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Extraits

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Poésie

Livre de la miséricorde

"A la lumière ténue du plaisir traqué, je crains de ne jamais connaître mon chagrin. Je fais appel à toi avec un cri qui concentre le coeur. Quand pousserai-je un cri de gratitude ? Quand chanterai-je vers ta miséricorde ? " La fin des années 1970 est difficile pour Leonard Cohen. Deuil de sa mère, séparation d'avec la mère de ses enfants, approche de la cinquantaine. Il opère alors un retour au judaïsme et explore sa relation à l'Eternel. Regorgeant de louanges, de colère, de doute et de confiance, les psaumes contemporains de Book of Mercy (Livre de la Miséricorde) chantent la plainte humaine et passionnée d'un homme à son créateur et permettent à l'auteur de se sauver du désespoir. Musicien, auteur-compositeur et écrivain canadien, Leonard Cohen (1934-2016) est l'auteur de dix-sept albums et de treize ouvrages, dont plusieurs recueils de poèmes et deux romans acclamés par le public et la critique. Le Livre du désir et The Flame sont également disponibles en "Points Poésie" . Edition, avant-propos et traduction de l'anglais (Canada) par Alexandra Pleshoyano.

11/2022

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Prière et spiritualité

7 jours en retraite

Toute vie suppose des choix. La seule question qui compte vraiment est celle-ci : "Quel est ton trésor ? " (1er matin). Si je me trompe encore de chemins, c'est le moment de m'interroger : "Quel esprit m'habite vraiment ? " (1er soir) ? Et si ce n'est pas l'Esprit reçu au baptême, comment m'étonner que je m'égare ? (2e matin). Il suffit de m'ouvrir au don qui déjà m'habite, cette mystérieuse présence (2e soir). Alors, je verrai l'essentiel (3e matin), à l'écoute de cette humble voix intérieure (3e soir). Le Christ seul deviendra tout pour moi (4e matin). Ne doutes pas : "Rien n'est impossible à Dieu" (4e soir). Seule la charité EST ? le mal a t''il encore quelque existence aux yeux de l'éternité (5e matin) ? Ton Père "voit dans le secret" , Il a résolu de te sauver (5e soir). Si tu te sens encore trop loin de Lui, si pauvre, réjouis toi, c'est justement ce qui ouvre ton coeur à Celui qui est venu (6e matin) non en juge, mais en ami pour te mener au Père (6e soir).

08/2024

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Littérature francophone

Zonzon Pépette

Orphelin a? l'a?ge de six ans, Andre? Baillon est place? en pension chez les je?suites. Apre?s des e?tudes mouvemente?es, il renonce au me?tier d'inge?nieur, devient anarchiste, s'affiche avec une prostitue?e. Il joue, il perd. Il dilapide sa fortune, se jette a? la mer. On le sauve. Il ouvre un cafe?, rencontre Marie et se lance dans l'e?levage de poules. Un quotidien bruxellois l'engage comme re?dacteur de nuit. Il quitte Marie pour Germaine. A? partir de 1919 il publie entre autres Histoire d'une Marie, Moi quelque part, Le Perce-Oreille du Luxembourg. Commence alors pour Baillon une pe?riode d'intense activite? litte?raire e?galement marque?e par les progre?s de?finitifs d'une folie qui finira par l'achever. En 1923, parai?t Zonzon, nomme?e Pe?pette. Cette Zonzon-la?, forme?e a? Belleville, est l'une des plus belles fleurs de bitume de la litte?rature francophone. Plus que leste et bien informe?e, Zonzon n'a pas d'autre pre?tention que de vivre libre et tranquille. Hormis les rivalite?s entre filles pour s'accaparer un chouette julot, hormis les coups de surin et les cambriolages ou? il faut couvrir les copains, entre marlous on s'entend. Nous, vois-tu, on est des loups. Et puis Zonzon elle a son truc qui re?sonne tout a? trac : Toi, je t'emmerde qu'elle dit Zonzon.

05/2015

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Littérature française

Adoration

Toujours, on ne l'apprend que trop tard. On cherche à savoir par quoi ça commence. D'où c'est parti. Comment la vie se transforme en enfer. Un enfer d'amour. Une adoration. Je ne sais pas situer un début. L'instant invisible où ça se noue. Où ça s'empare de toi. La flèche que décoche le Cupidon de service, le préposé à l'addiction, le sniper ailé. Curieuse, quand même, cette idée de flèche. Déjà un perce-coeur, une hémorragie. Déjà un goût de meurtre. Je ne sais pas si tout se joue là, en une poignée de secondes. Je ne sais rien de L. C'est la condition du désastre. L souffre d'une perversion incurable, toxique, insoupçonnable au premier abord. Une pathologie sans nom qui ravage et dévore tout ce qui l'entoure autant qu'elle-même. Le narrateur, tombé fou amoureux de L, ne voit rien venir de la dévastation en marche. Il va jouer sa peau pour tenter de sauver l'insauvable, devenant à son corps défendant le complice, le mobile et la victime de la perdition de L. De son récit fragmentaire, chaotique, surgit le tableau d'un naufrage, un autoportrait en ruines.

08/2018

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Romans historiques

La Calèche

La calèche "Figure-toi que j'ai lu dans un journal français que le nombre croissant des voitures cause des encombrements permanents à Paris, que les cabriolets, les calèches, les cavaliers et les chevaux de volée se bousculent sur les Champs-élysées comme au Bois de Boulogne, et qu'il n'y a pas assez de selliers pour satisfaire les besoins de tant d'équipages. Eh bien, moi, je leur en ferai, des selles ! Magnifiques, en cuir fauve, lissées comme un miroir, cousues à la façon du maître Hermès, foi de Thierry". Le nouveau roman de Jean Diwo, qui raconte avec souffle et passion la saga de la famille Hermès, est bien plus que l'histoire du jeune Thierry, talentueux sellier monté à Paris au début du XIXesiècle pour fonder la célèbre marque, symbole du luxe à la française. C'est le grand roman d'une dynastie du savoir-faire qui traverse les tourments et les progrès d'une époque où tout s'accélère, tout en gardant à l'esprit son rêve d'excellence. Des campagnes de Napoléon jusqu'à l'aube du XXesiècle, en passant par les Trois Glorieuses et la Commune, c'est le coeur d'une famille de chair et de cuir qui bat dans cette grande fresque romanesque.

11/2010

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Littérature anglo-saxonne

Shuggie Bain

Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d'une belle maison bien à elle, d'un jardin et d'un homme qui l'aime. A la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l'avenir bouché, les factures qui s'empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l'alcool, et, l'un après l'autre, parents, amants, grands enfants, tous les siens l'abandonnent pour se sauver eux-mêmes. Un seul s'est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d'âme de ses huit ans. C'est Shuggie, son dernier fils. Il lui a dit un jour : "Je t'aime, maman. Je ferai n'importe quoi pour toi". Mais Shuggie peine d'autant plus à l'aider qu'il doit se battre sur un autre front : malgré ses efforts pour paraître normal, tout le monde a remarqué qu'il n'était pas "net". Harcèlement, brimades, injures, rien ne lui est épargné par les brutes du voisinage. Agnes le protégerait si la bière n'avait pas le pouvoir d'effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré. Mais qu'est-ce qui pourrait décourager l'amour de Shuggie ?

08/2021

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Livres-jeux

Le terrible enlèvement du Père Noël

Alors que tu te rends au marché de Noël pour prendre une photo avec le père Noël, tu te retrouves devant son fauteuil... vide ! Un mot, épinglé sur le dossier, t'informe qu'il a été kidnappé par le père Fouettard ! Vite, équipe-toi de ta loupe magique et mène l'enquête pour retrouver le père Noël et sauver le réveillon ! Une quête collector spéciale Noël à partir de 5 ans Nouveau titre de la collection La quête dont tu es le héros, ce livre-jeu aborde une thématique passion pour les enfants : Noël. Sur chaque double-page, le lecteur doit résoudre deux jeux (7 erreurs, labyrinthe, devinettes, trouver un doublon, rébus...) avant de choisir un itinéraire. Une immersion du lecteur Héros de l'histoire, le lecteur plonge dans un univers unique mis en scène par les textes d'Hervé Eparvier et les illustrations d'Aurélie Mauborgne. Cherche et trouve dans l'atelier des lutins, labyrinthe dans les rues illuminées avec la parade de Noël, jeu des différences au village du père Noël... une aventure féérique et interactive pour se mettre dans l'ambiance de Noël. Un très beau livre cadeau De très belles illustrations, riches en détails, un grand format généreux, une loupe à filtre rouge : le cadeau idéal pour patienter jusqu'à Noël, en s'amusant !

