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1999

Extraits

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Résilience

Euthanasia

Il la connaît depuis qu'elle est née. Cinquante années pendant lesquelles père et fille ne se sont pas assez parlés. Puis un jour, Camille apprend que Jean est atteint d'une maladie neuro-dégénérative qui tue en quelques années, à grands pas et sans mots comptés. Dès lors, Camille, par amour, engage un énorme combat. Celui du mensonge, d'abord : taire à son père ce qu'il sait déjà, intimement, de la maladie. Puis se livre une bataille rangée contre les handicaps : ce père écrivain perd peu à peu l'usage de ses membres, de son corps, de ses mots. Des machines prennent le relais de ses fonctions vitales. Camille, nuit et jour au chevet de son père, invente mille astuces pour le soulager, pour poursuivre la communication, pour qu'il vive encore un peu. Jean réclame la mort. Camille résiste. Il insiste. Alors elle tient la promesse faite à son père de le suivre dans ses choix, quels qu'ils soient. L'euthanasie du père, à quelques pas de la fille, dans la même maison. Longtemps après, cette mort continue d'exercer sa violence, comme une délivrance, imposant au récit sa forme rompue, en un retour inlassable qui jamais ne trouve où s'apaiser. Car cette scène ultime ne finit pas : insoutenable de n'avoir pu être évitée, elle est inaugurale aussi pour celle qui aura eu charge de la vivre. Dans la mort comme dans l'amour on rejoint quelqu'un d'autre que soi - et les mots tracent nos pas perdus. Révélé au grand public par son Journal d'un flic (Flammarion, 2007), vendu à près de 37000 exemplaires, et Fichier STIC : une mémoire policière sale (Jean-Claude Gawsewitch, 2010), qui suscitèrent de vives polémiques dans la presse nationale, Philippe Pichon (né en 1969) est avant tout poète : ses premiers textes ont paru en revues dès 17 ans ; Coeur défunts, ciels défaits (2023) a obtenu le prix de la découverte poétique Simone de Carfort (Fondation de France) ; le prix Albert Boudon-Lashermes de la ville du Puy-en-Velay a couronné Ombre close (1999) ; Entre deux échos de Villon... suivi de ... et dix absinthes de Verlaine (2022) a mérité le prix Baudelaire de la Société des Poètes français. Après, notamment, A contre-silence, Un ami de haut bord et Déjeuners sur l'herbe avec Nathalie Rheims, le flic-écrivain nous livre son sixième roman, EuthanasiA.

12/2024

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Notions

Communauté ou société ?

A Communauté ouA société. A TönniesA versusA Hobbes Jean Jacob, né en 1964, est enseignant-chercheur en science politique à l'université de Perpignan. Il a collaboré à de nombreuses revues et publié notammentA Les sources de l'écologie politique, Arléa-Corlet, 1995A ; A Histoire de l'écologie politique, Albin Michel, 1999, trad. jap. , Ryokufu Shuppan, 2005A ; A Le retour de " l'Ordre nouveauA " Les métamorphoses d'un fédéralisme européen, Librairie Droz, 2000A ; A L'Antimondialisation Aspects méconnus d'une nébuleuse, Berg International Editeurs, 2006. A A A A A A A A A A A A A A On peine aujourd'hui à imaginer à quel point l'ouvrage Communauté et sociétéA du sociologue allemand Ferdinand Tönnies a bouleversé le champ académique au début du XXème siècle. Sciences sociales et parfois sciences humaines ont décliné à foison la thématique, tandis que l'opinion publique s'en emparait, en lui donnant une couleur sombre et parfois funeste (le nazisme, Vichy), en dépit des avertissements de son auteur. Au fil du temps, la distinction académique s'est ainsi mue en lieu commun équivoque, puis trouvée marginalisée voire exclue du champ scientifique. On s'est alors empressé d'oublier que Max Weber avait affiné la distinction, qu'Emile Durkheim lui avait subtilement substitué une autre opposition conceptuelle, et que la politique comparée américaine avait avec acuité, lors de ses premiers pas maladroits, tiré utilement profit de cette oeuvre. A A A A A A A A A A A On a surtout oublié que l'oeuvre de Ferdinand Tönnies avait, comme aucune autre auparavant, sérieusement amendé la fable de Thomas Hobbes, le fameuxA Léviathan, à laquelle Tönnies reconnaissait une belle rigueur mais à laquelle il opposait aussi la persistance du fait communautaire. Car c'est bien la figure d'un individu possessif cher à Hobbes que l'on trouve omniprésente dans laA GesellschaftA dépeinte sous des traits rêches par Tönnies. Tandis que maints travaux ethnologiques (Maine, Gierke), philosophiques (Spinoza, Schopenhauer, von Stein...) lui avaient offert l'occasion de souligner que laA GemeinschaftA repose sur une entraide naturelle entre des personnes respectueuses de leurs différences. On ne peut aujourd'hui que mesurer les dégâts de cet oubli, tant la majestueuse autorité de l'Etat occidental peine sur tous les continents à se substituer durablement à maintes communautés.

03/2023

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Art contemporain

George Adéagbo

Georges Adéagbo a fait des études de droit à Abidjan, Côte d'Ivoire. En 1967 il part pour la France ou il fait un stage chez Pechiney. Suite au décès de son père, il retourne au Bénin en 1971 pour assumer les affaires paternelles. C'est alors que débute son activité artistique, il commence à écrire des écrits philosophiques et à collecter, dans les rues ou proche de la lagune, de nombreux objets abandonnés ou perdus. Il recueille tout : vêtements, tissus, chaussures, disques, livres, jouets, coupures de journaux, notes écrites, cailloux, paquets de cigarettes, morceaux de plastique. Tous ces objets, chargés d'une mémoire, d'une histoire et tombés dans l'oubli, Georges Adéagbo les organise dans un ordre précis. Georges ne s'approprie pas les objets, ce sont les objets qui le sollicitent. Il dit de lui-même " Je marche, je pense, je vois, je passe, je reviens, je ramasse les objets qui m'attirent, je rentre, je le lis, j'écris des notes. J'apprends1. " La démarche artistique de Georges Adéagbo n'est pas comprise par ses proches, critiqué, incompris, il est pris pour un fou et sera même interné. En 1993 Georges Adéagbo rencontre Jean-Michel Rousset, un commissaire d'exposition, alors collaborateur du marchand d'art français André Magnin également directeur artistique de la Contemporary African Art Collection. Débute ainsi sa carrière artistique, il peut enfin présenter ses " installations " ailleurs que dans sa cour. L'année suivante, il expose à la Saline royale d'Arc-et-Senans. Puis s'ensuivra d'autres expositions en Europe et partout dans le monde. En 1999, c'est la consécration : il expose à la Biennale de Venise et il devient le premier artiste africain à recevoir le prix du jury de la Biennale de Venise2. Il rencontre alors Stephan Köhler, qui deviendra le coordinateur de ses futures expositions3. Trois ans plus tard il participe à la documenta de Cassel orchestrée par Okwui Enwezor4. Avec le temps, ses oeuvres sont plus soignées mais elles restent conforme aux codes de l'art conceptuel. Georges Adéagbo se saisit des éléments clés des sociétés qu'il croise pour construire un libre langage. Observateur implacable de la marche du monde, ses oeuvres pointent les constantes de l'Histoire (le racisme, la pauvreté, la crise, les guerres) et creusent un dialogue souterrain entre sa culture africaine et celles des pays où il est invité à exposer5

04/2021

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Espagne

Les chrétiens dans al-Andalus

L'invasion arabo-musulmane de l'Espagne wisigothique, initiée en 711 pour culminer en 719 avec la conquête de la Gaule narbonnaise, a été l'événement aux conséquences les plus considérables de l'histoire d'Espagne. On oublie souvent que, pendant des siècles, la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. Celui-ci reposait sur la ségrégation sociale, l'absence de liberté religieuse, l'exploitation économique et fiscale, l'immersion culturelle et, en cas de protestation ou de révolte, sur la plus sévère répression. La dureté de ce régime s'est accentuée au fil du temps et a fini par provoquer, dès le XIIe siècle, la complète disparition des communautés chrétiennes et juives d'al-Andalus. Ce livre offre une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Attachés au mythe des Trois Cultures, de nombreux auteurs ont préféré jusqu'ici ne retenir que les aspects prétendument aimables de cette situation, comme la liberté de culte limitée et la relative autonomie interne des communautés chrétiennes, afin de tenter de délégitimer le processus de Reconquête, véritable matrice de la nation espagnole. Il permet, à l'inverse, de mieux faire connaître la réalité de la vie des chrétiens d'al-Andalus, loin des rêves et falsifications intéressées qui alimentent le mythe de la convivialité pacifique entre cultures et religions construit en marge de la vérité de l'histoire. Rafael Sánchez Saus est professeur d'histoire médiévale à l'université de Cadiz. Il a été doyen de la faculté de philosophie et de lettres de l'UCA (1999-2004) et recteur de l'université San Pablo CEU de Madrid (2009-2011). Membre de l'Académie royale hispano-américaine des sciences, des arts et des lettres, dont il a été le directeur, il est aussi directeur de la Cátedra Alfonso X el Sabio. Auteur d'une douzaine d'ouvrages, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l'Espagne médiévale, il a été découvert par le grand public hispanique à l'occasion du succès de la version espagnole de ce livre Al-Andalus y la Cruz (2016).

02/2019

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Propriété littéraire et artist

La para-propriété intellectuelle

Quelles sont les frontières de la propriété intellectuelle ? Au lendemain de la décision du 10 mars 1999 de la première chambre civile de la Cour de cassation selon laquelle : " l'exploitation du bien sous la forme de photographies porte atteinte au droit de jouissance du propriétaire " 1 , Pierre-Yves Gautier s'interrogeait sur " ce droit de para-propriété intellectuelle qui prend sa source ... dans le Code civil " 2 . Bien avant cette jurisprudence, les droits de para-propriété intellectuelle ont été consacrés, sans réaction doctrinale particulière, par le législateur comme par exemple le droit de l'organisateur du spectacle sportif en 1992. Ces droits n'ont cessé depuis de se multiplier. Le code du patrimoine institue ainsi un droit de reproduction sur l'image des biens du domaine national mais également bien d'autres curiosités. Des droits de propriétés incorporelles portant sur l'image ou sur le nom patronymique sont construits comme de véritables droits de propriétés intellectuelles. Dans le contexte des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle beaucoup suggèrent aujourd'hui de consacrer une propriété sur les données personnelles ou non personnelles. Ce mouvement ne peut laisser le juriste de propriété intellectuelle indifférent. Qu'est-ce qui génère, en effet, cette évolution ? Une spécialisation croissante des droits de propriété intellectuelle ? Un besoin de protection systématique de tout investissement économique ? Sommes-nous en présence de véritables droits autonomes ou de simples droits spéciaux de la propriété intellectuelle ? Cette parapropriété intellectuelle met-elle en oeuvre de véritables droits de propriété ou de simples monopoles d'exploitations ? Comment pourrait-on mieux accueillir cette propriété incorporelle, non intellectuelle, au sein du Code civil ou du code de la propriété intellectuelle ? Comment est-ce que les praticiens (juristes d'entreprises, avocats spécialisés dans le droit de la propriété intellectuelle, magistrats) agissent sur cette para-propriété intellectuelle ? L'ont-ils favorisé au moyen du contrat (comme c'est le cas avec le droit de tournée dans le domaine théâtral). De quels outils disposent-ils pour la contester ? Quelle "doctrine" les magistrats adoptent-ils au sujet de cette propriété intellectuelle ? Souhaitent-ils la condamner au nom de la liberté du commerce et de l'industrie ? L'accompagner au nom d'un besoin de réservation de valeurs nouvelles ? C'est à toutes ces questions que le colloque du CUERPI, qui s'est tenu le 24 septembre 2021 au musée de Grenoble, s'est intéressé et plus particulièrement à l'existence (I), l'essence (II) et la défense (III) des droits de para-propriété intellectuelle.

10/2022

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Bénélux

Les pelotons d'éclaireurs régimentaires

Licencié en Histoire de l'Université de Liège, l'auteur s'est depuis toujours passionné pour l'histoire politique et militaire de la Belgique entre les deux guerres. Son mémoire de fin d'études, réalisé sous le patronage du professeur Francis Salace en 1989-1990, a été publié entre juin 1998 et septembre 1999 dans la revue trimestrielle du CLHAM (Centre Liégeois d'Histoire et d'Archéologie Militaires), sous le titre: Teutralité armée 1936-1940: la défense face à la France. Tout d'abord simple membre actif du CLHAM, Eric Simon a ensuite assuré pendant plus de dix ans la rédaction du bulletin d'information trimestriel de l'association, ce qui représente quarante et un fascicules (un peu plus de trois mille pages), dans lesquels il a signé ou cosigné une quarantaine d'articles traitant de l'armée belge. L'auteur a progressivement concentré ses recherches sur l'organisation de l'armée belge entre 1936 et 1940 en général, et depuis une petite dizaine d'années plus particulièrement sur l'organisation et l'historique de l'une des plus petites unités autonomes ayant existé; recherches qui une fois achevées ont permis la réalisation de cet ouvrage absolument inédit, entièrement consacré aux pelotons d'éclaireurs régimentaires. A partir de juillet 1937, l'une de ces minuscules unités (entre trente-sept et cinquante hommes) est affectée à chacun des cinquante-quatre régiments d'infanterie que compte l'armée belge. Souples, mobiles, nantis d'un personnel particulièrement bien sélectionné et dotés d'un matériel le plus généralement moderne, les pelotons d'éclaireurs régimentaires sont amenés au cours de la campagne de mai 1940 à remplir un nombre incroyablement varié de missions, méritant incontestablement le surnom de "bonnes à tout faire" dont les a affublé l'auteur. C'est leur formidable épopée que ce livre réalisé en deux parties propose de faire revivre. Une première partie est consacrée à la présentation des pelotons d'éclaireurs (création - organisation - armement - équipement - doctrine d'utilisation), ainsi qu'à une description succincte du déploiement de l'armée belge. Une seconde partie, de loin la plus importante, présente l'historique de chacun des cinquante-quatre pelotons pendant la bataille de Belgique. L'intérêt du travail dépasse largement l'échelon des pelotons d'éclaireurs, puisque l'action de chacune des unités est replacée dans le cadre plus vaste du régiment ou de la division dont elle dépend, ce qui permet de conserver un lien avec la situation de l'armée belge dans son ensemble et de revisiter finalement, à la lueur d'innombrables petits coups de flash, toute la campagne de ce "terrible" mois de mai 1940.

10/2013

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Rugby

Quand j'étais Superman

Mai 2010. Sur le bord du trottoir, un blond mal rasé de 1,95 m pour 100 kilos, dont le débardeur exhibe la musculature impressionnante, a installé son petit étal pour le vide-grenier de son quartier du XIVe arrondissement de Paris. A vendre ses maillots du Stade Français ou de l'équipe de France, ses survêtements, ses chaussures de marque... Raphaël Poulain, ex-rugbyman depuis deux ans, est au RSA ; quelques mois plus tôt il a failli glisser dans la clochardisation. Printemps 1999 : un "cheval fou" de 19 ans, qui a appris le peu qu'il sait du rugby en Picardie (pas vraiment la région centrale de ce sport...), impose son physique et sa fougue dans les compétitions de jeunes. De son propre aveu, il ne sait ni plaquer ni faire une passe, mais peu importe pour Bernard Laporte, entraîneur du Stade Français et futur entraîneur du XV de France, à qui son physique hors norme plaît. Le voici du jour au lendemain dans le club phare de la capitale, avec un salaire confortable, un studio, un cabriolet, table ouverte dans les bars branchés de Paris. En quelques mois, Raphaël devient un espoir du rugby français, on le surnomme le "Lomu blanc", en référence au célèbre ailier All Black dont le physique effrayait ses adversaires. Il joue, il gagne, il s'amuse... D'étape en étape, il raconte sa carrière sans faux semblants : les émotions partagées du vestiaire et du terrain, les grands moments sportifs, les blessures à répétition et les galères, les potes, les fameuses "troisièmes mi-temps", les entraîneurs qui t'aiment... et ceux qui te saquent. Il raconte avec un humour dévastateur ses (nombreuses) bêtises, et porte un regard tendre mais sans concession sur un monde qui est passé en quelques années du "rugby de village" au sport-business, avec ses sponsors et ses déferlantes médiatiques. Il raconte également comment, dans une étonnante reconversion, on le retrouve sur les planches avec Isabelle Adjani. Aujourd'hui, sans amertume mais sans illusion, il se souvient du petit enfant qui rêvait d'être Superman et se voyait indestructible. Il a payé avec son corps et son cœur pour découvrir qu'il ne l'était pas... Avec son livre il ne se contente pas de se livrer ; il évoque la beauté du sport et sa solitude, son ivresse et ses dangers. C'est un livre qu'on aura envie d'offrir ou de faire lire à tous ceux qui rêvent de devenir Chabal ou Zidane... et à leurs parents.

