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Critique

Sycomore Sickamour

Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Eve aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour – un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha & The Vandellas.

05/2022

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Fantastique

Anthologie du conte fantastique français

Le conte fantastique, l'un des enfants terribles du romantisme, fait son apparition en littérature à la fin du XVIIIe siècle, se développe incroyablement à partir des années 1830 et impose sa marque à tout le XIX' siècle européen. Délaissant la recherche de systèmes rationnels de compréhension du monde, des auteurs et autrices s'intéressent aux désarrois de l'existence et se lancent dans un nouveau type de récits. Brefs, cultivant l'ambiguïté et le sens du détail, ils mobilisent le surnaturel -revenants, diables, visions foudroyantes, objets animés, rêves fantasmagoriques et pactes douteux- pour questionner l'expérience de la vie depuis sa part incompréhensible... et donner quelques frissons au passage. Cette anthologie, confectionnée avec soin par Pierre-Georges Castex en 1947, est devenue un classique. Elle se donne pour mission de montrer la richesse du conte fantastique en France, rassemblant trente textes délectables, depuis les débuts (Jacques Cazotte, Charles Nodier, Théophile Gautier, Paul Gavarni...) jusqu'au tournant du siècle (George Sand, Gérard de Nerval, Guy de Maupassant, Guillaume Apollinaire...).

01/2026

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Fantastique

Anthologie du conte fantastique français

Le conte fantastique, l'un des enfants terribles du romantisme, fait son apparition en littérature à la fin du XVIIIe siècle, se développe incroyablement à partir des années 1830 et impose sa marque à tout le XIX' siècle européen. Délaissant la recherche de systèmes rationnels de compréhension du monde, des auteurs et autrices s'intéressent aux désarrois de l'existence et se lancent dans un nouveau type de récits. Brefs, cultivant l'ambiguïté et le sens du détail, ils mobilisent le surnaturel -revenants, diables, visions foudroyantes, objets animés, rêves fantasmagoriques et pactes douteux- pour questionner l'expérience de la vie depuis sa part incompréhensible... et donner quelques frissons au passage. Cette anthologie, confectionnée avec soin par Pierre-Georges Castex en 1947, est devenue un classique. Elle se donne pour mission de montrer la richesse du conte fantastique en France, rassemblant trente textes délectables, depuis les débuts (Jacques Cazotte, Charles Nodier, Théophile Gautier, Paul Gavarni...) jusqu'au tournant du siècle (George Sand, Gérard de Nerval, Guy de Maupassant, Guillaume Apollinaire...).

12/1987

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Poésie

Khôra

Dans "l'abîme du rêve" , le bleu seul demeure. "Bleu d'Egée" , d'une eau "impitoyable" , "pierre sans âme" au sein des vagues, que l'on aimerait malgré tout caresser. Par-delà toute mythologie, c'est la destinée du peuple grec qui se mêle ainsi à la vie comme à la mort de quelques chiens, quelques enfants, une femme, des amants que ne dissimulent ni ne protègent plus les "oripeaux de l'Arcadie" . Invitation au voyage ? Sans doute. Ce serait alors nouvelle Odyssée, sous le regard des dieux dont les lèvres saignent tandis que l'aube réitère l'initiale promesse d'un soleil meurtrier. La mer n'en tremble que davantage. Les rochers pleurent. Le poète bute contre les portes d'ivoire et de cornes du songe, comme si Gérard de Nerval devait y rejoindre Eschyle ou Homère. Ulysse défie les sirènes. Des rapaces tournent au-dessus des charniers. Chacun marche. Souffle. Respire. Le bonheur, ici, maintenant, en ce lieu décisif - Khôra, et c'est la langue entière -, resterait-il à inventer.

01/2024

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Monographies

Faust

Faust de Goethe illustré par Delacroix. Préface d'Arlette Sérullaz Postface de Michel Butor Cet ouvrage révèle, de la façon la plus passionnante et la plus exhaustive, les liens extrêmement romantiques d'un peintre et d'un mythe, d'un mythe et d'une ouvre, d'une ouvre et d'une époque : Faust, Goethe, Delacroix et le XIXe siècle. Faust : l'histoire Une nuit, Faust, homme au savoir livresque immense, souffre de ne pas comprendre les mystères de la nature, de la création, de l'univers tout entier. Apparaît alors Méphistophélès, le Diable lui-même, qui propose à Faust, en échange de son âme, de devenir son serviteur, de l'initier à ces mystères qu'il désire tant approcher. C'est alors que commence l'errance physique et morale des deux personnages dans le royaume des ténèbres jusqu'à la rencontre avec Marguerite dont Faust tombe éperdument amoureux. Il la séduit et la conduit à sa perte. Un des plus grands mythes littéraires Né au Moyen-Age sous forme de conte populaire, le mythe de Faust a conservé intact au fil des siècles sa puissance, son étrangeté, son mystère. Il représente le plus grand mythe que l'Allemagne ait produit : Faust et Méphisto qui ne font qu'un, dont une partie voudrait la connaissance et la sagesse, l'autre la négation, le mal, le néant. C'est en 1788 que Goethe immortalise la légende à travers un texte tout aussi somptueux que désespéré. Un chef-d'ouvre dont Delacroix s'est inspiré avec passion Le thème de Faust accompagna Delacroix à travers toute son ouvre. Tout commence en 1829 lorsque le peintre, âgé de 28 ans, accepte la proposition de l'éditeur Charles Motte " de lui sacrifier quelques instants pour arranger une affaire diabolique avec Faust ". Dix-huit lithographies naissent alors pour accompagner le premier Faust dans la traduction d'Albert Stapfer. A la grande déception de Delacroix, elles ne seront pas groupées sous forme d'album mais réparties dans le texte là où l'action l'exige. Le vou de Delacroix est aujourd'hui exaucé : ces dix-huit lithographies sont présentées les unes à la suite des autres en ouverture de l'ouvrage, chacune étant éclairée d'un passage clé de Faust restituant pleinement au lecteur l'émotion qui se dégage des deux ouvres. Traitées en deux couleurs - noir et gris - pour rendre très justement les détails et les contrastes, ces ouvres révèlent le véritable drame en images construit par Delacroix. L'originalité de son interprétation de l'ouvre devient saisissante : c'est Méphistophélès le héros et non Faust. Goethe lui-même est conquis : " Monsieur Delacroix a surpassé ma propre vision ". Une fascination de l'artiste pour le mythe de Faust tout au long de sa vie Dispersées dans divers pays d'Europe et aux Etats-Unis, toutes les ouvres de Delacroix sur ce thème sont réunies dans cette édition : 60 dessins, croquis, esquisses, aquarelles et premiers états avec des dessins en marge, tout en couleurs, accompagnent l'ouvre de Goethe. Ils sont placés en regard du texte dans un enchaînement d'images puissantes et émouvantes et révèlent le génie du plus grand peintre romantique, fasciné tout au long de sa vie par le mythe faustien.

