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A la poursuite de Djibouti

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Récits de voyage

A la poursuite de Djibouti

"Dans le ventre brûlant de Djibouti, malgré les ténèbres, la place Rimbaud ne rime qu'avec fournaise, asphyxie et fin du monde. Les murs en pierre de corail recrachent avec lourdeur la chaleur de la journée et au coeur de la grande place la poussière n'a plus la force de se soulever. Derrière le rideau de fer de la nuit, l'air est mou comme du plomb et dans cette atmosphère en décomposition on se rapproche sourdement du septième cercle de l'enfer". Des années après la mort de son frère dans un attentat à Djibouti, au moment de l'indépendance en 1977, Maurice décide de partir retrouver l'ombre de ce frère disparu trop tôt.

10/2023

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Sociologie urbaine

Le nomade et la ville à Djibouti

Depuis sa création en 1977, la République de Djibouti attire les populations pastorales de toute la région. Les immigrants, déplacés pour cause de problèmes climatiques, politiques ou économiques, intègrent la ville de Djibouti via des réseaux socio-spatiaux qui s'étendent entre la ville et la brousse et dont les noeuds sont autant de points de chute où le migrant trouve les ressources nécessaires à la poursuite de son voyage ou à sa fixation sur place. Une fois en possession d'informations suffisantes sur les procédures d'acquisition foncière et les possibilités de logement dans la ville de Djibouti, les candidats à la ville, accueillis et hébergés dans les quartiers de la plaine alluviale, partent à la recherche d'une parcelle de terrain vers les banlieues-bidonvilles de Balbala, Hayabley et PK-12. A la périphérie de la ville, les immigrants "squattent" tout terrain non bâti, qu'il ait été déjà attribué ou non. C'est de façon illégale qu'ils accèdent donc au sol et au logement. Les néo-citadins que sont devenus les pasteurs nomades n'ont pas du tout l'impression d'être des "squatters". Selon leur propre conception, ils ne font qu'exercer le " droit " d'usage historique qu'ils détiennent sur le sol djiboutien puisque la capitale djiboutienne a vu le jour sur leur territoire traditionnel. C'est donc une argumentation identitaire qu'ils tiennent lorsqu'ils réclament la reconnaissance et la régularisation de leurs occupations. Les candidats à la ville s'approprient individuellement les périphéries de la ville de Djibouti dans la mesure où ils y bâtissent des logements. Ils les territorialisent aussi collectivement en les enserrant dans des réseaux spécifiquement urbains et dont le but est la transformation, l'organisation et l'amélioration de l'espace de vie commun que sont les quartiers d'habitation. Les immigrants font preuve d'une grande capacité de socialisation de leurs nouveaux lieux de vie. Les quartiers urbains remplacent les espaces de vie traditionnels, même si les territoires lignagers, principaux lieux d'appartenance au territoire, demeurent. Dans les stratégies mises en place pour territorialiser l'espace urbain, le structurer et l'investir de sens, tradition et modernité sont mises à contribution pour faire aboutir les projets de vie. Cette double territorialité explique la facilité avec laquelle les nomades se sont fondus dans la société urbaine. L'utilisation de l'espace est restée la même : identification et utilisation des lieux en fonction des potentialités qu'ils renferment : opportunités d'emploi, entretien de son capital relationnel.

04/2012

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Récits de voyage

Les secrets de la mer Rouge

Henry de Monfreid arrive à trente-deux ans à Djibouti où il devient commerçant en cuirs et cafés. Cette existence le lasse vite, et il achète un boutre, engage deux matelots somalis, un mousse et se lance dans l'aventure. La pêche aux perles d'abord, puis surtout le commerce des armes. Ce ne sont plus que bagarres, poursuites, chassés-croisés entre trafiquants et policiers de la mer, tempêtes, sur cette mer Rouge qui retint Henry de Monfreid sa vie durant et qui fascinera tous les lecteurs de cette extraordinaire épopée.

01/1999

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Récits de voyage

Carnet de la mer Rouge

C'est à Alexandrie que j'ai découvert les livres de Henry de Monfreid. J'avais emprunté à la bibliothèque du Centre culturel français Les Secrets de la mer Rouge, Aventures de mer, La Poursuite du Kaïpan. J'étais captivé par l'homme et ses périples surprenants, par l'oeuvre dont le travail documentaire et l'approche aventureuse me transportaient vers Djibouti, au Yémen, en Ethiopie. J'étais allé au Yémen quelques années auparavant et le souvenir encore mes présent de ce voyage se superposait à mes lectures. A l'ombre des boutres en construction, le désir de traverser le détroit pour aller voir le pays d'en face s'était imposé. Je décidais de prendre les livres de Monfreid pour guide et de retourner sur les lieux de ses récits. Suivre ses chemins, les confronter à l'épreuve du voyage et du temps, rechercher le souffle de l'aventure seraient un but, bien arbitraire, mais combien motivant. Je séjournais deux mois à Djibouti, découvrais l'Ethiopie, la région de Harar et la dépression Danakil, puis j'embarquais sur un boutre et je traversais enfin le détroit de Bab el Mandeb.