09/2011

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Connaissance de soi

Revenir à l'essentiel de sa vie

D'obédience jungienne, praticienne de la thérapie du rêve, psychothérapeute et coach en développement personnel sous hypnose, outre la pratique de massages ayurvédiques et de soins énergétiques, Joëlle Arevalo nous convie à vider la vie des encombrants pour ne garder que l'indispensable, l'essentiel, chacun face à son miroir personnel, seul juge des choix et donc de la conscience en quelque sorte. Il appartient à chacun de choisir le moment où il s'invite à faire l'examen de sa vie devant ce miroir pour y mettre de l'ordre et gagner en bien-être. La démarche implique de se bien connaître sans complaisance. Le personnage de l'ouvrage va et vient entre passé lointain ou récent et présent. Avec finesse, l'auteure utilise la symbolique d'une penderie mal rangée. Tout s'y est accumulé. Chaque vêtement représente un souvenir. Babouches, djellaba, robes, nuisettes ou petites culottes font réapparaître images, réflexions et messages conscients ou inconscients d'une quête de soi. Un livre grand public d'éveil. Une méthode. Un livre puissant, vif, associant légèreté et sourire. On s'y accroche. Très vite, on s'identifie au personnage en action et on l'accompagne dans son tri qui est également un voyage intime, c'est-à-dire un chemin vers soi. On assiste à la découverte de sa légende personnelle, à l'évolution de la chrysalide jusqu'à sa renaissance, et à l'émergence de sa féminité naturellement sacrée outre que d'un bonheur tant attendu. Serein, sans tabou et surtout, libre. Le personnage allégorique n'aura plus peur, se détachera de son passé, se reliera à sa richesse intérieure et fera confiance au présent sans redouter l'avenir. L'ouvrage s'articule en déroulant la vie sur un ton psychologique, initiatique et avec pour fil conducteur le développement personnel accessible à tous. Joëlle Arevalo s'est toujours intéressée aux mécanismes inconscients qui dirigent les comportements humains. Son objectif, aider chacun sur la voie et la connaissance de sa richesse intérieure, afin de libérer ses états émotionnels et de l'aider à retrouver bien être et sérénité. Elle s'appuie sur une formation spécifique en psychologie clinique. Elle a déjà rédigé en autoédition, "Empreinte du Passé", en 1999, "L'Inavoué", en 2009, "Ce qui Résonne en Nous", en 2012 et "Maldonne", en 2015. Avec "Revenir à l'Essentiel de sa Vie" Joëlle Arevalo signe son premier livre en édition grand public distribuée, sous la marque éditoriale "Regards", Paris. Un voyage vers soi par effet associatif en miroir. Un livre qui parle à à tout un chacun, en conscience.

03/2023

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Littérature Espagnole

Melvill

Un père agonisant en proie à la fièvre et au délire raconte sa jeunesse, son Grand Tour, les palais vénitiens peuplés de figures fascinantes et maléfiques, sa ruine et son plus beau voyage, la traversée à pied du fleuve Hudson gelé ; un fils encore enfant, assis au pied du lit, recueille, attentif, ces derniers mots hallucinés. L'oeuvre d'Herman Melville, auteur magistral, incompris, bien trop en avance sur son temps et jugé fou et dangereux par certains critiques de l'époque, puiserait-elle sa source dans cet ultime legs paternel ? S'interrogeant sur les méandres de la fiction, qui oscille sans cesse entre réalité et imagination, Rodrigo Fresán aborde sous un jour nouveau l'énigme de la vocation littéraire. A la fois biographie souvent inventée, roman gothique peuplé de fantômes et évocation d'un amour filial, Melvill condense tout le talent, l'humour et l'immense culture du grand écrivain argentin. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon "Mevill est une invocation, une "séance" : les voix du père et du fils traversent le temps pour parler d'échec et de génie, des mystères de la baleine et des vampires dans le ciel de la nuit. Fresán invoque les héritiers de la tristesse et de l'obsession d'une écriture hypnotique d'une rare beauté. Ce roman est une invitation à marcher sur la glace". Mariana Enriquez "Une écriture puissante et hypnotique" El Mundo "Fascinant". El País "Passionnant pour les amateurs de Melville, mais aussi du pur Fresán". La Vanguardia "Une interprétation libre, totalement libre, débridée et très drôle de la relation entre Alan Melvill et son fils" . Juan Gabriel Vásquez Rodrigo Fresán est né en 1963 à Buenos Aires. En 1991, il publie son premier livre, Histoire argentine, qui est aussitôt un best-seller. En 1999, il s'installe à Barcelone où il travaille comme critique littéraire. Nourri de culture anglo-saxonne, de Philip K. Dick à John Cheever, il impose, avec Les Jardins de Kensington, Mantra et Le Fond du ciel, une oeuvre vertigineuse, fertile en rêves et en visions, qui fait de lui un écrivain atypique, transgresseur et incontournable. Il a reçu en 2017 le prix Roger-Caillois et, en 2018, La Part inventée a été couronné aux Etats-Unis par le Best Translated Book Awards. Après avoir vécu en Amérique latine, Isabelle Gugnon se consacre à la traduction d'auteurs de langue espagnole, parmi lesquels Antonio Munoz Molina, Manuel Vilas, Juan Gabriel Vásquez, Rodrigo Fresán, Carmen Posadas et Tomás Eloy Martínez.

01/2023

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Intelligence artificielle

Systèmes distribués, embarqués et diffus

Cet ouvrage contient l'ensemble des contributions sélectionnées et présentées lors de la vingt-septième édition des Journées Francophones sur les Systèmes Multi-Agents (JFSMA) qui s'est tenue à Toulouse, du 3 au 5 juillet 2019, dans le cadre de la Plate-Forme de l'Intelligence Artificielle (PFIA 2019). Par essence pluridisciplinaire, le paradigme multi-agent fournit un cadre conceptuel pour l'étude et la conception de systèmes dont la dynamique globale est le fruit d'entités autonomes - agents - qui interagissent dans un environnement commun.
Les JFSMA constituent un moment privilégié d'échanges scientifiques transversaux qui réunit chaque année des chercheurs qui étudient, utilisent et font évoluer le paradigme multi-agent pour adresser des problématiques issues de domaines liés à l'informatique (intelligence et vie artificielle, génie logiciel, robotique collective, etc.) et aux sciences humaines et naturelles (économie, sociologie, éthologie, etc.).
Les travaux de recherche qui sont associés à ce paradigme proposent ainsi des modèles, des méthodologies, des techniques et des outils qui permettent notamment de répondre à différents problèmes que l'on peut décliner selon quatre aspects ? : - le développement de systèmes informatiques décentralisés où l'approche SMA permet l'intégration flexible et la coopération de logiciels et de services autonome ? ; - la résolution collective de problème pour laquelle il s'agit de résoudre de manière distribuée un problème qui se pose globalement à la collectivité d'agents ? ; - la simulation de phénomènes complexes où la modélisation multi-agent apporte un cadre conceptuel permettant la représentation et la simulation de systèmes faisant intervenir différentes entités en interaction ? ; - le développement de systèmes médiatisés où utilisateurs humains et agents artificiels interagissent directement ou indirectement, dans le cadre d'activités collectives de type éducatif, culturel ou social.
Nous attendons des contributions relevant de ces domaines. Celles-ci peuvent proposer des avancées conceptuelles, formelles ou logicielles. Elles peuvent également être analytiques (sur les problèmes, les enjeux, etc.) ou encore synthétiques (par exemple des retours sur expérimentations). Par tradition, chaque édition des JFSMA met en exergue une thématique spécifique que les auteurs sont invités à prendre en compte dans leurs contributions.
Pour cette édition, le thème des journées fut "? systèmes distribués, embarqués et diffus ? ". Précédentes éditions des JFSMA ? : Toulouse (1993), Grenoble (1994), Chambéry (1995), Port-Camargue (1996), Nice (1997), Nancy (1998), L'Ile de la Réunion (1999), Saint-Etienne (2000), Montréal (2001), Lille (2002), Hammamet (2003), Paris (2004), Calais (2005), Annecy (2006), Carcassonne (2007), Brest (2008), Lyon (2009), Mahdia (2010), Valenciennes (2011), Honfleur (2012), Lille (plateforme IA, 2013), Valence (2014), Rennes (2015), Rouen (2016), Caen

07/2019

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Intelligence artificielle

Explicabilité des systèmes multi-agents

Cet ouvrage contient les contributions sélectionnées et présentées lors de la trente-et-unième édition des Journées Francophones sur les Systèmes Multi-Agents (JFSMA) qui s'est déroulée à Strasbourg, du 5 au 7 ? juillet 2023, dans le cadre de la Plate-Forme Intelligence Artificielle (PFIA 2023). Le paradigme multi-agent, pluridisciplinaire, fournit un cadre conceptuel pour l'analyse et la conception de systèmes dont la dynamique globale est le résultat des interactions entre des entités autonomes - agents - qui interagissent dans un environnement commun. Les travaux de recherche qui sont associés à ce paradigme proposent ainsi des modèles, des méthodologies, des techniques et des outils pour répondre notamment à différentes questions que l'on peut décliner selon quatre aspects ? : - la modélisation informatique de processus complexes simulant une dynamique collective qui est le résultat des comportements individuels et de leurs interactions ? ; - la résolution collective de problèmes pour laquelle il s'agit de résoudre de manière distribuée un problème qui se pose globalement à la collectivité d'agents ? ; - le développement de systèmes informatiques décentralisés où l'approche multi-agents permet l'interopérabilité au niveau sémantique et la coopération d'applicatifs et de services autonomes ? ; - l'étude, la modélisation, la conception et l'évaluation de l'interaction dans les interfaces de dialogue (verbale ou non-verbale) et les systèmes médiatisés où humains et machines coopèrent. Les JFSMA sont le rendez-vous annuel de la communauté des chercheurs francophones travaillant dans les domaines de l'intelligence artificielle distribuée et des Systèmes Multi-Agents (SMA). Ces journées sont un moment privilégié d'échanges scientifiques multidisciplinaires. Elles réunissent des académiques et des industriels qui étudient, manipulent et font évoluer le paradigme multi-agent pour examiner des problématiques issues de domaines liés à l'informatique (intelligence et vie artificielle, génie logiciel, robotique collective, etc.), à l'automatique, aux sciences naturelles (épidémiologie, éthologie, écologie, etc.) et aux sciences humaines et sociales (économie, sociologie, linguistique, etc.). Par tradition, chaque édition des JFSMA met en avant une thématique spécifique que les auteurs sont invités à prendre en compte dans leurs contributions, s'ils le souhaitent. Cette année, le thème des journées est "? l'explicabilité des systèmes multi-agents ? ". Les précédentes journées se sont tenues à Toulouse (1993), Grenoble (1994), Chambéry (1995), Port-Camargue (1996), Nice (1997), Nancy (1998), L'Ile de la Réunion (1999), Saint-Etienne (2000), Montréal (2001), Lille (2002), Hammamet (2003), Paris (2004), Calais (2005), Annecy (2006), Carcassonne (2007), Brest (2008), Lyon (2009), Mahdia (2010), Valenciennes (2011), Honfleur (2012), Lille (PFIA, 2013), Loriol-sur-Drôme (2014), Rennes (PFIA, 2015), Sa

07/2023

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Témoins

Rêver Dieu au 1er & au 21e siècle

Une biographie spirituelle. "Nous rêvons, en différentes chambres du temps. Se peut-il que Dieu rêve lui aussi de nous ; que Son Rêve et le nôtre ne fassent qu'un ? " "Votre intimité essentielle rejoint la nôtre et l'autorise à se vivre au plus près de l'Infini qui l'informe et de son beau visage, transfiguré, crucifié, ressuscité, plus vivant que toute vie mortelle". Jean-Yves LELOUP "En lisant 'Rêver Dieu', je ne pouvais plus m'arrêter. J'ai ressenti la présence du Christ dans mon coeur. Et là, assoiffée... j'étais servie de si près par ta parole vivante, par la réalité de ton vécu, par la dimension qui englobe le Tout de l'Etre, par la Beauté, la Poésie - et quand l'Insurmontable est transcendé -, par l'Amour. Enveloppée, traversée, je me suis laissée bercer et j'ai goûté à un contentement nouveau, un frémissement léger dans mon coeur. " Tzveta L. "Quelque chose de moi s'est identifié à Jésus, ton ami d'enfance, identifié à la narratrice, en silence devant l'Eternel. Tu vas si loin et m'emmènes. Livre profond, surprenant. Il est osé ! Quel culot ! Quelle transgression aussi. Relire le Christ et récrire un évangile ! Il manquait ! Ce qui me questionne encore, c'est le lien entre souffrance et chemin spirituel... Le prochain chapitre va-t-il m'apporter quelques éléments de réponse ? " Nicolas B. "Plonger dans ton livre... comme si c'était moi, comme si j'étais toi, j'étais elle, lui, eux. C'est troublant comme j'ai perçu l'intemporel, l'éternel et l'instant de toujours. Je sentais, voyais, vibrais de la présence de Jésus. Oserai-je écrire de Dieu, alors que j'étais en 2018, simplement dans mon fauteuil ! " Corinne R. "Je lis ton livre à voix haute, lentement, pour savourer ton verbe. C'est ma chair que tu mets en mots, mon coeur qui est reconnu, mon âme qui est révélée... Ce manuscrit dans mon quotidien est incroyablement juste. L'ingrédient alchimique par excellence. " Deborah B. -D. "Courageux et magnifiques témoignages de ton parcours humain et spirituel ! Quel voyage tu m'as fait faire par ta lecture de l'Evangile que tu m'as fait redécouvrir 'dépoussiéré', dans un langage qui redonne du sens. Ce 'Notre Père' me parle, grâce à tes mots. Je suis touchée, interpellée par le rituel du pardon... dont tous les mots sont justes pour moi. " Françoise D. Adelheid Oesch vit en Suisse. Elle pratique et enseigne la relation consciente par le 'Dialogue Intérieur'. Elle est l'auteure de 'L'Arche du Coeur', Tomes I & II. Ed. Le Souffle d'Or. 1999

10/2020

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Littérature française

Laguille s'est fait coffret

Finale du championnat de France de rugby 1990 entre Agen et le Racing club de France. Trois ans après avoir été vaincus par le Toulon de Daniel Herrero (1987), les Ciel et Blanc du Racing vont cette fois remporter le fameux Bouclier de Brennus. Philippe Guillard est de cette aventure et devient donc champion de France. Toute la France fait alors connaissance avec une joyeuse bande de gamins qui joue au rugby comme elle le ferait dans une cours d'école ; en faisant fi des codes. C'est ainsi qu'un jour on la voit arriver sur la pelouse de Bayonne avec un béret basque sur la tête ou lors de cette finale au Parc des Princes devenue célèbre, avec un noeud papillon rose autour du cou ! Ca, c'est la première vie de Philippe Guillard. Et il y en aura bien d'autres. Comme lorsqu'en 1999, il publie Petits bruits de couloir qui consacre son arrivée définitive dans le monde littéraire (La Table ronde) avec à la clé deux prestigieux Prix (Grand Prix de la littérature sportive et Prix Sports-Scriptum). Mais c'était un peu vite oublier que Philippe Guillard avait auparavant publié un joli premier roman, Pourquoi c'est comment l'amour (Editions Le Franc-Dire, 1991), vendu souvent sous le manteau. Cette première oeuvre a longtemps été un Graal pour les fans de l'auteur tant on devinait dans les premières pages ce qu'il en serait de ce champion du ballon ovale. Un humour fin, une sensibilité assumée et un regard à part sur les choses de la vie. Voici donc rassemblés en un seul et même recueil ces deux ouvrages. Mais comme ce touche-à-tout ne sait pas s'arrêter, il lui a fallu d'un premier film pour faire une entrée fracassante dans le cinéma. Le fils à Jo sort sur tous les écrans de France au début de l'année 2011 et va conquérir pas moins de 1,3 million de spectateurs. Ce succès lance sa nouvelle vie de réalisateur, lui qui avait beaucoup joué avec les images sur l'antenne de Canal + et où ses sketches font aujourd'hui partie du patrimoine de la chaîne. Quelques années auparavant, il faut dire que Philippe Guillard s'était déjà essayé au grand écran en signant les scénarios de 3 zéros, Camping 1 et 2, Disco et Turf pour Fabien Ontoniente. C'est donc fort de tous ces succès que nous avons choisi de " coffret " Laguille pour mieux le connaître mais aussi pour mieux l'apprivoiser.