10/2025

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Eveil de la foi

La confiance en Dieu

Qui n'a entendu ou chanté : Mon Père, je m'abandonne à toi ? Ce cantique est tiré de la célèbre méditation du Bienheureux Charles de Foucauld que nous commentons dans ce numéro. Et comme l'explique l'abbé Rémi Veillon dans le dossier de ce mois, la confiance en Dieu est une attitude fondamentale du chrétien face à un Dieu qui nous a créés, qui nous a sauvés, qui marche à nos côtés et, plus encore, habite au centre de notre coeur. Dans les difficultés de chaque jour, dans les épreuves qui minent notre moral, dans la grisaille ou le chagrin, le Seigneur nous invite à nous abandonner, librement, et nous aurons la paix véritable que lui seul peut nous procurer. Sommaire du numéro 208 DOSSIER La confiance en Dieu par l'abbé Rémi Veillon LE TEMPS LITURGIQUE La Présentation de Jésus au Temple par Madeleine Russocka LES SAINTS EVANGELISATEURS Saint Paul-Serge, premier évêque de Narbonne par Francine Bay CARNET DE PRIERES Mon petit carnet de confession par Denis Sureau VERTUS EN PRATIQUE La miséricorde, fine fleur de la charité par Madeleine Russocka A LIRE, A VOIR, A FAIRE CATE MODE D'EMPLOI La catéchèse en 6e et 5e par Catherine Culot LES GRANDES PRIERES La prière d'abandon de Charles de Foucauld par Denis Sureau

01/2019

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La Ballade des hommes-nuages

Michèle Finck poursuit l'élaboration d'une oeuvre à nulle autre pareille, où l'autobiographie tient une place essentielle et s'exprime d'emblée dans une polyphonie des formes d'expression artistique, musique mais aussi peinture et cinéma. Sur un piano de paille, son précédent recueil, se concluait sur ces derniers vers : "Poésie dire ce que c'est : la condition humaine. / La musique est l'autre face de la mort. / Sa face terrestre". C'est une autre face de l'humaine condition qui est au centre de ce nouveau livre : la maladie mentale, envisagée non de manière abstraite, mais à travers la figure de l'homme aimé. Un parmi tant d'autres "hommes nuages" enfermés dans la maladie : "Pitié pour les hommes-nuages / Qui combattent effroi aux frontières / De la folie" Ce livre n'est pas un recueil de poésie comme on l'entend. Il est d'un seul tenant, d'une seule coulée brûlante de douleur et de tendresse. Et dans le même temps totalement maîtrisé, construit avec un soin obsessionnel : "Etre poète, écrit-elle / Passer vie / A chercher / Mot qui manque. / Pas pour le mot. / Pour la guérison. / Pour l'amour. / Pour sauver l'autre". Les précédents livres de Michèle étaient des tombeaux, peuplés de pleurs et de cris, celui-ci est un chant d'amour et d'un paradoxal bonheur : "Sans toi homme-nuage / C'est la vie / Sans la vie" . "Homme-nuage / Femme-nuage : /Nous" .

01/2022

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La Vie à portée de main

" Chère Libby, je me rends compte que ça fait deux longues années - bon sang ! - que tes enfants et toi vivez chez ta mère. Je t'écris pour savoir si tu veux que je vienne à ton secours. " Depuis la mort de son mari, Libby vit chez sa mère, une femme autoritaire qui passe son temps à critiquer tout ce qui l'entoure. Quand elle reçoit la lettre de sa tante Jean, Libby entrevoit enfin une issue de secours : un boulot et un toit dans une ferme au fin fond du Texas. Elle saute sur l'occasion et prend la route avec ses deux enfants, dans son minivan plein à craquer. Ce qu'elle découvre sur place dépasse toutes ses espérances. Bien sûr, il y a la joie simple de vivre à la campagne, mais il y a aussi un fermier bourru, sans doute agréable à regarder sous son épaisse barbe, et sa tante excentrique, persuadée de pouvoir dialoguer avec l'au-delà, qui lui réserve bien des surprises. Libby a peut-être enfin trouvé la vie à laquelle elle aspirait depuis toujours. " Comment rebondir quand on a perdu ce qu'on avait de plus cher ? C'est ce que raconte ce livre plein d'espoir. " USA Today " Katherine Center déploie une tendresse incroyable quand elle écrit sur la famille. " Booklist " Tour à tour déchirant et réconfortant, un magnifique roman sur l'amour et le pardon. " Kirkus

01/2021

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Genèse - Epoque 1

Le temps, aujourd'hui, demain peut-être... la Terre, son espace, sa fin et l'avènement du nouveau monde. L'Homme, son évolution et la naissance d'une bioculturite, d'une rebelle, d'une " fauve ", d'une " mante "... la consécration d'une Prêtresse, sa religion et sa prophétie. " Chaque Empire qui atteint son apogée sème les germes de sa propre décadence ". Grâce à la future énergie du millénaire, Adan l'a expérimenté à travers une conquête spatiale menant vers le Code Angelus ; ces infinis improbables où croyances et pouvoirs ne font plus qu'un. Mais, nul n'avait prévu que s'en mêle l'Amour. Ces amours impossibles qui convergent vers la Saga des Anges. - Ne crains rien pour le " Psycho ", lui dit-il. Ma mort ne changera plus rien au devenir des humains... J'ai droit à un peu de bonheur moi aussi et ce sera près de toi ; Morte ou vivante. - Crois-tu que la vie accepte des existences comme les nôtres ? Nous avons été conçus, comme des erreurs qui embarrassent la nature, car nous sommes contre nature. Notre Amour est contre nature. Et sur nous, pèse le karma de la mort qui, sur l'Homme, s'est abattue depuis son commencement. J'ai tant de choses à te dire. Tant à t'avouer. Tant de vies à te révéler, mais je crains qu'il ne me reste plus assez de temps. - Nous avons tout le temps du monde. Nous avons l'éternité...

11/2021

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Science-fiction

La Destinée des Mondes

Le temps, aujourd'hui, demain peut-être... la Terre, son espace, sa fin et l'avènement du nouveau monde. L'Homme, son évolution et la naissance d'une bioculturite, d'une rebelle, d'une " fauve ", d'une " mante "... la consécration d'une Prêtresse, sa religion et sa prophétie. " Chaque Empire qui atteint son apogée sème les germes de sa propre décadence ". Grâce à la future énergie du millénaire, Adan l'a expérimenté à travers une conquête spatiale menant vers le Code Angelus ; ces infinis improbables où croyances et pouvoirs ne font plus qu'un. Mais, nul n'avait prévu que s'en mêle l'Amour. Ces amours impossibles qui convergent vers la Saga des Anges. - Ne crains rien pour le " Psycho ", lui dit-il. Ma mort ne changera plus rien au devenir des humains... J'ai droit à un peu de bonheur moi aussi et ce sera près de toi ; Morte ou vivante. - Crois-tu que la vie accepte des existences comme les nôtres ? Nous avons été conçus, comme des erreurs qui embarrassent la nature, car nous sommes contre nature. Notre Amour est contre nature. Et sur nous, pèse le karma de la mort qui, sur l'Homme, s'est abattue depuis son commencement. J'ai tant de choses à te dire. Tant à t'avouer. Tant de vies à te révéler, mais je crains qu'il ne me reste plus assez de temps. - Nous avons tout le temps du monde. Nous avons l'éternité...

11/2021

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Poésie

Bouche de Nuit & Lit de cendres au sein de diamant

Que trouve-t-on dans ce recueil de Marine Rose ? Tout d'abord le reflet d'une âme limpide connectée au côté charmant de l'être et du monde, qui extrait le délicieux, le surprenant et une bonne dose d'originalité des mots qu'elle choisit avec grâce : "Je les ai cherchés partout / ces mots qui viennent de l'âme / le flot subtil de leurs charmes" , et à travers lesquels on aperçoit le coeur spacieux et bienveillant de la poétesse. Une évidence aussi : elle a cette incroyable force d'outrepasser le sombre et de croire en l'aura lumineuse de l'humain nous donnant l'envie de nous identifier, d'incarner ce personnage presque divin qu'elle ose espérer malgré toute l'imperfection qui l'endommage. Néanmoins elle n'ignore pas les intempéries du monde actuel et songe à ce lieu fortifié censé être l'abri impénétrable au mal où l'on pourrait se sauver "de fausses promesses / de moqueries / d'appâts" : "âme d'enfant... merveille malléable / trouve ailleurs le déploiement de tes ailes en maestria / protège-toi du néant infiniment recyclable" - est le conseil d'une mère à son enfant et à la jeune génération toute entière. L'amour, "éternel champ de possibles et de beauté" , est un leitmotiv des vers de Marine. Un amour qu'elle partage sans retenu cherchant à "causer" du bonheur, comme si le sien propre se nourrissait du don. "Amour étends Tes ailes sur mon âme / et je verrai les mages de la flamme ! "

