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La guerre de Troie n'aura pas lieu

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Histoire du sport

10 Faubourg Montmartre

Le 10 rue du Faubourg-Montmartre s'inscrit au coeur d'un quartier populaire de Paris, longtemps dédié au monde de l'imprimerie et de la presse, et aujourd'hui délaissé de l'un et de l'autre. Précédemment occupée par L'Auto, l'adresse demeure mythique pour y avoir été, de 1948 à 1987, le siège de L'Equipe sous la conduite de Jacques Goddet. Leader de la presse sportive mondiale, L'Equipe le fut alors pour trois raisons principales : art du récit sportif ; capacité de création (Coupe d'Europe des clubs de football) et d'organisation de compétitions (Tour de France) ; pouvoir d'influence auprès des instances majeures. Nombreux seront les grands champions et les personnalités à venir y célébrer une victoire, posant devant la foule amassée le long des trottoirs du Faubourg d'après guerre et des années suivantes. Engoncé dans le sombre et désuet 10 Faubourg-Montmartre, L'Equipe n'en était pas moins comme une vigie du monde du sport. Quel décalage entre la modestie d'un lieu et le prestige d'une réputation autour d'un fait majeur du XXe siècle ! Mystère de Paris. Mystère du 10 Faubourg-Montmartre. Nous avons fait parler les murs. Cet ouvrage recense plus de 700 documents, photos inédites et pièces de collections personnelles ayant appartenu à des salariés du journal. Il est un témoignage unique de cette période et, à travers lui, se dessine une histoire des médias.

02/2026

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Eldorado

"Nous rêvons tous d'un ailleurs qui comblerait nos désirs les plus secrets et nos fantasmes les plus enfouis. Un horizon, lointain, mais accessible si l'on s'en donne les moyens, une échappatoire, un lieu où tout deviendrait possible." Marco, Gina, Ernesto. Trois générations, une terre promise. Dans les années cinquante, Marco, rescapé de guerre, fuit son Italie natale pour le Brésil, suivant les pas de milliers d'émigrés en quête de richesse et de réussite. Vingt ans plus tard, Gina, étudiante maoïste engagée, décide de s'expatrier à son tour et rejoindre ce père qu'elle a jamais connu. Ayant grandi dans les ghettos de Säo Paulo, Ernesto, petit-fils de Marco, tente de cerner ce qui le fait vibrer jusqu'aux forêts impénétrables de l'Amazonie. Le point commun entre ces trois générations ? Une foule d'aspirations, la force qui les pousse à rechercher toujours mieux et la curiosité du voyage, qui les mènera chacun vers leur destinée...

05/2022

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Littérature française

Les trente glorieuses 1945-1975

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, une famille de trois enfants, trois garçons, quitte sa région d'origine, l'Oise et le Beauvaisis et s'installe en Provence. Le père, enseignant, est nommé au lycée d'Orange. Ensuite la famille emménage à Tarascon, lieu de naissance en 1951 de l'auteur, puis enfin aux Angles, petit village perché sur le plateau surplombant le Rhône et Avignon. A l'entrée du vieux village, une maison neuve vient d'être acquise par cette famille. Le Mistral, le ciel bleu délimitant la Provence, le soleil et la garrigue, terrain de jeu, théâtre des exploits de ces quatre frères restent dans leur vécu un paradis perdu et regretté. La vie de cette famille et de la fratrie, le poids des silences parentaux, l'impact des événements politiques et sociaux plongent le lecteur dans cette époque. L'atmosphère familiale fait partager l'évolution profonde des conditions de vie et des moeurs de cette génération d'après-guerre. Ces transformations sont l'occasion, dans de nombreuses familles, de discussions intenses et passionnées. Car, après-guerre, les attentes sont fortes et nombreux sont ceux engagés, comme chaque membre de cette famille, dans l'action militante. Cette quête d'idéal et de justice ne manque pas d'occasions historiques de s'exprimer. Le lecteur sentira dans ce récit les pulsations et la chaleur de la vie des Trente Glorieuses.

05/2020

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Le Livre Noir

Raphaël Zimny n'a pas beaucoup de temps pour sauver celle qu'il aime. Il sait pertinemment que sa mort approche, mais il ne connaît aucun détail. Un meurtrier s'acharne sur les personnes qui protègent "Le Livre Noir" , qu'un vieil ami confie brusquement au jeune homme de vingt trois ans. Arras se voit alors être le lieu de massacres sanglants et terrifiants. Une guerre anonyme et fantomatique est déclarée... Vierge, mystérieux, recherché, dangereux... Le Livre Noir a un secret qui l'emmènera loin dans les ténèbres de ce qui n'est pas dû au simple hasard... Pour Raphaël, rien ne compte plus que d'ignorer ces choses... Mais le Destin est scellé, et il va devoir suivre le parcourt qui lui est destiné... Coûte que coûte... "Passant, prends garde à toi, parce que depuis les ténèbres roupillant un oeil surveille... Passant, prends garde à toi, parce que depuis la lumière scintillante un oeil te voit... "

04/2013

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Littérature française

Les quarante-cinq

Les Quarante-Cinq est un roman d'Alexandre Dumas, écrit en 1847-1848 en collaboration avec Auguste Maquet. C'est le troisième et dernier roman de la trilogie des Valois qui exploite le contexte historique des guerres de Religion. Il fait suite à La Reine Margot et à La Dame de Monsoreau. Contexte Dans sa partie historique l'action se passe entre le 26 octobre 1585 et le 10 juin 1586, treize ans après le massacre de la Saint-Barthélemy. Ayant succédé à son frère Charles IX, Henri III règne depuis dix ans sans avoir réussi à calmer l'agitation politique et religieuse qui livre le royaume aux factions. "- Les catholiques d'abord. - Ah ! oui, parce que je n'ai exterminé qu'aux trois quarts les huguenots. - Puis les huguenots, parce que tu les as aux trois quarts exterminés. - Ah ! oui ; et les troisièmes ? - Que dis-tu des politiques, Henri ? - Ah ! oui, ceux qui ne veulent ni de moi, ni de mon frère ni de M. de Guise. - Mais qui veulent bien de ton beau-frère de Navarre. - Pourvu qu'il abjure". - Alexandre Dumas père, Les Quarante-Cinq, chapitre XIV En fait Dumas mélange les dates. Une partie de l'intrigue fait référence à la septième guerre de religion dite guerre des amoureux avec la prise de Cahors par Henri de Navarre, cinq ans plus tôt. Guillaume le Taciturne, assassiné en 1584, est toujours bien vivant dans le roman de Dumas, et s'il est exact qu'il encouragea le duc d'Anjou à convoiter la couronne des Pays-Bas et que celui-ci devint duc de Brabant en 1582, c'est en 1583, et non en 1585 ou 1586 qu'eut lieu l'attaque d'Anvers à laquelle le duc de Joyeuse ne participa pas, mais qui fut bien une déroute française. L'évènement qu'il décrit en introduction n'a pas eu lieu le 26 octobre 1585 mais le 26 octobre 1582. Le duc d'Anjou, mort de tuberculose en juin 1584 à Château-Thierry, meurt ici en juin 1586 ; cette fois-ci empoisonné à la fin du roman, réalisant ainsi une prédiction de Côme Ruggieri dans La Reine Margot. Le comte Henri du Bouchage se retira bien du monde pour devenir capucin, mais ce fut de douleur à la mort de sa femme Catherine de la Valette, et non par dépit de la froideur de la dame de Monsoreau comme l'imagine Dumas. La vraie dame de Montsoreau, Françoise de Maridor, oublia rapidement Bussy après sa mort, se réconcilia avec son mari-assassin Charles de Chambes, et lui fit six enfants. Ici après sa vengeance conte le duc d'Anjou elle se retire dans le Couvent des Religieuses Hospitalières, qui ne fut historiquement créé que quarante ans plus tard par Anne d'Autriche en 1625.