06/2020

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Ecrits sur l'art

Singuliers

Ce livre accompagne l'exposition présentée à l'abbaye d'Ardenne à l'été 2022. Conçue par Thierry Davila et réalisée en partenariat avec la Fondation Martin Bodmer et le musée d'Art moderne et contemporain de Genève, elle est consacrée aux carnets, cahiers et manuscrits d'écrivains, d'artistes, de philosophes... qui n'ont jamais fait l'objet d'une publication. Objets uniques, tous ont une présence matérielle et une expressivité visuelle exceptionnelles, que ce soit par leur graphie, leur beauté plastique ou leur facture particulière. Souvent exempts de corrections, ils fonctionnent comme des individus esthétiques achevés et autonomes, sans précédents : des oeuvres en soi. Richement illustré, cet ouvrage offre ainsi une constellation de singularités remarquables, dont certaines sont montrées pour la première fois en France. On y découvre notamment un traité polémique d'Isaac Newton sur l'Eglise, un premier essai de Jean-Jacques Rousseau sur l'éducation, les ajouts manuscrits proliférants d'Artur Schopenhauer entre les pages de son oeuvre inachevable, les audaces de Laurence Sterne dans l'édition originale de Tristram Shandy... A leur côté sont également présentées des pièces d'archives inédites d'auteurs et artistes majeurs du XXe siècle, parmi lesquels William S. Burroughs, Robert Filliou, Gisèle Freund, Philippe Lacoue-Labarthe, Henri Michaux, Wajdi Mouawad, Jean-Luc Nancy ou encore Antoine Vitez. Les documents réunis dans Singuliers sont pour les plupart des manuscrits qui tendent vers le livre, dont ils miment l'apparence et la structure, comme si l'idée du livre hantait l'activité créatrice dès son commencement. D'autres, imprimés retouchés à la main, se situent plutôt au-delà du livre, l'oeuvre se poursuivant dans les marges et les blancs du texte publié, l'auteur par son intervention rendant l'exemplaire imprimé unique, incomparable. Historien de l'art et philosophe de formation, Thierry Davila est conservateur chargé des éditions au Mamco de Genève. Il a organisé un certain nombre d'expositions, dont plusieurs ont mis en rapport l'art moderne et l'art le plus actuel, et a publié une dizaine d'ouvrages d'histoire et de théorie de l'art, parmi lesquels L'Art médecine (RMN, 1999) , Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l'art de la fin du XXe siècle (Editions du Regard, 2002 et 2010), In extremis. Essais sur l'art et ses déterritorialisations depuis 1960 (La lettre volée, 2009), De l'inframince. Brève histoire de l'imperceptible de Marcel Duchamp à nos jours (Editions du Regard, 2010 et 2019), Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés (Flammarion, 2018). Il est aussi l'éditeur, aux Presses du réel, du recueil Devant les images - Penser l'art et l'histoire avec Georges Didi-Huberman.

06/2022

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Monographies

A Woman's Voice is Revolution

Coédition Dilecta / Mucem Langues : français / anglais Exposition monographique dans le bâtiment GHR du Mucem du 1er décembre 2022 au 16 avril 2023, expositions dans le même temps à la Vieille Charité et au FRAC, Marseille Co-commissaires et co-directeurs d'ouvrage : Hélia Paukner et Philippe Dagen L'exposition "Ghada Amer" est la première rétrospective de l'artiste en France. Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelque dix ans plus tard, elle s'y forme à la Villa Arson avant de rejoindre l'Institut des hautes études en arts plastiques à Paris. Révoltée par la difficulté de s'affirmer comme peintre dans les années 1980 et a fortiori comme femme peintre, Ghada Amer élabore une oeuvre de toiles et d'installations brodées ainsi que de sculptures et de jardins, à travers lesquels la peinture s'affirme progressivement. En 1999, elle est invitée par Harald Szeemann à exposer à la Biennale de Venise, où elle reçoit le prix UNESCO. Depuis 1996, elle vit et travaille à New York. Dans trois lieux marseillais, la rétrospective réunit les différents modes d'expression plastique de l'artiste franco-égyptienne, depuis ses débuts jusqu'à ses créations les plus récentes. Au Mucem (fort Saint-Jean, GHR), le parcours transculturel et international de l'artiste sera mis en lumière. L'Orient, sa perception par l'Occident, la traductibilité d'une culture dans une autre, la religion, la condition féminine, l'actualité : autant de thèmes dont Ghada Amer livre une vision personnelle, engagée et nuancée, s'affirmant comme une des grandes voix des débats actuels sur les enjeux postcoloniaux de la création. En regard, une sculpture-jardin sera créée en extérieur, au fort Saint-Jean. Des photographies inédites de l'oeuvre produite seront intégrées à l'ouvrage. Au FRAC PACA La question de la femme transcende pour Ghada Amer celle de l'appartenance culturelle ou religieuse. Résolument féministe, elle s'est emparée en peintre du médium traditionnellement féminin de la broderie. Entre hommage et revendication, ses toiles entrent en dialogue avec les maîtres d'une histoire de l'art trop longtemps dominée par les hommes. Au-delà, elles se développent sous le signe d'une puissance créatrice jubilatoire et d'un intérêt nouveau pour le portrait. A la chapelle de la Vieille Charité Par de passionnants transferts d'une technique à l'autre, les expérimentations picturales de Ghada Amer investissent le champ de la sculpture - à travers installations et sculptures paysagères, mais aussi à travers des oeuvres en céramique et en bronze récemment poussées dans le sens de la monumentalité. Le livre portera un même titre pour les trois lieux (même si les expositions auront trois titres différents).

02/2023

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L'armoire aux miroirs

Dans l'Armoire aux Miroirs, Joëlle Arevalo met en parallèle deux intérieursA : celui de son armoire, et celui de son être. Elle nous convie à un va-et-vient entre faire le vide dans ses affaires et faire le vide dans sa vie pour ne garder que l'indispensable, l'essentiel. Cet ouvrage vient à point nommé pour chacun à un moment où il s'invite à faire l'examen de sa vie pour y mettre de l'ordre et gagner en harmonie, en bien-être. Au fil de la journée, le personnage va et vient entre passé lointain, passé récent et présent. Chaque style de vêtement est l'occasion de souvenirs et d'introspection. Par exemple, les retrouvailles avec des babouches ou une djellaba ramenées d'Egypte, ou même avec ses petites culottes, feront réapparaître images et réflexions, autant de messages conscients ou inconscients qui jalonnent une quête de soi. L'Armoire aux Miroirs est un livre puissant, vif, associant légèreté et sourire. Très vite, on s'identifie à Eve et on l'accompagne dans son tri qui est également un voyage intime. On assiste d'année en année à la découverte de sa légende personnelle, à l'évolution de la chrysalide jusqu'à sa renaissance, et à l'émergence de sa féminité naturellement sacrée outre que d'un bonheur tant attendu, serein, sans tabou et surtout, libre. Eve n'a plus peur, elle se détache de son passé, elle se relie à sa richesse intérieure et fait confiance au présent sans redouter l'avenir. Eve est vraiment née en abordant la cinquantaine. L'ouvrage s'articule en déroulant la vie sur un ton psychologique, initiatique et avec pour fil conducteur le développement personnel. Il s'adresse au grand public. L'auteur connaît parfaitement le sujet qu'elle déroule en triant une armoire. Son ouvrage permet une remise en ordre de la vie. Elle en développe l'expérience vécue tout au long de son livre. Née Cadolivaine, Joëlle Arevalo le reste aujourd'hui. Elle s'est toujours intéressée aux mécanismes inconscients qui dirigent les comportements humains. Elle est praticienne en psychothérapie. Son objectif, aider chacun sur la voie et la connaissance de sa richesse intérieure, afin de libérer ses états émotionnels et de l'aider à retrouver bien être et sérénité. Elle s'appuie sur une formation spécifique en psychologie clinique, d'obédience jungienne. ParmiA lesA outils utilisés, elle fait appel à l'art thérapeutique notamment du rêve, la psychothérapie et le coaching en développement personnel par exemple sous hypnose, sans négliger les massages ayurvédiques et les soins énergétiques. Elle a déjà rédigé d'autres ouvrages, en autoédition, Empreinte du Passé, en 1999, L'Inavoué, en 2009, Ce qui Résonne en Nous, en 2012 et Maldonne, en 2015. Avec L'Armoire aux Miroirs, elle signe son premier livre en édition grand public distribuée, aux éditions ECE-D, Paris.

11/2022

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Poésie

La plume du simorgh

Préfaçant en 1999 "Le Voyage de Midi" de Roberto Mussapi (éd. Gallimard/L'Arpenteur), Yves Bonnefoy soulignait "l'aspect européen de l'apport du poète piémontais" né en 1952, qui s'est imposé en Italie comme un des poètes majeurs de sa génération. Dans la conquête de sa voix de poète italien né au Nord de l'Italien dans une des principales régions de la résistance au fascisme, Mussapi s'est nourri de sa passion pour les poètes de l'imaginaire irlandais (W. B. Yeats, Seamus Heaney) autant que de l'oeuvre des grands romantiques anglais qu'il a traduits (Byron, Shelley, Keats, Coleridge), des auteurs français qu'il éprouve comme fraternels, de Villon à Beckett, des grands poètes latins comme Horace et Virgile, et de toute la poésie italienne depuis Pétrarque et Dante. Proche à ses débuts de Mario Luzi et de la romancière Lalla Romano, il a déployé depuis les années 1980 une activité considérable d'éditeur, de critique, d'homme de radio, de dramaturge (on lui doit une quinzaine de pièces de théâtre), et il a même écrit plusieurs livres pour les enfants. Dans son riche parcours, que plusieurs volumes de traductions ont déjà permis de faire connaître en France depuis Lumière frontale (La Différence, 1996), ce nouveau recueil, "La Plume du Simorgh", paru chez Mondadori en 2016, a marqué une date importante. La poésie de Mussapi s'y affirme de plus en plus narrative dans son essence profonde, mais aussi dialogique, donnnant la parole à des personnages qui nous racontent leur aventure, que parfois nous avions cru connaître quand ils sont célèbres, comme Marco Polo, mais dont nous découvrons la face cachée, le secret qui attendait d'être dévoilé. Aussi la jubilation de la fiction prend-elle ici volontiers a forme du texte apocryphe. La fascination pour l'Orient, proche ou lointain, aimante tout ce livre qui est comme un nouveau parcours poétique de la route de la soie sous la conduite du Simorgh, l'oiseau mythique de l'ancienne Perse qui niche dans l'arbre de la Connaissance et qui est si vieux qu'il a déjà vu trois fois la fin du monde. La quête du Simorgh par trente oiseaux pèlerins sous la conduite de la huppe formait la trame de "La Conférence des oiseaux", le récit du poète soufi du douzième siècle Farid al-Din Attar de Nichapour. A chacun des récits qui se succèdent dans ce livre, reprenant la même quête de sagesse et de beauté, Roberto Mussapi invite le lecteur à se demander quel est le véritable but du voyage. Ce recueil qui croise l'imaginaire des "Mille et Une nuits" et celui de l'Occident chrétien, est véritablement un appel à rendre au merveilleux et aux trésors de l'imagination créatrice la place qu'ils méritent dans le champ de la poésie du 21e siècle.

08/2025

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Photographes

Biarritz Paradiso

Biarritz n'est pas qu'une station balnéaire, c'est un théâtre ouvert sur le monde sauvage, un cinéma d'apocalypse en même temps qu'une terre d'élection pour les épiphanies. Un paradis paradoxal, en somme, qui porte sa propre nostalgie tout en donnant accès au fameux "sentiment océanique" cher à Freud, c'est-à-dire à une promesse métaphysique. Claude Nori s'y est installé en 1999 pour y être heureux et en faire son territoire rêvé qu'il photographie, doublé d'une nostalgie créative. La dolce vita italienne qu'il a maintes fois mise en avant dans ses livres se manifeste quelquefois sur les plages bordant l'océan comme un mirage étincelant. Biarritz devient alors Paradiso. Mais c'est Jacques-Henri Lartigue qui a inspiré la plupart de ses images. L'été, il se baignait tous les jours sur la plage du Port-Vieux. Un siècle plus tard, Nori perpétue la tradition, de même qu'il traque l'ombre de son aîné dans ses propres images, marchant sur ses traces, entre l'Hôtel du Palais et le Rocher de la Vierge, photographiant les petits miracles qui survivent à l'épreuve du temps. Des gestes, des reliques. Un fragment d'éternité fixé dans un sourire adolescent, la complicité d'Isabelle, la femme aimée ou la voussure d'un homme contemplant les vagues. Les deux ont finalement porté la photographie à son plus haut degré de délicatesse et d'incandescence, archivant les joies simples de l'enfance, les accélérations du présent, la griserie des bains de mer et la folle beauté des instants vulnérables. Pour Claude Nori, la vocation de capter la vie au présent est moins un témoignage d'insouciance qu'une façon élégante et polie d'enregistrer la disparition en cours. Erwan Desplanques se joint au livre afin de célébrer les deux artistes tout en évoquant ses jeunes années à Biarritz où il découvrit son métier de journaliste et sa vocation d'écrivain. Né en 1980, il a publié trois livres aux éditions de L'Olivier, dont L'Amérique derrière moi, prix Récamier 2019. Il est également commissaire d'exposition et critique littéraire à Sud-Ouest. Claude Nori photographe, écrivain à ses heures et quelques fois cinéaste a inventé la Photobiographie et ne cesse de surfer sur les vagues de son existence à la recherche d'épiphanies liées à l'enfance, aux amours balnéaires, aux flirts d'un été italien dont plusieurs de ses livres se font l'écho. En 2011, il avait déjà publié Jours heureux au Pays basque aujourd'hui introuvable. A travers ses nombreux albums, Jacques Henri Lartigue (1986-1894) relata avec des images d'une grande liberté formelle et des textes vifs et poétiques sa vie familiale, la société mondaine de la Belle Epoque, les premiers temps de l'aviation et l'ambiance sensuelle des lieux de villégiature où il séjournait les beaux jours. Biarritz Paradiso est également le titre d'une exposition organisée à la galerie Arrêt sur l'image, à Bordeaux, en septembre 2023.

