance il est un des rares à dire ce qu'il tente de faire pour saisir sa hiérarchie contre l'abus des tortures et autres exactions". Jean-Charles Jauffret

01/2013

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Littérature étrangère

Une lampe entre les dents. Chronique athénienne

Abandonnant sa page blanche, Christos Chryssopoulos descend dans la rue. De sa flânerie nocturne, de quelques autres déambulations qui ont suivi, il tire un texte porté par l'urgence et la nécessité de dire ce qu'il advient d'Athènes en ces temps de crise. Face aux invisibles qui peu à peu investissent l'espace public, il s'interroge sur leur rapport au monde, s'interdisant de les réduire à ce qu'ils semblent devenus, et sur les liens qu'établit la ville avec les individus qu'elle abrite ou qu'elle rejette. Témoignage littéraire sur les effets de la crise en Grèce, Une lampe entre les dents questionne l'humanité en chacun de nous, avec une distance pudique qui n'exclut pas l'empathie, et mesure la capacité d'un écrivain de se consacrer à la fiction quand la réalité est si violemment présente dans son quotidien.

02/2013

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Critique littéraire

Le livre de raison de Malagar

Quand il hérite du domaine de Malagar en 1927, François Mauriac est un écrivain reconnu qui jouit à Paris de sa renommée. Ses séjours sur les bords de la Garonne lui permettent de s'éloigner de l'agitation et des mondanités et de ressentir les joies que procure une terre qu'il a faite sienne. Désormais propriétaire d'une exploitation viticole, il a endossé le rôle de maitre des lieux, s'intéressant à la gestion de ses vignes, conscient surtout que cette maison sera celle d'une famille qui ne cesse de s'agrandir. Et comme il faut une mémoire pour garder la trace des aléas, des événements et des passages en ces lieux, il va utiliser le registre du domaine, le fameux Livre de raison, large cahier qui a servi pendant des décennies à la tenue des comptes. Dans ce document, désormais conservé à la bibliothèque de Bordeaux, exceptionnel parce qu'il s'inscrivait dans le cadre de l'intime et n'était pas destiné au public, on découvre un homme qui surveille, avec sérieux, le bien qui lui a été confié. Se dessine aussi en creux le portrait d'un père, puis d'un grand-père attentif aux siens. A l'abri du tumulte que son engagement politique suscite, ses retours en Gironde lui offrent des parenthèses appréciables. Avec une simplicité rare, en quelques phrases, il se confie et ouvre son coeur, moins écrivain qu'homme face au temps. Le Livre de raison de Malagar, enfin révélé, éclaire de sa lumière feutrée l'univers complexe d'un écrivain que sa disparition en 1970 n'a pas condamné aux injustices d'une incertaine mémoire.

03/2020

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Critique littéraire

Idées N° 3, février-mars 2018

Essais, documents, enquêtes, biographies, revues... Des centaines de ces livres d'idées et de savoirs sortent chaque mois en zone francophone sans que le grand public puisse avoir une idée claire de la production. Comment choisir dans cette actualité foisonnante sans se décourager ? Comment s'éviter le nul, le prétentieux, l'abscons, le bidon ? A l'aide de ses propres critères de sélection, Idées propose de trier le vrai du faux, de retenir une centaine de vrais livres d'idées et de savoirs et d'expliquer pourquoi. Idées va plus loin, en zoomant sur 3 livres de sa sélection qui lui paraissent essentiels à travers des portraits, entretiens et enquêtes précis et fouillés. Dans ce numéro : Nous avons passé au tamis 100 livres d'idées et de savoirs. Pour y voir plus clair. Nous avons rencontré les 3 auteurs de livres que nous aimons particulièrement : le géopoliticien Frédéric Encel, la journaliste et spécialiste du Moyen-Orient Hélène Sallon, l'écrivain voyageur sur la piste des bonobos, Guillaume Jan. Nous avons interrogé tout un réseau de chercheurs, intellectuels, libraires sur leurs lectures recommandées et les idées du moment qu'ils ont envie de défendre. Nous sommes allés voir un média d'idées : l'étonnante revue Inflexions.

