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Balzac Tours

Extraits

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Critique littéraire

Céline et Cie. Essai sur le roman français de l'entre-deux-guerres

Le cas Céline ne cesse défrayer la chronique, rarement littéraire. Collabo génial à qui l'on pardonnerait tout pour avoir écrit le Voyage au bout de la nuit ? Henri Godard ne l'entend pas de cette oreille. Préférant le commentaire à l'anathème, il entreprend dans Céline et Cie de réinscrire l'oeuvre célinienne dans le vaste ensemble littéraire français de l'entre-deux-guerres et au delà. Non un Céline de tour d'ivoire livré à ses démons, mais un Céline que l'on pourrait situer non loin d'autres trajectoires "existentielles", comme les nomme Henri Godard , telles celles d'André Malraux ou de Louis Guilloux. Un certain réseau de connivences faisant écho à l'effondrement spirituel de la vielle Europe dont Malraux et Guilloux, aussi bien héritiers de la Première Guerre mondiale, ont été les témoins. Mais pas les seuls et pas de la même manière, si l'on pense à des auteurs aussi dissemblables que Jean Genet, Jean Cocteau, ou Raymond Queneau. Loin d'être un essai de plus sur Céline, ce livre dessine une nouvelle géographie de la littérature française d'après guerre. Ce ne sont plus les fondamentaux du roman balzacien qui font la loi, mais la réalité d'un personnage du roman moderne, insaisissable, fluctuant et obscène, subversif au sens propre. Dans cette histoire, Céline occupe la place d'un grand solitaire, mais rattaché à son temps. Ce lien paradoxal est l'objet même de ce livre. Ce livre fait en quelque sorte suite à Une grande génération. Céline, Malraux, Guilloux, Giono, Montherlant, Malaquais, Sartre, Queneau, Simon, paru en 2003 dans la collection blanche.

02/2020

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litterature hispano-portugaise

Sa seigneurie

Sa Seigneurerie – Jaume Cabré

1799, novembre et décembre. Il n’arrête pas de pleuvoir sur Barcelone, la ville en semble paralysée. Mais la vie superficielle de l’aristocratie bourbonienne poursuit son cours. Son unique souci: fêter le changement de siècle sur le plan religieux et sur le plan civil. Te Deum à la cathédrale, réceptions dans les salons luxueux… L’assassinat d’une cantatrice française émeut le bon peuple et la bonne société. On arrête un suspect, on en fait le coupable. D’autant plus coupable qu’on trouve en sa possession un document qui peut entraîner la chute de « Sa Seigneurie », la plus haute autorité judiciaire de la Catalogne: don Rafel Masso, régent de l’Audience Royale. Au « je ne l’ai pas tuée » d’un accusé auquel on ne donne pas les moyens de se défendre fait écho le « je ne voulais pas le faire » du régent qui, lui, a bel et bien étranglé sa maîtresse et couvert d’or son jardinier pour qu’il cache le cadavre. Peu de temps s’écoule entre la confession du jardinier et celle du régent, c’est-à-dire de la vengeance de l’humble à la déroute du puissant. Assez de temps cependant pour que nous devienne familière une ville qui se reconstitue une santé en dépit et aux dépens d’une aristocratie aussi veule qu’abjecte. Prix Méditerranée 2004« James Cabré brosse le portrait d'une société corrompue à son crépuscule. Somptueux comme un opéra puccinien ou un projet viscontien, Sa Seigneurie (qui a reçu le prix Méditerranée Etranger) bénéficie d'une traduction d'une saveur enthousiasmante. Enfin une grandeur non usurpée. » Philippe-Jean Catinchi, Le Monde« Retenez bien le nom de ce romancier catalan, car on en reparlera. Sa Seigneurie est son premier roman traduit – excellemment – en français. La qualité littéraire époustoufle: intrigue saisissante pleine de rebondissements, longues phrases proustiennes alternant avec des dialogues truffés d'arrière-pensées et des monologues intérieurs, maîtrise des mouvements temporels et des flash-back, art de différer les réponses, de donner comme Balzac vie à une centaine de personnages, de ressusciter comme Dumas l'atmosphère d'une époque abolie: Barcelone entre 1795 et 1800, assez proche de la France pour que des écrits satiriques révolutionnaires y fleurissent contre les Bourbons et Godoy, le favori de la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme. Cabré connaît le nom de chaque rue, et de chaque cloche de chaque église. » Jean-Charles Gateau, Le Temps