09/2023

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Les grands jours qui ont changé l'Amérique

Le roman vrai des Etats-Unis Il suffit d'une journée pour changer le cours de l'Histoire. Lorsque des femmes, des hommes, par leur courage, leur ambition ou leur vilénie, infléchissent soudain le destin d'une nation. Ce 3 juillet 1863 par exemple, quand l'Amérique déchirée par la guerre civile, hagarde, réalise qu'elle vient d'exterminer 50 000 des siens sur une colline de Pennsylvanie. Ce 20 juillet 1969, quand, grâce au pari fou de John Kennedy mais aussi à la science de l'Allemagne nazie, deux hommes marchent dans la poussière lunaire. Ce 15 octobre 2017, lorsqu'une actrice lance deux petits mots sur les réseaux sociaux, Me Too, et déclenche une révolution mondiale. Ou cette après-midi furieuse du 6 janvier 2021 qui voit des insurgés attaquer le Capitole à l'appel d'un président malveillant... Conjuguant la rigueur de l'historien et la plume du grand reporter, les auteurs révèlent les coulisses de ces journées exceptionnelles qui ont fait l'Amérique depuis ses origines et renversent bien des mythes. En une succession de nouvelles épiques, ils tissent une histoire des Etats-Unis d'un genre inédit, une aventure passionnée et chaotique qui nous plonge dans l'inconscient d'un pays-monde épris de liberté mais tenaillé par la violence. Une histoire où la quête de l'universel se conjugue avec l'obsession de la grandeur. En voici le sommaire : Chapitre 1. 22 novembre 1621 : Le Mayflower Chapitre 2. 4 juillet 1776 : La Déclaration d'Indépendance Chapitre 3. 2 décembre 1823 : La doctrine Monroe Chapitre 4. 6 mars 1836 : Le Texas se choisit un destin américain Chapitre 5. 24 janvier 1848 : Le jour qui donne vie au grand mythe de l'Ouest Chapitre 6. 19 novembre 1863 : Abraham Lincoln refonde la nation Chapitre 7. 29 décembre 1890 : Les Américains enterrent les nations indiennes Chapitre 8. 4 juillet 1917 : Les Etats-Unis endossent le rôle de puissance mondiale Chapitre 9. 29 octobre 1929 : Le jour où s'effondre le capitalisme made in USA Chapitre 10. 7 décembre 1941 : L'Amérique se retrouve entrainée dans la seconde guerre mondiale Chapitre 11. 6 août 1945 : Hiroshima Chapitre 12. 27 août 1963 : Le discours de Martin Luther King Chapitre 13. 22 novembre 1963 : L'assassinat de JFK Chapitre 14. 20 juillet 1969 : Les Etats-Unis décrochent la Lune Chapitre 15. 9 août 1974 : Le Watergate Chapitre 16. 30 avril 1975 : Le jour ou l'Amérique abandonne le Vietnam et ses illusions Chapitre 17. 12 juin 1987 : L'Amérique précipite la fin de la guerre froide et celle de l'URSS Chapitre 18. 20 avril 1999 : Le massacre de Columbine Chapitre 19. 11 septembre 2001 : Le terrorisme islamiste frappe au coeur de la nation Chapitre 20. 19 mars 2003 : La guerre du Golfe Chapitre 21. 4 novembre 2008 : Le jour où les Etats-Unis se donnent un président noir. Chapitre 22. 15 octobre 2017 : Me Too Chapitre 23. 6 janvier 2021 : Donald Trump vaincu appelle à l'insurrection Annexe. L'Histoire des Etats-Unis en Cent jours

09/2021

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Intelligence artificielle

Simulation multi-agents : nouvelles approches, nouveaux enjeux (JFSMA'24) Modélisation et simulation (JFMS'24)

Cet ouvrage contient les contributions sélectionnées et présentées lors de la trente-deuxième édition des JFSMA qui se déroule à Cargèse, du 6 au 8 novembre 2024, organisée conjointement avec les Journées Francophones de la Modélisation et de la Simulation (JFMS). Les JFMS ont pour objectif de fédérer et promouvoir les travaux autour de la théorie de la modélisation et de la simulation (TM&S), et plus particulièrement autour du formalisme DEVS et de ses extensions. L'objectif est de promouvoir une approche systémique et intégrée de la modélisation des systèmes complexes. Le paradigme multi-agents, pluridisciplinaire, fournit un cadre conceptuel pour l'analyse et la conception de systèmes dont la dynamique globale est le résultat des interactions entre des entités autonomes - agents - qui interagissent dans un environnement commun. Les travaux de recherche qui sont associés à ce paradigme proposent ainsi des modèles, des méthodologies, des techniques et des outils pour répondre notamment à différentes questions que l'on peut décliner selon quatre aspects? : — la modélisation informatique de processus complexes simulant une dynamique collective qui est le résultat des comportements individuels et de leurs interactions ; — la résolution collective de problèmes pour laquelle il s'agit de résoudre de manière distribuée un problème qui se pose globalement à la collectivité d'agents ; — le développement de systèmes informatiques décentralisés où l'approche multi-agents permet l'interopérabilité au niveau sémantique et la coopération d'applicatifs et de services autonomes ; — l'étude, la modélisation, la conception et l'évaluation de l'interaction dans les interfaces de dialogue (verbale ou non-verbale) et les systèmes médiatisés où humains et machines coopèrent. Les Journées Francophones sur les Systèmes Multi-Agents (JFSMA) sont le rendez-vous annuel de la communauté des chercheurs francophones travaillant dans les domaines de l'intelligence artificielle distribuée et des Systèmes Multi-Agents (SMA). Ces journées sont un moment privilégié d'échanges scientifiques multidisciplinaires. Elles réunissent des académiques et des industriels qui étudient, manipulent et font évoluer le paradigme multi-agents pour examiner des problématiques issues de domaines liés à l'informatique (intelligence et vie artificielle, génie logiciel, robotique collective, etc.), à l'automatique, aux sciences naturelles (épidémiologie, éthologie, écologie, etc.) et aux sciences humaines et sociales (économie, sociologie, linguistique, etc.). Par tradition, chaque édition des JFSMA met en avant une thématique spécifique que les auteurs sont invités à prendre en compte dans leurs contributions, s'ils le souhaitent. Cette année, le thème des Journées est "?simulation multi-agents? : nouvelles approches, nouveaux enjeux?". Les précédentes journées se sont tenues à Toulouse (1993), Grenoble (1994), Chambéry (1995), Port-Camargue (1996), Nice (1997), Nancy (1998), L'Ile de la Réunion (1999), Saint-Etienne (2000), Montréal (2001), Lille (2002), Hammamet (2003), Paris (2004), Calais (2005), Annecy (2006), Carcassonne (2007), Brest (2008), Lyon (2009), Mahdia (2010), Valenciennes (2011), Honfleur (2012), Lille (PFIA, 2013), Loriol-sur-Drôme (2014), Rennes (PFIA, 2015), Saint Martin du Vivier - Rouen (2016), Caen (PFIA, 2017), Métabief - Besançon (2018), Toulouse (PFIA, 2019), Angers (PFIA virtualisée, 2020), Bordeaux (PFIA virtualisée, 2021), Saint-Etienne (PFIA, 2022) et enfin Strasbourg (PFIA, 2023).

11/2024

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Littérature française

Le secret de René Dorlinde

Boutang écrit cette fable en 1944 et elle paraît en 1947, deux ans avant 1984 de George Orwell. L'épuration à la fin de la Guerre et l'alliance avec le parti communiste affile à Staline expliquant son climat oppressant, mais le récit se situe dans le futur, vingt ans après la révolution sociale qui a ébranlé les fondements de l'homme même, éliminé les réalités "bourgeoises" de la famille, la religion et la nation, et réduit à rien le "souci des origines" et la "pire idole de la bourgeoisie" : l'Etat. Réné Dorlinde est mort en 1999, nous dit-on, et c'est à la faveur d'une accalmie dans la marche révolutionnaire que nous parvient ce texte scandaleux. Ancien directeur de banque , Dorlinde prétend être passé à la révolution après la destruction de sa classe, mais il semble avoir simulé ce ralliement et préservé le coeur du système qui l'exclut une rémanence dangereuse du monde ancien : sa mère demeurée à l'abri des bouleversements de la révolution, chez elle cloîtrée avec ses souvenirs constitue de fait un foyer rétif à la révolution attirant de singuliers visiteurs, une espèce de blockhaus rétrograde abritant la résistance de l'âme face à la "nouvelle Babel" et ses horribles destructions. Le livre fait donc le constat d'une défaite totale de l'ordre ancien et donne cependant une clé pour qu'il survive. "Le secret, dans son essence, est contre révolutionnaire", explique Boutang dans ce roman, trente ans avant de pouvoir rédiger son Ontologie du secret (I 973), "maître texte du XXe siècle" selon George Steiner. Déjà René Dorlinde pose "la question (le paradoxe) de toute prophétie secrète", et c'est à peine si ce livre est lui-même parvenu jusqu'à nous : réédité et augmenté deux fois (1958 et 1991), la puissance qu'exerce cette espèce de samizdat depuis une époque où ce mot était inconnu en Occident s'étend à la mesure des bouleversements que nous vivons. La langue elle-même doit mourir, dans le livre, parce qu'elle est chargée de souvenirs délicieux ou horribles qui rendraient impossible la naissance d'un homme nouveau. L'homme peut-il être débarrassé de toute vie intérieure ? "Non seulement il n'y a pas d'au-delà, mais il n'y a pas d'en dedans de la vie il n'y a qu'une vraie vie, juste comme elle est, et c'est la révolution." On songe à la phrase de Bemamos dans La France contre les robots, paru également en 1947 : "On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure", mais c'est Boutang qui définit le mieux le système totalitaire dont Orwell a bien vu qu'il "prétend contrôler le passé aussi bien que l'avenir" : s'il abolit l'amour et tout le monde ancien c'est parce qu'il est capable d'annihiler toute relation avec le passé - c'est la rupture du lien avec le passé qu'est la production suffisante et seule réellement inouïe du monde nouveau.

03/2022

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Histoire des mentalités

L'esprit des sourds

Cette édition papier, en couleur, du premier volume couvrant l’histoire des signes de l’Antiquité au début du 19e siècle. Le langage est indissociable de l’humanité et la langue des signes est indissociable des sourds. Ce livre conte comment ils surmontèrent les représentations qui s’opposèrent à leur reconnaissance, forgeant leur liberté et leur culture silencieuse. Selon une statistique d’origine inconnue, mais reprise par tous les auteurs, 95% des sourds naissent dans des familles qui entendent. Ainsi, en majorité, les sourds remplacent l’absence d’ancêtres sourds par une histoire à laquelle ils sont très attachés. Sa principale origine remonte à Ferdinand Berthier (1803-1886) qui redécouvre l’abbé de l’Epée et en fait une légende sourde, un mythe fondateur qui ne sera plus oublié jusqu’à nos jours. Il faudra attendre le vingtième siècle pour que soit redécouverte la géniale intuition d’Auguste Bébian (1789-1839) qui, avant même l’invention de la linguistique, découvre la possibilité d’écrire les signes. Longtemps, les signes n’ont pas eu de forme écrite et n’ont guère laissé de traces. Il faudra la vulgarisation de la vidéo pour conserver des témoignages dont les futurs historiens feront leur miel. C’est pourquoi la principale trace de l’histoire des sourds est celle de leur éducabilité et de leur instruction, mais elle ne s’y limite pas. Parcourir l’histoire des sourds, c’est croiser et recroiser bien d’autres histoires : celles des idées, de la philosophie, de l’éducation, de la médecine, des sciences sanitaires et sociales, des techniques, de la politique, de la presse… L’histoire des sourds c’est aussi, et d’abord, l’histoire de la gestualité, des signes et leur lente reconnaissance. D’après sa thèse en Linguistique soutenue en 1999, à l’université René Descartes, Paris V, Yves Bernard nous invite à le suivre sur les chemins qu’il ouvre à travers l’immense forêt des autres histoires. Non pas un parcours chronologique, mais des tracés thématiques qui, souvent, se rencontrent et nous conduisent à travers l’Antiquité, les débuts de l’éducation en Espagne, en Angleterre et en France, le siècle des Lumières, la Révolution française, les méthodes en Europe et aux États-Unis, les destinées sociales et les utopies… jusqu’aux thématiques silencieuses du XIXe siècle. Le langage est indissociable de l’humanité et la langue des signes est indissociable des sourds. Il importe peu que la langue soit parlée, sifflée ou signée. Ce livre retrace l’histoire de la gestualité et des signes, la lente progression vers l’éducation et la citoyenneté qui ont formé, au fil du temps, l’esprit des sourds. Ce tome 1 (livre papier) couvre l’histoire silencieuse de l’Antiquité aux premiers temps des grandes institutions de sourds-muets, jusqu’en 1829, situant les cadres des futurs combats identitaires des sourds. Les conceptions des grands philosophes y sont abordées : Socrate et Platon, saint Jérôme et saint Augustin, Montaigne, Locke, Descartes, Condillac, Rousseau, Diderot, etc... (le DVD comporte le livre intégral.)

01/2019

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Littérature française

La cuisinière des Kennedy

UN DESTIN EXTRAORDINAIRE Le destin extraordinaire d'une enfant trouvée qui devint, par la force de sa passion, la cuisinière des Kennedy. " Passionnant ! " Laurent Mariotte, Europe 1 - La table des bons vivants " Quel destin ! " Tatiana de Rosnay, Le Parisien Week-end/ Aujourd'hui en France 1999. Dans un cimetière du Vaucluse, sur la tombe d'une certaine Andrée Imbert, une couronne de fleurs et ces mots : " To Andrée, with love and gratitude. The Kennedy Family. " Quel est donc le lien entre cette femme et l'illustre famille ? Rien ne prédestinait la petite Andrée, pupille de la nation placée dans l'arrière-pays drômois, à côtoyer les plus grands... Pourtant, sa détermination et son don pour la cuisine guideront ses pas jusqu'aux Etats-Unis, où elle entre au service des Kennedy. Au coeur de la maisonnée, Andrée prépare les gâteaux d'anniversaire, imagine le menu des dîners de gala, console les peines des petits et partage les joies de la famille la plus célèbre du XXe siècle. L'histoire savoureuse d'une femme qui a réellement existé, ponctuée de photographies privées et de recettes extraites de son carnet. Les Escales éditions " Ces pages, truffées d'anecdotes inédites et personnelles, sont aussi savoureuses qu'étonnantes. " Laurence Caracalla, Le Figaro Magazine " Impossible de ne pas s'attacher à cette héroïne discrète qui partage malgré elle joies et tourments de la tribu américaine la plus célèbre du monde. " Tatiana de Rosnay, Le Parisien Week-end / Aujourd'hui en France " Passionnant ! " Laurent Mariotte, Europe 1 - La table des bons vivants " Le portrait extraordinaire d'une femme audacieuse, courageuse et extrêmement moderne. Valérie Paturaud est une conteuse absolument fabuleuse, délicate et d'une grande finesse. " Olivia de Lamberterie, France 2 Télématin " Une vision de l'Amérique, à travers ses mythes, sa réalité et un destin de femme. " Lire Magazine " On s'amuse de découvrir comment cette cuisinière, qui n'avait rien perdu de sa gouaille provençale, demeura, deux décennies durant, la garante du bon goût et du savoir-vivre à la française en territoire yankee. " Léo Bourdin, Le Monde. fr " Une sacrée destinée racontée par la romancière Valérie Paturaud. " Le Point. fr " Un livre extraordinaire. " Le Magazine de la santé , France 5 " On a aimé l'incroyable parcours de cette femme, pupille de la Nation, forte et résiliente, que rien ne destinait à se retrouver aux premières loges de l'Histoire. " Céline Lacourcelle, Femme Actuelle jeux extra " C'est le livre à lire cet été. " France Info TV " Un fabuleux destin magistralement raconté par Valérie Paturaud. " Bernard Lehut, RTL " L'histoire incroyable de cette femme passionnée et généreuse qui a quitté sa terre natale pour entrer au service de la plus célèbre famille du 20ème siècle. " LE JOURNAL DU QUEBEC " L'auteure nous plonge dans une épatante histoire vraie. " Les Echos A PROPOS DE L'AUTRICE : Valérie Paturaud , installée dans la Drôme depuis plusieurs années, a exercé le métier d'institutrice avant de se consacrer à l'écriture. Son premier roman, Nézida (Liana Levi, 2020), a rencontré un grand succès.