10/2024

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Récits de mer

Les secrets de la mer rouge

Henry de Monfreid arrive à trente-deux ans à Djibouti où il devient commerçant en cuirs et cafés. Cette existence le lasse vite, et il achète un bateau, engage deux matelots somalis, un mousse et se lance dans l'aventure. La pêche aux perles d'abord, puis surtout le commerce des armes. Ce ne sont plus que bagarres, poursuites, chassés-croisés entre trafiquants et policiers de la mer, tempêtes, sur cette mer Rouge qui retint Henry de Monfreid sa vie durant et qui fascina tous les lecteurs de cette extraordinaire épopée. Ce récit légendaire est ici préfacé par Loïc Finaz, amiral, écrivain, ancien directeur de l'Ecole de guerre.

04/2025

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Récits de voyage

Les Secrets de la mer Rouge

Arrivé à Djibouti à 32 ans, Henry de Monfreid devient commerçant de cuir et de café, mais s'ennuie assez vite. Il achète alors un bateau et sillonne toute la mer Rouge. Grands ports, hameaux de pêcheurs, déserts, côtes sauvages... Il y fait un peu de tout, espionnage, transport de nourriture, pêche aux perles et contrebande d'armes. Ses aventures, entre bagarres et poursuites, sont une épopée flamboyante et témoignent d'un monde révolu où tout était possible. Car Monfreid est avant tout l'homme d'une seule quête, celle de la liberté. Henry de Monfreid (1879-1974) l' "écrivain-corsaire" encouragé à écrire par Joseph Kessel, a composé une oeuvre à partir de son propre vécu, qui fait rêver tous les lecteurs depuis des dizaines d'années. Préface inédite de Patrice Franceschi "La vie d'Henry de Monfreid, cet aventurier qui fut à la fois peintre, photographe et écrivain, est un roman palpitant". Le Figaro

12/1991

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Récits de voyage

Les secrets de la mer Rouge

"La vie d'Henry de Monfreid, cet aventurier qui fut à la fois peintre, photographe et écrivain, est un roman palpitant". Le Figaro Arrivé à Djibouti à 32 ans, Henry de Monfreid devient commerçant de cuir et de café, mais s'ennuie assez vite. Il achète alors un bateau et sillonne toute la mer Rouge. Grands ports, hameaux de pêcheurs, déserts, côtes sauvages... Il y fait un peu de tout, espionnage, transport de nourriture, pêche aux perles et contrebande d'armes. Ses aventures, entre bagarres et poursuites, sont une épopée flamboyante et témoignent d'un monde révolu où tout était possible. Car Monfreid est avant tout l'homme d'une seule quête, celle de la liberté. Henry de Monfreid (1879-1974) l' "écrivain-corsaire" encouragé à écrire par Joseph Kessel, a composé une oeuvre à partir de son propre vécu, qui fait rêver tous les lecteurs depuis des dizaines d'années. Préface inédite de Patrice Franceschi