02/2023

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Lettres classiques

Les quarante-cinq

Les Quarante-Cinq est un roman d'Alexandre Dumas, écrit en 1847-1848 en collaboration avec Auguste Maquet. C'est le troisième et dernier roman de la trilogie des Valois qui exploite le contexte historique des guerres de Religion. Il fait suite à La Reine Margot et à La Dame de Monsoreau. Contexte Dans sa partie historique l'action se passe entre le 26 octobre 1585 et le 10 juin 1586, treize ans après le massacre de la Saint-Barthélemy. Ayant succédé à son frère Charles IX, Henri III règne depuis dix ans sans avoir réussi à calmer l'agitation politique et religieuse qui livre le royaume aux factions. "- Les catholiques d'abord. - Ah ! oui, parce que je n'ai exterminé qu'aux trois quarts les huguenots. - Puis les huguenots, parce que tu les as aux trois quarts exterminés. - Ah ! oui ; et les troisièmes ? - Que dis-tu des politiques, Henri ? - Ah ! oui, ceux qui ne veulent ni de moi, ni de mon frère ni de M. de Guise. - Mais qui veulent bien de ton beau-frère de Navarre. - Pourvu qu'il abjure". - Alexandre Dumas père, Les Quarante-Cinq, chapitre XIV En fait Dumas mélange les dates. Une partie de l'intrigue fait référence à la septième guerre de religion dite guerre des amoureux avec la prise de Cahors par Henri de Navarre, cinq ans plus tôt. Guillaume le Taciturne, assassiné en 1584, est toujours bien vivant dans le roman de Dumas, et s'il est exact qu'il encouragea le duc d'Anjou à convoiter la couronne des Pays-Bas et que celui-ci devint duc de Brabant en 1582, c'est en 1583, et non en 1585 ou 1586 qu'eut lieu l'attaque d'Anvers à laquelle le duc de Joyeuse ne participa pas, mais qui fut bien une déroute française. L'évènement qu'il décrit en introduction n'a pas eu lieu le 26 octobre 1585 mais le 26 octobre 1582. Le duc d'Anjou, mort de tuberculose en juin 1584 à Château-Thierry, meurt ici en juin 1586 ; cette fois-ci empoisonné à la fin du roman, réalisant ainsi une prédiction de Côme Ruggieri dans La Reine Margot. Le comte Henri du Bouchage se retira bien du monde pour devenir capucin, mais ce fut de douleur à la mort de sa femme Catherine de la Valette, et non par dépit de la froideur de la dame de Monsoreau comme l'imagine Dumas. La vraie dame de Montsoreau, Françoise de Maridor, oublia rapidement Bussy après sa mort, se réconcilia avec son mari-assassin Charles de Chambes, et lui fit six enfants. Ici après sa vengeance conte le duc d'Anjou elle se retire dans le Couvent des Religieuses Hospitalières, qui ne fut historiquement créé que quarante ans plus tard par Anne d'Autriche en 1625.

02/2023

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Littérature française

Les quarante-cinq

Les Quarante-Cinq est un roman d'Alexandre Dumas, écrit en 1847-1848 en collaboration avec Auguste Maquet. C'est le troisième et dernier roman de la trilogie des Valois qui exploite le contexte historique des guerres de Religion. Il fait suite à La Reine Margot et à La Dame de Monsoreau. Contexte Dans sa partie historique l'action se passe entre le 26 octobre 1585 et le 10 juin 1586, treize ans après le massacre de la Saint-Barthélemy. Ayant succédé à son frère Charles IX, Henri III règne depuis dix ans sans avoir réussi à calmer l'agitation politique et religieuse qui livre le royaume aux factions. "- Les catholiques d'abord. - Ah ! oui, parce que je n'ai exterminé qu'aux trois quarts les huguenots. - Puis les huguenots, parce que tu les as aux trois quarts exterminés. - Ah ! oui ; et les troisièmes ? - Que dis-tu des politiques, Henri ? - Ah ! oui, ceux qui ne veulent ni de moi, ni de mon frère ni de M. de Guise. - Mais qui veulent bien de ton beau-frère de Navarre. - Pourvu qu'il abjure". - Alexandre Dumas père, Les Quarante-Cinq, chapitre XIV En fait Dumas mélange les dates. Une partie de l'intrigue fait référence à la septième guerre de religion dite guerre des amoureux avec la prise de Cahors par Henri de Navarre, cinq ans plus tôt. Guillaume le Taciturne, assassiné en 1584, est toujours bien vivant dans le roman de Dumas, et s'il est exact qu'il encouragea le duc d'Anjou à convoiter la couronne des Pays-Bas et que celui-ci devint duc de Brabant en 1582, c'est en 1583, et non en 1585 ou 1586 qu'eut lieu l'attaque d'Anvers à laquelle le duc de Joyeuse ne participa pas, mais qui fut bien une déroute française. L'évènement qu'il décrit en introduction n'a pas eu lieu le 26 octobre 1585 mais le 26 octobre 1582. Le duc d'Anjou, mort de tuberculose en juin 1584 à Château-Thierry, meurt ici en juin 1586 ; cette fois-ci empoisonné à la fin du roman, réalisant ainsi une prédiction de Côme Ruggieri dans La Reine Margot. Le comte Henri du Bouchage se retira bien du monde pour devenir capucin, mais ce fut de douleur à la mort de sa femme Catherine de la Valette, et non par dépit de la froideur de la dame de Monsoreau comme l'imagine Dumas. La vraie dame de Montsoreau, Françoise de Maridor, oublia rapidement Bussy après sa mort, se réconcilia avec son mari-assassin Charles de Chambes, et lui fit six enfants. Ici après sa vengeance conte le duc d'Anjou elle se retire dans le Couvent des Religieuses Hospitalières, qui ne fut historiquement créé que quarante ans plus tard par Anne d'Autriche en 1625.