02/2023

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Faits de société

Trop noire pour être française

" D'où tu viens ? " est sans doute la question que l'on pose le plus aux Noirs de France, celle qui arrive le plus spontanément dans la conversation. " D'où tu viens ? " demande l'ami d'ami à une soirée, la voisine de table à un repas, le collègue qui prétend faire connaissance, le parfait inconnu. Je suis sur une plage au Portugal. Une jeune Française me saute dessus. " Comme vos enfants sont beaux ! D'où venez-vous ? " J'ai envie de lui répondre : " Comme toi, de France ! " A six ans, Isabelle découvre qu'elle est noire. Elle rêve d'incarner Marie dans la crèche vivante de son école, elle sera Balthazar, le roi mage venu d'Afrique. Pour cette petite fille élevée dans un quartier chic de Paris, c'est un choc. Le racisme au quotidien fait irruption dans sa vie. De Paris à Abidjan, des bancs de l'école catholique aux coulisses de la télévision, Isabelle Boni-Claverie se raconte. Femme noire issue d'un milieu privilégié, elle doit pourtant se rendre à l'évidence : en France, la classe n'efface pas la race. Sa plume vive et acérée entremêle ce récit à celui du destin incroyable de son grand-père, Africain devenu magistrat de la République française dans les années 1930 et époux d'une jeune fille de Gaillac, première femme de sa ville à épouser un Noir. Avec sensibilité, Isabelle Boni-Claverie nous amène à nous interroger sur notre rapport à l'altérité. Tour à tour drôle, sans concession, émouvante, elle finit sur une note optimiste en nous proposant de faire le pari d'une égalité réelle.

08/2017

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Science-fiction, heroic fantas

Karvan

Et toi, sauras-tu faire le bon choix ? Désormais la pluie de météorites qui s'est abattue en Corée du Nord n'épargne aucune région du globe : dans le magma de ces boules de feu, des créatures destructrices menacent l'équilibre du monde ! Nangali et Moon qui ont réveillé leurs géants, continuent de recruter d'autres enfants et leurs géants respectifs dans l'espoir de vaincre ces fléaux ! Lorsqu'elles arrivent en Grèce, les deux complices font rapidement la connaissance de Karvan et de son géant Manloo. Mais rien ne va se passer comme prévu ! Alors que le monde sombre dans le chaos, Karvan refuse de s'engager dans un combat qui le dépasse. Arrogant et imbu de lui-même, ce jeune garçon est devenu le protecteur suprême de son île. Convaincu de la toute-puissance de ses pouvoirs après avoir terrassé deux fléaux à lui tout seul, Karvan compte bien rester à l'écart du monde. Comprendra-t-il qu'il faut unir ses forces pour que les enfants aient une chance de sauver la Terre ? Tôt ou tard, les fléaux vont s'attaquer à cette petite île paradisiaque et Karvan ne pourra plus les repousser ! Bientôt, les filles vont se rendre compte qu'une personne influence Karvan... une ombre du passé. De plus en plus autoritaire, Karvan parviendra-t- il à prendre la bonne décision à temps ? Après un premier cycle best-seller, le tout nouveau cycle tient toutes ses promesses avec un nouveau casting d'enfants et de géants qui nous emmènent à la découverte de nouveaux pays ! Dans ce tome 9 nous irons en Grèce, pour un récit toujours nourri d'action et de nouvelles rencontres dans un cycle qui permettra de développer les origines de ces Géants ! Comme pour le précédent, cet album contient 2 cartes supplémentaires à collectionner.

10/2024

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Romans historiques

L'aube d'un nouveau monde

- Ces chaussures que j'ai aux pieds t'ont été volées par une fille au coeur bien plus grand que le tien. Elle a vu ses terres lui être arrachées, son peuple réduit en esclavage par des hommes qui pensent, comme toi, qu'ils ont tous les droits sur tout. Comme je suis triste de voir quelqu'un de ma propre famille - une famille qui, je te le rappelle, a connu la misère - devenir comme eux. A l'aube d'une nouvelle ère, tout semble possible. En 1685, l'Angleterre est au bord d'une nouvelle guerre civile. Ned Ferryman, fraîchement débarqué des Amériques, soutient la rébellion contre le roi Jacques II et jure fidélité au duc de Monmouth. Ned se retrouve alors opposé à sa soeur, Alinor, qui par l'entremise de Livia, sa belle-soeur, est impliquée dans un plan secret visant à sauver la reine Marie-Béatrice. En récompense de leurs efforts, le fils de Livia, Matthew, hérite du manoir de Foulmire, dans les marais où a grandi Alinor. Celle-ci, qui n'était jadis qu'une servante, se retrouve alors à la tête d'un puissant domaine. Mais les armées du duc Monmouth sont en marche, bien décidé à renverser l'ordre établi, auquel appartient désormais Alinor. Une histoire familiale passionnante mêlant intrigues politiques et ambition personnelle, qui nous transporte des palais royaux aux côtes de la Barbade. "Une histoire tentaculaire et épique qui ravira les nombreux fans de Philippa Gregory". The Times "Un rythme haletant, une histoire palpitante et méticuleusement documentée : la quintessence de la fiction historique". Daily Express "Envoûtant ! " Woman's Own "Captivant... Les fans de l'autrice ne seront pas déçus par ce merveilleux roman". Publishers Weekly

04/2024

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Romance sexy

Paradis secret Tome 3

Un paradis retrouvé Deux ans après leur rupture brutale, Elena et Tyler ont chacun refait leur vie, loin l'un de l'autre. Elle poursuit des études de journalisme à New York, lui passe le plus clair de son temps avec le gang, à Houston. Mais un beau jour, un drame oblige Elena à retourner auprès des siens, à Lone Valley, là où tout a commencé... Son transfert à l'université de Houston la rapproche certes de sa famille, mais la met de nouveau face à Tyler qui a bien changé. Elle ne le reconnaît plus. Il est devenu froid et cruel. Plus impliqué que jamais dans le gang, Tyler semble porter un poids énorme sur ses épaules, le même fardeau qui l'avait déjà arraché à Elena il y a deux ans. "Je ne te laisserai plus jamais m'éloigner de toi". Alors, quand le professeur d'Elena lui confie une enquête sur celui qui se cache derrière le trafic de drogue qui ravage Houston, elle n'hésite pas une seconde. Certaine que Tyler a de gros problèmes, elle enquête pour le sauver, coûte que coûte, même s'il refuse catégoriquement son aide. Elle ne restera pas en dehors de ses "affaires" et ira au-devant du danger, quitte à se brûler les ailes. Depuis ses 15 ans, Tamar Saborido aime aborder des faits de société forts et créer des personnages imparfaits, humains, avec leurs blessures, leurs forces et leurs contradictions. L'amour et l'humour sont toujours au rendez-vous, même dans les histoires les plus sombres. Avec la trilogie Paradis secret, qui cumule plus de 2, 5 millions de lectures sur Wattpad, elle explore la résilience et le chaos.

01/2026

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Dans l'obscurité de la nuit

"Toi et moi, ça n'arrivera jamais. Ni aujourd'hui, ni demain, ni dans cinq ans. Pas même quand un idiot te brisera le coeur. Je vais repousser tes limites, te briser, te faire pleurer et, à la fin... je te sauverai". Certaines personnes existent dans la lumière bénie du jour ; je ne suis pas l'une d'elles. J'existe dans le sombre gris d'un monde d'après crépuscule où la chaleur a disparu et où les ombres en apesanteur sortent pour jouer. Je ne serai jamais libre, parce que mon démon ne me quittera jamais. Il n'a pas toujours été là, mais quelque chose est arrivé, quelque chose de grave. Qui m'a volé un an de ma vie. Peut-être que le démon, c'est lui : Nicholai Fell. Il réside dans l'horrible obscurité d'une nuit sans lune : tranquille, plein de mystère, complètement inaccessible. Sa profession consiste à sauver les gens, mais ça ne marchera pas cette fois-ci. Pas même lorsqu'il commence à enfreindre toutes ses propres règles. Parce que peut-être que... Peut-être... Que le démon, c'est moi. Attention, ce livre contient des sujets sensibles comme la dépression. --- "Ce livre est incroyable, j'ai tout aimé, il est si bien écrit que j'ai été accrochée à l'histoire dès le premier chapitre, je n'ai pas pu le reposer. Washington sait vraiment écrire des rencontres tout en maintenant assez de secrets dans le livre, pour le garder beaucoup plus intéressant tout au long du chemin, j'ai adoré ! " - Carol "Cet auteur sait comment me briser en mille morceaux et me remettre en place. Dans l'obscurité de la nuit est sombre et déchirant, mais il est plein d'espoir, de rédemption et de nouveaux départs. Il m'a fait ressentir tellement de sentiments intenses. J'ai lu ce livre d'une traite, car je ne pouvais pas vraiment le poser et y revenir, j'avais besoin de savoir ce qui allait se passer". - Jemimah Zafoune