03/2018

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Littérature étrangère

Au pays des mensonges

Etgar Keret continue de réinventer la nouvelle en lui tordant le cou. Trente-huit histoires inracontables par un autre que lui, fidèles à son approche quasi-cubiste de la narration, mais qui marquent chez l’auteur l’accession à une maturité nouvelle. Un passage de cap salué dans son pays par une unanimité critique et un succès public sans précédent. Dans la première nouvelle du nouveau livre d’Etgar Keret quelqu’un frappe à la porte, et surgit un homme qui, sous la menace d’un revolver, enjoint l’auteur de lui raconter une histoire. Dans la dernière, une réalisatrice de la télévision publique allemande fort inspirée lui demande d’écrire pour la caméra, tout en insistant pour qu’il ait l’air naturel, qu’il ne fasse surtout pas “semblant”. C’est à la fois drôle et terrifiant, et en ce sens, c’est typiquement Keret. Pourtant, l’enfant terrible des lettres israéliennes ne limite pas son exploration à la difficile voire dangereuse condition de l’écrivain. Ce qui le turlupine, c’est plutôt la place de l’homme dans un monde écrasant et implosif, au cœur duquel il a une nette tendance (l’homme) à faire preuve d’un certain chic pour s’enfoncer dans les situations les plus inextricables. Dans Au pays des mensonges, la nouvelle qui donne son titre au recueil, un homme est transporté dans un monde parallèle où il rencontre en chair et en os tous les mensonges qu’il a un jour inventés pour se tirer d’un mauvais pas – ou simplement par habitude. Jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance des mensonges d’autres menteurs. Dans Univers parallèles, un autre homme, coincé dans ce monde-ci, rêve à d’autres réalités où il ne se viderait pas de son sang, où la mort qu’il se donne ne serait qu’un profond et agréable endormissement. Ailleurs encore (Surprise party), un certain personnage récalcitrant fait preuve d’une “malveillante lucidité” : comme si voir – et reconnaître – la réalité en face n’augurait jamais rien de bon. Cette question du réel et de sa perception, Keret la renouvelle en permanence. Invité récemment au festival Words without borders à New York, il confiait : “Je crois qu’il y a une vérité. Je crois qu’il est très difficile d’articuler cette vérité. C’est dans cette direction que j’essaie d’aller, mais je ne prétends pas que je vais l’atteindre.” Les histoires de Keret ne se racontent pas. Leurs chutes sont imprévisibles – spectaculaires ou pas. Il bouscule le genre, où la banalité de notre monde moderne n’est toujours qu’une façade, sous-tendue d’un système en gigognes qui empile les dimensions inconnues, inédites. Un peu comme Picasso, quand il interroge le visage, le corps, l’objet dans l’espace et qu’il les distord pour nous en révéler une autre lecture possible. Mais ce qui caractérise aussi la moindre de ses fantaisies littéraires, au-delà d’une gravité chronique et d’une mélancolie pudique, c’est le sourire que sans faillir elles accrochent, flottant, aux lèvres du lecteur – et dans d’infinies variétés : inquiet, tendre, amusé, sarcastique, triomphal, complice, coupable, penaud, séduit… Car la singulière fabrique de métaphysique portative qu’alimente Etgar Keret à coups d’histoires faussement “petites” demeure aussi, toujours, une irrésistible expérience du plaisir.

09/2011

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Littérature française

Michelet, le prêtre et la femme

"J'ai essayé de surprendre, et de comprendre Michelet dans son intimité longtemps couverte par une pieuse discrétion, au moment où sa vie change brusquement, et où le professeur et l'historien devient prophète, orateur, prêtre d'une religion nouvelle. Le grand homme public naît ici. Les querelles scolaires de l'époque, par lesquelles il faut passer cependant, ne sont que l'occasion, le prétexte vite saisi de cette mutation. C'est pour des raisons toutes personnelles et vitales que Michelet bâtit soudain son église, orne son tabernacle et son autel, chasse et traque le rival à robe noire, rabat et patenôtres, qui risquait de souiller le saint lieu où il va lui-même officier en cérémonie. Quand il retrourne à l'Histoire, sa vision du passé en est bouleversée, le Moyen Age qu'il avait célébré tourne au noir, et s'il accorde une importance si grande à la fistule de Louis XIV, c'est qu'Athénaïs, sa chère femme, avait aussi ses misères. Le voilà lancé et se perdant, comme il l'a dit d'Henri IV vieillissant, "dans la poésie et dans le rêve". L'écrivain y gagne souvent, l'homme aussi. Du maître à penser il ne reste pas grand-chose, mais l'amoureux de la femme, des fleurs, des oiseaux et de la mer, témoigne qu'une vie est belle qui commence par la passion de connaître pour s'achever dans la grâce de l'enfance retrouvée". José Cabanis.