03/2011

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Science-fiction

Inversions

Un monde engagé dans le difficile passage de la féodalité à la Renaissance, de la théocratie à la science. Un monde ravagé par des guerres et par des ambitions. Mais qui n'est pas notre Terre. Cette planète connaît une autre histoire. Tout aussi barbare. Et sur ce monde étranger, éloigné dans le temps et dans l'espace, qui ne sait rien d'autres civilisations essaimées dans l'espace, deux étrangers se croisent, s'effleurent à peine. Un médecin, Vossll, qui est aussi une femme, et un guerrier, Dewar. Ils n'ont apparemment rien en commun, sauf de surprenants savoirs. Au jeu de la compassion et de la cruauté, ils vont échanger leurs rôles. Avant peut-être de retourner vers leur véritable univers. Inversions est le cinquième volet du cycle de la Culture. Les quatre précédents, Une forme de guerre, L'Homme des jeux, L'Usage des armes et Excession ont été publiés dans la même collection. Avec fièvre, souffle et beaucoup de talent, Iain M. Banks a complètement transcendé le space opera et composé une page mémorable de l'histoire du futur.

10/2003

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Littérature française

Le juif errant

La mort est en fête ! Elle frappe à coups redoublés dans nos rangs : après Alfred de Musset, c'était l'auteur de Frétillon et du Dieu des bonnes gens ; après Béranger, c'est l'auteur de Mathilde et des Mystères de Paris ! Quel malheur invisible et inconnu pèse donc sur la France, qu'elle laisse tomber de pareilles larmes dans le gouffre de l'éternité ? Ce que nous avons perdu depuis dix ans suffirait à enrichir la littérature d'un peuple : Frédéric Soulié, Chateaubriand, Balzac, Gérard de Nerval, Augustin Thierry, Mme de Girardin, Alfred de Musset, Béranger, Eugène Sue ! Le dernier fut le plus à plaindre de tous ; lui mourut deux fois : l'exil est une première mort. A nous de raconter cette vie de luttes, de jeunesse folle et de sombre âge mur ; à nous de montrer l'homme comme il fut aux différentes périodes de sa vie. Allons, plume et coeur, à l'oeuvre ! Nous diviserons la vie d'Eugène Sue en trois phases, et nous laisserons à chacune d'elles le caractère qu'elle a eu. L'enfant insoucieux et gai. Le jeune homme inquiet et douteur. L'homme désenchanté et triste.

02/2023

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Lettres classiques

Le juif errant

La mort est en fête ! Elle frappe à coups redoublés dans nos rangs : après Alfred de Musset, c'était l'auteur de Frétillon et du Dieu des bonnes gens ; après Béranger, c'est l'auteur de Mathilde et des Mystères de Paris ! Quel malheur invisible et inconnu pèse donc sur la France, qu'elle laisse tomber de pareilles larmes dans le gouffre de l'éternité ? Ce que nous avons perdu depuis dix ans suffirait à enrichir la littérature d'un peuple : Frédéric Soulié, Chateaubriand, Balzac, Gérard de Nerval, Augustin Thierry, Mme de Girardin, Alfred de Musset, Béranger, Eugène Sue ! Le dernier fut le plus à plaindre de tous ; lui mourut deux fois : l'exil est une première mort. A nous de raconter cette vie de luttes, de jeunesse folle et de sombre âge mur ; à nous de montrer l'homme comme il fut aux différentes périodes de sa vie. Allons, plume et coeur, à l'oeuvre ! Nous diviserons la vie d'Eugène Sue en trois phases, et nous laisserons à chacune d'elles le caractère qu'elle a eu. L'enfant insoucieux et gai. Le jeune homme inquiet et douteur. L'homme désenchanté et triste.

02/2023

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Critique

Voix d'Orient

Placé sous le signe de " l'aménité des rencontres " entre collègues de France, du Maghreb, des Etats-Unis, ce volume réunit des contributions qui rendent hommage à Daniel Lançon, professeur des universités émérite à l'université de Grenoble Alpes. Reconnus en France et à l'étranger, ses travaux de recherche sur les transferts culturels entre Orient et Occident, sur les littératures française et francophone contemporaines, ont largement contribué aux débats autour de l'altérité, des identités contrariées, de " l'entre-deux ", pour reprendre l'expression de Daniel Sibony. En s'inscrivant dans le prolongement de ces réflexions, les contributions qui composent ce volume d'hommage viennent rappeler la complexité des rapports entre l'Europe et ses ailleurs linguistiques et culturels, face à une actualité marquée par les crispations identitaires et par la peur de l'autre, désigné comme foncièrement étranger. Faisant entendre de nombreuses " voix d'Orient ", cet ouvrage propose des formes de dépassement, permettant de sortir du manichéisme qui nourrit aujourd'hui certaines approches racialisantes. A l'instar de Gérard de Nerval, les contributeurs tiennent à montrer que " l'Orient est moins éloigné de nous que l'on ne pense " Ridha Boulaâbi.