02/2023

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Littérature Allemande

Les concessions du ciel

Les hommes sont poussés vers le malheur et la mort par une puissance qui les dépasse, et s'il parviennent à survivre un certain temps, ce n'est que simple concession du ciel. Heinz von Cramer, sur ce thème, a composé trois variations. Sur trois continents, à trois époque différentes, un groupe d'homme subit une destruction lente après avoir connu une déchéance extrême. En l'an 1510, le trois-mâts portugais "Aurora" est pris dans une tempête et échoue sur les côtes d'Afrique. Passagers et équipage se traînent pendant des jours le long des plages, pris entre l'hostilité de la mer et celle des forêts vierges où vivent des sauvages qui ne sont pas absolument bons. L'espoir de rejoindre un lieu civilisé s'évanouit peu à peu et ils succombent un à un aux rigueurs du pays et à leur propre faiblesses. Un siècle et demi plus tard, à l'issue de la guerre de Trente Ans, une tribu de gitans pourchassée à travers l'Allemagne, l'Autriche et le nord de l'Italie, tente de gagner l'Egypte, sa terre promise. Traqué partout et par tous, les gitans sont anéantis par la peur, la haine et la stupidité des bonnes âmes dont ils refusent les lois. A l'époque actuelle, un missionnaire, dans la brousse d'Australie, cherche à sauver de la destruction des indigènes résidant sur le territoire où ont lieu les essais atomiques. Il se heurte à l'incompréhension des indigènes et aux impératifs de la raison d'Etat : il échoue dans ses efforts. L'intérêt de ces récits vient autant du style que de l'histoire. Le premier est écrit à la manière des récits de voyage des navigateurs portugais du XVI&esup siècle, le second s'inspire des écrivains romantiques allemand , Tieck, Brentano, Achim von Arnim ; et dans le troisième on retrouve les même exercices de virtuosité de langage, mais le ton en est nettement plus froid et ironique.

08/1964

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Mahomet et le Coran : la révélation

Mahomet est né en 570 dans la ville de La Mecque (située dans l'actuelle Arabie Saoudite). Il était membre de la tribu des Quraychites, une tribu marchande. Orphelin, il fut élevé par son grand-père et son oncle. Quelques années plus tard, Il épousa une veuve qui lui donnera quatre filles. Sa mission de Prophète de l'islam débuta en 610, lorsqu'il eut la révélation du Coran pour la première fois dans les cavernes proches du mont Hira. C'est là qu'il reçoit la première des 114 révélations qui vont constituer le texte sacré des musulmans : le Coran. Trois ans plus tard, Mahomet commença à prêcher. Il attira quelques disciples, mais ses discours sur le Dieu unique n'étaient guère appréciés à La Mecque où la plupart des gens vénéraient des idoles et de nombreux dieux païens. Un voyage effectué en une nuit jusqu'à Jérusalem sur le dos d'une monture céleste (al-Buraq) et une ascension au ciel sont deux épisodes surnaturels qui interviennent avant que Muhammad et la communauté des premiers fidèles ne soient contraints, en 622, à s'exiler à Yathrib (la future Médine) : c'est l'hégire qui marque le début du calendrier musulman. Finalement, il se rendit dans la ville de Médine, qui devint le centre d'une importante civilisation islamique Muhammad n'est pas qu'un guide spirituel ; il est aussi le chef temporel des musulmans dont il conduit les expéditions lancées contre les infidèles. De son vivant, l'Arabie est convertie à l'islam ; ses successeurs, les califes, poursuivront cette expansion. Muhammad meurt en 632 ; il est enterré à Médine et son tombeau devient le second Lieu saint de l'islam.

05/2022

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Romans historiques

Les héritiers du secret

Dans la nuit du 15 au 16 mars 1244, tandis que les soldats royaux cernent la forteresse de Montségur, haut lieu cathare, quatre hommes s'évadent. Leur mission : récupérer le trésor caché dans la montagne et le convoyer en lieu sûr, la Lombardie où se sont réfugiés de nombreux "Croyants". L'opération réussit et les quatre évadés échappent ainsi au bûcher de l'Inquisition. Qui peut prouver que cette belle et véridique histoire de deux mondes, " l'un visible, l'autre invisible " n'a pas eu de suite ? Une jeune femme, Corba, et trois jeunes hommes, Hugo, Laurent et Pietro se rencontrent en 1960. Ils viennent d'avoir dix-huit ans. Ils découvrent qu'ils sont tous nés le même jour. Au delà de cette coïncidence, ils sont surtout frappés par des phrases, des comportements, des modes de pensée qu'ils croyaient réservés à leur propre famille seulement. Ces signes de connivence sont d'autant plus étonnants qu'ils n'ont aucun lien de parenté ni d'origine, venant de Rhénanie, du Milanais, de Provence ou du Languedoc. C'est un secret qui les unit, un héritage moral. Nos héros, rejoints par d'autres amis, forment une bande "à la vie" et affrontent de multiples aventures liées aux événements des années 60 : la guerre d'Algérie, la Guerre froide, la construction du mur de Berlin, la reconstitution des mouvements fascistes... Ils déjouent complots et conspirations, luttant contre tous les intégrismes, vivant pleinement leur jeunesse, leur sexualité libre et sans contrainte, leur amitié. A travers cette fresque romanesque, on redécouvre les combats et les engagements, les valeurs et le bonheur de vivre de la jeunesse de cette époque : l'histoire continue.

04/1999

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Littérature française

Une mère de glace

"Le conte [... ] peut permettre à certains hommes [... ] d'acquérir une "boîte à outils" qui leur permettra, je pense, de dépasser leurs souffrances. Ils pourront alors s'autoriser à clarifier leurs relations et leurs liens avec leur mère biologique et encore plus avec ce que leur refuse notre commune "mère de glace", la société. Il nous propose pour ce faire des façons d'ouvrir nos âmes et nos coeurs masculins à une de leurs composante majeure, qui est ici représentée, bien entendu, car il s'agit d'un conte de fées, par une princesse". L'auteur propose une voie qui peut permettre aux hommes d'aujourd'hui de rencontrer, de libérer et enfin de faire alliance avec la part féminine créative de leur psyché, encore emprisonnée par une société qui se révèle être une mauvaise mère, une mère de glace. Il s'appuie pour cela sur une proposition d'interprétation d'un conte populaire (Le Tambour, recueilli et publié par les frères Grimm) dont nous accompagnons pas à pas les protagonistes dans un parcours semé d'embûches. Cet essai se présente comme une version francophone et européenne de l'ouvrage de l'Américain Robert Bly, L'homme sauvage et l'enfant, l'avenir du genre masculin. Après dix ans de travail, la réflexion a évolué sous trois axes principaux : l'idée de la constellation familiale (et les traumatismes liés à la Grande Guerre), celle de l'engagement soixante-huitard et de la contestation contemporaine (la société comme une mauvaise mère) et enfin le soutien pour la lutte féministe (souffrance multimillénaire de la femme, privée de l'expression de ses émotions). Découvrez un écrit passionnant et original sur la nécessité pour les hommes de se réconcilier avec leur part féminine, sous le spectre de l'analyse (et de la psychologie des profondeurs) d'un conte traditionnel, donc toujours universel et intemporel... Médecin, thérapeute relationnel, animateur de groupes de paroles d'hommes, marié et père de quatre garçons, Jean-Yves Laurent organise depuis des années des séminaires d'interprétation des contes populaires. Dans sa pratique, il privilégie la pensée complexe (d'Edgar Morin) et est attaché aux mots clés de la bienveillance, la confiance, la conscience (des difficultés) et la modestie (au lieu d'être dans la position du sachant, il est toujours accompagnant).