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La rabouilleuse

Edition enrichie de René Guise comportant une préface et un dossier sur le roman. "– Oh! je ne souffrirai jamais cela. Un coup frappé sur Flore m'atteindrait au cœur. – Mais c'est pourtant la seule manière de gouverner les femmes et les chevaux... Je connais les femmes, j'en ai payé une qui m'a coûté plus cher que Flore ne vous coûtera jamais!... Aussi m'a-t-elle appris à me conduire comme il faut pour le reste de mes jours avec le beau sexe. Les femmes sont des enfants méchants, c'est des bêtes inférieures à l'homme, et il faut s'en faire craindre, car la pire condition pour nous est d'être gouvernés par ces brutes-là! "

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La rabouilleuse

« – Oh! je ne souffrirai jamais cela. Un coup frappé sur Flore m'atteindrait au cœur. – Mais c'est pourtant la seule manière de gouverner les femmes et les chevaux... Je connais les femmes, j'en ai payé une qui m'a coûté plus cher que Flore ne vous coûtera jamais!... Aussi m'a-t-elle appris à me conduire comme il faut pour le reste de mes jours avec le beau sexe. Les femmes sont des enfants méchants, c'est des bêtes inférieures à l'homme, et il faut s'en faire craindre, car la pire condition pour nous est d'être gouvernés par ces brutes-là! »

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Policiers

Une tombe trop bien fleurie

Architecte talentueux, Roger a embrassé une carrière où tout lui a souri. Gloire et réussite, rien ne lui a échappé. Mais le succès a ses revers. Comblé, Roger croule littéralement sous le poids de son succès. Plus de saveur, plus de goût : le sentiment irrépressible qu'il faut en finir. Mais il y a Claudine. Une épouse dévouée à un mari absent. Roger se sent vide, dévoré de l'intérieur. Seule la mort le libérerait de cette douleur de vivre qui l'écrase. Mourir, la belle affaire... Libératrice, assurément. Mais il y a toujours Claudine. Il lui faut alors en finir, et maquiller son suicide en meurtre. Le plan est impeccable. L'exécution, un peu moins. La mort ne frappe pas à la bonne porte et c'est l'enfer qui s'ouvre. Culpabilité, terreur : l'infernale cavale commence pour Roger, qui n'est pas près de connaître le repos. Une tombe trop bien fleurie est un roman collectif, fruit d'une performance hors norme menée sous la houlette de l'Académie Balzac, défi littéraire et humain filmé et retransmis sur lnternet 20 écrivains enfermés pendant 20 jours au Château de Brillac (Charente) ont télescopé leurs univers et écritures pour cette oeuvre à 40 mains. Une mosaïque inédite, pour un polar exaltant.

10/2014

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histoire essais

Croire en l'histoire ; essai sur le concept moderne d'histoire

L’Histoire fut la grande puissance et la grande croyance des temps modernes. Véritable théologie, elle organisait le monde et lui donnait sens. On se mit à son service, au point de s’aveugler, voire de commettre le pire en son nom. Juge suprême des conduites et des évènements, elle enthousiasma et terrifia. Affaire des historiens, elle ambitionna d’être une science, tandis que les romanciers s’attachèrent à dire ce monde saisi par l’Histoire. Depuis les années 1980, cette toute-puissance est mise en cause. Notre rapport au passé est désormais affaire de mémoire plus que d’histoire ; trop imprévisible ou trop prévisible, l’avenir semble avoir disparu de notre horizon, et l’historien est pris dans l’urgence du présent. Devenue justiciable plutôt que juge, l’histoire peine à remplir son rôle de trait d’union entre le passé, le présent et le futur. Quel sens donner aujourd’hui au mot « histoire »? Dans le sillage de ses travaux sur le temps, François Hartog fait intervenir, au cours de cette vaste enquête sur notre monde contemporain, historiens, philosophes et romanciers – de Thucydide à Braudel, d’Aristote à Ricœur, de Balzac à McCarthy – afin de saisir sur le vif les enjeux d’une époque nouvelle. Couverture: Stéphane Cipre, « Locomotive » (2009), fonte d’aluminium