10/2019

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Critique

Chateaubriand et Victor Hugo

Chateaubriand et Victor Hugo, une confrontation magistrale. A quatorze ans, Victor Hugo, écrivait : "Je veux être Chateaubriand ou rien". Après la première représentation de sa pièce Hernani, quatorze ans plus tard, Chateaubriand lui écrivit : "Je m'en vais, Monsieur et vous venez". Le fondateur du romantisme français passait ainsi le relais à celui qui en devenait le chef de file. Les biographes de Chateaubriand et Victor Hugo ont rapporté que ces deux écrivains se sont beaucoup rencontrés, ont dialogué, se sont entraidés pendant trente années, mais la teneur de leurs entretiens n'a pas été révélée. Louis Bériot a donc imaginé leurs dialogues. Ils permettent de comprendre le poids de ces auteurs sur l'histoire de la France et du Monde, sur la politique, la religion, la société, les révolutions sociales, littéraires et artistiques, confrontant aussi leurs points de vue sur Dieu, les religions, l'éternité, le progrès, l'amour, la mort, les femmes, les animaux... Un voyage qui permet de côtoyer les grands artistes de l'époque : Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Lamartine, Alfred de Vigny, Gérard de Nerval, Alfred de Musset, Eugène Delacroix, Berlioz, et tant d'autres, amis et soutiens indéfectibles de leurs mentors.

05/2019

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Non classé

A tout ce qui fut le chant d'aube

Ce n'est pas à une grande réunion sur le thème obligé : où va la poésie aujourd'hui ? qu'est convié ici le lecteur des poèmes de Julien Ranson, mais à une expérience assurément plus essentielle, qui est l'entrée dans une âme — la sienne, mais à l'intérieur de lui laquelle, — la nôtre, mais à l'intérieur de nous laquelle ? Une poésie qui, jouant par essence sur les mots, n'accepte pas de leur céder l'entière initiative. Non ; une poésie du sens — un sens qui assurément se dérobe, donc un sens qui invinciblement se cherche. Le lecteur y traverse le défilement des saisons, l'univers de la chevalerie enchanté par des yeux d'enfant, l'amour enivrant et désenchanté tout ensemble, et encore et toujours la figure de l'enfant, dont la polyvalence, toujours recommencée pour être nuancée, atteste à elle seule de la richesse du recueil (Luc Fraisse). C'est le nouveau "luth constellé" de Gérard de Nerval dont Julien Ranson me fait entendre la musique nourrie de silences : musique de la mer sur la roche, musique surgie du "tréfonds/des souvenirs d'enfance", musique permettant de "dire l'amour" et même d'entendre "l'inouïe / de cette vie" (Pierre Brunel de l'Institut).

05/2020

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Résistance

Roger Mazelier, médecin et résistant

Médecin, résistant, occitan, la vie de Roger Mazelier reflète les grands événements du milieu du XXe siècle. Ainsi en fut-il, entre 1936 et 1939, de son combat contre le franquisme durant la guerre d'Espagne, puis de son engagement dans le réseau Morhange et dans la FTP-MOI, contre le nazisme et la collaboration dans la Résistance du Sud-Ouest. De l'Occitanie, son "pays", ses racines, il défendit âprement, toujours, la culture et la langue. De même conserva-t-il, vivaces, ses inclinations pour le surréalisme et, surtout, sa passion pour l'oeuvre de Gérard de Nerval. Tout au long de sa vie, chaque fois que la liberté a été bafouée, il estima qu'agir constituait une urgence. Son épouse, Elise, partagea sa conviction, qui l'a conduite elle aussi dans la Résistance. Aucun des deux n'adhéra à quelque parti, refusant de s'assujettir à des discours dogmatiques et à des aveuglements. Une certaine idée de leur liberté ! Sous des éclairages très différents, les auteurs de ce livre retracent les épreuves et les adversités qu'affrontèrent Mazelier, son épouse et ses amis résistants en des moments dramatiques de l'Histoire on rien n'allait de soi, mais, on, par leurs actes, ils rendirent toute sa valeur à la liberté.

03/2019

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Critique

Sycomore Sickamour

Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Eve aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour – un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Comment faire pour retrouver ce qui a été perdu lorsque, jaloux du bonheur d'Adam et Eve, Dieu décida de les flanquer à la porte du Paradis ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha The Vandellas. Une promenade à la recherche du twist de l'amour heureux.

10/2018

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CD K7 Littérature

Le rivage des Syrtes

Julien Gracq, (de son vrai nom Louis Poirier, né à Saint-Florent-le-Vieil le 27 juillet 1910 et décédé à Angers le 22 décembre 2007) est incontestablement un des plus grands écrivains du XXe siècle! De son vivant, il avait confié à Autrement dit le soin d'enregistrer certaines de ses oeuvres maîtresses tant les lectures d'Alain Carré l'avaient touché et tant il appréciait notre édition de Sylvie de Gérard de Nerval. La lecture intégrale d'Un balcon en foré( est déjà un immense succès unanimement salué par le public et les médias. (Lire, Le Magazine des livres, etc.) Gageons que Le Rivage des Syrtes, merveilleux roman de la fougue, de la jeunesse, de l'électrisation d'une ville portuaire à l'approche d'une invasion orientale, splendide roman d'amour entre le héros et Vanessa... soit aussi bien accueilli par tous les amateurs de littérature préférant à la grosse cavalerie commerciale, des oeuvres de grand style, superbement construites, dans lesquelles un auteur livre un souffle véritable.Ce roman pour lequel Julien Gracq reçut et refusa le prix Goncourt, est devenu un mythe littéraire. Beaucoup le connaissent ou en parlent sans l'avoir lu, tous peuvent maintenant le découvrir ou s'y ressourcer grâce à Autrement dit et à la superbe voix d'Alain Carré.

11/2009

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CD K7 Littérature

Le Rivage des Syrtes

Julien Gracq, (de son vrai nom Louis Poirier, né à Saint-Florent le-Vieil le 27 juillet 1910 et décédé à Angers le 22 décembre 2007) est incontestablement un des plus grands écrivains du XXe siècle ! De son vivant, il avait confié à Autrement dit le soin d'enregistrer certaines de ses oeuvres maîtresses tant les lectures d'Alain Carré l'avaient touché et tant il appréciait notre édition de Sylvie de Gérard de Nerval. La lecture intégrale d'Un balcon en forêt est déjà un immense succès unanimement salué par le public et les médias. (Lire, Le Magazine des Livres, etc.) Gageons que Le Rivage des Syrtes, merveilleux roman de la fougue, de la jeunesse, de l'électrisation d'une ville portuaire à l'approche d'une invasion orientale, splendide roman d'amour entre le héros et Vanessa... soit aussi bien accueilli par tous les amateurs de littérature préférant à la grosse cavalerie commerciale, des oeuvres de grand style, superbement construites, dans lesquelles un auteur livre un souffle véritable. Ce roman pour lequel Julien Gracq reçut et refusa le prix Goncourt, est devenu un mythe littéraire. Beaucoup le connaissent ou en parlent sans l'avoir lu, tous peuvent maintenant le découvrir ou s'y ressourcer grâce à Autrement dit et à la superbe voix d'Alain Carré.