04/2024

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Mythologie

Mythes grecs

Tome I. Origines "Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être", déclarait La Fontaine, après le fabuliste latin Phèdre. Il y a l'apparence et la réalité, la surface et les strates successives qui, de descente en descente dans les profondeurs du mythe, livreront peut-être au mythologue mué en spéléologue la signification la plus ancienne. C'est ainsi que, grâce à l'étymologie se révèlent les traits primitifs de la personnalité de certains héros. Mais cette recherche nous mène plus loin encore, vers les origines du monde, les cosmogonies, les cataclysmes primordiaux, les naissances et renaissances d'une humanité sans cesse remise en question par le dieu suprême. Elle permet de découvrir, au-delà de l'admirable torse pivotant du Discobole de Myron, les dieux de la végétation bulbeuse que vénéraient les premiers hommes. Elle met en lumière la propension des Grecs à éloigner dans l'espace et dans le temps aussi bien le monde idéal (les pays au parfum où habitent les dieux, les contrées de justice, d'abondance et de bonheur des Hyperboréens et des Ethiopiens) que l'humanité qui s'entretue et s'entredévore, une humanité enférocée qui, selon les Grecs, ne saurait être que barbare, non-grecque. Mais cette opération de propagande, consciente ou inconsciente, est manquée : les mythes dévoilent, les mythes dénoncent. Tome II. L'initiation Au troisième millénaire se pratiquent encore chez certains peuples (Afrique, Nouvelle-Guinée, Amérindiens) des rites initiatiques très proches de ceux que les Grecs ont connus bien avant Homère. A l'époque classique il en restait des souvenirs, surtout dans les pays des confins, mais aussi dans les institutions des cités les plus civilisées (comme Athènes, Sparte, Thèbes ou Corinthe), et plus encore dans leurs mythes. Le fil d'Ariane qui permet de retrouver ses traces, c'est la symbolique de la mort et de la résurrection. Quittant le monde de l'enfance pour entrer dans celui des adultes, l'adolescent doit mourir pour mieux renaître. Cet ouvrage s'efforce de dégager dix-sept traits initiatiques, les plus fréquents, avant d'entrer dans le détail des mythes, poser les questions et tenter de les résoudre. Par exemple : quel rapport y a-t-il entre le labyrinthe et la danse de la grue exécutée par Thésée et ses compagnons après la victoire sur le Minotaure ? D'où vient la granitula, une danse encore exécutée en Italie du sud et en Corse du nord le jour du Vendredi Saint ? Pourquoi tant de héros portent-ils le nom du loup, de Lycomède aux nombreux Lykos en passant par Autolykos, Harpalykos, Lykas, Lykenion ou Lycurgue ? Telles sont quelques-unes des questions qui sont posées dans cet ouvrage. Bien entendu, la place finale, la place d'honneur, est réservée à Ulysse, le plus "éprouvé" de tous les héros grecs. Ces Mythes Grecs I & II sont le fruit d'une recherche commencée il y a un tiers de siècle. Ils ont fait l'objet d'une première publication par les Publications de la Recherche, Université Paul-Valéry, Montpellier III, en 1999 pour Mythes Grecs I et en 2002 pour Mythes Grecs II. Dans chaque tome un index facilite la recherche d'informations sur les héros et les dieux étudiés

05/2016

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Aide humanitaire

Gouverner les exilés aux frontières

Coordinatrice de l'ouvrage : Annalisa Lendaro, sociologue, chargée de recherches au CNRS (Certop) ; E-mail : annalisa. lendaro@univ-tlse2. fr Titre de l'ouvrage : Gouverner les exilé. e. s aux frontières. Pouvoir discrétionnaire, résistances, controverses Calais, frontière franco-britannique, octobre 2016 ©. Présentation et argumentaire La frontière contemporaine tue, blesse, enferme, et éloigne une partie des candidat. e. s à la migration. Qu'elle soit maritime, terrestre, ou alpine, elle est un outil déstiné à trier les personnes migrantes selon leur (in)désirabilité. La condition d'indérisable, en dépit de critères juridiques inscrits dans le droit national et international, est le produit de pratiques discrétionnaires d'agents de police, de fonctionnaires préfectoraux, et autres "faiseurs de frontières" . De ce fait, la frontière contemporaine est à la fois un territoire, et un dispositif de gouvernement des populations, où l'effectivité des droits fondamentaux (à une vie digne, à l'éducation, à la justice, à la santé, etc.) est quotidiennement mise à mal. Sur la base d'enquêtes qualitatives menées à trois frontières françaises (la frontière franco- britannique, la frontière franco-italienne, et la frontière basque) dans le cadre d'un projet financé par l'ANR (DisPow 2019-2022), cet ouvrage collectif se propose d'apporter un éclairage résolument pluridisciplinaire (sociologie, géographie, philosophie, droit, science politique) sur les différentes facettes du gouvernement des exilé. e. s en France et sur ses effets socio-politiques. Pour cela, il s'intéressera tout d'abord à la densité des normes et consignes, parfois contradictoires, qui régissent les territoires frontaliers (partie I), puis aux marges de manoeuvre, dilemmes moraux, et contraintes organisationnelles de groupes d'acteurs qui disposent d'un pouvoir décisionnaire sur ces mêmes territoires (policiers, cheminots...) (partie II). L'ouvrage entend enfin éclairer les formes de contestation et de résistance à ce pouvoir discrétionnaire (III), considéré par certains acteurs et groupes comme étant proche de l'arbitraire et de l'abus : avec quelles attentes, de quelles façons, et avec quels résultats l'arme du droit peut-elle être mobilisée par les bénévoles pro-migrants et par les exilé. e. s eux-mêmes contre l'Etat ou les pouvoirs locaux ? Comment les associations et les collectifs, mais aussi les professionnels du droit tels que les avocat. e. s, tentent-iels de sensibiliser, d'alerter, de contester les décisions ou d'obtenir justice au nom des exilé. e. s, et pourquoi certains "cas judiciaires" deviennent emblématiques et font débat dans l'espace public à un moment donné (et d'autres non)? En cela, les contributions de l'ouvrage fournissent des pistes pour analyser les controverses socio-juridiques en lien avec le gouvernement des exilé. e. s, et pour comprendre leurs origines, les différentes conceptions de la justice qu'elles symbolisent, la façon dont elles questionnent les politiques migratoires contemporaines et les principes qui les sous-tendent et justifient. La problématique et l'originalité du projet D'un point de vue juridique, le pouvoir discrétionnaire relève d'une action entreprise à l'appréciation d'une administration et/ou d'un agent public, sans que sa conduite ou décision ne lui soit dictée clairement ou de manière univoque par le droit (Spire 2008, Dubois 2009). En principe, ce pouvoir est donc exercé par les détenteur·rice·s d'une autorité publique (centrale ou décentralisée, de maintien de l'ordre ou administrative) et se manifeste par leur liberté d'action lorsque les décisions qu'iels ont à prendre ne sont pas encadrées de façon stricte par des règles de droit et/ou des procédures détaillées (Van der Woude et Van der Leun 2017). Cette "compétence discrétionnaire" est alors accordée par la loi aux agents de l'Etat, tels que les fonctionnaires administratif·ve·s (Laurens 2008, Miaz 2019). Elle permet, du moins en théorie, de distinguer "pouvoir discrétionnaire" et "mesures arbitraires" , les dernières renvoyant à des pratiques abusives car prises manifestement en décalage par rapport aux textes juridiques, aux procédures, ou aux compétences attribuées aux agents concernés (Chauvet cit.). Néanmoins, les textes peuvent se prêter à des interprétations tellement différentes (ou rentrer en conflit entre eux) que la frontière entre discrétionnaire et arbitraire est parfois difficile à tracer (Fassin 2014, Campbell 1999, Laurens cit.). Aussi, il serait réducteur de concevoir ce pouvoir comme uniquement le fait d'acteurs publics : dans le cadre du projet DisPow, auquel ont participé les auteur. e. s de cet ouvrage, les enquêtes menées ont exploré les multiples facettes du pouvoir discrétionnaire en pratique(s) en se focalisant à la fois sur des territoires spécifiques, les frontières, et sur un champ juridique particulier, le droit des étranger·e·s ; en effet, ces deux focales permettent de montrer à quel point l'imprécision des critères législatifs ou règlementaires laisse la possibilité - ou impose la responsabilité - aux acteurs publics mais aussi privés de choisir comment interpréter les règles ou consignes et donc comment agir face à une situation concrète, avec comme conséquences principales, d'une part, des pratiques très disparates selon le territoire, l'organisation du service, les enjeux réputationnels au sein du groupe, etc. , et d'autre part, un accès des étranger·e·s à leurs droits très aléatoire. Ainsi, nous avons étudié les formes et les effets d'un pouvoir discrétionnaire qui désigne la sphère d'autonomie à l'intérieur de laquelle les agents de l'administration (Spire 2008, Dubois 2009), mais aussi les "faiseurs de frontière" (transporteurs, contrôleurs, agents de sécurité etc.) (Guenebeaud 2019) et les accompagnant·e·s (juristes bénévoles, avocat·e·s, activistes) (Lendaro 2021) peuvent prendre différentes décisions au sujet des personnes en situation de migration, et ce, pas forcément en l'absence d'une règle mais plus souvent en présence d'une multiplicité d'injonctions ou de suggestions dont le degré de contrainte varie (Parrot 2019). L'ambition de cet ouvrage est de contribuer à la compréhension des origines socio-juridiques, morales, et organisationnelles, et des effets sociaux et politiques, de cette porosité entre discrétionnaire et arbitraire aux frontières. Son originalité est de vouloir le faire à la lumière, d'une part, des pratiques des acteurs aux prises avec la mise en oeuvre des politiques migratoires en France, et d'autre part, des actions et stratégies entreprises par les individus et groupes qui essayent de les contester, de déjouer leurs contraintes, de dénoncer leurs effets, voire d'attaquer en justice les responsables de violences et/ou violations de droits. L'ensemble des contributions partent du principe que le droit, loin de constituer une matière figée dont l'application serait homogène et capable d'orienter dans un seul et même sens les pratiques individuelles et collectives, est d'une part le produit de phénomènes sociaux et de rapports de forces en évolution, et d'autre part, contribue évidemment aussi à cette même évolution des rapports sociaux (Calavita 2016, Ewick et Silbey 1998, Bourdieu 1990). Pensées pour se faire écho et s'articuler à la problématique générale de l'ouvrage, les contributions se proposent de répondre aux questions suivantes : quelles sont les manifestations de ce pouvoir discrétionnaire aux frontières et que nous disent-elles de phénomènes sociaux plus globaux tels que l'évolution des inégalités entre groupes sociaux, l'effectivité des libertés publiques, ou encore la place du droit dans les mouvements sociaux ? En quoi les formes et les effets du pouvoir discrétionnaire en pratique(s) nous renseignent-ils sur les rapports au droit et à la légalité des acteur·rice·s qui l'exercent (Ewick et Silbey 1998, Pélisse 2005) ? Quels apprentissages du politique (Soss 1999) apparaissent via la rencontre avec le droit et ses marges d'interprétation ? Quels sont les dilemmes moraux auxquels sont confrontés les acteur·rice·s pouvant exercer un certain pouvoir discrétionnaire (Fassin et Eideliman 2012)? Quels usages stratégiques et/ou militants du droit sont mis en oeuvre en réaction à l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire considéré comme arbitraire et donc injuste (Israël 2009, Lendaro 2021)? Quelles luttes sont davantage investies par la judiciarisation (Commaille 2008) et à quelles conditions le droit peut-il être considéré par les acteur·rice·s comme un outil de changement social (McCann 2006, Galanter 1974) ? Bibliographie Bourdieu, P. (1990) "Droit et passe-droit. Le champ des pouvoirs territoriaux et la mise en oeuvre des règlements" , Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 81-82 86-96. Calavita, K. (2016) Invitation to Law and society. An introduction to the study of real Law. Chicago University Press. Campbell, E. (1999) "Towards a sociological Theory of discretion" , International Journal of the Sociology of Law 27, PP 79-101. Chauvet, C. (2009) "Arbitraire et discrétionnaire en droit administratif" , Gilles J. Guglielmi éd. , La faveur et le droit. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, p. 335-355. Commaille, J. (2008). 13. La judiciarisation : nouveau régime de régulation politique. Dans : Olivier Giraud éd. , Politiques publiques et démocratie (pp. 305-319). Paris : La Découverte. Dubois, V. (2009), Le paradoxe du contrôleur. Incertitude et contrainte institutionnelle dans le contrôle des assistés sociaux, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 178, 28-49. Ewick P. , Silbey S. (1998) The Common Place of Law. Stories from Everyday Life, Chicago and London, The University of Chicago Press. Fassin D. (2014) "Pouvoir discrétionnaire et politiques sécuritaires. Le chèque en gris de l'Etat à la police" , Actes de la recherche en sciences sociales, 201-202(1) 72-86. Fassin, D. & Eideliman, J. (2012). Economies morales contemporaines. Paris : La Découverte. Galanter, M. (1974). Why the 'Haves' Come out Ahead : Speculations on the Limits of Legal Change. Law and society review, 9(1), 95-160. Guenebeaud, C. (2019), "Nous ne sommes pas des passeurs de migrants" : le rôle des transporteurs routiers et maritimes dans la mise en oeuvre des contrôles à la frontière franco-britannique. Lien social et Politiques, 83, 103-122. Israël, L. (2009). L'arme du droit. Presses de SciencesPo. Laurens S. (2008) "Les agents de l'Etat face à leur propre pouvoir. Eléments pour une micro-analyse des mots griffonnés en marge des décisions officielles" , Genèses, 72(3) 26-41. Lendaro, A. (2021). Défendre les "délinquant·e·s solidaires" . Quelles sont les limites de l'engagement des avocat·e·s de la cause des étranger·e·s ? . Droit et société, 107, 67-82. McCann M. (Ed.) (2006), Law and Social Movements, Ashgate. Miaz J. (2019). Le Droit et ses médiations : Pratiques d'instruction des demandes d'asile et encadrement institutionnel des décisions, Politique et Sociétés, 38 (1) 71-98. Parrot, K. (2019). Carte blanche. L'Etat contre les étrangers, Paris, La Fabrique. Pélisse, J. (2005). A-t-on conscience du droit ? Autour des Legal Consciousness Studies. Genèses, n° 59(2), 114-130. Soss, J. (1999), "Lessons of Welfare : Policy Design, Political Learning, and Political Action" , American Political Science Review, 93 (2), p. 363-380. Spire, A. (2008). Accueillir ou reconduire - Enquête sur les guichets de l'immigration, Editeur Raisons d'agir. Van der Woude M. , Van der Leun J. (2017), "Crimmigration Checks in the Internal Border Areas of the EU : Finding the Discretion that Matters" , European Journal of Criminology, 14 (1), 27-45. Titre (provisoire) Gouverner les exilé. e. s aux frontières. Pouvoir discrétionnaire, résistances, controverses. Avant-propos : Iker Barbero, juriste et philosophe, Professeur à Université de Bilbao (ES). (environ 10 000 signes) Introduction (environ 25 000 signes) La frontière comme dispositif de gouvernement des exilé. e. s : enjeux et méthodes, Annalisa Lendaro, CR CNRS, Certop Partie 1 Que fait le droit à la frontiere (et viceversa)? (chapeau d'environ 6 000 signes) 1. La condition migrante : gouverner les corps par l'ineffectivité des droits (environ 45 000 signes/chaque chapitre). Hourya Bentouhami, MCF Philosophie 2. Des solidarités et dé-solidarité dans l'Union européenne en matière de migration. Mehdi Mezaguer, MCF Droit Partie 2 Tous 'faiseurs de frontiere'? Policiers et transporteurs face au contrôle des mobilités (chapeau d'environ 6 000 signes) 1. Ethos professionnels et dilemmes moraux des forces de l'ordre à la frontière franco-britannique. Camille Guenebeaud, MCF Géographie 2. Les cheminots à la frontière basque : dynamiques organisationnelles et pratiques individuelles de résistance. Bénédicte Michalon (DR CNRS Géographie) et Thomas Sommer-Houdeville (post-doc Sociologie) 3. La frontière brûle. Résistances et mal-être des cheminots dans les Alpes Maritimes. Annalisa Lendaro, CR CNRS Sociologie 4. 'Je ne suis pas un collabo' : marges de manoeuvre et contraintes des conducteurs de bus dans le briançonnais. Annalisa Lendaro (CR CNRS Sociologie) et Oriana Philippe (Doctorante Droit et Géographie) Partie 3 Mobiliser le droit en faveur des exilé. e. s (chapeau d'environ 6 000 signes) 1. L'arme du droit et ses coûts : experts et profanes à Calais. Karine Lamarche (CR CNRS Sociologie), Annalisa Lendaro (CR CNRS Sociologie) 2. Dénoncer, faire du plaidoyer, monter un recours. Les registres de la résistance par le droit à la frontière franco-italienne (Vintimille et Briancon). Oriana Philippe (Doctorante Droit et Géographie) et Daniela Trucco (Post-doc Science Politique) 3. Face au pouvoir discrétionnaire de l'Etat aux frontières, adaptations et stratégies des mineurs non accompagné (MNA) et de leurs soutiens. Soline Laplanche-Servigne (MCF Science Politique), Bastien Roland (Doctorant Sociologie) et Thomas Sommer-Houdeville (post-doc Sociologie). Conclusion (environ 25 000 signes) Mobiliser le droit et après ? Faire circuler les expériences de lutte aux frontières, Annalisa Lendaro Postface (environ 15 000 signes), Alexis Spire, DR CNRS. Information sur les auteur. e. s et sur la coordinatrice Coordinatrice : Annalisa Lendaro est chargée de recherches en sociologie politique au CNRS (France). Ses principaux intérêts portent sur les politiques migratoires, leurs applications sur les territoires frontaliers et leurs effets sur les demandeurs d'asile, sur les mineurs non accompagnés, et sur les groupes d'accompagnement à l'accès aux droits (avocats de la cause, juristes bénévoles). En utilisant des méthodes ethnographiques et en s'inspirant des travaux du courant Law and society, ses études essaient de mettre en lumière les processus et les justifications qui transforment le contournement du droit en une pratique ordinaire. Annalisa est la coordinatrice de l'ANR DisPow (2018-2022 https : //dispow. hypotheses. org/). Elle est également la responsable pour la France du projet MiCREATE - Migrant Children and Communities in a Transforming Europe (programme Recherche et Innovation H2020, volet Migration et Intégration, jan. 2019-juin 2022 => http : //www. micreate. eu/). Auteur. e. s : Les courtes biographies des contributeur. e. s sont consultables via le carnet Hypothèses du projet DisPow => https : //dispow. hypotheses. org/category/lequipe-de-recherche Pages personnelles : â¢Bénédicte Michalon : https : //www. passages. cnrs. fr/membres/nom/benedicte- michalon/ â¢Camille Guenebeaud : https : //ladyss. com/guenebeaud-camille â¢Hourya Bentouhami : https : //transmis. hypotheses. org/hourya-bentouhami â¢Karine Lamarche : https : //www. univ-nantes. fr/karine-lamarche-1 â¢Soline Laplanche-Servigne : http : //www. ermes-unice. fr/? q=node/291 â¢Daniela Trucco : https : //www. efrome. it/les-personnes/membres-et-personnel- scientifique/personne/daniela-trucco â¢Mehdi Mezaguer : https : //unice. fr/medias/fichier/cv-mehdi-mars- 2022_1647250358354-pdf â¢Thomas Sommer-Houdeville : https : //certop. cnrs. fr/sommer-houdeville-thomas/ â¢Oriana Philippe : https : //migrinter. cnrs. fr/membres/oriana-philippe/ â¢Bastien Roland : https : //dispow. hypotheses. org/357.