02/2023

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Littérature grecque

Le seul héritage

Une question d'amour-propre (1964), Le sarcophage (1971), Le seul héritage (1974) : trois recueils de nouvelles qui peuvent se lire séparément, tout en formant une trilogie. Même personnage principal (l'auteur) ; mêmes lieux (Thessalonique et ses environs, presque toujours) ; mêmes époques (l'entre-deux-guerres, l'Occupation, la guerre civile qui la suivit, à savoir l'enfance, l'adolescence et la jeunesse de Ioànnou). Le passé remonte par fragments, sans souci de chronologie, dessinant peu à peu une autobiographie-mosaïque. Dans ces pages, cependant, "nous" est aussi fréquent que "je" : les récits de Ioànnou sont la chronique éclatée d'une famille grecque, d'une ville, d'une société, d'un pays. Ce qui distingue sans doute Le seul héritage des recueils précédents, c'est la présence accrue de la population de ce lieu et de ce temps-là dans son extrême diversité, aujourd'hui perdue : Grecs de souche ou réfugiés, Juifs, Roms, Vlaques se côtoyaient alors à Thessalonique, ville accueillante, maternelle, qui constitua dans les années 20, pour les réfugiés grecs d'Asie Mineure, leur seul héritage. La Grèce est un pays martyr et la période en question ne fut pas la plus douce, pour le jeune Yòrgos en particulier, gêné par un physique peu enchanteur et tourmenté par une homosexualité inavouable à l'époque. Le seul héritage manifeste, en cherchant bien, une légère amélioration sur le plan de la douleur personnelle. La douleur collective, elle, reste intense, même si voilée par crainte de la censure : le livre est écrit pendant la dictature des Colonels, tandis que le pays gémit en silence.

06/2020

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Une piscine dans le désert

Fausta quitte Beyrouth pour la maison de son oncle, dans un village entouré de montagnes, à la frontière de trois pays en guerre. Paradoxalement, pour Fausta, c'est le lieu doux des étés de son enfance, le seul endroit capable de l'apaiser. C'est là qu'elle a fait construire une piscine parfaite mais sur un terrain qui ne leur appartient pas. Fausta a juste envie de s'y plonger. Avant une dernière injection qui lui permettra peut-être d'avoir un enfant. Leo Bendos perturbe son séjour. Il arrive du Canada pour régler cette affaire de piscine : vendre le terrain de sa famille et repartir. L'oncle l'accueille, Fausta l'observe. Ils se découvrent. Tous deux sont fascinés par ce village qui semble contenir le monde, le danger qui peut surgir à tout moment. Ces trois jours vont changer leur vie. Un roman magnétique, envoûtant, sur nos identités, la terre qui nous façonne, l'histoire de deux personnages happés par la puissance d'une nature et d'un lieu immuables. Finaliste du Prix Femina En lice pour le Femina des lycéens En lice pour le Prix Renaudot En lice pour le Prix Médicis " De ce récit où l'intime se mêle à l'universel surgissent les paradoxes d'un pays, le Liban, magnétique pour ceux qui l'ont quitté, mélancolique pour ceux rêvant d'ailleurs. " Le Journal du dimanche " Un subtil récit à l'atmosphère prégnante, manière de voyage immobile qui se déroule près de la frontière, dans les environs du mont Hermon. " Le Figaro " Rien de tel, en cette rentrée, qu'un beau plongeon. " Femme Actuelle " A chaque page vibre l'amour de Diane Mazloum pour le pays du Cèdre. " L'Express "Lumineux". Le Point