03/2010

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Littérature française

Le Rivage des Syrtes

Julien Gracq, (de son vrai nom Louis Poirier, né à Saint-Florent le-Vieil le 27 juillet 1910 et décédé à Angers le 22 décembre 2007) est incontestablement un des plus grands écrivains du XXe siècle ! De son vivant, il avait confié à Autrement dit le soin d'enregistrer certaines de ses oeuvres maîtresses tant les lectures d'Alain Carré l'avaient touché et tant il appréciait notre édition de Sylvie de Gérard de Nerval. La lecture intégrale d'Un balcon en forêt est déjà un immense succès unanimement salué par le public et les médias. (Lire, Le Magazine des Livres, etc.) Gageons que Le Rivage des Syrtes, merveilleux roman de la fougue, de la jeunesse, de l'électrisation d'une ville portuaire à l'approche d'une invasion orientale, splendide roman d'amour entre le héros et Vanessa... soit aussi bien accueilli par tous les amateurs de littérature préférant à la grosse cavalerie commerciale, des oeuvres de grand style, superbement construites, dans lesquelles un auteur livre un souffle véritable. Ce roman pour lequel Julien Gracq reçut et refusa le prix Goncourt, est devenu un mythe littéraire. Beaucoup le connaissent ou en parlent sans l'avoir lu, tous peuvent maintenant le découvrir ou s'y ressourcer grâce à Autrement dit et à la superbe voix d'Alain Carré.

01/2002

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Essais biographiques

Van Gogh, le suicidé de la société

On attribue à Salvador Dali cette déclaration pour le moins péremptoire (1972) : "Van Gogh est la honte de la peinture française et de la peinture universelle..." Quand on connaît la fin sordide de celui qu'André Breton surnomma "Avida Dollars", on se gardera de tout commentaire ! ... Pour les historiens de l'art, Van Gogh reste de fait un précurseur qui aura ouvert de nouvelles perspectives. En découvrant l'exposition de 1946 au palais de l'Orangerie, Antonin Artaud fut littéralement "happé" par ce qu'il nomme "... ces feux d'artifice, ces épiphanies atmosphériques..." (voir p. 27). Plus loin (p. 29) il écrit : "... ce qui me frappe le plus dans Van Gogh, le plus peintre de tous les peintres et qui, sans aller plus loin que ce qu'on appelle et qui est la peinture, sans sortir du tube, du pinceau, du cadrage du motif et de la toile pour recourir à l'anecdote, au récit, au drame, à l'action imagée, à la beauté intrinsèque du sujet ou de l'objet, est arrivé à passionner la nature et les objets de telle sorte que tel fabuleux conte d'Edgar Poe, d'Herman Melville, de Nathaniel Hawthorne, de Gérard de Nerval, d'Achim Arnim ou d'Hoffmann, n'en dit pas plus long sur le plan psychologique et dramatique que ses toiles de quatre sous, .../..." Un bougeoir sur une chaise, un fauteuil de paille verte tressée, un livre sur le fauteuil, et voilà le drame éclairé. Qui va entrer ? Sera-ce Gauguin ou un autre fantôme ? Mais par-delà l'aspect artistique, Artaud va mener dans son texte-brûlot une charge implacable contre la psychiatrie asilaire et les psychiatres mis en cause pour une pratique répressive au service du pouvoir politique. Dans son avant-propos, le psychiatre Georges Yoram Federmann nous livre son constat en écrivant : "... (Artaud) décrit la folie des hommes qui font société, des psychiatres qui classifient et créent un ordre des choses et des souffrances (les nosographies) destiné à ne pas écouter le cri du coeur et des entrailles. " Un bien bel exercice de lucidité et d'humanisme.

09/2021

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Essais médicaux

La maison du docteur Blanche

En 1821, le docteur Esprit Blanche fonde une maison de santé, un asile d'un genre tout à fait nouveau, établi sur le modèle d'une pension de famille. A Montmartre puis à Passy, les patients vont partager la vie quotidienne du médecin, de sa femme et de ses enfants, dîner à leur table, se promener dans leur parc de cinq hectares. De cette initiative va naître l'une des institutions les plus célèbres d'Europe, refuge de la génération romantique et de Gérard de Nerval en particulier. Elle abritera les vertiges de Charles Gounod, la mélancolie de la famille Halévy, les crises d'hystérie de Marie d'Agoult. Théo Van Gogh, le frère de Vincent, en sera l'un des derniers patients avec Guy de Maupassant qui, atteint de syphilis, y finira ses jours après un an et demi de délires. Par l'hydrothérapie mais aussi par un " traitement moral ", qui a peut-être ouvert la voie à la psychanalyse, Esprit Blanche puis son fils Emile ont tenté de répondre au désarroi d'une époque hantée par le spleen et la fatalité des tares héréditaires. Grâce à la découverte d'archives inédites, détaillant des milliers de diagnostics que l'on croyait perdus, Laure Murat nous révèle pour la première fois l'aventure d'un lieu sans équivalent dans l'histoire de la psychiatrie, maillon essentiel dans l'étude des rapports entre la folie et la création.

