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Henry de Lumley

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Préhistoire

Les gravures rupestres du Bégo

Recherches sur le statut et les interprétations des pétroglyphes protohistoriques Sous la direction de Henry de Lumley Au coeur du Mercantour (Alpes-Maritimes), à environ 80 km au nord de Nice, le site du mont Bego renferme, entre 1 900 et 2 935 m d'altitude, l'un des plus remarquables patrimoines culturels de l'arc alpin. Plus de 100 000 gravures protohistoriques y ont été recensées dont 40 000 figuratives ? : le Sorcier, le Chef de tribu, le Christ ou la Danseuse ne sont que quelques-uns des chefs-d'oeuvre du Chalcolithique et de l'âge du Bronze ancien (3300 à 1800 av. n. è.). Partout surgissent des têtes "? cornues ? ", bovidés d'un monde disparu, des porteurs d'arc ou de haches au style volontiers bonhomme, des poignards, mais aussi des motifs géométriques, des réticulés -? des cours d'eau, des champs ??? -, des séries de cupules, dont l'organisation et le sens restent énigmatiques. Ces pétroglyphes sont-ils des graffitis, des inscriptions symboliques, pictographiques, ou déjà idéographiques, voire syllabo-graphiques ?? Peut-on les considérer comme une pré-écriture, une proto-écriture ou déjà une écriture ?? Quelles sont leurs significations symboliques, leurs rôles rituels ?? Que nous disent-ils des préoccupations économiques, des mythes cosmogoniques, de la pensée symbolique et des traditions culturelles des peuples pasteurs et agriculteurs des Alpes méridionales du IVe et du IIIe millénaire avant notre ère ?? Des questions auxquelles Henry de Lumley et son équipe, qui étudient le site depuis plus de cinquante ans, tentent de répondre en présentant et en analysant ici une documentation exceptionnelle.

09/2024

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Préhistoire

Caune de l'Arago

La Caune de l'Arago à Tautavel, au nord du Roussillon, dans le massif des Corbières méridionales, est un site préhistorique exceptionnel qui permet de suivre les grandes étapes de l'évolution culturelle des peuples acheuléens sur le littoral du nord de la Méditerranée entre -700 000 et -100 000 ans au sein de leurs paléoenvironnements, des paléoclimats et de la paléobiodiversité. L'étude de 189 938 pièces d'industries lithiques abandonnées par les Hommes préhistoriques sur de nombreux sols d'occupation successifs superposés sur plus de 16 mètres de hauteur apporte des données fondamentales pour connaître, par la détermination des roches utilisées, les aires de circulation des populations, par la morphologie des outillages, les modifications des comportements et l'adaptation toujours renouvelée des Hommes à leur environnement. Le tome X de la monographie consacrée au site de la Caune de l'Arago est publié en trois fascicules : Le fascicule 1 consacré à des généralités sur l'origine des roches utilisées, les corrélations des différents types d'outils entre eux, avec la faune et avec l'environnement ; Le fascicule 2, consacré aux différents types de macro-outillage ; Le fascicule 3, consacré aux techniques de débitage et au petit outillage retouché. Les études consacrées aux outillages préhistoriques dans ce volume apportent des données fondamentales pour appréhender le comportement et le mode de vie des Hommes préhistoriques pendant 600 000 ans, et le développement de leurs connaissances toujours en progrès.