05/2023

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Biographies

D'ici et d'aventures, Henry de Monfreid

Né Henri à La Franqui (Leucate) le 14 novembre 1879, Henry de Monfreid est le fils du peintre George Daniel de Monfreid et d'Amélie Bertrand. Sa famille maternelle est ancrée sur la côte languedocienne, où il passe les sept premières années de sa vie. Après des études à Paris, puis à Carcassonne, il exerce divers métiers et cherche sa voie. En 1911, il décide finalement de partir pour l'Afrique de l'Est, arrive à Djibouti et travaille pour une entreprise française qui achète des peaux et du café en Ethiopie. Peu à peu, il s'habitue à son nouvel environnement, puis se fixe à Obock, de l'autre côté de la baie de Djibouti. Durant plusieurs années, il navigue en mer Rouge et se livre à de multiples trafics avec l'Arabie et l'Egypte (armes, haschich, perles...). Il se marie en 1913 avec Armgart Freudenfeld, qui ne le rejoint en Afrique qu'en décembre 1916. Dans l'entre-deux-guerres, Henri poursuit ses opérations commerciales et achète des terrains en Ethiopie où il crée une centrale hydroélectrique à Diré-Daoua et une plantation de café à Araoué. En 1931, il publie son premier ouvrage Les Secrets de la mer Rouge, dont le succès est immédiat. Un certain nombre d'autres livres vont suivre jusqu'en 1939 - Très critique à l'égard du négus, Monfreid est expulsé d'Ethiopie en 1933 - Il n'y retourne qu'avec les troupes d'occupation italiennes à partir de 1936 - Proche de l'Italie fasciste, il est fait prisonnier par les troupes anglaises en mai 1942 et déporté au Kenya, où il reste interné jusqu'en 1946. De retour en France en 1947, à l'âge de 68 ans, accompagné de sa seconde épouse, Madeleine Villaroge, il s'installe à Ingrandes. Il se consacre alors à la littérature et donne des conférences sur l'Ethiopie et l'Afrique de l'Est. Néanmoins, il passe chaque été à La Franqui où il a fait construire une petite maison. Décédé dans l'Indre le 13 décembre 1974, il est enterré au cimetière de Leucate.

04/2024

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Actualité médiatique internati

L'épopée des passeurs

Loin des voies empruntées pour atteindre l'Europe, dans la Corne de l'Afrique, des migrants éthiopiens privés de perspectives quittent en nombre leur pays déchiré par les conflits, parcourent la région aride du nord de Djibouti d'où ils embarquent pour franchir la mer Rouge, avant de traverser le Yémen en guerre afin de tenter leur chance en Arabie saoudite. Pour parvenir à destination, ils remettent leur vie entre les mains de passeurs. C'est à ces intermédiaires, figures honnies d'un trafic sur lequel les Etats se dédouanent de leurs responsabilités dans les traitements subis par les " clandestins ", qu'est consacré cet ouvrage. A Djibouti, Alexandre Lauret a vécu pendant plus de deux ans au contact de pêcheurs d'une région marginalisée du pays reconvertis dans l'organisation d'une filière migratoire transnationale savamment structurée. Il retrace ici leur histoire, sous la forme d'une véritable épopée. Celle-ci, aussi courte que violente, tient en treize années seulement. Entre 2007 et 2020, ces hommes ont fait transiter plus de 1, 2 million d'Ethiopiens. Durant ce laps de temps, défiant les autorités, ils sont devenus plus riches et plus puissants que les ministres djiboutiens avant de tout perdre et de n'être plus rien. Parmi leurs hauts faits, ce ne sont peut-être pas tant les courses-poursuites avec les " fédéraux ", les affrontements et les vols de convois entre réseaux ou les rivalités avec leurs homologues éthiopiens ou yéménites qui donnent leur tonalité épique à leurs récits, mais bien davantage le discours politique subalterne à travers lequel ils légitiment leur activité.

05/2025

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Religion

Souvenirs d'Asie (Inde et Malaisie)

Francis Audiau, nouvellement ordonné prêtre en 1932, s'embarque à Marseille pour l'Inde. Il décrit dans ce livre ce long voyage de plus de trois semaines, les escales de Port Saïd, Djibouti, Aden, Colombo, Pondichéry, et enfin l'arrivée dans l'Inde, "cette autre planète ", par le port de Madras. Puis, c'est la découverte de la grande ville de Coimbatore, de la vaste plaine parsemée de cocotiers et de palmiers, de forêts sur les hauts plateaux et les merveilleux paysages des Montagnes bleues. Les quinze premières années de son apostolat, avant l'Indépendance de l'Inde, sont suivies de quinze autres années sous la souveraineté indienne, dans une vie quotidienne au milieu de la population hindoue, au milieu des pauvres des villages de la plaine, puis au sommet des Montagnes bleues, à Ootacamund, et enfin dans la ville de Mysore, capitale de l'Etat de Mysore et résidence du Maharadja. Dans ce pays de temples et de pagodes, d'ashrams et de castes variées, il est heureux de trouver de belles communautés chrétiennes, établies par de vaillants missionnaires. Elles lui servent de base pour l'annonce de l'Evangile, dans la pastorale rurale et urbaine, ou bien dans l'enseignement à divers degrés, même le degré universitaire. Il poursuit sa mission en Malaisie, pays de plantations de caoutchouc, de palmiers à huile et de mines d'étain, au milieu de musulmans malais, de Chinois et d'Indiens. A l'expiration de son visa, il doit rentrer en France, où il connaît la grande nostalgie de ces beaux pays d'Asie.

01/1995