08/2020

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Littérature française

Règles de savoir-vivre à l’usage d’un jeune Juif de mes amis

Règles de savoir-vivre à l'usage d'un jeune Juif de mes amisd'André Weil-Curiel a été imprimé une première fois le 3 août 1945 aux éditions du Myrte. Nous en avons repris la préface de Léon-Paul Fargue, l'avant-propos (non signé) et le texte intégral d'André Weil-Curiel qui constituaient l'édition originale. Ce livre d'André Weil-Curiel se présente sous la forme d'une lettre adressée à un certain Lévy par un certain Dubois, ami de lycée du père du premier. Dubois retrace tout d'abord la carrière militaire de Lévy rappelant celle d'André Weil-Curiel : il a rejoint le général de Gaulle à Londres dès le 19 juin 1940. Dubois lui demande de ne pas insister sur sa valeur militaire, sur ses exploits guerriers quand les Français ont eux aussi souffert et ajoute qu'il n'y a pas lieu de se vanter ni de s'étonner du climat hostile qui accueille Lévy quand il rentre à Paris. Car, finalement, pour ceux qui "n'ont pas songé un instant à désobéir au maréchal Pétain, tu es un rebelle, tu es un émigré, un excitateur de la radio de Londres. Tu te cabres ?? Il était noble de poursuivre la lutte, de rester fidèle à l'Alliance avec l'Angleterre, de faire non seulement des voeux, mais des sacrifices pour la cause alliée ?? Peut-être - dans certains cas - mais pas dans le tien. C'est une question de nuances. Tu appartiens à une race errante". Tout ce qui va lui arriver montre qu'après la guerre, le Juif Lévy est - encore - de trop dans une société française qui n'a pas changé. Bien sûr, la famille de Lévy a été fixée en Alsace depuis le xve siècle - mais cela ne change rien... Sur un ton éminemment ironique qui dénonce le sort réservé aux Juifs par la France de l'après-guerre, suit une réflexion cinglante sur le nom des Juifs, sur leur désir de s'intégrer à une société qui le rejette toujours, sur les spoliations dont ils ont été les victimes. André Weil-Curiel manie à merveille l'antiphrase et pose les termes d'une double contrainte qui menace les Juifs : qu'ils soient braves, on leur reprochera leur arrogance ; qu'ils soient humbles, on dénignera leur prétendue servilité, leur supposé manque de dignité... Quand Lévy revendique tout simplement ses droits, Dubois lui rappelle ses devoirs. Et quand Lévy cherche à récupérer l'appartement qui lui appartient et qu'un couple Dunoyer, enrichi pendant l'Occupation, habite désormais, on lui reproche de s'être absenté de longs mois. Si Lévy insiste pour retrouver ses droits, les Dunoyer "[qui] n'étaient pas antisémites" ? pourraient le devenir... Bref, Lévy est condamné quoi qu'il fasse : "C'est cela qui est grave, Lévy ? ; un Juif ne doit pas être élu, il ne doit pas même être candidat. Il doit être discret, très discret. Il doit se féliciter tous les jours de la chance qu'il a de vivre librement en France, de n'être pas jeté en prison, ni torturé dans des camps de la mort, de ne pas porter d'étoile jaune et de pouvoir embrasser une Française sans commettre un crime. Qu'il laisse aux autres Français les honneurs et les richesses. Ces biens ne font d'ailleurs pas le bonheur. A cette condition, il dissipera les préventions qui pèsent sur lui. On l'oubliera. Que peut-il espérer de mieux ?? " André-Weil-Curiel : né dans le XVIe arrondissement de Paris le 1er juillet 1910 et mort dans le XVe, le 11 janvier 1988 - est un avocat et homme politique. Il a été conseiller municipal socialiste de Paris (IIe arrondissement) puis non-inscrit de 1959 à 1965. Il est l'un des tout premiers à rejoindre le général de Gaulle à Londres dès le 19 juin 1940. Son engagement pendant la guerre lui vaut d'être décoré de la médaille de la Résistance, de la Croix de guerre 1939-1945, de la Médaille des évadés et de la Légion d'honneur. André-Weil Curiel est l'auteur de mémoires parues, aux éditions du Myrte dans la collection "? La vie des peuples ? ", en trois volumes sous le titre général Le Temps de la honte : I. Le jour se lève à Londres (1945)? ; II. Eclipse en France (1946)? ; III. Un voyage en enfer (1947). Léon-Paul Fargue est né à Paris (Ier) le 4 mars 1876, et mort dans le VIe arrondissement de la capitale le 24 novembre 1947. Poète, chroniqueur et essayiste, "? peu connu et célèbre ? ", comme l'écrit André Beucler dans le "? Farguiana ? " de son De Saint-Pétersbourg à Saint-Germain-des-Prés, il est l'auteur d'une oeuvre remarquable et notamment du fameux Piéton de Paris (1939). Le texte de cette préface avait été publié un première fois intégralement dans Le Figaro du samedi 24 mars 1945 sous le titre "? Sombres folies ? ". Ce texte reprend en grande partie un article titré "? De l'antisémitisme ? " publié dans le "? grand hebdomadaire littéraire et illustré? " Marianne du mercredi 11 janvier 1939.

04/2023

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Littérature française

Salammbô

Fille d'Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s'agit bien pour Flaubert de raconter l'amour brut qui l'attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d'une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d'autres au contraire s'enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d'évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d'étrange ne s'est pas effacé, mais l'évidence, s'est imposée d'une beauté jusqu'alors inédite en littérature - la beauté d'une fable où la violence de l'Histoire se trouve somptueusement mise en scène.

05/2021

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Poésie

Chroniques démiurgiques

Dans les trois premiers volumes de ses Chroniques démiurgiques, publiées en 2020, publiées en hommage aux victimes républicaines du camp de concentration du Vernet d'Ariège, Franc Bardou a publié, en 2021, une première série de sirventès en hommage aux victimes républicaines du coup d'état fasciste de 1936 en Espagne, Catalogne et Pays Basque (CF. "Etat d'urgence poétique" , Votz de Trobar n°37). Il termine, avec le Volume 5 de ces mêmes chroniques, son chemin vers la mémoire trop vite évacuée de la première partie de la seconde guerre mondiale, qualifiée avec condescendance de Guerre Civile d'Espagne. Dans les pas d'Albert Camus et d'Etienne de la Boétie, il vous propose d'explorer avec lui "La terre de la servitude" , celles des humains si frileux et peureux qui tout d'abord veulent la sécurité, en lieu et place de la liberté, de l'égalité et de la fraternité des langues, des cultures et des peuples. Les poussées fascistes du siècle dernier et les reptations crypto-fascistes du monde actuel s'y entremêlent sans effort, sinon celui d'une ferme lucidité. Quand le langage poétique se fait lumière des plus crues... Dins los tres primièrs volumes de sas Cronicas demiurgicas, publicadas, en 2020, en omenatge a las victimas del camp de concentracion del Vernet (país de Pàmias), Franc Bardòu a publicat, en 2021, una primièra tièra de sirventeses en omenatge a las victimas republicanas del còp d'estat fascista de 1936 en Espanha, Catalonha e Euskadí (Cf "Estat d'urgéncia poëtica" , Votz de Trobar n°37). Acaba, amb aquel volume 5 de las meteissas cronicas, son camin cap a la memòria tròp lèu evacuada de la primièra partida de la segonda guèrra mondiala, qualificada amb condescendéncia de Guèrra Civila d'Espanha. Dins los passes d'Albèrt Camus e d'Estève de La Boétie, vos propausa d'explorar amb el "La tèrra de la servitud" , la dels umans tan fregelucs e paurucs, que d'en primièr vòlon securitat, en plaça de la libertat, de l'egalitat et de la fraternitat, de las lengas, de la culturas e dels pòbles. Las butadas fascistas del sègle passat e las repatcions criptofascistas del mond actual s'i entrebèscan sense esfòrç, se que non lo d'una fèrma luciditat. Quand lo lengatge se fa lutz crusa...

04/2022

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Littérature anglo-saxonne

Seul dans le noir

"Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m'efforçant de venir à bout d'une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain". Ainsi commence le récit d'August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l'immobilité par un accident de voiture, s'est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dasn des conditions atroces, d'un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad... Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l'assaillent dasn cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dasn des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer comme pour se lire et se dire l'une l'autre, pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l'Histoire. En plaçant ici la guerre à l'origine d'une perturbation capable d'inventer la "catastrophe" d'une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dasn cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l'infatigable et récond questionnement qu'il poursuit quant à l'étrangeté des chemins qu'emprunte, pour advenir, l'investion r omanesque. "En France, toute l'oeuvre de Paul Auster est publiée chez Actes Sud. Derniers titres parus," Brooklyn Follies "et" Dans le Scriptorium "".

01/2009

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Littérature anglo-saxonne

Seul dans le noir

“Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain.” Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite. Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, il s’est installé dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans. Elle vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, du moins le croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad… Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s’interpénétrer comme pour se lire et se dire l’une l’autre, pour interroger la responsabilité de l’individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l’Histoire. En plaçant ici la guerre à l’origine d’une perturbation capable d’inventer la “catastrophe” d’une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et le questionnement qu’il poursuit quant à l’étrangeté des chemins qu’emprunte, pour advenir, l’invention romanesque.