07/2022

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La fin d'un monde

Je me suis battu parce qu'il disait que ces cerises étaient à tout le monde, vu que c'est le soleil qui les fait mûrir et que le soleil c'est comme la mer, ils sont à personne ! avoua Hubert. - Peu importe ce qu'il a dit ! hurla Madame Amélie qui maintenant était très remontée contre son garçon et qui en avait les larmes aux yeux. Se battre pour si peu de choses est indigne ! J'ai honte de toi ! - Madame ! C'est pas de sa faute, se mit à crier Joseph pour se faire entendre, c'est moi qui lui a balancé une torgnole ! Et même qu'avant qu'il réponde j'y en avais balancé une autre et que je l'avais mis par terre ! - Non ! C'est moi qui l'ai provoqué ! objecta Hubert. Je l'ai traité de sale voleur ! - Peut-être, mais j'aurais dû me sauver sans vouloir te faire voir que c'était moi le plus fort et que tu me faisais pas peur ! C'est tout de ma faute si on s'est battus, Madame ! Il faut pas punir vot'fils ! Ainsi, dans l'enfance, est née l'amitié entre Joseph Callac et Hubert Franquin. Les épreuves de la guerre, l'affrontement politique ou les chagrins n'y font rien, près de soixante années ont passé, mais en dépit de tout ce qui aurait pu séparer l'ancien militant communiste et le fils de bourgeois fidèle au général de Gaulle, la vieille fraternité demeure. Avec cette sixième époque de la saga "Le Pays où sont mourir les rêves", Olivier Cojan achève son récit de l'histoire du XXe siècle à travers la vie de ses héros, Joseph Callac et Hubert Franquin. Les premiers volumes ont été publiés par Pocket sous les titres "Le Pays où vont mourir les rêves. 1898-1919. Une amitié des bancs de l'école communale à l'horreur des tranchées" puis "Le Pays où les rêves prennent vie. 1935-1945. Une amitié d'une après-guerre a l'autre".

04/2021

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Romance sexy

Play Along

Maintenant que mes yeux sont ouverts, je ne peux pas les détacher de toi. Kennedy Je suis la seule femme dans le personnel des Windy City Warriors, et après des années à supporter un médecin en chef sexiste, j'espère décrocher le poste de mes rêves avec une nouvelle équipe l'année prochaine. Tout ce que j'ai à faire, c'est de maintenir ma bonne réputation professionnelle pour ma dernière saison à Chicago. Mais une soirée arrosée à Las Vegas menace tout cela, me laissant avec un souvenir flou et une alliance à la main gauche... Me voilà légalement liée à l'homme le plus obstiné que j'aie jamais rencontré. Son plan pour sauver mon emploi : prétendre que toute cette histoire était une fugue planifiée et non une erreur d'ivresse. Isaiah Rhodes est téméraire, impulsif et d'un charme frustrant. C'est aussi mon tout nouveau mari. Ils se sont trompés de dicton : ce qui se passe à Vegas ne reste pas toujours à Vegas... Parfois, il vous suit jusqu'à la maison. Isaiah En tant joueur de l'équipe de baseball professionnelle de Chicago, j'ai eu ma part de plaisir. Mais tout cela s'est terminé le jour où Kennedy Kay est redevenue célibataire. Cela fait des années que je craque pour elle, flirtant en vain, alors imaginez ma surprise quand je me suis réveillé à Sin City avec une bague au doigt et ma rousse préférée dans mon lit. Nous sommes d'accord pour rester mariés le temps de la saison, juste le temps de s'assurer qu'elle ne perde pas son emploi, mais aussi le temps pour moi de lui prouver que je suis un vrai mari. Kennedy est peut-être réticente à se joindre à la partie, mais c'est un match que je refuse de perdre. Alors, allez, ma femme... Il va falloir jouer le jeu...

10/2025

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Littérature française

Proche du pardon

"J'aurai droit à une crêpe alors ? Là-bas, le Nutella est toujours bien coulant. ". . Il le dit d'une voix enfantine, ce qui fit monter ses pleurs et accentua le tremblement de tout son corps. "Tu ne seras pas le seul ! J'en prendrai une aussi. Je ne prends jamais de risques à te suivre pour la bouffe". "Mais enfin, Madame, c'est plein de calories ! Les glucides mauvais, ça fait grimper la glycémie d'un coup, puis l'insuline retombe, et hop, la faim revient. En deux temps trois mouvements, on prend du poids". Malgré son visage rougi par les larmes, il expliquait ça avec un petit sourire narquois. Elle lui tira l'oreille une nouvelle fois, mais cette fois-ci, elle y alla plus doucement. Il sentit alors un léger amusement le gagner. "Je sais bien que tu es un vrai petit monsieur Je-sais-tout". "Moi, j'en veux deux, des crêpes". "Eh bien, j'en prendrai deux aussi, pas question que tu en aies plus que moi ! " "Ce n'est pas logique, voyons ! Je suis un homme, j'ai donc naturellement la priorité dans la hiérarchie. Il est donc normal que j'en ai deux et toi une seule". Cette fois, le tirage d'oreille devint franchement appuyé. "Ah bon ? Je découvre que j'ai affaire à un mini-macho, c'est ça ? " Lukas est jeune, cultivé et charismatique. Pourtant, la culture du présentéisme et le poids de la bureaucratie dans son milieu professionnel l'épuisent. Après plusieurs crises et tentatives de suicide, il cherche de l'aide dans une clinique. C'est là qu'il tente de mettre des mots sur son identité et sur ce qui le déchire. C'est alors qu'Amanda, une médecin-cheffe, entre dans sa vie : à la fois protectrice et glaciale, bienveillante et abusive. Amanda planifie un voyage ensemble, confrontant Lukas à un passé peuplé d'ombres - et à des alliés inattendus qui donneront tout pour le sauver. Un roman contemporain d'une actualité brûlante, alliant critique sociale et souffle narratif - et invitant tout particulièrement les lecteurs masculins, le personnel médical et les cercles de lecture à marquer un temps de réflexion.

01/2026

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Ouvrages généraux

Admirer

L'admiration serait-elle l'antidote aux passions tristes de notre société? Entre l'indifférence et le fanatisme, le coeur de nos sociétés balance. A rebours de cette alternative funeste, il existe un sentiment délicat qui nous propulse gaiement en dehors de nous-mêmes sans nous affaiblir, nous rend modestes sans nous rapetisser et nous fait grandir sans nous narcissiser : l'admiration. Sujet de ce que Descartes appelait une " subite surprise de l'âme ", l'admirateur cherche en effet bien vite à comprendre ce qui le frappe, et donc à observer, puis à étudier. Le sentiment qu'il éprouve, loin de le paralyser, le met en mouvement. Et si ce qu'il admire le dépasse, son ego n'en est pas rabaissé, au contraire, puisqu'il devient agent de son propre désir de savoir. " Et toi, qu'admires-tu ? " C'est cette question que Joëlle Zask a posée à celles et ceux qui ont croisé le chemin de son enquête - philosophes, scientifiques ou artisans, illustres ou inconnus. Ensemble, ils et elles célèbrent cette ouverture de l'esprit à l'exploration qui " soulage du fardeau d'être soi ". L'admiration, ce sentiment trop souvent confondu avec l'adoration ou la fascination, permettrait-il sinon de sauver le monde, du moins de le rendre moins brutal ? " Joëlle Zask n'ignore aucun des mauvais plis que peut prendre l'admiration. Mais elle les "repasse" un par un, si on peut dire, pour mieux montrer les bienfaits de ce que Descartes nommait une "subite surprise de l'âme". " Robert Maggiori, Libération " La philosophe Joëlle Zask se penche sur cette capacité à être ébloui par le talent d'autrui , source d'épanouissement et de créativité pour ceux qui s'y livrent. " L'Obs " L'admiration nous dispose à accueillir ce qui nous surprend, amplifie notre puissance de penser et d'agir. " Jean-Marie Durand, Les Inrocks " La philosophe Joëlle Zask veut remettre à l'honneur ce sentiment qui a perdu de son aura alors qu'il pourrait contribuer à apaiser la société malade de l'égoïsme. " Gérald Papy, Le Vif " La philosophe nous rend sensibles à notre tour à la beauté et aux vertus d'un sentiment éminemment contagieux. " Frédéric Manzini, Sciences Humaines " Ne jamais se lasser de son propre étonnement, c'est une promesse démocratique que l'on peut se faire à soi-même. " Matthieu Febvre-Issaly, Esprit

04/2024

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Roman d'amour, roman sentiment