03/2001

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Littérature française

Un balcon en forêt

Julien GRACQ, (de son vrai nom Louis Poirier, né à Saint-Florent-le-vieil le 27 juillet 1910 et décédé à Angers le 22 décembre 2007) est incontestablement un des plus grands écrivains du 20e siècle ! Quelques temps avant sa mort il avait confié à Autrement dit le soin d'enregistrer son œuvre maîtresse, Un balcon en forêt, tant la lecture de Sylvie de Gérard de Nerval par Alain Carré l'avait touché. Le récit se déroule entre Meuse et Belgique à la "maison-forte" des Falizes, avant-poste isolé dans la forêt ardennaise. En octobre 1939, l'aspirant Grange en prend le commandement jusqu'après l'attaque allemande de 40. Le temps qu'"une foutue armée devienne une armée foutue" ! Le livre se construit sur de très subtils équilibres. Ce n'est ni la guerre ni la paix, ce n'est ni une vraie maison, ni la totale nature, c'est un "théâtre de guerre", un balcon naturel qui domine la vallée de la Meuse. Tout y est suspens. C'est aussi une belle histoire d'amour entre Grange et Mona. Alain Carré, bien connu des auditeurs de France Culture, qui interprète dans cette collection entre autres Sylvie tirée des Filles du feu, (primé par Notes bibliographiques, Bibliothèques et Culture pour tous) nous entraîne, de sa voix profonde et chaude, dans ce roman de l'attente, de l'amour et du suspens... et en révèle toute la densité.

01/2002

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Poésie

Poésies complètes

Je sais l'autre : c'est à la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg qu'un jeune apprenti bijoutier suisse a découvert la troublante formule que Gérard de Nerval, peu de temps avant sa mort, a inscrite au bas de son portrait par le graveur Gervais. Dans ce refus de sa propre image, Freddy Sauser a-t-il entendu l'injonction qu'il attendait ? L'autre pour lui, l'autre lui-même, ce sera donc le poète, mais un poète en mouvement perpétuel et brûlant ses vaisseaux. Pendant plus de quarante ans, il s'en fera une devise de vie et une règle dêcriture. Lorsqu'il se rend à New York, fin 1911, sa décision est déià prise : il écrira. A son retour en Europe, il emporte son premier poème, Les Pâques, et pour le signer il emprunte à l'oiseau phénix le nom de l'autre : Blaise Cendrars. La collection "Tout autour d'aujourd'hui" présente, en quinze volumes, les oeuvres complètes de Blaise Cendrars 1887-1961) dont elle propose la première édition moderne, avec des textes établis d'après des sources sûres (manuscrits et documents), accompagnés de préfaces et suivis d'un dossier critique comprenant des notices d'oeuvres, des notes et une bibliographie propre à chaque volume. Le premier volume recueille les Poésies complètes de Cendrars dans leur chronologie de composition et avec les illustrations des éditions originales (Kisling, Modigliani, Picabia, Tarsila do Amaral...).

10/2022

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CD K7 Littérature

Un balcon en forêt

Julien GRACQ, (de son vrai nom Louis Poirier, né à Saint-Florent-le-vieil le 27 juillet 1910 et décédé à Angers le 22 décembre 2007) est incontestablement un des plus grands écrivains du 20e siècle ! Quelques temps avant sa mort il avait confié à Autrement dit le soin d'enregistrer son œuvre maîtresse, Un balcon en forêt, tant la lecture de Sylvie de Gérard de Nerval par Alain Carré l'avait touché. Le récit se déroule entre Meuse et Belgique à la "maison-forte" des Falizes, avant-poste isolé dans la forêt ardennaise. En octobre 1939, l'aspirant Grange en prend le commandement jusqu'après l'attaque allemande de 40. Le temps qu'"une foutue armée devienne une armée foutue" ! Le livre se construit sur de très subtils équilibres. Ce n'est ni la guerre ni la paix, ce n'est ni une vraie maison, ni la totale nature, c'est un "théâtre de guerre", un balcon naturel qui domine la vallée de la Meuse. Tout y est suspens. C'est aussi une belle histoire d'amour entre Grange et Mona. Alain Carré, bien connu des auditeurs de France Culture, qui interprète dans cette collection entre autres Sylvie tirée des Filles du feu, (primé par Notes bibliographiques, Bibliothèques et Culture pour tous) nous entraîne, de sa voix profonde et chaude, dans ce roman de l'attente, de l'amour et du suspens... et en révèle toute la densité.

01/2008

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CD K7 Littérature

Un balcon en forêt

Julien GRACQ, (de son vrai nom Louis Poirier, né à Saint-Florent-le-vieil le 27 juillet 1910 et décédé à Angers le 22 décembre 2007) est incontestablement un des plus grands écrivains du 20e siècle ! Quelques temps avant sa mort il avait confié à Autrement dit le soin d'enregistrer son œuvre maîtresse, Un balcon en forêt, tant la lecture de Sylvie de Gérard de Nerval par Alain Carré l'avait touché. Le récit se déroule entre Meuse et Belgique à la "maison-forte" des Falizes, avant-poste isolé dans la forêt ardennaise. En octobre 1939, l'aspirant Grange en prend le commandement jusqu'après l'attaque allemande de 40. Le temps qu'"une foutue armée devienne une armée foutue" ! Le livre se construit sur de très subtils équilibres. Ce n'est ni la guerre ni la paix, ce n'est ni une vraie maison, ni la totale nature, c'est un "théâtre de guerre", un balcon naturel qui domine la vallée de la Meuse. Tout y est suspens. C'est aussi une belle histoire d'amour entre Grange et Mona. Alain Carré, bien connu des auditeurs de France Culture, qui interprète dans cette collection entre autres Sylvie tirée des Filles du feu, (primé par Notes bibliographiques, Bibliothèques et Culture pour tous) nous entraîne, de sa voix profonde et chaude, dans ce roman de l'attente, de l'amour et du suspens... et en révèle toute la densité.