03/2024

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Critique

Le jour d'après et autres esais

Les trente essais que Cécile Wajsbrot a réunis ici ont été écrits pour des publications en revue, ou lus à l'occasion de colloques en Alle- magne, en France et dans d'autres pays d'Europe au cours de ce nou- veau siècle. Aussi divers qu'ils soient en apparence, par leurs sujets - d'un voyage en Corée à un trajet entre Dresde et Francfort, du Grand Meaulnes à un roman de Christa Wolf, de Victor Hugo à Imre Kertész, du Conte du Graal à la science-fiction - ce qui frappe, à leur lecture, c'est la cohérence d'une réflexion sur l'art du roman que Cécile Wajsbrot avait déjà exposée dans Pour la littérature publié aux éditions Zulma en 1999, et qu'elle ne cesse depuis d'approfondir et d'enrichir de son expérience de romancière. De par ses origines et son histoire familiale - la mort à Auschwitz de son grand-père arrêté à Paris par la police française lors d'une rafle - l'auteur de Beaune la Rolande et de Mémorial a fait dès l'enfance l'expérience indélébile du décalage entre le discours officiel sur la résistance qu'on lui enseignait à l'école et le récit familial qu'elle entendait à la maison. Ce qui l'a amenée très tôt à s'interroger sur le silence dont à ses yeux, s'est rendue coupable, en France toute la littérature de l'après-guerre : "Après la catastrophe, après Auschwitz, ceux qui ne voulaient rien savoir et détournaient les yeux et ceux dont la confiance en l'humanité avait volé en éclat - se rejoignaient dans un même silence et dans un même soupçon, met- tant en doute en littérature - et plus précisément dans le roman le personnage, l'intrigue, l'histoire, pour ne sauver que le langage. Autre- ment dit, par intérêt ou par désolation, ceux qui n'avaient "rien vu à Hiroshima" - pour reprendre la phrase de Duras - et ceux qui avaient tout vu érigeaient autour de la question de la responsabilité, individuelle et collective, un grand mur de silence et continuaient d'écrire à l'abri de ce rempart, préservant ainsi leur tranquillité ou leur équilibre précaire". A partir de ce constat, - et du fait qu'il en est allé autrement en Allemagne, raison pour laquelle elle se sent plus chez elle à Berlin qu'à Paris - il s'agit inlassablement, pour Cécile Wajsbrot, de déterminer ce que peut et doit être la littérature pour la génération de ceux qui sont venus "après-coup" , c'est-à-dire qui n'ont connu Auschwitz qu'à travers les témoins. Et donc de mettre fin à l'ère du soupçon, de faire à nouveau confiance à la lit- térature telle qu'elle s'est constituée depuis des siècles - de Pline faisant le récit de l'éruption du Vésuve à Svetlana Alexeievitch témoignant de celle de Tchernobyl - et à sa capacité de faire face à l'événement, de dire la catastrophe. "Le jour d'après" , dans l'essai qui donne son titre à ce recueil, c'est le jour d'après les événements (en l'occurrence ceux du Bataclan à Paris, en novembre 2015), et c'est la question qui se pose à l'écrivain lorsque l'événement vous fixe et vous pétrifie et vient frapper d'inanité, temporairement, votre travail en vidant les mots de leur sens. Et la réponse, c'est bien le recours à la littérature, admettre que l'unique ressource, ce sont les mots déjà écrits, les livres de la bibliothèque, plonger "dans les eaux profondes de la littérature" : "A l'écoute de cette autre musique, cette musique nécessaire, nous pourrons alors faire abstraction de la musique facile entonnée par l'air du temps. Ce sera la parole magique qui fera sortir du cercle ensorcelé des mots et des pensées obligées, qui donnera une autre mesure de la langue et du temps".

03/2024

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Voile

Toutes voiles dehors

L'autobiographie du meilleur et du plus populaire des navigateurs français. Préface d'Erik Orsenna Après avoir navigué avec sa mère aux Glénans, à 10 ans, Jean Le Cam construit seul son propre voilier pour faire des ronds dans la baie de La Forêt. Puis il navigue avec son ami d'enfance Hubert Desjoyeaux, le frère de Michel, seul double vainqueur du Vendée Globe, avec lequel il créera le chantier naval CDK, à l'origine de la construction de nombreux voiliers mythiques (Poulain, Jet Service, PRB, Foncia...). A 14 ans, il débute la compétition puis s'embarque au côté d'Eric Tabarly pour faire son service militaire. A 19, il participe à sa première Solitaire du Figaro qu'il remportera trois fois par la suite. Mais c'est sur le mythique tour du monde en solitaire, le Vendée Globe, que Le Cam vivra ses plus grandes heures de navigateur solitaire. En 2004-05, il est la révélation de la course, luttant bord à bord avec Vincent Riou qui ne le précèdera que de 7 heures à l'arrivée. En 2008-09, alors qu'il aborde le cap Horn en troisième position, il chavire après avoir perdu son bulbe de quille. Il doit se réfugier à l'intérieur de la coque, bateau renversé. C'est Vincent Riou qui le récupère in extremis. Et en 2020, alors qu'il fait la course dans le trio de tête, il se déroute pour récupérer Kevin Escoffier qui a déclenché sa balise de détresse. Jean Le Cam arrive sur zone mais le temps de manoeuvrer dans une mer agitée, il perd le contact visuel avec le radeau d'Escoffier. Il le sauvera finalement six heures plus tard et reprendra la course qu'il terminera 4e et premier des non-foilers. Fêté en héros aux Sables-d'Olonne, Le Cam stupéfie alors le public lorsqu'il révèle qu'il a vécu un enfer lors de ses derniers jours en mer, devant manoeuvrer avec une côte cassée et une coque " délaminée " qui menaçait de céder à tout instant. Jusqu'au dernier jour, il a risqué de perdre son bateau. Mais Jean Le Cam, n'est pas qu'un immense marin au palmarès impressionnant, ce qui lui a valu son surnom de Roi Jean. C'est aussi une forte personnalité, un personnage truculent et attachant. Ainsi, en 1989, alors qu'équipier de Tabarly sur la transat en double Lorient-Saint-Barthélémy-Lorient, et qu'une mauvaise manoeuvre les fait chavirer, il traite Tabarly de " con " (la première fois et sans doute la dernière fois que cela est arrivé au maître), car il sait que ce naufrage aura des conséquences dramatiques pour son ami Hubert, CDK étant propriétaire du bateau. En 1996, vainqueur de la Solitaire du Figaro, il attend chacun de ses concurrents pour leur payer à boire. Ou encore cette année, lorsqu'il triomphe aux Sables-d'Olonne, il déclare : " Je finis quatrième, à la place du con. J'ai soulagé l'éventuel con qui aurait pu être à ma place ! Comme quoi ma générosité n'a pas de limites. " Dans ce livre, où il revient avec son humour et son franc parler sur son incroyable carrière de marin mais aussi de concepteur de voiliers, Jean Le Cam nous fait découvrir les coulisses de la course au large : la quête des sponsors, le risque permanent, la recherche permanente de la vitesse... Le Cam veut également transmettre à travers ce livre son amour de la voile et de la mer aux jeunes générations. Palmarès 1982 : Record de l'Atlantique sur Jet Services II, comme équipier de Patrick Morvan. 1984 : Vainqueur de la Route de la découverte avec Philippe Poupon sur Fleury Michon III. 1988 et 1989 : Champion du monde de Formule 40. 1994, 1996, 1999 : Vainqueur de la Solitaire du Figaro. 2005 : 2e du Vendée Globe. 2006 : 2e de la Route du Rhum en classe IMOCA sur VM Matériaux. 2013 : Vainqueur de la Transat Jacques-Vabre avec Vincent Riou en classe IMOCA sur PRB. 2015 : Champion du monde IMOCA Ocean Masters ; Vainqueur de la Barcelona world race avec Bernard Stamm. 2021 : 4e du Vendée Globe et premier des non-foilers.

09/2021

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Une résidence de la noblesse gauloise

Dès les premières fouilles réalisées en 1988, préalablement à la construction d'une route, le site de Paule est apparu comme différent de la plupart des habitats gaulois jusqu'alors étudiés. La découverte d'une première sculpture, la taille des clôtures et l'abondance des tessons d'amphores ont conduit très rapidement à poser l'hypothèse, jamais démentie depuis, qu'il s'agissait d'une résidence de l'aristocratie gauloise. La mise au jour d'un tel site ouvrait un champ de recherche jusqu'alors inexploré. Alors que les travaux se poursuivaient dans le cadre de recherches programmées chaque été, deux articles ont été publiés (Menez, Arramond 1997 ; Menez 1999) afin de présenter quelques caractéristiques essentielles de cet habitat si particulier, devenu un temps encombrant car on cherchait son équivalent ailleurs, sans que les indices soient toujours suffisants. Une vingtaine d'années : c'est le temps qui, en définitive, a été nécessaire à l'extension des fouilles sur une superficie permettant de comprendre l'organisation et l'évolution de cet habitat. Ce travail s'est révélé complexe du fait de l'étendue du site, insoupçonnée au début des recherches, et de la succession des occupations durant près de six siècles au même endroit. Il a fallu ensuite un long temps d'étude et de mûrissement pour autoriser une vue d'ensemble et des hypothèses crédibles. Les vestiges mis au jour ne sont pas très spectaculaires, car il s'agit le plus souvent de fondations de bâtiments ou de clôtures en bois et terre dont l'essentiel a aujourd'hui disparu. Elles n'apparaissent, une fois la terre arable enlevée, que sous la forme de taches de coloration et de consistance légèrement différentes du sous-sol, qui se transforment en autant de trous, de fosses ou de fossés une fois fouillées. Afin de rendre accessible ce livre aux archéologues ou historiens peu familiarisés avec de tels vestiges, nous nous sommes efforcé d'écrire en français courant, en évitant si possible, avec l'aide de Nelly Le Masne de Chermont, d'utiliser des termes inappropriés ou trop spécialisés. Toujours dans ce souci de parler au plus grand nombre, la chronologie est ici exprimée en siècles, et non selon les systèmes allemands ou français fondés sur l'étude de la nécropole de Hallstatt, en Autriche, et de La Tène, en Suisse, affinés ensuite par l'étude des nécropoles champenoises puis par celle de nombreux autres sites. Toujours dans ce souci d'alléger le discours, la description des vestiges repose sur un corpus de figures codifiées, où seules sont conservées les indications nécessaires à la compréhension des faits observés ou des lots d'objets recueillis. Loin de constituer un simple accompagnement du texte, ces figures ont été conçues pour permettre au lecteur de se faire une idée aussi juste que possible des données prélevées et des argumentations développées. Elles bénéficient de surcroît de légendes traduites en anglais, ce qui devrait permettre au lectorat ne maîtrisant pas le français d'utiliser cet ouvrage. Les phases successives d'évolution de cet habitat, ainsi que quelques bâtiments ou dispositifs particuliers, ont par ailleurs fait l'objet d'essai de restitutions, fondées sur l'analyse détaillée des vestiges et, pour celles qui sont en couleur, sur la modélisation informatisée des élévations sur la base d'un modèle numérique de terrain. Ce travail nous a conduit à revoir certaines hypothèses de travail, crédibles sur plan, mais qui ne l'étaient plus lorsqu'il a fallu restituer les élévations. Les vues sont volontairement larges, car l'érosion des vestiges et l'état des connaissances ne permettent pas le plus souvent de détailler chaque construction. Le nombre des paramètres inconnus ou hypothétiques reste donc grand, mais ces images évoquent néanmoins assez bien le site tel que je l'imagine, à l'issue de ces décennies de travail. Elles portent un discours qui devrait permettre, au chercheur comme à un plus large public, de comprendre les principales évolutions de cet habitat. Paule me semble être un site emblématique, dont l'étude justifiait cet investissement. Il y a des opérations essentielles, qui font progresser les connaissances dans un domaine jusqu'alors ignoré de la recherche. Tous les sujets, en effet, ne se valent pas. Il ne suffisait pas, toutefois, de constater et de décrire l'évolution de cet habitat, et de livrer la documentation la plus complète et la plus objective possible. Encore fallait-il se risquer à des interprétations, s'engager, et intégrer les phénomènes observés à Paule dans les transformations de l'habitat constatées sur un territoire plus large, englobant les Gaules Belgique et Celtique. Puis, au-delà de ces réflexions sur l'habitat, encore fallait-il, à chaque étape, se poser la question "pourquoi ? " , qui renvoie inévitablement à la structure de la société, à l'importance de la famille, du lignage et à la mise en place des institutions. Je suis de ceux qui défendent la nécessité d'études exhaustives de sites, dotées des moyens et du temps nécessaire permettant d'aboutir à des monographies soigneusement documentées. L'étude des habitats de Plouër-sur-Rance (Menez 1996) et de Paule, initiées par une fouille préventive et poursuivies dans le cadre d'opérations programmées, s'inscrit dans ce cadre. Il ne s'agit pas ici d'opposer une modélisation fondée sur des données multiples, issues des prospections, de sondages et de fouilles partielles, à des études aux fondements mieux établis, mais sur un nombre de sites limité. Il s'agit plutôt de confronter les modèles à la réalité de l'histoire de certains sites, afin de mesurer les biais méthodologiques susceptibles de les entacher. Il s'agit également de dépasser les faits bruts, ceux qui sont le plus souvent transmis dans les rapports, pour, s'appuyant sur eux, proposer des mises en perspectives permettant de mesurer l'apport des recherches à la connaissance des sociétés. Les découvertes spectaculaires effectuées par l'archéologie contemporaine, pour l'essentiel dans le cadre d'opérations préventives, ne prendront en effet de sens que si elles sont corrélées à l'ensemble des données disponibles, dans un cadre méthodologique affiné et une définition plus précise des phénomènes sociaux étudiés.