11/1978

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Littérature étrangère

Des amis

Première traduction en France d'un roman venu de la République populaire démocratique de Corée (du Nord), ce livre nous invite à partager les investigations d'un magistrat qu'une femme a saisi d'une demande de divorce - et qui se trouve donc confronté à un dysfonctionnement social. Là-Iras, en effet, les affaires privées engagent l'intérêt public. Et en l'occurrence, la requête est rendue particulièrement délicate par les professions respectives des époux : la demanderesse est cantatrice, et elle se plaint de l'incompréhension "culturelle" de son mari - qui est ouvrier. L'enquête menée par le juge dans l'entourage du couple va donc prendre rapidement un tour quasi politique... Lucide et plein d'humour, ce texte offre une vision en prisme d'un pays dont la réalité nous est complètement méconnue. Il met à mal nos préjugés, et révèle le talent littéraire de Baek Nam-Ryong, issu de la classe ouvrière et devenu un écrivain à succès, qui ne se prive pas d'exercer ici son pouvoir critique, tout en conférant son art une exigence de probité... oeuvrant ainsi, de façon très personnelle, pour le bien commun.

09/2011

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Littérature française

Cousine K

Elle était ce que Dieu, dans Son immense générosité, pouvait concevoir de mieux. Si j'étais parvenu à la mériter, j'aurais été le plus heureux des hommes. Niais le Diable la voulait pour lui tout seul. Depuis, mes jours me sont devenus étrangers et mes nuits des concubines ingénues. Enfermé dans sa solitude et hanté par les souvenirs douloureux dé son enfance, un homme se souvient. Un roman poignant et dérangeant qui décrit de l'intérieur le mécanisme qui pousse un être simple à la folie meurtrière. Après, entre autres, A quoi rêvent les loups, L'Ecrivain et Les Hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra continue d'explorer la part sombre de l'âme humaine. Son œuvre est appréciée d'uni vaste public dans suie douzaine de pays.

08/2003

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Critique littéraire

Lectures en stock

Ne pas manquer de bons livres à lire et pas seulement sur une île déserte, c'est le pari de Lectures en stock afin de plonger avec délectation dans les romans français parus au XXe siècle. Ce guide subjectif de cinquante-deux ouvrages souhaite tout d'abord piquer la curiosité. Ensuite, faire découvrir des romans d'auteurs ensablés. Enfin, donner à lire un texte qui n'a rien perdu de sa capacité de séduction, loin des sentiers battus. Les livres non lus sont bien morts, mais en retrouvant un lecteur, ils peuvent ressusciter. Un auteur délaissé n'est pas forcément un ensablé, et son oubli tout à fait justifié. Mais parfois, l'écrivain oublié a publié une véritable oeuvre dont la qualité reste reconnue par les spécialistes et souvent primée. Seulement, le public ne la lit plus, ou pas assez, ou par hasard. La faute à une mort prématurée, une existence provinciale ou aux modes littéraires bouleversées par la Seconde Guerre mondiale... La littérature, la bonne, n'a pas d'âge. Les articles de cet ouvrage visent à redonner vie à des romans afin de goûter un style, une narration, une histoire hors du temps. Quels merveilleux moments procurés par une lecture qui abolit et le lieu et l'époque lors d'un après-midi pluvieux ou dans une chaise longue au soleil... Avec ces Lectures en stock, le blogue des Ensablés opère une incursion sur papier avec des textes revus et choisis par les contributeurs selon leurs inclinations. Chaque chronique présente en quelques lignes la vie de l'écrivain pour se concentrer ensuite sur le contenu du roman. Une façon de se cultiver, de découvrir un rayon inexploré de la littérature, tout en se démarquant de l'air du temps. Sous les signes imprimés, une seconde vie pour tous...