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histoire essais

Croire en l'histoire ; essai sur le concept moderne d'histoire

L’Histoire fut la grande puissance et la grande croyance des temps modernes. Véritable théologie, elle organisait le monde et lui donnait sens. On se mit à son service, au point de s’aveugler, voire de commettre le pire en son nom. Juge suprême des conduites et des évènements, elle enthousiasma et terrifia. Affaire des historiens, elle ambitionna d’être une science, tandis que les romanciers s’attachèrent à dire ce monde saisi par l’Histoire. Depuis les années 1980, cette toute-puissance est mise en cause. Notre rapport au passé est désormais affaire de mémoire plus que d’histoire ; trop imprévisible ou trop prévisible, l’avenir semble avoir disparu de notre horizon, et l’historien est pris dans l’urgence du présent. Devenue justiciable plutôt que juge, l’histoire peine à remplir son rôle de trait d’union entre le passé, le présent et le futur. Quel sens donner aujourd’hui au mot « histoire »? Dans le sillage de ses travaux sur le temps, François Hartog fait intervenir, au cours de cette vaste enquête sur notre monde contemporain, historiens, philosophes et romanciers – de Thucydide à Braudel, d’Aristote à Ricœur, de Balzac à McCarthy – afin de saisir sur le vif les enjeux d’une époque nouvelle. Couverture: Stéphane Cipre, « Locomotive » (2009), fonte d’aluminium

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Les docks de sang

Lassé du monde, Bernard Balzac, héros atypique, plonge malgré lui dans les eaux troubles d’une intrigue morbide, dans les eaux souillées du port de Brest, sa ville natale où il est venu se reposer et peindre, quelque part dans les brumes et les embruns. Comme un fil-de-fériste, oscillant entre rêves et réalités, il se démène dans un quotidien où les hommes ne sont ni bons, ni libres, ni heureux. Il est alors happé dans les méandres d’une enquête policière dont les indices semblent tisser autour de lui une toile sombre et dangereuse. Il va devoir côtoyer le pire, et révéler des secrets qu’il aurait été préférable d’ignorer. C’est l’occasion pour l’auteur de laisser libre cours à sa veine lyrique, à son humour parfois caustique, à son optimisme défiant un quotidien glauque qui revient comme une violente lame de fond. C’est beau à lire comme une tempête.

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Du sang sur les docks - Illustré

 Comme dans un bon vieux Maigret... Prenez le temps que les choses se mettent en place, et ensuite... ça barde ! L'action se déroule dans un port de l'Ouest de la France. Le Héros, Bernard Balzac, est venu se reposer et peindre dans sa ville natale. Malgré lui, il est happé dans les méandres d'une enquête policière dont les indices ramènent sans cesse vers son petit monde...
Il va devoir côtoyer le pire, la misère, la drogue ; il va plonger au fond de secrets qu'il aurait souhaité toujours ignorer.
Il sera obligé de participer aux investigations, et grâce à ses connaissances artistiques dénouera une intrigue sordide.
Les personnages sont sombres et l'humour du héros renverse parfois cette tendance, mais il reste seul.
Du sang sur les docks est un roman noir social, car on y explore les bas-fonds, la société est dépeinte avec lucidité même si la fiction y conserve toute sa place.
Bernard Coat L. est scénariste. Il nous montre Brest, la ville de son enfance sous des angles que seul un homme d'image pouvait voir. Le regard tour à tour amusé et perplexe qu'il jette sur le monde reste celui d'un homme que la vie n'a pas encore vieilli. Le personnage de Bernard Balzac est déjà entraîné vers de nouvelles aventures, que l'auteur vous fera partager.