02/2008

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Littérature française

Le club des hachichins

Fondé en 1844 par le psychiatre Jacques Joseph Moreau de Tours, qui a découvert les effets du cannabis lors de ses voyages en Orient et publié un traité, "Du hachisch et de l'aliénation mentale", le Club des hachichins se réunissait chaque mois chez le peintre Fernand Boissard, à l'hôtel de Lauzun, quai d'Anjou à Paris, pour expérimenter diverses drogues hallucinogènes, haschich et opium entre autres. Parmi ses membres, outre des scientifiques, de nombreux artistes et écrivains : Eugène Delacroix, Honoré Daumier, Gérard de Nerval, Honoré de Balzac, Alphonse Karr, Alexandre Dumas, Gustave Flaubert, Théophile Gautier ou encore Charles Baudelaire (futur auteur des "Paradis artificiels" et traducteur des "Confessions d'un mangeur d'opium" de Thomas de Quincey, occupant par ailleurs l'étage au-dessus du club). C'est l'une de ces séances, appelées "fantasias" par les membres du groupe, que relate ici Théophile Gautier. Non sans ironie, et avec un sens certain du romanesque, l'auteur du "Capitaine Fracasse" se penche d'abord sur l'ancienne secte des Haschischins et l'origine du mot haschich, "d'où vient hachichin, mangeur de hachich, racine du mot assassin", puis décrit en détail les effets psychotropes que la drogue - en réalité du dawamesk, une sorte de confiture verdâtre composée de résine de marijuana, de miel et d'épices - exerce sur son esprit et son corps : sensations amplifiées, métamorphoses, hallucinations, dilatation et mort du temps,... "C'est aujourd'hui qu'il faut mourir de rire ! " décrète l'un des personnages.

11/2024

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Littérature française

Le club des hachichins

Fondé en 1844 par le psychiatre Jacques Joseph Moreau de Tours, qui a découvert les effets du cannabis lors de ses voyages en Orient et publié un traité, "Du hachisch et de l'aliénation mentale", le Club des hachichins se réunissait chaque mois chez le peintre Fernand Boissard, à l'hôtel de Lauzun, quai d'Anjou à Paris, pour expérimenter diverses drogues hallucinogènes, haschich et opium entre autres. Parmi ses membres, outre des scientifiques, de nombreux artistes et écrivains : Eugène Delacroix, Honoré Daumier, Gérard de Nerval, Honoré de Balzac, Alphonse Karr, Alexandre Dumas, Gustave Flaubert, Théophile Gautier ou encore Charles Baudelaire (futur auteur des "Paradis artificiels" et traducteur des "Confessions d'un mangeur d'opium" de Thomas de Quincey, occupant par ailleurs l'étage au-dessus du club). C'est l'une de ces séances, appelées "fantasias" par les membres du groupe, que relate ici Théophile Gautier. Non sans ironie, et avec un sens certain du romanesque, l'auteur du "Capitaine Fracasse" se penche d'abord sur l'ancienne secte des Haschischins et l'origine du mot haschich, "d'où vient hachichin, mangeur de hachich, racine du mot assassin", puis décrit en détail les effets psychotropes que la drogue - en réalité du dawamesk, une sorte de confiture verdâtre composée de résine de marijuana, de miel et d'épices - exerce sur son esprit et son corps : sensations amplifiées, métamorphoses, hallucinations, dilatation et mort du temps,... "C'est aujourd'hui qu'il faut mourir de rire ! " décrète l'un des personnages.

09/1997

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Contes et nouvelles

La dame de Murcie

Cet ouvrage comprend cinq nouvelles : La Dame de Murcie, Euphémisme, Aubade à la folle, Album de famille et Cour des miracles, dont le caractère insolite est au moins un trait commun. Toutes les histoires sont racontées à la première personne par un narrateur qui change d'âge, de pays et d'occupations, mais qui est toujours un artiste avec un oeil, une mémoire, une culture d'artiste. On songe à Mérimée, à Gérard de Nerval. Dans l'atelier où se passe l'aventure de La Dame de Murcie, on voit apparaître un être fantastique, mi-félin, mi-rapace, sorte de sphinge aux yeux d'or qui bouleversera le monde habituel de sa victime jusqu'à la pousser au crime. Dans Euphémisme, le narrateur a la passion des statues et parcourt les églises d'Espagne à la recherche de pièces rares. Une vieille coquette y trouve l'occasion de se survivre et lui cède une sainte Euphémine (c'est le nom d'une esclave donnée en présent à un soudard qui devint Empereur), qui établira solidement son pouvoir sur sa raison. Enfin, il détruira "l'idole". Plus tard, marié, père de famille, il s'efforce en vain d'oublier son passé. Dans Aubade à la folle, un ancien port, enrichi par la traite des nègres, est transformé en ville salubre et moderne par une municipalité progressiste. Quelques maisons pittoresques de jadis subsistent encore, dont celle d'une affreuse vieille négresse en haillons. Le narrateur et ses amis décident, par jeu, d'aller donner une aubade à la vieille et l'on voit apparaître un instant à la fenêtre une merveilleuse créature. Les garçons se précipitent à l'intérieur de la maison, mais n'y trouvent que la vieille au milieu de ses haillons. Album de famille se passe en Bretagne où le conteur va revoir son manoir d'enfance. Accueilli par une vieille nourrice - ce personnage de vieille est une constante de ces histoires -, il retrouve sa chambre d'enfant et rêve - mais rêve-t-il ? - qu'il participe dans le salon ressuscité à une réunion de famille qui se serait passée bien des années plus tôt. Enfin, dans la Cour des miracles, probablement dans une ville d'Italie, il est attiré par une jeune fille à la jupe brillante, qu'il poursuit à travers un enchevêtrement de rues, de places, de retraits et qu'il finit par perdre. Puis d'un recoin où il s'abrite de l'orage, il voit passer une sorte de grand corps enveloppé dans un froc à capuchon, qui lui cause une frayeur indicible. Mais rien n'arrive et il s'endort. Il refuse d'admettre qu'il a rêvé. Car les rêves sont bien différents, dit-il, de ces aventures-là et "n'ont rien de commun avec cette chasse inepte, constamment ranimée de promesse en déboires, de déboires en promesse...".