09/2021

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Préhistoire

Caune de l'Arago

En mai 1963, au cours d'une mission exploratoire, Henry et Marie-Antoinette de Lumley pénètrent dans une cavité, la Caune de l'Arago, perchée à 80 mètres au-dessus de la plaine de Tautavel. Ils y découvrent un site exceptionnellement riche par son épais remplissage sédimentaire, qui laissait apparaître de part en part des ossements de faunes et des outils lithiques préhistoriques. Cependant, rien ne laissait présager que ce chantier de fouilles perdurerait plusieurs décennies. La richesse des informations recueillies sur le terrain et en laboratoire vont faire de ce site la clé de notre patrimoine à l'origine du peuplement européen. Les fouilles annuelles menées depuis 1964 dans la Caune de l'Arago, avec l'aide de plus de 4 500 fouilleurs, ont permis de mettre au jour, jusqu'à présent, un empilement de plus d'une cinquantaine d'unités archéostratigraphiques intercalées, dans un ensemble stratigraphique de seize mètres d'épaisseur, dont les datations sont de 690 000 ans à la base et 100 000 ans au sommet. Les restes humains découverts dans l'Arago sont relativement nombreux si l'on considère la rareté des os humains recueillis dans divers sites européens pour cette période comprise entre environ 1 million d'années et 100 000 ans. Parmi les restes de l'Arago, la découverte d'une portion antérieure de crâne, Arago XXI, le 22 juillet 1971, a fait connaître pour la première fois l'aspect physique du visage des premiers européens. L'inventaire des 152 restes humains met en évidence une majorité d'éléments crâniens et dentaires, quelques fragments du squelette postcrânien (membres supérieurs, membres inférieurs, ceintures scapulaire et pelvienne). Les extrémités sont représentées par un seul os de la main et un sol os du pied. Aucun élément du tronc n'a été trouvé jusqu'à ce jour. Ces restes représentent 32 individus, 18 adultes, 1 adolescent et 13 enfants. Le plus exceptionnel est d'avoir une certaine connaissance de la présence de 21 enfants qui ont perdu leurs dents temporaires (ou dents de lait) dans la grotte au cours de leur séjour. Ces tribus qui, entre -600 000 et -300 000 années, parcouraient les plaines du Roussillon au nord des Pyrénées, avaient leurs rites de chasse, de technique de taille des outils, de comportement vis-à-vis de leurs morts. Ayant précédé les populations néandertaliennes, il s'agit d'une population originale avec ses caractères physiques et comportementaux, que nous attribuons à Homo erectus tautavelensis. Ce sont les résultats des études d'une équipe de dix chercheurs spécialistes du terrain de la Caune de l'Arago et des méthodes paléoanthropologiques qui sont rassemblés dans cet ouvrage. Quinze chercheurs internationaux apportent en appendices leurs réflexions à partir de leurs expériences.

01/2023

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Ethnologie et anthropologie

La chair et le sens

Dans la continuité des représentations du Paléolithique et des cultes néolithiques, au travers des mythes magnifiant la force et la fertilité, la culture indo-européenne et la civilisation méditerranéenne célèbrent depuis dix millénaires l'homme qui affronte le taureau. Faisant dialoguer anthropologie et dimension sacrée, l'auteur dévoile des pans méconnus de l'histoire, tend des passerelles audacieuses et inattendues par-delà les âges et au-dessus des continents, tout au long d'un voyage vertigineux aux origines de l'épopée humaine, quand les ancêtres de l'homme combattaient déjà ceux du Bos taurus, jusqu'à la corrida moderne.

06/2021

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Anatomie

Léonard de Vinci, pionnier de l'anatomie

Loin des regards, Léonard éclaire le corps d'un Homme grâce à la lampe à huit faces qu'il a conçue. Il l'ouvre et le dissèque en scrutant le moindre détail, puis remplit ses carnets. Le dessinateur virtuose décrit tout : le squelette, les muscles, les articulations, les viscères, les veines, les nerfs. En ingénieur, il s'interroge sur leur arrangement, sur la ou les fonctions de tels organes. Et, lorsque Ludovic Sforza lui demande une sculpture équestre monumentale, il dissèque un cheval et multiplie les dessins des coupes et des profils, cherchant dans la nature des solutions au défi technique. Léonard est un chercheur de génie, un pionnier de l'anatomie, un précurseur de la bionique. Deux cents planches nous sont connues, qui mêlent notations et dessins, croquis. A l'exception de quelques figures célèbres de l'histoire de l'art, ce corpus "anatomique" reste encore peu étudié. Dans cet ouvrage, ceux qui connaissent le mieux les corps, les paléontologues, les anthropologues, les biologistes, les médecins, les chirurgiens, reviennent sur le sens de cette oeuvre, sur ses qualités. Ils relisent les dessins, de main ou de crâne par exemple, et les comparent à la science d'aujourd'hui, en recourant aux représentations les plus contemporaines (3D, IRM). Les vingt contributions en français ou en anglais, abondamment illustrées, sont issues d'un colloque tenu au Château Royal d'Amboise et au Clos Lucé pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci en 2019. Chacun des textes est suivi d'une série de questions-réponses permettant un accès plus aisé à certaines notions spécifiques.