Ana Warrent

L'amour a-t-il sa place dans la vie d'une femme au lourd passé ?Ana Warrent est âgée de vingt-trois ans. Si, sous ses cheveux blonds et ses bons résultats scolaires, Ana vous apparaît comme étant une jeune femme banale, sachez qu'il n'en est rien et que cette poupée vous cache un lourd passé. Un passé... qui ne cesse de la rattraper, où qu'elle aille. Et tandis qu'elle semble enfin tomber sur l'homme parfait, quelqu'un se charge de réduire son bonheur à néant. L'amour saura-t-il vaincre un homme en colère ?Ana Warrent, au passé trop chargé, peine à trouver son bonheur auprès d'un homme. Laissez-vous surprendre par un roman où l'amour tente de triompher face au destin. EXTRAITComme à son habitude, elle se réveilla trop tôt. Elle aurait pu se lever à huit heures, mais non, il fallut qu'Ana se réveille à cinq heures. Le stress?? Oui, sûrement. Ses angoisses permanentes lui provoquaient beaucoup d'insomnies depuis l'accident estival, des cauchemars aussi, sans oublier ses crises de somnambulisme qui survenaient de temps en temps, accompagnées de crises de panique, mais ça, ce n'était pas nouveau. Mais, comme à chaque fois, elle avait tellement pris son temps quand elle avait vu l'avance qu'elle avait, qu'ensuite, elle était en retard. Elle se leva, s'habilla et se maquilla en vitesse puis descendit en courant, espérant ne pas rater son bus.- Bonjour Ana. Ah, on a mis de la couleur aujourd'hui qu'est-ce qu'il t'arrive??- Oui, bonne journée à toi aussi, répondit cette rebelle, déjà sur les nerfs. Elle ne supportait plus d'être dans la même pièce que sa mère et préféra sortir aussi vite qu'elle s'était maquillée. Ana attrapa une petite bouteille d'eau qu'elle jeta dans son sac et se dit que si elle avait faim en arrivant à la fac, elle irait s'acheter un cookie à la petite boutique en face.À PROPOS DE L'AUTEURÉtudiante amiénoise née en 1998, Manon Wiertlewski a publié deux romans (La fée des âmes et Une âme à sauver) depuis ses dix-sept ans. Elle est une rêveuse et une ambitieuse plutôt solitaire, quoique entourée de bons amis.