06/1961

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Littérature comparée

Mythopoétiques dantesques

Dès 1854, le poète et historien Jean-Dominique Fuss s'indigne de la "dantomanie" de ses contemporains et reproche aux "dantomanes" un manque de goût et de génie issu d'un excès d'admiration pour le Moyen-Age. L'idée que les appropriations dantesques dans la littérature et les beaux-arts des XVIIIe et XIXe siècles soient inférieures à celles de la (post)modernité a persisté jusqu'à nos jours. Le but de la présente étude est de réajuster l'opinion dominante de la critique en montrant la complexité, l'originalité et la valeur artistique des oeuvres canonisées et non-canonisées qui composent le corpus. Parmi les 'dantomanes' dévalorisés des XVIIIe et XIXe siècles se trouvent des personnalités aussi éminentes que Giacomo Leopardi, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Gustavo Adolfo Bécquer et Emilia Pardo Bazán, mais aussi des artistes, des écrivains et des écrivaines qu'il est temps de sortir de l'oubli, notamment Caterina Franceschi Ferrucci, Sofia Giacomelli, Julio Monreal, Vicente Colorado ou Henri Cantel. Leurs oeuvres sont souvent en avance sur leur temps, faisant ressortir des aspects de la Divine Comédie que la critique n'abordera qu'au XXIe siècle. L'analyse comparatiste et intermédiale permet non seulement de redécouvrir les mythopoétiques dantesques des XVIIIe et XIXe siècles, mais aussi de mieux comprendre les tensions et les apories de la Divine Comédie elle-même, montrant ainsi qu'il faut cesser de considérer les productions dantesques des XVIIIe et XIXe siècles comme de "mauvaises copies" de "l'original", et que la Divine Comédie et ses réappropriations s'éclairent de manière réciproque.

07/2021

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Non classé

Oeuvres complètes

Ayant publié ses Poésies complètes en 1845, et ayant déclaré cette année-là dans "Adieux à la poésie" (Espana) qu'il devait "tomber dans la prose", Gautier n'en continua pas moins de faire des vers jusqu'à la fin de sa vie. Sur les dix-huit poésies réunies dans l'édition originale d'Emaux et Camées (1852), douze furent publiées entre 1847 et 1851. Au fil des éditions de ce recueil (1853, 1858, 1863, 1866 et 1872), souvent considéré comme le sommet de son art poétique, le nombre de poèmes fut augmenté, de sorte qu'on en compte quarante-sept dans l'édition définitive. Il est vrai qu'après 1845 il ne fit plus de ces très longs poèmes que l'on trouve dans La Comédie de la mort (1838) et les Pièces diverses (1838), et qu'il ne créa pas d'autres recueils poétiques, mais il publia, pour la plupart dans des revues et journaux, trente-quatre poésies que nous avons rassemblées ici, avec dix qui datent de 1831-1843, sous la rubrique Poésies 1831-1870 non recueillies en volume du vivant de l'auteur. On trouvera aussi dans ce second tome les Poésies posthumes (une vingtaine de distiques et de quatrains, une douzaine de sonnets, une vingtaine de bouts-rimés, et une quarantaine d'autres poésies et fragments), ainsi que les Poésies libertines. A la fin du volume, nous avons publié deux poésies longtemps attribuées à Gautier mais qui ne sont pas de lui, un sonnet inédit, et un poème qui semble avoir été écrit en collaboration avec Gérard de Nerval en 1831.

06/2022

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Histoire militaire

L'encyclopédie des sous-marins français

L'Encyclopédie des sous-marins en six tomes. Réalisée au rythme d'un tome par an, une nouvelle Encyclopédie des sous-marins voit le jour. Oeuvre majeure, de réalisation collective, elle traite de tous les aspects qui constituent ce monde, fait de machines, de procédures, de stratégies, d'armes, mais aussi et surtout de mer, de bateaux et d'équipages. En réalité, cette encyclopédie est leur livre, elle leur est dédiée. A travers elle, ils vous expliquent qui ils sont et ce que sont ces sous-marins qui vous intriguent tant... Le premier tome (Naissance d'une arme nouvelle) court des origines aux lendemains de la Première Guerre. Les hommes inventent le sous-marin à partir d'un rêve ancestral, car les techniques commencent à le permettre. L'imagination, le talent, la témérité sont les ferments de cette extraordinaire bouffée de création et de créativité qui marque la fin du XIXe et le début du XXe siècle dans notre pays. Un nouveau venu dans les flottes de combat va prendre place. Il va faire ses preuves pendant la Première Guerre mondiale. Le tome 2 (D'une guerre à l'autre) traite d'une période terrible, celle de l'entre-deux-guerres, celle des débuts douloureux de la Deuxième Guerre mondiale. Les progrès nécessaires sont accomplis pour transformer l'essai de la Première Guerre. Le sous-marin, à l'image du Casabianca, le plus célèbre des 1500 tonnes, est prêt en qualité, en performances et en nombre pour aborder des hostilités qui s'annoncent inévitables. Mais l'armistice, dans la brutalité de ses suites, va broyer ce bel outil, et seuls quelques héros vont survivre. Le tome 3 (L'Apogée des classiques), qui va de 1943, l'année du début du reflux adverse, à 1972, départ en patrouille du Redoutable, montre quel essor fantastique est accompli dans ces trente années : participation à la victoire, décolonisation et guerres correspondantes, mais aussi maîtrise de l'atome, propulsion nucléaire et arme atomique. Pendant cette période, les sous-marins classiques Narval, Aréthuse et Daphné forment le coeur de la flotte sous-marine française, qui connaît là un des moments les plus hauts en couleur de son histoire. Avec le tome 4 (La Fin de la guerre froide), qui va de 1972 à 1990, la Marine est presque tout entière tournée vers la stratégie de dissuasion nucléaire du pays. Une part belle est faite aux SNLE (sous-marins lanceurs d'engins). Leurs équipages, ceux des moyens de surface, sous-marins et aériens veillant à la sûreté de leur environnement, ainsi que le personnel des arsenaux et des industries de défense, tous sont soumis à Line forte pression pour que l'excellence soit permanente dans tous les domaines. il en va de la crédibilité de la dissuasion. Le tome 5 est celui de La Période contemporaine. Le mur de Berlin est tombé, mais les missions demeurent. La compréhension du poids politique essentiel de la force de dissuasion se fait plus vive. Les déploiements des SNA (sous-marins nucléaires d'attaque), maintenant au nombre de six, révèlent leur capacité militaire irremplaçable dans une Marine française dont la vocation mondiale ne se dément pas. Les modernisations restent indispensables et motivantes, les équipages abordent le présent et l'avenir avec le même enthousiasme que leurs grands anciens. L'approche du tome 6 est différente. La Construction d'un sous-marin donne la parole à tous les acteurs de la construction. L'Etat, qui définit le besoin, passe la commande et assure la maîtrise d'ouvrage, les industriels, qui répondent, innovent et proposent des solutions originales dans tous les domaines : la coque, la propulsion, la manoeuvrabilité, les systèmes d'armes, le missile stratégique, l'habitabilité et tout ce qui permet au sous-marin de se mouvoir et de combattre, renseigner, menacer et surtout dissuader.