04/2021

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Grandes réalisations

L'Institut de paléontologie humaine

L'Institut de paléontologie humaine, inauguré en 1920, est un monument atypique situé au coeur du XIIIe arrondissement de Paris. C'est le prince Albert II de Monaco, passionné de préhistoire et soucieux d'offrir à cette science encore débutante un vrai laboratoire de recherche, qui crée et finance cet Institut. Il en confie la conception à Emmanuel Pontremoli, architecte féru d'archéologie et grand prix de Rome. Ce bâtiment monumental est conçu, à l'intérieur comme à l'extérieur, comme un écrin dédié à la grande aventure de l'homme. La frise décorative qui se déroule sur trois façades, réalisée par le sculpteur Constant Roux, propose une libre interprétation du quotidien des peuples du monde, depuis leurs origines. L'intérieur de l'édifice est composé, outre les multiples bureaux, cabinets de travail et salles de collections, d'un amphithéâtre accueillant conférences, séminaires et cours et d'une bibliothèque aux volumes remarquables, baignée de lumière grâce à d'immenses verrières. Véritable temple consacré à la connaissance, ce lieu nous invite à un voyage hors du temps.

01/2021

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Non classé

Les industries lithiques du Paléolithique ancien du Bassin de Bose

Le Bassin de Bose, dans le sud-est de la Chine, parcouru d'ouest en est, sur 100 km, par la rivière Youjiang, contient sept niveaux de terrasses alluviales plio-pléistocènes, T7 à T1. Les alluvions de graviers fluviatiles de la terrasse T4, située à environ 60 mètres au-dessus du cours actuel de la rivière, sont recouvertes par des sables limoneux d'inondation altérés en latérite à leur sommet dans lesquels ont été découverts des tectites qui ont été datées d'environ 800 000 ans par la méthode 40Ar/39Ar, c'est-à-dire de la fin du Pléistocène inférieur. Plus de 120 sites, qui ont livré des industries lithiques du Paléolithique ancien, ont été mis au jour dans ces niveaux. Le matériel lithique comprend une forte dominance de choppers façonnés sur des galets massifs aménagés par de grands enlèvements, une proportion de chopping-tools plus faible, quelques palets-disques et des rabots, des pics et des bifaces. Beaucoup de ces pics et bifaces, qualifiés de linguiformes, ont un tranchant distal convexe aménagé par des retouches plates et mixtes, une extrémité distale mince alors que la base proximale est épaisse, des bords ensellés et un profil souvent incurvé. Sphéroïdes, bolas et véritables hachereaux sont absents, tandis que des éclats épais souvent plus larges que longs, quelques nucléus et de très rares outils retouchés sont identifiés, notamment quelques racloirs aménagés par des retouches épaisses sur l'un des bords. Cette industrie est dénommée " culture à bifaces du Bassin de Bose ". Des pièces bifaciales, caractéristiques des industries du Paléolithique ancien du Bassin de Bose ont été rencontrées sur le site d'Arubo dans l'île de Luzon aux Philippines, à Punung vallée de Koboran à Java et dans les sites de Roc Tung 1, 4, 7 et de Go Da au Vietnam. Ces industries caractérisées par la présence de bifaces, des outils présentant une plus ou moins bonne symétrie bilatérale et bifaciale, correspondent-elles à une même tradition culturelle qui aurait diffusée lentement à partir de l'Afrique à travers l'Eurasie, ou bien à des cultures totalement indépendantes présentant une évolution convergente dans la fabrication de certains outils ?

08/2020

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Préhistoire

La Caune de l'Arago en Roussillon entre -600 000 et -400 000 ans

La Caune de l'Arago en Roussillon entre - 600 000 et - 400 000 ans Evolution des paléoenvironnements, des paléoclimats et de la paléobiodiversité Adaptation des Homo erectus européens à leur environnement Le site préhistorique majeur de la Caune de l'Arago en Roussillon, daté entre - 600 000 et - 400 000 ans, permet d'analyser l'évolution des paléoclimats et de la paléodiversité, ainsi que les relations des Homo erectus européens avec leur environnement. De nombreuses études multidisciplinaires du remplissage de la grotte (analyses géochronologiques, sédimentologiques, paléontologiques), tant des faunes de grands mammifères que des microvertébrés, mettent en évidence, tout au long du Quaternaire, une série de cycles climatiques de 100 000 ans. Des périodes froides d'environ 80 000 ans alternent avec des périodes tempérées d'environ 20 000 ans. Pendant les premières, les Hommes chassaient le cheval, le renne, le bison et parfois le boeuf musqué, tandis qu'ils tuaient surtout le cerf et le daim pendant les secondes. Ces évolutions semblent montrer que l'Homme a su s'adapter aux variations de son environnement. Illustration de couverture : B. Alunni M. C. Lemayeur

10/2022