12/2018

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Sociologie politique

Je me souviens…de la politique

Je me souviens...... de la politique "I remember red rubber coin purse that opened like a pair of lips, with a squeeze ." "I remember Christine Keeler and the "Profumo affair." Joe Brainard " Je me souviens quand on revenait des vacances, le ler septembre, et qu'il y avait encore un mois entier sans e?cole. " " Je me souviens d'un fromage qui s'appelait "la Vache sérieuse" ("la Vache qui rit" lui a fait un procès et l'a gagné). " Georges Perec Cet ouvrage est un clin d'oeil et un hommage aux deux célèbres I remember/Je me souviens de Joe Brainard1 et de Georges Perec2. Quelques-unes de mes souvenances ont déjà été publiées auparavant dans Sociologie de la vie politique française3. Ces paragraphes ont été volontairement placés dans un désordre sinon aléatoire, du moins vagabond, hors de tout classement thématique ou chronologique, dans une randonnée susceptible d'être étiquetée de multiples manières par les pérécien-nes de Penser/Classer. J'ai volontairement alterné les références explicites où les auteur-es des citations, des sentences ou des actions sont clairement identifiables, alors que d'autres notules évoquent, en " caméra cachée " des mots, des lieux, des dates, des événements. Il m'a été dit que découvrir ces évocations masquées pouvait procurer des petits plaisirs conviviaux, comme lorsque l'on tente de se souvenir du nom de l'agent de la General Oil dans l'Oreille cassée ou du chef de la bande des faux monnayeurs dans l'Ile Noire pour ne rien dire des personnages non dessinés, comme l'Oncle Anatole de Séraphin Lampion dans L'affaire Tournesol. Ces Je me souviens peuvent aussi, mais sur un mode non rébarbatif à ranimer les souvenirs des enseignants, des étudiants, des journalistes et tous les élus qui aussi une vision longue de la politique. J'ai aussi inclus quelques je me souviens personnels d'enfance, traces de mes premières sensations ou émotions politiques, ou plus tardifs. La plupart de ces " je me souviens " sont des mots plus publics voire très publicisés ; des lieux communs, parfois répétitifs, des marronniers, des stéréotypes, des petites phrases ou des échos de grands textes, des dits, des écrits, des graffitis, des " cartes postales " ou des tweets, préparés ou improvisés, des figures d'hommes et de femmes, acteurs et actrices de la politique, désormais estompées, effacées, ou toujours pérennes et très contemporaines, des dates, avec lesquels je vis, nous vivons, avec plus ou moins de prégnance, selon notre appétence ou notre mise à distance de la politique sous toutes ses coutures. On pourra donc passer de la haute à basse politique, des débats d'idées à la popole et à la poloche et aux " problèmes microcosmiques ". Pour rester dans le miroir de Brainard et de Perec, je ne multiplierai pas les paragraphes, même si en ce domaine, comme dans tant d'autres, ces réminiscences sont capricieuses, infinies et proliférantes. Je me souviens de " Les Français n'aiment pas mon mari " et de " Les Français ne méritent pas mon mari " Je me souviens de " l'environnement, "ça commence à bien faire" " Je me souviens de " Je ne suis pas candidat à la présidence de la République " Je me souviens de la photo de Germaine Coty dans un numéro de Paris Match servant du potage à René, son mari, Président de la République. Je me souviens des personnalités à qui les Français souhaiteraient voir " jouer un rôle important " Je me souviens des " manoeuvres de garçon de bain " prêtées au Rassemblement National Je me souviens que quand François Léotard était ministre de la Défense, son frère Philippe, acteur et chanteur, avait déclaré " Moi je pourrais être ministre de la défonce. " (..) " Chacun son truc. Il vendra des missiles et moi des pétards ". Je me souviens de " Alors ! Comment tu vois les choses ? " Je me souviens de La " France forte " de la " France Unie ", de la " France du travail ", de la " France obsidionale ", la " France blafarde ", la " France périphérique ", de la " France, black, blanc, beur " de " la France, de Dunkerque à Tamanrasset ", de la " France des Tours " et de la " France des Bourgs ", de la " France qui se lève tôt ", de " la France insoumise ", de " la Françafrique ", de la " France généreuse, fraternelle ", de la " France fière ", de la " France rance ", de la " France s'ennuie ", de la " France a peur ", d'une " certaine idée de la France ", de " La France a tué mon mari ", de " la France c'est la France " et...de " l'anti-France ", de " la France revient " et sous une autre version " France is back " de " Surtout, surtout, La France " de " La France la belle la rebelle, " La France tu l'aimes ou tu la quittes " et de " La France aux Français ", " Car si ce n'était pas la France, vous seriez 10.000 fois plus dans la merde "...et aussi " Les Français veulent du sens " Je me souviens du " Gouvernement le plus à droite depuis le début de la V° République " et du " discours le plus réactionnaire depuis un siècle " Je me souviens des belles soirées électorales à la télévision avec René Rémond, et des chroniques électorales de Jean Charlot dans Le Point. Je me souviens de Denis Gautier-Sauvagnac, nouvellement nommé délégué général de l'UIMM qui, lors d'une première rencontre avec un dirigeant syndical à qui il devait remettre une " enveloppe ", s'entendit dire " Je crois, Monsieur que c'est vous que l'on vient voir pour la chose ". Je me souviens aussi que Le même DGS déclarait que le vote de la loi des 35 heures était la plus grave erreur politique commise " depuis la révocation de l'édit de Nantes " Je me souviens que " J'ai une histoire à écrire avec les Français " Je me souviens De la célèbre phrase d'Alan Greenspan " Si vous avez compris ce que je viens de vous dire, c'est que je me suis probablement mal exprimé ", mais plus difficilement dans sa version plus retorse : " Je sais que vous croyez comprendre ce que vous pensez que j'ai dit, mais je ne suis pas sûr que vous réalisiez que ce que vous avez entendu n'est pas ce que je pense " Je me souviens des " stylographes ", des " folliculaires " et des " hyènes dactylographes ", des Chiens de garde et des Nouveaux chiens de garde, des " plumitifs stipendiés ", des " chiens couchants du capitalisme ", des " valets de l'impérialisme américain ", des " journalopes ". Je me souviens qu' " On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS " Je me souviens de l' Interlude musical de la soirée électorale du 28 octobre 1962, durant lequel Françoise Hardy chanta Tous les garçons et les filles.....et dans un tout autre style " Le Monsieur du métro ", chanson très prémonitoire de Marie-José Neuville. Je me souviens de Louis Darquier de Pellepoix et de Paul Aussaresses. Je me souviens de répliques de dirigeants nationalistes dans La Question Corse de Pétillon : " - Il nous faut une position commune sur la question de la violence - Je vous propose : Nous condamnons la violence, pas les auteurs. - Adopté à l'unanimité. Maintenant : L'ordre du jour " Je me souviens qu'un-e Homme ou femme politique doit savoir " fendre l'armure " Je me souviens des Zouaves de Paris et des Remparts lyonnais Je me souviens des trois droites de René Rémond Je me souviens de Jacqueline Sauvage et de Gisèle Pelicot Je me souviens de " La jeunesse emmerde le RN " Je me souviens du " maître des horloges " Je me souviens de la " smicardisation de la société " Je me souviens de " Ce serait un signal terrible pour les marchés " Je me souviens de la " coalitation " Je me souviens du " Quoi qu'il en coûte " Je me souviens du sms de Ruth Elkrief à la communicante de Nicolas Sarkozy, " Je suis à votre disposition, on peut monter ce que vous voulez. " Je me souviens du " Parti ", au singulier et avec un grand P. Je me souviens que mon grand-père maternel passionné de Napoléon m'a fait apprendre et réciter par coeur toutes les batailles de l'Empereur, y compris celle de Maloïaroslavets. Je me souviens de " la firme " Je me souviens de de Rasemotte, Jupiter, Jugurtha et Samba, de Baltique, de Maskou et Sumo, de Clara, Dumbledore et Toumi, de Philae, ou encore de Nemo. Sans compter les 30 chats de Sylvie et Michel Rocard. Et Noisette et Marron, les deux ânes de François Mitterrand. Et bien entendu des mémoires de l'un d'entre eux, Aboitim. Pour ne rien dire un autre dans un tout autre style, les cloportes, les veaux, les moutons, " les loups cerviers de la finance " et les " vermines fascistes " des murs soixante-huitards Je me souviens aussi que Le nom de Jupiter ne désigne pas seulement le chien de Georges Pompidou. Je me souviens d'un des derniers entretiens de François Mitterrand où le président reprit l'assistante de plateau qui lui disait OK : " Ok Monsieur le Président, quand voulez " " Ok, non, pourquoi OK ? Ca fait plusieurs fois que je vous le fais remarquer, alors pourquoi OK ? " Je me souviens du Père de Zohra Je me souviens de Brigitte Macron téléphonant à Mimi Marchand depuis la plage du Fort de Brégançon et que Delphine Arnault a appelé Brigitte Macron au sujet de la dissolution de l'Assemblée Nationale. Je me souviens des carottes rapées de Laurent Fabius et des cordons bleus d'Emmanuel Macron, et des " J'aime les pommes " de Jacques Chirac, et aussi de la tête de veau, et des ortolans. Je me souviens Qu'au coin de la rue des Marmousets et du Boulevard Arago à Paris, il y a eu en 1995 un graffiti : Balladur= ??? ? Lexomil 1° Je me souviens des " non-essentiels " Je me souviens de Gardarem Lou Larzac Je me souviens de ma grand-tante Maria qui avait éclaté, quand mon frère aîné avait dit un soir de 1956 : " De Gaulle, cette grande chandelle qui n'éclaire pas " Je me souviens de " La Seine Saint-Denis est un Kosovo en puissance " Je me souviens de Pierre Charon et de Julien Dray Je me souviens des Noms des 2 présidents de la IV° République et des 8 présidents de la V° ; des 28 noms des Premiers ministres de la V° mais plus difficilement des 17 présidents du conseil de la IV° et des 28 gouvernements. Je me souviens de Jean Le Bitoux qui a été l'un des premiers candidats homosexuels revendiqué Je me souviens que J'étais à la gare Saint Lazare lors du 11° tour de scrutin de l'élection de René Coty contre Joseph Laniel, en 1953. Je me souviens de La manière dont sont dénommés dans la presse certains hommes politiques, " l'ancien militant socialiste " pour Gabriel Attal, " l'ancien banquier chez Rothschild " pour Emmanuel Macron ou pour Georges Pompidou, et Edouard Philippe, " l'ancien