#Essais

Sages-femmes du Finistère. Aux 18 et 19e siècles

Geneviève Bergot Jaouen

Instaurés pour contrer la redoutable pratique meurtrière des matrones empiriques, les cours de formation de sages-femmes de la fin du XVIIIe siècle sont suivis, après la Révolution, de l'envoi, par le département du Finistère, d'élèves boursières à l'Ecole de la Maternité de Paris (1811-1815), puis à celle de Lorient (1840-1854). Après le rappel de sa difficile mise en place, la vie de la tant attendue Ecole départementale d'accouchement, installée au sein de l'Hospice civil de Brest, est étudiée sur deux périodes : de 1816 à 1826 et de 1854 à 1900 (règlement, profils des élèves, des formateurs et maîtresses sages-femmes répétitrices, difficultés scolaires, examens des bourses). Face au refus des autorités locales de les dédommager ou aux réticences des villageoises, les plaintes des sages-femmes diplômées, qui assistent les indigentes à titre gratuit, ne dressent pas un tableau idyllique de leur condition. En raison de vieilles habitudes ancrées et du nombre insuffisant d'instruites, le recours aux empiriques ou la solidarité habituelle entre parentes et voisines ont encore de beaux jours et sont parfois maladroitement justifiés par des maires désemparés et pragmatiques. Un fichier biographique sort de l'oubli plus de 600 sages-femmes instruites entre 1691 et 1900 et des tableaux généalogiques ciblent six familles particulièrement concernées par la transmission de l'état de sage-femme.

Par Geneviève Bergot Jaouen
Chez Geneviève Bergot

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Genre

Généralités médicales

01/12/2017 486 pages 35,00 €
Scannez le code barre 9782956220602
9782956220602
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