06/2011

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Histoire des idées politiques

La cuisine sous clé

L'auteur nous propose une excursion dans l'histoire du mouvement national basque en empruntant un moyen de transport inhabituel : l'art culinaire qu'il expérimente en prison en même temps que l'art de la débrouille. Les expériences culinaires qu'il nous propose ont été conçues et mises en pratique par l'auteur alors qu'il était incarcéré au centre de détention du Muret (Haute-Garonne) de 1991 à 1996. Si la plume, les études... et la grève de la faim ont permis aux prisonniers politiques basques de défendre leurs droits et de conserver l'espoir et la dignité, la gastronomie pratiquée avec les moyens du bord, le système D, est également une forme puissante de résistance. Ce livre est aussi l'occasion pour l'auteur de revisiter son engagement dans l'ETA ("? Pays basque et liberté? "), organisation née à l'époque des ténèbres franquistes, alors que la culture et la langue basques ainsi que toutes les libertés démocratiques étaient férocement réprimées. ETA est le fruit de la génération des enfants des Basques qui ont perdu la guerre contre le franquisme et la bataille du démantèlement du régime à la fin de la dictature. La préface de Gerry Adams, leader du Sinn Féin irlandais, aujourd'hui première force politique en Irlande, au Nord comme au Sud, situe la lutte de libération nationale basque dans un contexte international. L'entretien réalisé par Eva Forest avec l'auteur, alors incarcéré à Madrid, est l'occasion pour ce dernier d'expliquer en quoi la cuisine était un moment de résistance, mais aussi de parler plus généralement de l'univers carcéral. L'auteur nous rappelle que le mouvement abertzale a constamment cherché à mettre un terme à l'affrontement violent et mis en avant la résolution du conflit par la voie de la négociation. Ce processus a été marqué par plusieurs tentatives de négociations ? : en 1989 à Alger, en 1998 à Zurich, en 2005 à Genève et en 2011 à Oslo. L'auteur a participé à trois des quatre temps de ces pourparlers. Malgré le tsunami répressif déclenché contre les mouvements basques, le retour de leur légalisation en a fait la deuxième force politique du Pays basque et la première en nombre d'élus municipaux. C'est notamment grâce à l'implication de la société civile du Pays basque Nord que le désarmement a eu lieu et que l'ETA a prononcé son autodissolution, en 2018, notamment par la voix de l'auteur. Au moment de la poussée fasciste en Espagne, le livre nous rappelle que la non-rupture complète avec les structures héritées du régime franquiste, la réintégration des 150 détenues et détenues n'est toujours pas assurée et que la langue continue à subir les attaques d'un appareil judiciaire conservateur, pour ne pas dire d'extrême droite, sans parler de la police et de la garde civile.

02/2024

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Romans graphiques

Qui a tué Asmahan ?

Le Caire, 14 juillet 1944. Asmahan, figure légendaire de la chanson arabe du XXe siècle, meurt dans un mystérieux accident de voiture. Celle qu'on surnomme "La Sublime" n'était pas seulement cette célébrité dont la voix et la beauté séduisaient l'ensemble du monde arabe. Elle était surtout une femme libre et controversée qui sut défier les conventions de son temps. Mariée trois fois, épinglée pour son mode de vie trop occidental, elle tenta désespérément de trouver sa place entre Le Caire, Beyrouth et Jérusalem. Espionne au service des Alliés-pendant la Seconde Guerre mondiale, elle joua un rôle actif dans les événements géopolitiques de son temps. Sa mort prématurée donna lieu à d'innombrables spéculations. A-t-elle été assassinée par les Anglais embarrassés par cette espionne trop bavarde ? Par les nazis ? Par l'un de ses ex-maris ? Par la reine d'Egypte dont elle partagea un temps l'amant ? Ou encore par son unique rivale sur scène, Oum Kahhoum ? Dans ces pages, son fidèle ami, le journaliste Mohamed Al Tabai, mène l'enquête, retraçant ainsi la vie de cette diva exceptionnelle.

10/2024

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Littérature française

Salammbô

Fille d’Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s’agit bien pour Flaubert de raconter l’amour brut qui l’attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d’une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d’autres au contraire s’enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d’évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d’étrange ne s’est pas effacé, mais l’évidence, s’est imposée d’une beauté jusqu’alors inédite en littérature – la beauté d’une fable où la violence de l’Histoire se trouve somptueusement mise en scène.Collection Classiques dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.Édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.

03/2011

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Histoire littéraire

Quand les dieux étaient des monstres

Le livre imprimé est le lieu privilégié pour comprendre comment s'est construit un nouveau regard sur l'Antiquité à la suite des guerres de Religion, de la mise en place de la censure des images ainsi que de la centralisation du pouvoir politique. Or, le nom de celles et ceux qui en ont déterminé la forme propre - imprimeurs, libraires, graveurs, correcteurs - ne figurent pas toujours en page de titre. Ils ont pourtant traduit, modifié et parfois déplacé des textes et des images pour répondre aux attentes d'un public friand de nouveautés. La présente enquête part d'un livre recomposé à partir d'un texte de Natale Conti et des illustrations de Vincenzo Cartari. Bricolé à la hâte dans une officine lyonnaise au début du XVIIe siècle, il a connu une fortune extraordinaire. Ses sources et sa postérité sont analysées à travers des figures monstrueuses entre la fable, la caricature religieuse, les sciences naturelles et la littérature de voyage, de l'Hécate à trois têtes aux démons dotés de seins pendants jusqu'aux sorcières du Brésil.

03/2023

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Science-fiction

Amélia

Le meilleur moyen de défense reste l'attaque Cela fait maintenant trois mois que le chaos règne à Londres où d'étranges éclairs ont fait perdre la raison aux adultes. Des créatures à l'allure sinistre rôdent, transformant la population en zombies. Alors que Jason et la bande d'enfants qu'il a rejoint s'organisent tant bien que mal pour survivre, un froid glacial paralyse la ville ce qui ne facilite pas le ravitaillement. Il serait peut-être temps d'agir selon Fowler qui propose aux enfants de mettre en place une attaque surprise. Et si au lieu de se cacher, les enfants déclaraient plutôt la guerre à ces créatures ? La réserve d'armement située à côté de leur QG leur sera très utile pour préparer un futur plan d'action. Même si tout le monde semble se rallier à la cause de Fowler, certains jugent cette idée bien trop risquée... Pendant ce temps la soeur de Jason, Louise, tente désespérément de retrouver son frère. Ce dernier continue de lui laisser des indices malgré l'épaisse couche de neige, mais les voit-elle seulement ? Et si les enfants tentaient plutôt de quitter la ville pour chercher du secours au lieu de tenter une opération si périlleuse ? Une Société au bord de l'extinction, des enfants aux commandes de leur destin, la capitale anglaise sombrant dans l'anarchie et la violence, une porte ouverte sur un nouveau monde... Pour sa première série en solo Christophe Alliel propose un récit sans temps mort, avec de multiples rebondissements. Ce dernier tome plein de péripéties clôt sa première trilogie électrique.