03/2018

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Critique littéraire

Manderley for ever

«La nuit dernière, j’ai rêvé que je retournais à Manderley…» : la phrase qui ouvre le roman Rébecca a fait rêver des générations de lecteurs. Tout le monde connait L’Auberge de la Jamaïque, Rebecca ou Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, mais l’auteur des oeuvres qui l’ont inspiré, Daphné du Maurier (vendue pourtant à des millions d’exemplaires et traduite en une quarantaine de langues), est aujourd’hui tombé dans l’oubli. Pourquoi Daphné du Maurier est-elle considérée comme un auteur de romans féminins, alors que ses histoires sont souvent noires et dérangeantes ? Que sait-on vraiment de son lien étroit avec la France, de ses liaisons longtemps tenues secrètes, des correspondances ténues que son oeuvre entretient avec sa vie, et dans laquelle elle parle beaucoup de son histoire familiale ? Portrait d’un écrivain par un autre écrivain, Manderley décrit minutieusement une vie aussi mystérieuse que l’oeuvre qu’elle sous-tend – toute de suspense psychologique –, et met en lumière l’amour fou de cette femme pour son manoir de Cornouailles. Un portrait tout en nuances de la plus énigmatique des romancières britanniques, mais davantage encore : un voyage littéraire sur les traces d’un des plus grands auteurs de best-sellers de son époque, méprisé par la critique mais adulé du public.

02/2015

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Littérature française

Une femme en soi

Une femme en soi. Le tournage d'Une femme en soi va-t-il enfin commencer ? Combien de mois d'écriture, de versions différentes du scénario, de repérages éprouvants et minutieux de Marseille à Barcelone avant de pouvoir dire " moteur ", " on est prêt... " ? Est-on jamais prêt ? Combien de films Jean-Pierre Barjac a-t-il réalisés avant d'oser entreprendre celui qui doit apporter un dernier éclairage, inédit, singulier sur son œuvre et sa vie pour toujours emmêlées ? Combien de mètres de pellicule, de plans, de séquences, de travellings déjà consacrés à la même silhouette, au même visage : ceux de sa propre mère, Serafina Perduch ? Combien d'interprétations possibles des mêmes scènes, d'intérieurs et d'extérieurs, de jours et de nuits ? Le spectateur retiendra l'éclat si particulier du rire de Fina (gros plan), la détresse de son fils qu'elle abandonne en pleine guerre (plan large), leurs retrouvailles de longues années plus tard (plan moyen), la toute première scène du film où Marc-Antoine guette au coin d'une rue le taxi qui va lui rendre sa mère. Quelle mère ? Quelle femme ? Une femme en soi qu'il ne faut surtout pas essayer de comprendre, de juger ou même de pardonner. Le public verra un film, une œuvre d'art. Les inconditionnels de Barjac ne seront pas dépaysés : Geneviève Dalisson reprend le rôle de Fina, Antoine Ledault celui de Marc-Antoine. Il s'agit toujours de projeter les mêmes ombres et les mêmes lumières, de dissiper la même peur et la même hantise. Les films de Jean-Pierre Barjac deviennent peu à peu le livre d'un écrivain qui semble les adapter pour mieux les adopter : tel est le nouveau roman de Michel del Castillo qui, après La Nuit du Décret, La Gloire de Dina et Le Démon de l'oubli nous offre le portrait définitif d'une femme, cette " femme en soi " qui a traversé la plus grande partie de son œuvre.

12/1991

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Critique littéraire

Comment écrire un thriller. L'art et la manière de le composer et de réussir à le publier

Ce manuel original enseigne les techniques les plus efficaces pour écrire un thriller, c'est-à-dire toute histoire susceptible de faire frissonner les lecteurs. Il constitue un guide optimal dans le choix du thème de départ, indispensable pour la phase de recherches et le classement de données, l'étude et la création des personnages, le développement de la trame, et enfin la révision de l'uvre complète. Il montre également la façon d'éviter les erreurs les plus courantes, de dépasser les fameux "blocages de l'écrivain", et de trouver un agent ou un éditeur disposé à couronner le résultat de tant d'efforts. Des informations sur le monde de l'édition et des plans concis viennent s'ajouter à de judicieux conseils concernant la variété des contrats, en cas de publication.

10/2019