01/2012

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Biographies

Le Paris des poètes

"Le Paris des poètes", cela aurait pu, pourrait être le sujet d'une thèse importante rendant compte de la vie poétique à Paris et faisant appel à grand nombre de poètes ayant vécu au cours des siècles dans cette ville ou l'ayant marquée de leur oeuvre, de leur esprit. Tel ne fut pas notre objectif. Il nous a plu d'aller dans la ville pour y ren-contrer, chacun en un lieu important pour sa vie et son oeuvre. Pour nous guider dans ce labyrinthe nous avons eu la chance d'avoir Ariane pour guide, une Ariane sortie d'un rêve où elle avait Alice pour complice dans ce pays des merveilles dont les deux volets sont la poésie et Paris. Nous sommes partis de la place des Vosges, qui fut place royale, où nous avons rencontré Victor Hugo, le poète majeur qui domine l'histoire de notre littérature et qui nous a entraîné à Notre-Dame, que nous avons récemment vue renaître de ses cendres et où Paul Claudel nous attendait au pied d'un pilier. De là nous sommes allés au Quartier Latin avec Arthur Rimbaud et Paul Verlaine pour saluer François Villon et Lautréamont au Panhéon avant d'accompagner André Breton place Dau-phine et traverser la Seine pour saluer rue de Rivoli Marceline Desbordes-Valmore. Par les Grands Boulevards où passait Charles Baudelaire nous avons atteint la rue Notre-Dame de Lorette où nous attendait Tristan Corbière. De là nous sommes montés à Montmartre où de la Cité Véron et du Bateau-Lavoir nous ont fait signe Jacques Prévert et Max Jacob. Gertrude Stein qui passait par là nous a entraînés rue de Fleurus et par l'intermédiaire d'Henri Maisse elle nous a conduits auprès d'Aragon qui s'égarait aux Buttes-Chaumont avant de revenir rue de Varenne où il était voisin de l'hôtel de Biron qu'habita Rainer Maria Rilke. Celui-ci parmi ses nombreuses correspondantes échangea des lettres avec Catherine Pozzi, poète se-crète et méconnue habituée de l'avenue Montaigne d'où la tour Eiffel chère à Blaise Cendrars n'est pas loin, monument moderne à l'opposé de la gothique tour Saint-Jacques où est toujours présent Gérard de Nerval dans ce quartier Saint-Merri hanté par Robert Desnos et Guillaume Apollnaire, le chantre du pont Mirabeau d'où Paul Celan s'est jeté dans la Seine. Un poète meurt mais reste vivant dans le champ de la poésie qui n'a pas de frontières et dans lequel d'une époque à l'autre le phénix est toujours flamboyant. Aussi est-ce dans la salle des antiquités orientales du Louvre qu'Adonis, poète français de langue arabe nous a assurés de l'universalité de la poésie.

02/2026

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Littérature française

Icare trahi

Icare trahi est la biographie romancée, un conte autour de la figure d’Évariste Galois (1811-1832), génie exceptionnel, conscient de l’importance de ses découvertes fondamentales dans le domaine des mathématiques, qui connut un destin tragique, tel Icare. Trop en avance pour être compris par ses contemporains les plus illustres, les portes se fermèrent toujours devant lui au moment où il était sur le point de rencontrer enfin celui qui aurait pu comprendre son travail, percevoir son intuition exceptionnelle relative à cette matière encore peu connue et étudiée au début du XIXe siècle, à tel point qu’elle l’effrayait lui-même : l’algèbre. Il fut cynique (à vingt ans !), révolté, républicain, anticlérical, jusqu’à connaître une mort absurde. Il est l’incarnation du personnage maudit, comme si le sort s’était acharné à lui démontrer qu’il n’était pas fait pour vivre à son époque. Non reconnu de son vivant, ses découvertes furent publiées pour la première fois en 1846, à l’initiative de son frère Alfred, et d’Auguste Chevalier. En effet, il est universellement connu pour sa « théorie de Galois » qui met en avant la résolubilité des équations algébriques à partir des groupes de permutations de leurs racines. Il a aussi contribué à l’élaboration des « corps de Galois ». Son activité politique contribue beaucoup à son image de héros romantique. Partisan de la « Révolution de Juillet », désespéré de n’avoir pas pu participer aux « Trois glorieuses », enfermé qu’il était dans son école (l’École normale d’où il se fait renvoyer), il devient membre de l’association des Amis du Peuple et accumule les provocations à l’égard du régime de Louis-Philippe, le roi « à la tête de poire », ce qui lui vaut d’être par deux fois emprisonné à « Pélago » (Sainte-Pélagie). C’est là qu’il se lie d’amitié avec les futurs grands noms de la politique et de la littérature, tels François-Vincent Raspail ou Gérard de Nerval. Transféré dans une maison de santé pour le préserver de l’épidémie de Choléra qui sévit en 1832, il s’y éprend d’une jeune fille… Il se retrouve alors provoqué en duel par ses deux frères sous le prétexte qu’il aurait bafoué son honneur… Ce sont plutôt ses convictions politiques qui seraient à l’origine de cette provocation, ses ennemis ayant fomenté un assassinat déguisé en duel. La veille de ce jour, conscient de sa mort certaine, il rédige dans la fébrilité et l’urgence, ce qu’il appelait son « secret », le théorème qui révolutionnera l’Algèbre et l’Analyse, sur lequel les mathématiciens continuent à se pencher, et que les sciences les plus diverses (l’astrophysique, notamment) utilisent dans leurs recherches. 2011 célèbrera le bicentenaire de la naissance à Bourg-la-Reine d’Évariste Galois. Du 24 au 28 octobre 2011, se tiendra un colloque international organisé par l’Institut Henri-Poincaré et la Société mathématique de France. Plusieurs manifestations sont prévues partout en France. Élève de Louis-le-Grand puis de L’École normale, refusé pour des mauvaises raisons au concours de Polytechnique, toutes ces écoles participeront de ces manifestations.

10/2011