09/2024

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Histoire militaire

Histoire militaire des éléphants

"Le service des éléphants est le seul point de l'ancienne tactique qui n'ait pas encore été examiné d'une manière spéciale et méthodique ; et l'on a lieu de s'étonner de cette omission lorsqu'on pense aux imposants souvenirs que ces redoutables animaux ont laissés dans l'histoire. En effet, depuis l'époque d'Alexandre jusqu'à celle de César, c'est-à-dire pendant les trois siècles de l'Antiquité les plus féconds en grands événements, il n'y a presque pas eu de guerre, dans les contrées qui entourent le bassin de la Méditerranée, où les éléphants n'aient exercé une grande influence, soit comme moyen de victoire, soit comme cause de revers. C'est l'expédition du conquérant macédonien qui forme le véritable point de départ de l'histoire militaire des éléphants : c'est, en effet, le premier événement bien constaté où ces animaux aient joué un rôle sur le champ de bataille, et c'est la première occasion qu'aient eue les Grecs de les connaître et de les combattre. Les successeurs d'Alexandre introduisirent les éléphants dans le monde occidental. Les Lagides, et surtout les Séleucides, en eurent beaucoup dans leurs armées ; Antipater amena en Grèce les premiers qu'on y vit ; Pyrrhus en transporta un certain nombre en Italie, et fournit ainsi aux Romains l'occasion de s'habituer à triompher de ce nouveau moyen de guerre, que, dans la lutte à mort qui était sur le point de s'engager entre eux et Carthage, ils allaient avoir si souvent à repousser. Les rois de Numidie adoptèrent ce service à l'imitation des Carthaginois. Jugurtha opposa vainement ses éléphants aux légions de Métellus ; Juba ne fut pas plus heureux dans l'essai qu'il fit des siens contre César ; enfin, les Romains voulurent, à leur tour, suivre l'exemple des nations que nous venons d'indiquer ; mais ils n'attachèrent jamais qu'une faible importance à leurs éléphants, et ils ne tardèrent pas à y renoncer".

01/2012

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Humour

Dessins sans dessein

Il est des destins qui se refusent à s'accomplir. Celui de From Gelbert est de ceux-là. Le coup de crayon, il l'a depuis toujours. Un don ne se discute pas. Les idées, elles, fusent chez lui en permanence. L'humour, c'est son réflexe, sa manière d'aborder la vie, sa réaction naturelle aux évènements. Sa sensibilité, elle est à fleur de peau. Il n'est jamais loin du rire ou des larmes. Alors pourquoi ? Oui, pourquoi fut-il étalagiste, puis commerçant, puis brocanteur, au lieu d'accomplir son destin : dessinateur ? Nul ne le sait, et il est le premier à l'ignorer. L'atavisme des shmatès, peut-être. Mais depuis ses BD des années 50, aux traits déjà si justes, aux cadrages si efficaces, et jusqu'à ses dessins récents, ce livre, non exhaustif, témoigne de l'artiste qui vit en lui. S'il oublie pendant plus de trois décennies le dessin (ou n'est-ce pas plutôt le dessin qui l'a oublié ? ), il reprend la plume et le trait à l'approche du XXIème siècle, et forge son style, avec, en miroir central, son propre personnage. Pas de philosophie imposée, chez From, mais néanmoins une leçon de vie offerte à tous : l'humour, pilier de la culture et de la tradition juives, est salvateur. Un monde pétri d'humour serait un monde sans guerre. Remontant le temps, ce livre chemine, suivant ses thèmes de prédilection, du From actuel au François Gelbert, adolescent dessinant ses premières (et dernières) planches.

01/2023

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Psychologie de l'enfant

Peter Pan ou l'enfant triste

Une nouvelle interprétation du mythe de Peter Pan : comme Peter Pan, l'enfant triste est en apparence un enfant léger, gai, innocent et sans cœur qui, à la suite d'une tragédie ou parce qu'il a été sommé de devenir trop brutalement adulte, s'accroche désespérément au pays de son enfance. " Peter Pan voulait tant échapper au destin d'être humain qu'il était décidé à rester un oiseau, comme avant sa naissance. " L'enfant triste emprunte souvent le chemin de Peter Pan vers l'île mystérieuse du Jamais-Jamais. Il lui est impossible de pleurer, alors il choisit de ne rien ressentir. Il s'envole et enterre sa tristesse dans ce lieu secret, inaccessible, le Jamais-Jamais de son enfance. Kathleen Kelley-Lainé suit de près les envols de Peter Pan, afin de découvrir l'enfant triste derrière les sourires aux dents de lait. Elle pénètre le cœur sombre de James Matthew Barrie, le créateur de Peter Pan. Mais, au fil du livre, se révèle aussi l'enfance perdue de l'auteur, qui dut fuir la Hongrie, son pays natal, après la Seconde Guerre mondiale. Au long de ces trois histoires entremêlées transparaissent les émotions qui tissent en secret le sens d'une vie. Faut-il parler de dépression ? L'auteur ne prononce pas le mot, mais elle plaide pour une écoute attentive de l'enfant, celui qui ne peut pas grandir et celui qui pleure dans l'adulte.

01/2005

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Psychologie, psychanalyse

Peter Pan ou L'enfant triste

Une nouvelle interprétation du mythe de Peter Pan : comme Peter Pan, l'enfant triste est en apparence un enfant léger, gai, innocent et sans cœur qui, à la suite d'une tragédie ou parce qu'il a été sommé de devenir trop brutalement adulte, s'accroche désespérément au pays de son enfance. " Peter Pan voulait tant échapper au destin d'être humain qu'il était décidé à rester un oiseau, comme avant sa naissance. " L'enfant triste emprunte souvent le chemin de Peter Pan vers l'île mystérieuse du Jamais-Jamais. Il lui est impossible de pleurer, alors il choisit de ne rien ressentir. Il s'envole et enterre sa tristesse dans ce lieu secret, inaccessible, le Jamais-Jamais de son enfance. Kathleen Kelley-Lainé suit de près les envols de Peter Pan, afin de découvrir l'enfant triste derrière les sourires aux dents de lait. Elle pénètre le cœur sombre de James Matthew Barrie, le créateur de Peter Pan. Mais, au fil du livre, se révèle aussi l'enfance perdue de l'auteur, qui dut fuir la Hongrie, son pays natal, après la Seconde Guerre mondiale. Au long de ces trois histoires entremêlées transparaissent les émotions qui tissent en secret le sens d'une vie. Faut-il parler de dépression ? L'auteur ne prononce pas le mot, mais elle plaide pour une écoute attentive de l'enfant, celui qui ne peut pas grandir et celui qui pleure dans l'adulte.