lobbyiste chez Areva ", " le vétéran centriste " pour François Bayrou et pour Pierre Poujade le papetier de Saint-Céré. Je me souviens de August Debouzy, de Debevoise & Plimpton, de Wilhelm & Associés, de Gide Loyrette Nouel et de Quinn Emanuel. Et de Bernard Cazeneuve. Et aussi du Parquet National Financier. Je me souviens de Geneviève Tabouis qui commençait ses éditoriaux sur Radio Luxembourg par " Attendez-vous à savoir " Je me souviens de " La Re?publique, c'est moi ! " Je me souviens que " La femme n'a pas plus besoin de l'homme qu'un poisson d'une bicyclette. ". Et aussi de #Nous Toutes et Femmes Debout. Je me souviens des manifestations avec des casseroles, ponctuant les visites sur le terrain des ministres après " l'adoption " de la loi sur les retraites. Je me souviens aussi que nombre de ces casseroles furent saisies sur la base d'un arrêté interdisant les " dispositifs sonores portatifs ". Je me souviens que le Président estima que " Les oeufs et les casseroles c'est juste pour faire la cuisine chez moi " Je me souviens du Centre National des Indépendants et Paysans, le CNIP, et de l'Union Démocratique et Sociale de la Résistance, l'UDSR. Je me souviens du Manuel de Jacques Chapsal La vie politique sous la V° république Je me souviens du Procureur de l'Essonne, Laurent Davenas, recherché en hélicoptère dans l'Himalaya en 1996 Je me souviens de La France Paresseuse, de " Travailler plus pour gagner plus " du " cancer de l'assistanat " et des " cassosses " Je me souviens de l'amendement Wallon et de l'amendement Vallon Je me souviens des élections outre-mer qui furent très longtemps des " élections coloniales " Je me souviens de tous les dirigeants gaullistes, de Charles de Gaulle à Eric Ciotti. Je me souviens du bulldozer de Vitry Je me souviens sur les murs de Lyon pendant le confinement, d'un monde amoureux, graphique et activiste qui s'est figé, ville-palimpseste qui pouvait être lue dans son immobilité furtive. C'était aussi le moment des sédentaires qui adornent les barres d'appuis des fenêtres, les baies sur rue, ou les poubelles, avant que les militants de nuit ne reviennent écrire leurs espoirs leurs haines ou leurs certitudes en larges lettres noires ou rouges, ou par voie d'affiches " Impasse Buzin " " Si c'est Véran, change de médecin traitant ", " Eternuez sur les flics ", " Sales touristes de merde ", " Les canuts en gilet jaune ", " Gégé TE FOUTOU ", " Merci les soignants On reste chez nous On prie pour vous " On veut tout Salade, Tomates et Oignon ", " Plus de Fric pour les Services Publics ", " Si le climat était une banque, ils l'auraient déjà sauvé ", " A 50 ans sans Solex tu as loupé ta vie " " " ACAB ", " Eboueurs, livreurs, caissières, facteurs, boulangers, payons-les comme les footballeurs " " Nietzsche ta mère ", " Vive le Professeur Raoul de Marseille. Le Héros ", " Macronovirus, une vraie saleté ", .... Je me souviens aussi de L'hydroxychloroquine (HCQ) Je me souviens que Beaucoup d'adversaires de François Mitterrand prononçaient son nom : " Mitran " Je me souviens qu'il faut que " la France reste la France " Je me souviens que Mon professeur de mathématiques, au Lycée Corneille de Rouen, avait réclamé des armes dans son cours du matin du putsch des généraux d'Alger, pour aller combattre les parachutistes qui devaient prendre le contrôle des aéroports de métropole Je me souviens de lagon de Moruroa et de Fangatofa Je me souviens des gattazeries et des raffarinades Je me souviens qu'un Président de la République a dit au sujet des chercheurs : " Je ne veux pas être désagréable, mais si on ne veut pas voir cela, on se dit " merci, je vous remercie d'être venus, il y a de la lumière, c'est chauffé, on peut continuer ". Il a récidivé pour les instituteurs : " Le statut de professeur des écoles, (...) c'est vingt-quatre heures par semaine " et " six mois de l'année (..) " Alors, je sais bien, il faut préparer les cours... Maternelle, grande section... " Le même avait salué Roland " Barthesse " dans son discours de remise de la Légion d'Honneur à Julia Kristeva. Je me souviens de ma grand tante Amélie, résistante, sourde, et admiratrice du Général de Gaulle, qui regardait chaque 31 décembre les voeux du Général avec un tuyau de carton collé au poste de télévision, pour l'entendre, et un miroir en face du récepteur, pour le voir. Je me souviens de Philippe Seguin, de sa présidence du RPR et de sa campagne municipale parisienne de 2001 avec Roxane Decorte. Je me souviens des annonces périodiques d'une " giletjaunisation " de la situation. Ce qui me fait penser au " parlons de la situation " de Raymond Devos. Je me souviens de La rue du Brexit, de l'Esplanade Pierre Sergent, de la rue Hélie Denoix de Saint-Marc, de l'avenue Jean-Pierre Stirbois et de la rue Michel de Camaret. Je me souviens de Malek Oussekine et de Lucien Barbier. Je me souviens de " Tous des cons, tous des connards " Je me souviens qu'il " Il faut donner du temps au temps " Je me souviens de surnoms d'hommes politiques, le Grand Charles, l'arsouille, le nain, Nabot-Léon, Tom Pouce, Tonton, Babar, Ballamou, le Grand, le Roi Jean, le Duc d'Aquitaine, le Turlupin, Flanby, voire Bécassine ou les " Rastignac en jupons " les " Poulidor de la politique " et la " Méremptoire ". Et aussi le motodidacte. Et les juppettes. Je me souviens du Juge Pascal, du juge Patard, du juge Thierry Jean-Pierre, du juge Halphen, du juge Van Ruymbeke. Entre autres. Je me souviens de " la démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme ", et du " libéralisme avancé " Je me souviens des Horaces, de Pierre-Edouard Stérin et de François Durvye, et de Périclès aussi. Je me souviens de François Bayrou, de sa chute dans une piscine et de son bus au colza. Je me souviens de La chabanisation, de la chiraquisation, de la décrispation, de la fillonisation, de la lepenisation des esprits. Et aussi de se " balladuriser ". Je me souviens que deux présidents voulaient arrêter " d'emmerder les Français ", l'un avec " la bagnole ", l'autre avec le contrôle technique sur les deux roues. Et le dernier déclara aussi, " Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder ". Je me souviens que deux premiers ministres avaient l'habitude d'utiliser cette expression très raffinée, " Tout cela n'est pas très convenable ". Je me souviens de La Princesse de Clèves. Je me souviens d'un dessin du Canard Enchaîné de 1974 titré " Man Poher, spécialiste de l'intérim " Je me souviens de " Bah voyons ! " Je me souviens que Le Général de Gaulle serait passé devant un graffiti mural : " Mort aux cons ", " Vaste programme " aurait-il dit. Je me souviens des chocs, fiscaux, de simplification, de compétitivité, des tsunamis et des séismes de la vie politique française. Je me souviens de " Je ne vote pas une loi qui est inconstitutionnelle " Je me souviens de " Les Vacances à Marrakech " et de " Politique et Publicité ", de Guy Bedos, notamment. Je me souviens des jambes d'Alice Saunier-Seité, de la jupe de Cécile Duflot, des " juppettes ", de Marie-Madeleine Dienesch et, de " La France a envie qu'on la prenne, ça la démange par le bassin " Je me souviens de la neutralisation de l'étape du Tour de France à Colombey-les deux-Eglises, le 16 juillet 1960, et je me souviens que le général serra la main de Gastone Nencini, d'Henry Anglade et d'Antonin Rolland. Je me souviens de Robert Bourgi et des costumes Arnys, je me souviens de la légion d'honneur de Patrice de Maistre, je me souviens des chaussettes Gammarelli d'Edouard Balladur et de celles de Pierre Bérégovoy. Je me souviens de la blouse de Christophe Thivrier et du bleu de travail de Patrice Carvalho. Et aussi des boucles d'oreille, et des bagues en argent du sénateur Joël Labbé. Je me souviens de la première manif que j'ai vue défiler sous mes fenêtres à Rouen. Les manifestants scandaient " Le fascisme ne passera pas " Je me souviens de " Sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de " ; et je me souviens aussi des " accords de non-censure ". Je me souviens de " La stratégie de la cravate " Je me souviens De Clemenceau ou Clémenceau, surnommé le Tigre, et de ses héritiers putatifs. Mon grand-père paternel, alsacien, l'adorait, et buvait de la Tigre Bock. Je me souviens de La " tuerie d'Auriol " et du service d'action civique, le SAC. Je me souviens des dessins De Cham, de Sennep, de Faizant, de Piem, de Tim, de Lap, de Cabu, de Pétillon, de Wolinski, de Plantu, de KAK, et aussi de Konk, très talentueux, avant qu'il ne tourne mal. Je me souviens des " noyaux durs " et du " ni-ni " Je me souviens de Leonarda Dibrani Je me souviens de " Touche pas à mon pote " Je me souviens des Bénis oui-oui, des godillots et des mormons. Et, à l'inverse des " frondeurs " Je me souviens de " J'ai dit à ma femme (..) Liliane, fais les valises, on rentre à Paris " Je me souviens du graffiti " L'homme est un loup pour l'homme et un relou pour la femme ". Je me souviens de la " petite douleur à l'épaule gauche ", soignée gratuitement à l'hôpital public, qui a convaincu un journaliste économique ultra-libéral, des vertus de la Sécurité Sociale française. Je me souviens de " Quand Renault tousse, la France s'enrhume ", et de " Il ne faut pas désespérer Billancourt ". Et de Jean-Paul Sartre sur un baril devant les usines Renault. Et de Pierre Bourdieu avec un mégaphone devant l'Ecole Normale Supérieure Je me souviens du bureau de Dominique Voynet Je me souviens de Paul Bismuth Je me souviens des " Richard Virenque du néonazisme " Je me souviens de " Vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaires ", Je me souviens Des bolchos, des trotskos, des stals, des italiens, des guevaristes, des pablistes, des maos-spontex- ou non, des situs et des anars. Et des bordigistes. Et aussi du programme de transition de 1938. Mais pas de toutes les scissions groupusculaires. Je me souviens du rapport de Xavière Tiberi pour le Conseil Général de l'Essonne Je me souviens la Pensée unique, du politiquement correct, de l'islamogauchisme, du wokisme et de la cancel culture et du " gauchisme culturel ", de l'Eco-terrorisme, de l'idéologie trans, du terrorisme vegan, et de la vague décoloniale Je me souviens des diamants de Bokassa Je me souviens du 10, du 13 mai et du 16 mai, et de tous les premiers mai, du 6 février, et du 8 février, du 21 avril, du 4 août, du 14 juillet, des 9 novembre, du 17 octobre. Et bien sûr du 8 janvier. Je me souviens de Puteaux et des Ceccaldi-Raynaud, et des Hauts de Seine, de Didier Schuller et des Balkany, qui n'ont rien à voir avec les frères