06/2021

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Sociologie politique

Je me souviens…de la politique

Je me souviens...... de la politique "I remember red rubber coin purse that opened like a pair of lips, with a squeeze ." "I remember Christine Keeler and the "Profumo affair." Joe Brainard " Je me souviens quand on revenait des vacances, le ler septembre, et qu'il y avait encore un mois entier sans e?cole. " " Je me souviens d'un fromage qui s'appelait "la Vache sérieuse" ("la Vache qui rit" lui a fait un procès et l'a gagné). " Georges Perec Cet ouvrage est un clin d'oeil et un hommage aux deux célèbres I remember/Je me souviens de Joe Brainard1 et de Georges Perec2. Quelques-unes de mes souvenances ont déjà été publiées auparavant dans Sociologie de la vie politique française3. Ces paragraphes ont été volontairement placés dans un désordre sinon aléatoire, du moins vagabond, hors de tout classement thématique ou chronologique, dans une randonnée susceptible d'être étiquetée de multiples manières par les pérécien-nes de Penser/Classer. J'ai volontairement alterné les références explicites où les auteur-es des citations, des sentences ou des actions sont clairement identifiables, alors que d'autres notules évoquent, en " caméra cachée " des mots, des lieux, des dates, des événements. Il m'a été dit que découvrir ces évocations masquées pouvait procurer des petits plaisirs conviviaux, comme lorsque l'on tente de se souvenir du nom de l'agent de la General Oil dans l'Oreille cassée ou du chef de la bande des faux monnayeurs dans l'Ile Noire pour ne rien dire des personnages non dessinés, comme l'Oncle Anatole de Séraphin Lampion dans L'affaire Tournesol. Ces Je me souviens peuvent aussi, mais sur un mode non rébarbatif à ranimer les souvenirs des enseignants, des étudiants, des journalistes et tous les élus qui aussi une vision longue de la politique. J'ai aussi inclus quelques je me souviens personnels d'enfance, traces de mes premières sensations ou émotions politiques, ou plus tardifs. La plupart de ces " je me souviens " sont des mots plus publics voire très publicisés ; des lieux communs, parfois répétitifs, des marronniers, des stéréotypes, des petites phrases ou des échos de grands textes, des dits, des écrits, des graffitis, des " cartes postales " ou des tweets, préparés ou improvisés, des figures d'hommes et de femmes, acteurs et actrices de la politique, désormais estompées, effacées, ou toujours pérennes et très contemporaines, des dates, avec lesquels je vis, nous vivons, avec plus ou moins de prégnance, selon notre appétence ou notre mise à distance de la politique sous toutes ses coutures. On pourra donc passer de la haute à basse politique, des débats d'idées à la popole et à la poloche et aux " problèmes microcosmiques ". Pour rester dans le miroir de Brainard et de Perec, je ne multiplierai pas les paragraphes, même si en ce domaine, comme dans tant d'autres, ces réminiscences sont capricieuses, infinies et proliférantes. Je me souviens de " Les Français n'aiment pas mon mari " et de " Les Français ne méritent pas mon mari " Je me souviens de " l'environnement, "ça commence à bien faire" " Je me souviens de " Je ne suis pas candidat à la présidence de la République " Je me souviens de la photo de Germaine Coty dans un numéro de Paris Match servant du potage à René, son mari, Président de la République. Je me souviens des personnalités à qui les Français souhaiteraient voir " jouer un rôle important " Je me souviens des " manoeuvres de garçon de bain " prêtées au Rassemblement National Je me souviens que quand François Léotard était ministre de la Défense, son frère Philippe, acteur et chanteur, avait déclaré " Moi je pourrais être ministre de la défonce. " (..) " Chacun son truc. Il vendra des missiles et moi des pétards ". Je me souviens de " Alors ! Comment tu vois les choses ? " Je me souviens de La " France forte " de la " France Unie ", de la " France du travail ", de la " France obsidionale ", la " France blafarde ", la " France périphérique ", de la " France, black, blanc, beur " de " la France, de Dunkerque à Tamanrasset ", de la " France des Tours " et de la " France des Bourgs ", de la " France qui se lève tôt ", de " la France insoumise ", de " la Françafrique ", de la " France généreuse, fraternelle ", de la " France fière ", de la " France rance ", de la " France s'ennuie ", de la " France a peur ", d'une " certaine idée de la France ", de " La France a tué mon mari ", de " la France c'est la France " et...de " l'anti-France ", de " la France revient " et sous une autre version " France is back " de " Surtout, surtout, La France " de " La France la belle la rebelle, " La France tu l'aimes ou tu la quittes " et de " La France aux Français ", " Car si ce n'était pas la France, vous seriez 10.000 fois plus dans la merde "...et aussi " Les Français veulent du sens " Je me souviens du " Gouvernement le plus à droite depuis le début de la V° République " et du " discours le plus réactionnaire depuis un siècle " Je me souviens des belles soirées électorales à la télévision avec René Rémond, et des chroniques électorales de Jean Charlot dans Le Point. Je me souviens de Denis Gautier-Sauvagnac, nouvellement nommé délégué général de l'UIMM qui, lors d'une première rencontre avec un dirigeant syndical à qui il devait remettre une " enveloppe ", s'entendit dire " Je crois, Monsieur que c'est vous que l'on vient voir pour la chose ". Je me souviens aussi que Le même DGS déclarait que le vote de la loi des 35 heures était la plus grave erreur politique commise " depuis la révocation de l'édit de Nantes " Je me souviens que " J'ai une histoire à écrire avec les Français " Je me souviens De la célèbre phrase d'Alan Greenspan " Si vous avez compris ce que je viens de vous dire, c'est que je me suis probablement mal exprimé ", mais plus difficilement dans sa version plus retorse : " Je sais que vous croyez comprendre ce que vous pensez que j'ai dit, mais je ne suis pas sûr que vous réalisiez que ce que vous avez entendu n'est pas ce que je pense " Je me souviens des " stylographes ", des " folliculaires " et des " hyènes dactylographes ", des Chiens de garde et des Nouveaux chiens de garde, des " plumitifs stipendiés ", des " chiens couchants du capitalisme ", des " valets de l'impérialisme américain ", des " journalopes ". Je me souviens qu' " On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS " Je me souviens de l' Interlude musical de la soirée électorale du 28 octobre 1962, durant lequel Françoise Hardy chanta Tous les garçons et les filles.....et dans un tout autre style " Le Monsieur du métro ", chanson très prémonitoire de Marie-José Neuville. Je me souviens de Louis Darquier de Pellepoix et de Paul Aussaresses. Je me souviens de répliques de dirigeants nationalistes dans La Question Corse de Pétillon : " - Il nous faut une position commune sur la question de la violence - Je vous propose : Nous condamnons la violence, pas les auteurs. - Adopté à l'unanimité. Maintenant : L'ordre du jour " Je me souviens qu'un-e Homme ou femme politique doit savoir " fendre l'armure " Je me souviens des Zouaves de Paris et des Remparts lyonnais Je me souviens des trois droites de René Rémond Je me souviens de Jacqueline Sauvage et de Gisèle Pelicot Je me souviens de " La jeunesse emmerde le RN " Je me souviens du " maître des horloges " Je me souviens de la " smicardisation de la société " Je me souviens de " Ce serait un signal terrible pour les marchés " Je me souviens de la " coalitation " Je me souviens du " Quoi qu'il en coûte " Je me souviens du sms de Ruth Elkrief à la communicante de Nicolas Sarkozy, " Je suis à votre disposition, on peut monter ce que vous voulez. " Je me souviens du " Parti ", au singulier et avec un grand P. Je me souviens que mon grand-père maternel passionné de Napoléon m'a fait apprendre et réciter par coeur toutes les batailles de l'Empereur, y compris celle de Maloïaroslavets. Je me souviens de " la firme " Je me souviens de de Rasemotte, Jupiter, Jugurtha et Samba, de Baltique, de Maskou et Sumo, de Clara, Dumbledore et Toumi, de Philae, ou encore de Nemo. Sans compter les 30 chats de Sylvie et Michel Rocard. Et Noisette et Marron, les deux ânes de François Mitterrand. Et bien entendu des mémoires de l'un d'entre eux, Aboitim. Pour ne rien dire un autre dans un tout autre style, les cloportes, les veaux, les moutons, " les loups cerviers de la finance " et les " vermines fascistes " des murs soixante-huitards Je me souviens aussi que Le nom de Jupiter ne désigne pas seulement le chien de Georges Pompidou. Je me souviens d'un des derniers entretiens de François Mitterrand où le président reprit l'assistante de plateau qui lui disait OK : " Ok Monsieur le Président, quand voulez " " Ok, non, pourquoi OK ? Ca fait plusieurs fois que je vous le fais remarquer, alors pourquoi OK ? " Je me souviens du Père de Zohra Je me souviens de Brigitte Macron téléphonant à Mimi Marchand depuis la plage du Fort de Brégançon et que Delphine Arnault a appelé Brigitte Macron au sujet de la dissolution de l'Assemblée Nationale. Je me souviens des carottes rapées de Laurent Fabius et des cordons bleus d'Emmanuel Macron, et des " J'aime les pommes " de Jacques Chirac, et aussi de la tête de veau, et des ortolans. Je me souviens Qu'au coin de la rue des Marmousets et du Boulevard Arago à Paris, il y a eu en 1995 un graffiti : Balladur= ??? ? Lexomil 1° Je me souviens des " non-essentiels " Je me souviens de Gardarem Lou Larzac Je me souviens de ma grand-tante Maria qui avait éclaté, quand mon frère aîné avait dit un soir de 1956 : " De Gaulle, cette grande chandelle qui n'éclaire pas " Je me souviens de " La Seine Saint-Denis est un Kosovo en puissance " Je me souviens de Pierre Charon et de Julien Dray Je me souviens des Noms des 2 présidents de la IV° République et des 8 présidents de la V° ; des 28 noms des Premiers ministres de la V° mais plus difficilement des 17 présidents du conseil de la IV° et des 28 gouvernements. Je me souviens de Jean Le Bitoux qui a été l'un des premiers candidats homosexuels revendiqué Je me souviens que J'étais à la gare Saint Lazare lors du 11° tour de scrutin de l'élection de René Coty contre Joseph Laniel, en 1953. Je me souviens de La manière dont sont dénommés dans la presse certains hommes politiques, " l'ancien militant socialiste " pour Gabriel Attal, " l'ancien banquier chez Rothschild " pour Emmanuel Macron ou pour Georges Pompidou, et Edouard Philippe, " l'ancien lobbyiste chez Areva ", " le vétéran centriste " pour François Bayrou et pour Pierre Poujade le papetier de Saint-Céré. Je me souviens de August Debouzy, de Debevoise & Plimpton, de Wilhelm & Associés, de Gide Loyrette Nouel et de Quinn Emanuel. Et de Bernard Cazeneuve. Et aussi du Parquet National Financier. Je me souviens de Geneviève Tabouis qui commençait ses éditoriaux sur Radio Luxembourg par " Attendez-vous à savoir " Je me souviens de " La Re?publique, c'est moi ! " Je me souviens que " La femme n'a pas plus besoin de l'homme qu'un poisson d'une bicyclette. ". Et aussi de #Nous Toutes et Femmes Debout. Je me souviens des manifestations avec des casseroles, ponctuant les visites sur le terrain des ministres après " l'adoption " de la loi sur les retraites. Je me souviens aussi que nombre de ces casseroles furent saisies sur la base d'un arrêté interdisant les " dispositifs sonores portatifs ". Je me souviens que le Président estima que " Les oeufs et les casseroles c'est juste pour faire la cuisine chez moi " Je me souviens du Centre National des Indépendants et Paysans, le CNIP, et de l'Union Démocratique et Sociale de la Résistance, l'UDSR. Je me souviens du Manuel de Jacques Chapsal La vie politique sous la V° république Je me souviens du Procureur de l'Essonne, Laurent Davenas, recherché en hélicoptère dans l'Himalaya en 1996 Je me souviens de La France Paresseuse, de " Travailler plus pour gagner plus " du " cancer de l'assistanat " et des " cassosses " Je me souviens de l'amendement Wallon et de l'amendement Vallon Je me souviens des élections outre-mer qui furent très longtemps des " élections coloniales " Je me souviens de tous les dirigeants gaullistes, de Charles de Gaulle à Eric Ciotti. Je me souviens du bulldozer de Vitry Je me souviens sur les murs de Lyon pendant le confinement, d'un monde amoureux, graphique et activiste qui s'est figé, ville-palimpseste qui pouvait être lue dans son immobilité furtive. C'était aussi le moment des sédentaires qui adornent les barres d'appuis des fenêtres, les baies sur rue, ou les poubelles, avant que les militants de nuit ne reviennent écrire leurs espoirs leurs haines ou leurs certitudes en larges lettres noires ou rouges, ou par voie d'affiches " Impasse Buzin " " Si c'est Véran, change de médecin traitant ", " Eternuez sur les flics ", " Sales touristes de merde ", " Les canuts en gilet jaune ", " Gégé TE FOUTOU ", " Merci les soignants On reste chez nous On prie pour vous " On veut tout Salade, Tomates et Oignon ", " Plus de Fric pour les Services Publics ", " Si le climat était une banque, ils l'auraient déjà sauvé ", " A 50 ans sans Solex tu as loupé ta vie " " " ACAB ", " Eboueurs, livreurs, caissières, facteurs, boulangers, payons-les comme les footballeurs " " Nietzsche ta mère ", " Vive le Professeur Raoul de Marseille. Le Héros ", " Macronovirus, une vraie saleté ", .... Je me souviens aussi de L'hydroxychloroquine (HCQ) Je me souviens que Beaucoup d'adversaires de François Mitterrand prononçaient son nom : " Mitran " Je me souviens qu'il faut que " la France reste la France " Je me souviens que Mon professeur de mathématiques, au Lycée Corneille de Rouen, avait réclamé des armes dans son cours du matin du putsch des généraux d'Alger, pour aller combattre les parachutistes qui devaient prendre le contrôle des aéroports de métropole Je me souviens de lagon de Moruroa et de Fangatofa Je me souviens des gattazeries et des raffarinades Je me souviens qu'un Président de la République a dit au sujet des chercheurs : " Je ne veux pas être désagréable, mais si on ne veut pas voir cela, on se dit " merci, je vous remercie d'être venus, il y a de la lumière, c'est chauffé, on peut continuer ". Il a récidivé pour les instituteurs : " Le statut de professeur des écoles, (...) c'est vingt-quatre heures par semaine " et " six mois de l'année (..) " Alors, je sais bien, il faut préparer les cours... Maternelle, grande section... " Le même avait salué Roland " Barthesse " dans son discours de remise de la Légion d'Honneur à Julia Kristeva. Je me souviens de ma grand tante Amélie, résistante, sourde, et admiratrice du Général de Gaulle, qui regardait chaque 31 décembre les voeux du Général avec un tuyau de carton collé au poste de télévision, pour l'entendre, et un miroir en face du récepteur, pour le voir. Je me souviens de Philippe Seguin, de sa présidence du RPR et de sa campagne municipale parisienne de 2001 avec Roxane Decorte. Je me souviens des annonces périodiques d'une " giletjaunisation " de la situation. Ce qui me fait penser au " parlons de la situation " de Raymond Devos. Je me souviens de La rue du Brexit, de l'Esplanade Pierre Sergent, de la rue Hélie Denoix de Saint-Marc, de l'avenue Jean-Pierre Stirbois et de la rue Michel de Camaret. Je me souviens de Malek Oussekine et de Lucien Barbier. Je me souviens de " Tous des cons, tous des connards " Je me souviens qu'il " Il faut donner du temps au temps " Je me souviens de surnoms d'hommes politiques, le Grand Charles, l'arsouille, le nain, Nabot-Léon, Tom Pouce, Tonton, Babar, Ballamou, le Grand, le Roi Jean, le Duc d'Aquitaine, le Turlupin, Flanby, voire Bécassine ou les " Rastignac en jupons " les " Poulidor de la politique " et la " Méremptoire ". Et aussi le