#Roman étranger

L'Ile au trésor

Robert Louis Stevenson

Le plus célèbre des romans de pirates illustré par un des plus grands dessinateurs de la mer... Riff Reb's réalise son rêve en illustrant le chef-d'oeuvre de R. L. Stevenson. Le rêve de Riff Reb's et celui de ses lecteurs se réalise dans cette superbe édition - enrichie d'une centaine d'illustrations - du plus célèbre des romans de pirates : découvrir Jim et son auberge, la trogne des traîtres, accoster sur l'île, supporter la vie sur le bateau, se garder du rusé perroquet de Silver : toutes les scènes les plus mythiques du roman sont illustrées par Riff, avec fougue et panache bien sûr ! Résumé : La vie du jeune Jim Hawkins bascule le jour où un marin ivrogne et balafré s'installe dans l'auberge tenue par ses parents. Qui est réellement celui que l'on surnomme le "capitaine" ? Pourquoi se cache t-il ? Une nuit, des pirates attaquent l'auberge. Jim n'a que le temps de s'enfuir, emportant avec lui le secret du vieux forban découvert dans son coffre : la carte d'une île abritant un fabuleux trésor, celui du célèbre Flint. Il embarque alors sur l'Hispaniola pour aller chercher le trésor. Un soir, il surprend une conversation entre les marins du bord et comprend que l'équipage est en réalité une bande de pirates dont le chef, Long John Silver, est sur le point de lancer une mutinerie. Malgré cette trahison, Jim réussit à trouver le trésor et reprendre la mer, mais c'est sans compter sur l'intelligence et la fourberie de Silver... Présentation : Ce roman illustré se démarque des autres productions par la qualité du dessin de Riff, le dynamisme apporté par la nouvelle traduction et le soin particulier apporté à sa fabrication. Les illustrations de Riff sont puissantes, elles donnent à voir des émotions et accompagnent pleinement la lecture, rendue plus fluide, vivante et colorée par la récente traduction de Jean Jacques Greif (initialement parue aux éditions Tristram en 2018). C'est véritablement une lecture nouvelle d'un grand classique du roman d'aventure. Riff nous plonge dans des ambiances tour à tour aventureuses, étranges, inquiétantes, envoûtantes, qui suscitent curiosité et stimulent l'envie d'aventure. Ses illustrations sont en noir et blanc et en couleurs, avec ce trait si singulier qui fait sa touche artistique, la beauté de ses marines et la force de cette version illustrée.

Par Robert Louis Stevenson
Chez Daniel Maghen

| 8 Partages

Genre

Littérature anglo-saxonne

8

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Chapitre 1

Un vieux loup de mer

 

 

Je vais vous raconter l’incroyable aventure qui m’est arrivée. Vous saurez tout sur mon voyage à la recherche du fabuleux butin de Flint le pirate. Tout, sauf une chose. On m’a interdit de révéler l’endroit exact où se situe l’île au trésor, parce qu’il s’y trouve encore des richesses enterrées. Je me souviens, comme si c’était hier, du jour où tout a commencé. C’était du temps où j’aidais mon père à tenir l’auberge de l’Amiral Benbow. Ce jour-là, j’ai vu arriver un vieux marin à la peau grillée par le soleil. Ce qui m’a sauté aux yeux en premier, c’est la balafre blanchâtre qui traversait son visage. Ensuite, j’ai vu son manteau usé, sa queue-de-cheval qui pendait sur un col sale, ses mains couvertes de cicatrices, ses ongles noirs… Il était grand et avait l’air rudement costaud. Un homme le suivait avec une brouette qui contenait son bagage : un coffre de marin.

L’inconnu est resté un moment devant l’auberge à regarder la mer. Il a inspecté les falaises en chantonnant d’une voix enrouée :

– « Y avait quinze hommes sur le coffre du mort,

Yo ho ! et une bouteille de rhum ! »

En entrant, il a jeté à mon père :

– Un verre de rhum !

Il a bu lentement, puis il a dit :

– Cet endroit me plaît. Il passe beaucoup de monde dans ton auberge, l’ami ?

– Pas assez, répondit mon père.

– C’est pile ce qu’il me faut. Hé, toi, débarque mon coffre ! lança-t-il au porteur. Je m’installe ici. Oh, je suis facile à vivre : un peu de rhum, du jambon, des œufs, et je suis content. Comment je m’appelle ? Mettons « capitaine ». Attrapez ça.

Il jeta par terre trois ou quatre pièces d’or.

– Quand j’aurai dépensé cette fortune, vous me direz.

Il était sale et mal habillé, mais il parlait comme un homme habitué à commander. Mon père interrogea discrètement le porteur qui poussait la brouette :

– Qui est cet homme ? Vous le savez ?

– Pas du tout. Il est arrivé au village ce matin. Il cherchait un hôtel proche de la mer et isolé. On lui a indiqué votre auberge. C’est tout ce que je sais !

Quel mystérieux pensionnaire ! Il était très silencieux et passait ses journées sur les falaises à observer la mer avec une longue-vue. Le soir, il restait au coin du feu et buvait des litres de rhum.

 

Quelqu’un essayait de lui parler ? Il répondait d’un regard noir. Il valait mieux ne pas le déranger.

Tous les soirs, en rentrant de sa promenade, il demandait :

– Vous avez vu des marins passer aujourd’hui ?

Au début, nous pensions qu’il espérait rencontrer des gens de son métier. Mais je compris vite qu’il les évitait, au contraire. Quand un matelot s’arrêtait à l’auberge, le capitaine l’espionnait par le rideau avant d’entrer dans le salon ; et il restait muet jusqu’au départ du visiteur.

Le pire, c’est que je partageais son inquiétude ! Peu après son arrivée, il m’avait dit :

– Mon petit, ouvre l’œil. Si tu vois arriver ici un marin à jambe de bois, ne perds pas une seconde, cours m’avertir. Compris ? Tu auras une pièce de quatre pence par mois pour cette surveillance.

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L'Ile au trésor

Robert Louis Stevenson trad. Jean-Jacques Greif

Paru le 10/11/2022

304 pages

Daniel Maghen

39,00 €