10/1992

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Franc-maçonnerie

Les francs-maçons et le pouvoir

Depuis ses origines jusqu'à la présidence d'Emmanuel Macron, la franc-maçonnerie fascine, dérange, alimente fantasmes et soupçons. Société humaniste pour les uns, pouvoir occulte pour les autres, elle intrigue autant qu'elle inquiète. Ce livre explore trois siècles de rapports complexes, souvent conflictuels, entre les loges et le pouvoir politique. Parfois la réalité déçoit les amateurs de grands complots ; parfois, elle dépasse les fictions les plus romanesques. Car si la franc-maçonnerie n'est pas un pouvoir invisible tirant les ficelles, elle a bel et bien pesé sur les débats et les décisions politiques, à la manière d'un groupe de réflexion aux idéaux affirmés et en constante remise en question. A travers les grands bouleversements de l'histoire - les trois Révolutions (1789, 1830, 1848), la Commune, les combats républicains du XIXe siècle, les deux guerres mondiales et les enjeux sociaux du XXe -, cette enquête met en lumière une autre histoire : celle de la contestation. Mais elle se pose aussi à travers les rapports de force à l'intérieur même des loges et des obédiences. Et cette question, au fond, qui revient toujours, c'est : quelle forme doit-elle prendre ? S'agit-il de rester dans les limites de la loi ou bien l'illégalisme est-il une voie possible ? Doit-elle demeurer philosophique et abstraite, ou bien se traduire en actes ? Y a-t-il une violence légitime ? Certaines circonstances historiques excusent-elles de prendre des vies humaines ? Depuis plus de trois siècles, les loges sont devenues un lieu de débat important - sur tous les sujets qui font l'actualité de leur époque. L'histoire secrète ou méconnue de leurs liens avec le pouvoir est ici dévoilée.

12/2025

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Non classé

10, faubourg-Montmartre

Le 10 rue du Faubourg-Montmartre s'inscrit au coeur d'un quartier populaire de Paris, longtemps dédié au monde de l'imprimerie et de la presse, et aujourd'hui délaissé de l'un et de l'autre. Précédemment occupée par L'Auto, l'adresse demeure mythique pour avoir été, de 1948 à 1987, le siège de L'Equipe sous la conduite de Jacques Goddet. Leader de la presse sportive mondiale, L'Equipe le fut alors pour trois raisons principales : art du récit sportif ; capacité de création (Coupe d'Europe des clubs de football) et d'organisation de compétitions (Tour de France) ; pouvoir d'influence auprès des instances majeures. Nombreux seront les grands champions et les personnalités à venir y célébrer une victoire, posant devant la foule amassée le long des trottoirs du Faubourg d'après guerre et des années suivantes. Engoncé dans le sombre et désuet 10 Faubourg-Montmartre, L'Equipe n'en était pas moins comme une vigie du monde du sport. Quel décalage entre la modestie d'un lieu et le prestige d'une réputation autour d'un fait majeur du XXe siècle ! Mystère de Paris. Mystère du 10 Faubourg-Montmartre. Nous avons fait parler les murs. Cet ouvrage recense plus de 700 documents, photos inédites et pièces de collections personnelles ayant appartenu à des salariés du journal. Il est un témoignage unique de cette période et, à travers lui, se dessine une histoire des médias.

10/2021

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Violence

Cyberhaine

Qu'est-ce que la cyberhaine ? C'est l'utilisation des technologies de communication pour diffuser des messages, des informations ou de la propagande antisémites, racistes, homophobes, extrémistes ou terroristes. Internet est le lieu idéal - facile d'accès, simple d'utilisation et d'une immense lisibilité - pour inciter à s'en prendre à des individus ou des groupes, et les réseaux sociaux sont régulièrement les vecteurs d'injures, d'intimidation ou de propos haineux. L'émergence de l'Internet puis son expansion dans les années 1990 ont favorisé la diffusion de toute cette haine. Depuis la fin des années 2000, les discours antisémites se sont structurés autour de trois groupes relativement distincts, mais nullement clos sur eux-mêmes : l'extrême droite plurielle, l'extrême gauche anticapitaliste, et la nébuleuse islamiste (Frères musulmans, salafistes, djihadistes). Ces discours, qui se propagent tel un virus, se caractérisent par un déferlement de passions négatives (envie, jalousie, haine, ressentiment...) et se présentent sous la forme d'accusations mensongères, de fake news et de théories du complot. A travers l'analyse de nombreux exemples, l'auteur met ici en lumière l'ampleur inégalée du phénomène et montre que l'Internet n'est pas un simple espace de communication ; il peut devenir une arme de guerre. Cet essai clair et érudit, qui expose les faits en les restituant dans leur contexte social et historique, est l'aboutissement de la réflexion menée pendant plusieurs années par Marc Knobel, l'un des meilleurs experts sur le sujet.

06/2021

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Résistance

L'appel du 18 juin 1940

Que s'est-il vraiment passé en ce 18 juin 1940 ? Certes, un grand nombre d'ouvrages ont été consacrés à la conjoncture politico-militaire qui entourait l'allocution radiodiffusée du général de Gaulle, mais aucun, à ce jour, ne s'était attaché, comme celui-ci, à l'étonnante histoire secrète du texte de cette allocution. Sous les yeux ébahis du lecteur, voilà en effet un texte qui n'en finit pas de se métamorphoser. La version que nous connaissons n'apparaît pas avant le 15 août. La plus fidèle aux intentions du Général date probablement du 16 juin. Le 18, il en circule au moins cinq. La radio en diffuse une, les journaux français une autre, et les journaux anglais une troisième. Quelle est donc la vérité promise par ce texte fondateur de la France Libre ? François Delpla, loin de se borner à la critique textuelle, montre ici que ces variations résultent, en fait, du choc de trois volontés : celle de De Gaulle, de Churchill et de Halifax, le ministre des Affaires étrangères. Le premier veut, d'emblée, incarner la France et disqualifier Pétain. Le second cherche surtout des arguments pour continuer la guerre, à laquelle le troisième souhaiterait mettre un terme. On s'avise aussi, en chemin, que les acteurs de cette journée se sont livrés à une véritable course contre la montre : De Gaulle veut parler avant Pétain, mais il est devancé. De surcroît, il doit se battre pour faire passer son message et n'y parvient véritablement que dans son allocution du 2 juillet. Au lieu d'un simple discours, on découvre alors un processus qui s'étale sur deux semaines. Et c'est ce processus, si lourd de conséquences, qui est ici revisité. Le passé, lui aussi, est rempli de surprises.

05/2000