#Roman jeunesse

L'Ile au trésor

Robert Louis Stevenson

RESUME : "L'Ile au trésor" de Robert Louis Stevenson est un roman d'aventure captivant qui plonge le lecteur dans un monde de pirates, de mystères et de trésors enfouis. L'histoire débute dans une auberge anglaise où le jeune Jim Hawkins découvre une carte au trésor appartenant à un vieux pirate. Ce document précieux le conduit à s'embarquer sur le navire Hispaniola, aux côtés de personnages emblématiques tels que le charismatique Long John Silver. Au fil de l'expédition, les tensions montent et les alliances se font et se défont dans une atmosphère de suspicion et de danger. Le récit est une exploration de la cupidité humaine, de la loyauté et du courage, avec des rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine. Stevenson réussit à créer un univers riche et immersif où chaque personnage joue un rôle crucial dans la quête du trésor. L'île mystérieuse devient un personnage à part entière, avec ses secrets et ses dangers, offrant un décor idéal pour cette aventure palpitante. Ce roman, publié pour la première fois en 1883, a su traverser les époques grâce à son intrigue intemporelle et ses personnages inoubliables, faisant de "L'Ile au trésor" un classique de la littérature d'aventure. L'AUTEUR : Robert Louis Stevenson est né le 13 novembre 1850 à Edimbourg, en Ecosse. Fils d'un ingénieur en phare, il a d'abord étudié le droit avant de se tourner vers l'écriture, sa véritable passion. Stevenson a souffert de problèmes de santé toute sa vie, ce qui l'a conduit à voyager fréquemment à la recherche de climats plus cléments, influençant ainsi son oeuvre. Il a écrit de nombreux récits de voyage, des essais et des romans, mais il est surtout connu pour ses oeuvres de fiction. Outre "L'Ile au trésor", Stevenson a également écrit "L'Etrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde", un autre classique de la littérature. Son style est marqué par une narration vivante et une capacité à créer des ambiances et des personnages mémorables. Stevenson a passé les dernières années de sa vie dans les îles Samoa, où il est décédé le 3 décembre 1894, à l'âge de 44 ans. Son héritage littéraire perdure à travers ses oeuvres qui continuent de captiver les lecteurs du monde entier.

Par Robert Louis Stevenson
Chez Books on Demand Editions

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Autres collections (9 à 12 ans

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Chapitre 1

Un vieux loup de mer

 

 

Je vais vous raconter l’incroyable aventure qui m’est arrivée. Vous saurez tout sur mon voyage à la recherche du fabuleux butin de Flint le pirate. Tout, sauf une chose. On m’a interdit de révéler l’endroit exact où se situe l’île au trésor, parce qu’il s’y trouve encore des richesses enterrées. Je me souviens, comme si c’était hier, du jour où tout a commencé. C’était du temps où j’aidais mon père à tenir l’auberge de l’Amiral Benbow. Ce jour-là, j’ai vu arriver un vieux marin à la peau grillée par le soleil. Ce qui m’a sauté aux yeux en premier, c’est la balafre blanchâtre qui traversait son visage. Ensuite, j’ai vu son manteau usé, sa queue-de-cheval qui pendait sur un col sale, ses mains couvertes de cicatrices, ses ongles noirs… Il était grand et avait l’air rudement costaud. Un homme le suivait avec une brouette qui contenait son bagage : un coffre de marin.

L’inconnu est resté un moment devant l’auberge à regarder la mer. Il a inspecté les falaises en chantonnant d’une voix enrouée :

– « Y avait quinze hommes sur le coffre du mort,

Yo ho ! et une bouteille de rhum ! »

En entrant, il a jeté à mon père :

– Un verre de rhum !

Il a bu lentement, puis il a dit :

– Cet endroit me plaît. Il passe beaucoup de monde dans ton auberge, l’ami ?

– Pas assez, répondit mon père.

– C’est pile ce qu’il me faut. Hé, toi, débarque mon coffre ! lança-t-il au porteur. Je m’installe ici. Oh, je suis facile à vivre : un peu de rhum, du jambon, des œufs, et je suis content. Comment je m’appelle ? Mettons « capitaine ». Attrapez ça.

Il jeta par terre trois ou quatre pièces d’or.

– Quand j’aurai dépensé cette fortune, vous me direz.

Il était sale et mal habillé, mais il parlait comme un homme habitué à commander. Mon père interrogea discrètement le porteur qui poussait la brouette :

– Qui est cet homme ? Vous le savez ?

– Pas du tout. Il est arrivé au village ce matin. Il cherchait un hôtel proche de la mer et isolé. On lui a indiqué votre auberge. C’est tout ce que je sais !

Quel mystérieux pensionnaire ! Il était très silencieux et passait ses journées sur les falaises à observer la mer avec une longue-vue. Le soir, il restait au coin du feu et buvait des litres de rhum.

 

Quelqu’un essayait de lui parler ? Il répondait d’un regard noir. Il valait mieux ne pas le déranger.

Tous les soirs, en rentrant de sa promenade, il demandait :

– Vous avez vu des marins passer aujourd’hui ?

Au début, nous pensions qu’il espérait rencontrer des gens de son métier. Mais je compris vite qu’il les évitait, au contraire. Quand un matelot s’arrêtait à l’auberge, le capitaine l’espionnait par le rideau avant d’entrer dans le salon ; et il restait muet jusqu’au départ du visiteur.

Le pire, c’est que je partageais son inquiétude ! Peu après son arrivée, il m’avait dit :

– Mon petit, ouvre l’œil. Si tu vois arriver ici un marin à jambe de bois, ne perds pas une seconde, cours m’avertir. Compris ? Tu auras une pièce de quatre pence par mois pour cette surveillance.

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L'Ile au trésor

Robert Louis Stevenson trad. A. Canaux, A. Canaux

Paru le 07/06/2022

170 pages

Books on Demand Editions

17,00 €