Volfoni des Tontons Flingueurs mais j'avais envie d'évoquer Raoul et Paul Volfoni . Et des " Balkany du Roussillon ", Alain et Joelle Ferrand. Je me souviens de " Pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison ". Je me souviens des des 60, des 353, des 363, des 80, des 121, des 343, des 43 et des 12. Je me souviens de Charles Amédée de Courson. De son père. Et aussi de son grand père. Je me souviens de Schwartzenmurtz ou l'esprit de parti Je me souviens de " Changer la vie " et de " Ensemble changeons d'avenir " Je me souviens des faux époux Turenge, et du faux-vrai passeport d'Yves Chalier et de celui de Ziad Takieddine, Je me souviens de la cassette Méry et de Louise-Yvonne Casetta dit la Cassette Je me souviens des slogans peints sur les ponts enjambant les routes de mon enfance, et au delà : " Vive de Gaulle ", " Libérez Jacques Duclos ", " Pierre Sidos ", " Poujade avait raison ", " Yankees go home, " " OAS vaincra ", " Nixon assassin ". Je me souviens de la mort de Kennedy. Où j'étais, ce que je faisais. Je me souviens aussi de ceux qui ont prétendu être des " Kennedy " français. Je me souviens Des " intellectuels flics " et des fliquiâtres Je me souviens que " l'Etat de droit, ça n'est pas intangible, ni sacré " Je me souviens du Nom d'un club à Sciences Po Paris : nazisme et dialogue Je me souviens du Défi américain et du Défi démocratique Je me souviens de " l'Etat profond " Je me souviens de " Comment voulez-vous que le travailleur français [...] qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur. Eh bien le travailleur français sur le palier devient fou ". Je me souviens de " l'effet waouh " Je me souviens de " Oui, j'suis candidat ". Je me souviens de la " présidence modeste " et du " président normal " et de " Ce n'est pas médiocre de faire banal ". Ce qui n'a rien à voir avec la Banalyse, mais qui me fait penser au Congrès de Banalyse à la Gare des Fades. Je me souviens des " Sages du Palais Royal ", du " gouvernement des juges ", du " coup d'Etat de droit ", du " hold-up démocratique " ; et de la décision du conseil constitutionnel n° 95-86 PDR du 11 octobre 1995. Et aussi de la décision n° 2023-849 DC du 14 avril 2023. Et du lapsus " Attendons le Conseil constitutionnel qui prendra sa démission demain " d'un Premier ministre. Je me souviens des Motions de synthèse. Je me souviens du quartier du Chaudron à Saint Denis de la Réunion, de l'hyper marché Carrefour de Rivière-Salée en Martinique et des émeutes de Basse-Terre en Guadeloupe. Je me souviens de " moi ce matin, j'ai donné mon cours, vous ça fait 30 ans que vous n'avez pas travaillé en usine ". Je me souviens de " M. Mendès a ajouté le mot France à son nom pour que cela fasse moins juif. " Je me souviens des élections intermédiaires, du quadrille bipolaire, de la bipolarisation et de la tripolarisation, de la triangulation, de la cristallisation des votes, des électeurs flottants ou volatils, des mouvements politiques " gazeux " ou " liquides ", et du centralisme démocratique. Je me souviens d'" espècccceeeess d'Immmmbbbéciles ", " Tu te mets de toi-même en dehors du mouvement ", " , de " mon boulot de dans deux ans ", de " Supermenteur ", " Couille molle ", " Mais heuuuuuu ! " aux Guignols de l'Info. Et aussi d' " Arlette à Malibu ". Je me souviens que les Guignols ont été remis au pas par Bolloré en 2015 et supprimés en 2018. Je souviens de " On est là ! , On est là ! Même si Macron le veut pas, nous on est là ! Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron le veut pas, nous on est là " Je me souviens de " Libérez nos camarades ". Quand mon neveu, 3 ans entendait cela il disait " c'est la manif à Tonton " Je me souviens d' Alain Marleix jetant un oeil par le hublot de l'avion et disant, catégorique : "Nous sommes au-dessus de la 3e circonscription de l'Ain." Je me souviens du Petit Rapporteur qui a sa rue à Montcucq 46800, du nom de l'émission de télévision qui a rendu célèbre le bourg. Je me souviens aussi des frères Rouland. Je me souviens de Douelle, Briare, Plozévet, Peyrane, Chanzeaux, Nouville, Cadenet, ou Saint-Hilaire-du-Bois. Je me souviens de Tarnac et de L'insurrection qui vient Je me souviens de Les Tuche 3, Le Baron noir, L'exercice de l'Etat, La loi du marché, Le promeneur du champ de mars, de La sociale, de Louise Michel, Le candidat, Les promesses, Chez nous, Alice et le maire, La conquête, et, avec Gary Cooper The Fountainhead , et aussi de La fleur du mal, Le passage , La Conquête de Clichy avec notamment Christel Delaval..... Je me souviens du Mouvement des réformateurs. Je me souviens de " Yes we Kahn ". Je me souviens d' Alain Livolant qui a brisé une urne sur la tête de Gilles Postic, lors d'une élection municipale en Bretagne, le 31 juillet 1848, et a écopé de 8 mois d'emprisonnement et de 5 ans de privation de droits civiques. Et d'Eloi Machoro qui a brisé une urne avec une machette le 18 novembre 1984. Je me souviens de Maurice Arreckx. Je me souviens des majorités d'idées, et du Club Le Nouveau Contrat social Je me souviens de Raymond Marcellin Je me souviens de la diététique du Président Pinay à 100 ans " Au petit déjeuner : deux tartines à peine beurrées avec un peu de miel et du thé sans sucre....... ". Je me souviens aussi du monument commémoratif du " nouveau franc ", la stèle du Cinquantenaire à Saint-Symphorien-sur-Coise (prononcez Saint-Syn), où Antoine Pinay est né et a été enterré. Je me souviens de François de Grossouvre, de René Bousquet et de Roger-Patrice Pelat. Je me souviens du Général Combette qui a ravivé la flamme à l'Arc de Triomphe de 1999 à 2009 tous les soirs Je me souviens que " La fonction présidentielle réclame de l'esthétique et de la transcendance ". Je me souviens du CNR, le premier, le conseil national de la refondation " pour faire face aux défis de l'avenir " lui, est quelque peu tombé dans l'oubli. Je me souviens de tous ces livres qui ont eu des succès de librairie très inégaux Je ne me tairai plus, Qu'ils s'en aillent tous ! vite, la révolution citoyenne , Jours de pouvoir, Votez pour la démondialisation, L'ardeur nouvelle, Parler vrai, L'abeille et l'architecte , Le temps des tempêtes, J'ai choisi le combat, C'est ici le chemin, Il faut tout changer, Ce que j'ai dit.... Je me souviens de Raymond Barre récitant du Valéry : " Tout peut naître ici-bas d'une attente infinie " et d'Anne-Marie Raffarin chantant en duo avec Yves Duteil, " Prendre un enfant par la main " chez Michel Drucker. Et de Lionel Jospin chantant Les feuilles mortes. Je me souviens de Guy Mollet donnant un cours de marxisme à Maurice Couve de Murville et du grand débat Michel Debré, Pierre Mendès-France sur Europe 1. Je me souviens que Ma tante Lulu aimait beaucoup " Monsieur Bernard ", maire de Bar le Duc de 1971 à 1995 qui a succédé " au Marizier " qu'elle n'appréciait pas du tout. Je me souviens des " petits pois " Je me souviens que Je suis allé à Paris le 11 juin 1968 avec deux amis. Ce fut la dernière nuit des barricades. Nous avons dormi à la Sorbonne. Le lendemain matin, ma 2 cv bleue immatriculée 5713 FR 76, garée devant le café le Bizuth, boulevard Saint Germain, était intacte, mais avait pris une contravention. Assez loin de : " Rue Gay-Lussac les rebelles N'ont qu'les voitures à brûler Que vouliez-vous donc la belle Qu'est-ce donc que vous vouliez ? " Je me souviens de Louis Pradel maire de Lyon et de son adjoint Charles Béraudier ; malgré tout, l'un a sa station de métro, l'autre sa place. Je me souviens de l'étang Rompu à Saint-Léger-en Yvelines, dans la forêt de Rambouillet. Je me souviens de " Ni Dieu, ni maître ", " Ni Dieu, ni Bourdieu ", et de, plus confidentiel, " Ni Dieu, Nikonoff " Je me souviens des des hommes politiques traités de " Caligula " Je me souviens de l'article de Saint Marc Girardin sur les barbares dans le Journal des Débats en 1831, après la révolte des canuts de Lyon : " les barbares qui menacent la société ne sont point au Caucase ni dans les steppes de la Tartarie ; ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières. " Je me souviens que sur la mairie de Lyon 4° est apposée une plaque " En souvenir des canuts qui s'insurgèrent les 21-23 novembre 1831 et les 9-15 avril 1834 pour un tarif des salaires et pour la République Sociale. Leur drapeau noir portait la devise immortelle : Vivre en travaillant ou mourir en combattant " Je me souviens que " La France vit au-dessus de ses moyens " et de "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite." Je me souviens qu'un ami maire d'une petite commune de l'Indre, aimait bien cette devinette : " Quelle est la différence entre l'Indre et le Puy de Dôme ? " " Eux ils ont le Saint Nectaire et nous on a le nain sectaire " Je me souviens que l'on a dit de plusieurs hommes politiques qu'ils avaient " une tête d'électeur " Je me souviens de " Mais qui va garder les enfants ? ", de " C'est bien la parité en politique, mais c'est bruyant. " " Pour moi, la femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas. " Je me souviens que Deux Présidents de la République ont affirmé : " Ca m'en touche une sans faire bouger l'autre ", et que le chef de l'Etat français a déclaré : " je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. " . Je me souviens à un nombre infini de reprises de " la crise du logement " Je me souviens de " On est chez nous ", " On ne peut plus rien dire ", de la " moraline ", et de " Mettez les voiles " Je me souviens de la sortie du tunnel Je me souviens de mon premier vote. Peu d'émotion. " Ce n'était donc que cela ". Je me souviens de deux numéros du Nouvel Observateur du 11 Octobre 1971 " Les Trente dernières années de la Terre " et " La dernière chance de la Terre ", de Juin-Juillet 1972. Je me souviens du " point de détail " Je me souviens du " monopole du coeur " Je me souviens du du " bilan globalement positif " Je me souviens de " Le RPR a autre chose à faire que de soutenir les candidatures de Chirac " Je me souviens de de Montboudif, de Scy-Chazelle, de Sermages, de Latche, de Saint-Chamond, de Chanonat, de Château-Chinon, de Bity et de Tournefeuille. Et aussi de Colombey-les-deux-Eglises. Je me souviens de Jean-Marie Tjibaou Je me souviens des " des amis de trente ans " Je me souviens de La grève du Joint Français Je me souviens du clip de François Mitterrand pour les élections présidentielles de 1988. Je me souviens de de la cassette Méry Je me souviens du programme de Blois, Je me souviens du " oui mais ", Je me souviens de Radio Coeur d'Acier Je me souviens De Dominique Venner, de

06/2025