motodidacte. Et les juppettes. Je me souviens du Juge Pascal, du juge Patard, du juge Thierry Jean-Pierre, du juge Halphen, du juge Van Ruymbeke. Entre autres. Je me souviens de " la démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme ", et du " libéralisme avancé " Je me souviens des Horaces, de Pierre-Edouard Stérin et de François Durvye, et de Périclès aussi. Je me souviens de François Bayrou, de sa chute dans une piscine et de son bus au colza. Je me souviens de La chabanisation, de la chiraquisation, de la décrispation, de la fillonisation, de la lepenisation des esprits. Et aussi de se " balladuriser ". Je me souviens que deux présidents voulaient arrêter " d'emmerder les Français ", l'un avec " la bagnole ", l'autre avec le contrôle technique sur les deux roues. Et le dernier déclara aussi, " Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder ". Je me souviens que deux premiers ministres avaient l'habitude d'utiliser cette expression très raffinée, " Tout cela n'est pas très convenable ". Je me souviens de La Princesse de Clèves. Je me souviens d'un dessin du Canard Enchaîné de 1974 titré " Man Poher, spécialiste de l'intérim " Je me souviens de " Bah voyons ! " Je me souviens que Le Général de Gaulle serait passé devant un graffiti mural : " Mort aux cons ", " Vaste programme " aurait-il dit. Je me souviens des chocs, fiscaux, de simplification, de compétitivité, des tsunamis et des séismes de la vie politique française. Je me souviens de " Je ne vote pas une loi qui est inconstitutionnelle " Je me souviens de " Les Vacances à Marrakech " et de " Politique et Publicité ", de Guy Bedos, notamment. Je me souviens des jambes d'Alice Saunier-Seité, de la jupe de Cécile Duflot, des " juppettes ", de Marie-Madeleine Dienesch et, de " La France a envie qu'on la prenne, ça la démange par le bassin " Je me souviens de la neutralisation de l'étape du Tour de France à Colombey-les deux-Eglises, le 16 juillet 1960, et je me souviens que le général serra la main de Gastone Nencini, d'Henry Anglade et d'Antonin Rolland. Je me souviens de Robert Bourgi et des costumes Arnys, je me souviens de la légion d'honneur de Patrice de Maistre, je me souviens des chaussettes Gammarelli d'Edouard Balladur et de celles de Pierre Bérégovoy. Je me souviens de la blouse de Christophe Thivrier et du bleu de travail de Patrice Carvalho. Et aussi des boucles d'oreille, et des bagues en argent du sénateur Joël Labbé. Je me souviens de la première manif que j'ai vue défiler sous mes fenêtres à Rouen. Les manifestants scandaient " Le fascisme ne passera pas " Je me souviens de " Sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de " ; et je me souviens aussi des " accords de non-censure ". Je me souviens de " La stratégie de la cravate " Je me souviens De Clemenceau ou Clémenceau, surnommé le Tigre, et de ses héritiers putatifs. Mon grand-père paternel, alsacien, l'adorait, et buvait de la Tigre Bock. Je me souviens de La " tuerie d'Auriol " et du service d'action civique, le SAC. Je me souviens des dessins De Cham, de Sennep, de Faizant, de Piem, de Tim, de Lap, de Cabu, de Pétillon, de Wolinski, de Plantu, de KAK, et aussi de Konk, très talentueux, avant qu'il ne tourne mal. Je me souviens des " noyaux durs " et du " ni-ni " Je me souviens de Leonarda Dibrani Je me souviens de " Touche pas à mon pote " Je me souviens des Bénis oui-oui, des godillots et des mormons. Et, à l'inverse des " frondeurs " Je me souviens de " J'ai dit à ma femme (..) Liliane, fais les valises, on rentre à Paris " Je me souviens du graffiti " L'homme est un loup pour l'homme et un relou pour la femme ". Je me souviens de la " petite douleur à l'épaule gauche ", soignée gratuitement à l'hôpital public, qui a convaincu un journaliste économique ultra-libéral, des vertus de la Sécurité Sociale française. Je me souviens de " Quand Renault tousse, la France s'enrhume ", et de " Il ne faut pas désespérer Billancourt ". Et de Jean-Paul Sartre sur un baril devant les usines Renault. Et de Pierre Bourdieu avec un mégaphone devant l'Ecole Normale Supérieure Je me souviens du bureau de Dominique Voynet Je me souviens de Paul Bismuth Je me souviens des " Richard Virenque du néonazisme " Je me souviens de " Vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaires ", Je me souviens Des bolchos, des trotskos, des stals, des italiens, des guevaristes, des pablistes, des maos-spontex- ou non, des situs et des anars. Et des bordigistes. Et aussi du programme de transition de 1938. Mais pas de toutes les scissions groupusculaires. Je me souviens du rapport de Xavière Tiberi pour le Conseil Général de l'Essonne Je me souviens la Pensée unique, du politiquement correct, de l'islamogauchisme, du wokisme et de la cancel culture et du " gauchisme culturel ", de l'Eco-terrorisme, de l'idéologie trans, du terrorisme vegan, et de la vague décoloniale Je me souviens des diamants de Bokassa Je me souviens du 10, du 13 mai et du 16 mai, et de tous les premiers mai, du 6 février, et du 8 février, du 21 avril, du 4 août, du 14 juillet, des 9 novembre, du 17 octobre. Et bien sûr du 8 janvier. Je me souviens de Puteaux et des Ceccaldi-Raynaud, et des Hauts de Seine, de Didier Schuller et des Balkany, qui n'ont rien à voir avec les frères Volfoni des Tontons Flingueurs mais j'avais envie d'évoquer Raoul et Paul Volfoni . Et des " Balkany du Roussillon ", Alain et Joelle Ferrand. Je me souviens de " Pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison ". Je me souviens des des 60, des 353, des 363, des 80, des 121, des 343, des 43 et des 12. Je me souviens de Charles Amédée de Courson. De son père. Et aussi de son grand père. Je me souviens de Schwartzenmurtz ou l'esprit de parti Je me souviens de " Changer la vie " et de " Ensemble changeons d'avenir " Je me souviens des faux époux Turenge, et du faux-vrai passeport d'Yves Chalier et de celui de Ziad Takieddine, Je me souviens de la cassette Méry et de Louise-Yvonne Casetta dit la Cassette Je me souviens des slogans peints sur les ponts enjambant les routes de mon enfance, et au delà : " Vive de Gaulle ", " Libérez Jacques Duclos ", " Pierre Sidos ", " Poujade avait raison ", " Yankees go home, " " OAS vaincra ", " Nixon assassin ". Je me souviens de la mort de Kennedy. Où j'étais, ce que je faisais. Je me souviens aussi de ceux qui ont prétendu être des " Kennedy " français. Je me souviens Des " intellectuels flics " et des fliquiâtres Je me souviens que " l'Etat de droit, ça n'est pas intangible, ni sacré " Je me souviens du Nom d'un club à Sciences Po Paris : nazisme et dialogue Je me souviens du Défi américain et du Défi démocratique Je me souviens de " l'Etat profond " Je me souviens de " Comment voulez-vous que le travailleur français [...] qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur. Eh bien le travailleur français sur le palier devient fou ". Je me souviens de " l'effet waouh " Je me souviens de " Oui, j'suis candidat ". Je me souviens de la " présidence modeste " et du " président normal " et de " Ce n'est pas médiocre de faire banal ". Ce qui n'a rien à voir avec la Banalyse, mais qui me fait penser au Congrès de Banalyse à la Gare des Fades. Je me souviens des " Sages du Palais Royal ", du " gouvernement des juges ", du " coup d'Etat de droit ", du " hold-up démocratique " ; et de la décision du conseil constitutionnel n° 95-86 PDR du 11 octobre 1995. Et aussi de la décision n° 2023-849 DC du 14 avril 2023. Et du lapsus " Attendons le Conseil constitutionnel qui prendra sa démission demain " d'un Premier ministre. Je me souviens des Motions de synthèse. Je me souviens du quartier du Chaudron à Saint Denis de la Réunion, de l'hyper marché Carrefour de Rivière-Salée en Martinique et des émeutes de Basse-Terre en Guadeloupe. Je me souviens de " moi ce matin, j'ai donné mon cours, vous ça fait 30 ans que vous n'avez pas travaillé en usine ". Je me souviens de " M. Mendès a ajouté le mot France à son nom pour que cela fasse moins juif. " Je me souviens des élections intermédiaires, du quadrille bipolaire, de la bipolarisation et de la tripolarisation, de la triangulation, de la cristallisation des votes, des électeurs flottants ou volatils, des mouvements politiques " gazeux " ou " liquides ", et du centralisme démocratique. Je me souviens d'" espècccceeeess d'Immmmbbbéciles ", " Tu te mets de toi-même en dehors du mouvement ", " , de " mon boulot de dans deux ans ", de " Supermenteur ", " Couille molle ", " Mais heuuuuuu ! " aux Guignols de l'Info. Et aussi d' " Arlette à Malibu ". Je me souviens que les Guignols ont été remis au pas par Bolloré en 2015 et supprimés en 2018. Je souviens de " On est là ! , On est là ! Même si Macron le veut pas, nous on est là ! Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron le veut pas, nous on est là " Je me souviens de " Libérez nos camarades ". Quand mon neveu, 3 ans entendait cela il disait " c'est la manif à Tonton " Je me souviens d' Alain Marleix jetant un oeil par le hublot de l'avion et disant, catégorique : "Nous sommes au-dessus de la 3e circonscription de l'Ain." Je me souviens du Petit Rapporteur qui a sa rue à Montcucq 46800, du nom de l'émission de télévision qui a rendu célèbre le bourg. Je me souviens aussi des frères Rouland. Je me souviens de Douelle, Briare, Plozévet, Peyrane, Chanzeaux, Nouville, Cadenet, ou Saint-Hilaire-du-Bois. Je me souviens de Tarnac et de L'insurrection qui vient Je me souviens de Les Tuche 3, Le Baron noir, L'exercice de l'Etat, La loi du marché, Le promeneur du champ de mars, de La sociale, de Louise Michel, Le candidat, Les promesses, Chez nous, Alice et le maire, La conquête, et, avec Gary Cooper The Fountainhead , et aussi de La fleur du mal, Le passage , La Conquête de Clichy avec notamment Christel Delaval..... Je me souviens du Mouvement des réformateurs. Je me souviens de " Yes we Kahn ". Je me souviens d' Alain Livolant qui a brisé une urne sur la tête de Gilles Postic, lors d'une élection municipale en Bretagne, le 31 juillet 1848, et a écopé de 8 mois d'emprisonnement et de 5 ans de privation de droits civiques. Et d'Eloi Machoro qui a brisé une urne avec une machette le 18 novembre 1984. Je me souviens de Maurice Arreckx. Je me souviens des majorités d'idées, et du Club Le Nouveau Contrat social Je me souviens de Raymond Marcellin Je me souviens de la diététique du Président Pinay à 100 ans " Au petit déjeuner : deux tartines à peine beurrées avec un peu de miel et du thé sans sucre....... ". Je me souviens aussi du monument commémoratif du " nouveau franc ", la stèle du Cinquantenaire à Saint-Symphorien-sur-Coise (prononcez Saint-Syn), où Antoine Pinay est né et a été enterré. Je me souviens de François de Grossouvre, de René Bousquet et de Roger-Patrice Pelat. Je me souviens du Général Combette qui a ravivé la flamme à l'Arc de Triomphe de 1999 à 2009 tous les soirs Je me souviens que " La fonction présidentielle réclame de l'esthétique et de la transcendance ". Je me souviens du CNR, le premier, le conseil national de la refondation " pour faire face aux défis de l'avenir " lui, est quelque peu tombé dans l'oubli. Je me souviens de tous ces livres qui ont eu des succès de librairie très inégaux Je ne me tairai plus, Qu'ils s'en aillent tous ! vite, la révolution citoyenne , Jours de pouvoir, Votez pour la démondialisation, L'ardeur nouvelle, Parler vrai, L'abeille et l'architecte , Le temps des tempêtes, J'ai choisi le combat, C'est ici le chemin, Il faut tout changer, Ce que j'ai dit.... Je me souviens de Raymond Barre récitant du Valéry : " Tout peut naître ici-bas d'une attente infinie " et d'Anne-Marie Raffarin chantant en duo avec Yves Duteil, " Prendre un enfant par la main " chez Michel Drucker. Et de Lionel Jospin chantant Les feuilles mortes. Je me souviens de Guy Mollet donnant un cours de marxisme à Maurice Couve de Murville et du grand débat Michel Debré, Pierre Mendès-France sur Europe 1. Je me souviens que Ma tante Lulu aimait beaucoup " Monsieur Bernard ", maire de Bar le Duc de 1971 à 1995 qui a succédé " au Marizier " qu'elle n'appréciait pas du tout. Je me souviens des " petits pois " Je me souviens que Je suis allé à Paris le 11 juin 1968 avec deux amis. Ce fut la dernière nuit des barricades. Nous avons dormi à la Sorbonne. Le lendemain matin, ma 2 cv bleue immatriculée 5713 FR 76, garée devant le café le Bizuth, boulevard Saint Germain, était intacte, mais avait pris une contravention. Assez loin de : " Rue Gay-Lussac les rebelles N'ont qu'les voitures à brûler Que vouliez-vous donc la belle Qu'est-ce donc que vous vouliez ? " Je me souviens de Louis Pradel maire de Lyon et de son adjoint Charles Béraudier ; malgré tout, l'un a sa station de métro, l'autre sa place. Je me souviens de l'étang Rompu à Saint-Léger-en Yvelines, dans la forêt de Rambouillet. Je me souviens de " Ni Dieu, ni maître ", " Ni Dieu, ni Bourdieu ", et de, plus confidentiel, " Ni Dieu, Nikonoff " Je me souviens des des hommes politiques traités de " Caligula " Je me souviens de l'article de Saint Marc Girardin sur les barbares dans le Journal des Débats en 1831, après la révolte des canuts de Lyon : " les barbares qui menacent la société ne sont point au Caucase ni dans les steppes de la Tartarie ; ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières. " Je me souviens que sur la mairie de Lyon 4° est apposée une plaque " En souvenir des canuts qui s'insurgèrent les 21-23 novembre 1831 et les 9-15 avril 1834 pour un tarif des salaires et pour la République Sociale. Leur drapeau noir portait la devise immortelle : Vivre en travaillant ou mourir en combattant " Je me souviens que " La France vit au-dessus de ses moyens " et de "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite." Je me souviens qu'un ami maire d'une petite commune de l'Indre, aimait bien cette devinette : " Quelle est la différence entre l'Indre et le Puy de Dôme ? " " Eux ils ont le Saint Nectaire et nous on a le nain sectaire " Je me souviens que l'on a dit de plusieurs hommes politiques qu'ils avaient " une tête d'électeur " Je me souviens de " Mais qui va garder les enfants ? ", de " C'est bien la parité en politique, mais c'est bruyant. " " Pour moi, la femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas. " Je me souviens que Deux Présidents de la République ont affirmé : " Ca m'en touche une sans faire bouger l'autre ", et que le chef de l'Etat français a déclaré : " je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. " . Je me souviens à un nombre infini de reprises de " la crise du logement " Je me souviens de " On est chez nous ", " On ne peut plus rien dire ", de la " moraline ", et de " Mettez les voiles " Je me souviens de la sortie du tunnel Je me souviens de mon premier vote. Peu d'émotion. " Ce n'était donc que cela ". Je me souviens de deux numéros du Nouvel Observateur du 11 Octobre 1971 " Les Trente dernières années de la Terre " et " La dernière chance de la Terre ", de Juin-Juillet 1972. Je me souviens du " point de détail " Je me souviens du " monopole du coeur " Je me souviens du du " bilan globalement positif " Je me souviens de " Le RPR a autre chose à faire que de soutenir les candidatures de Chirac " Je me souviens de de Montboudif, de Scy-Chazelle, de Sermages, de Latche, de Saint-Chamond, de Chanonat, de Château-Chinon, de Bity et de Tournefeuille. Et aussi de Colombey-les-deux-Eglises. Je me souviens de Jean-Marie Tjibaou Je me souviens des " des amis de trente ans " Je me souviens de La grève du Joint Français Je me souviens du clip de François Mitterrand pour les élections présidentielles de 1988. Je me souviens de de la cassette Méry Je me souviens du programme de Blois, Je me souviens du " oui mais ", Je me souviens de Radio Coeur d'Acier Je me souviens De Dominique Venner, de

06/2025